Livres audio gratuits pour 'Philosophie antique' :


PLATON – La République (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 16h 14min | Genre : Philosophie


Platon

« Qu’est-ce que la justice ? » Cette question que Socrate lie étroitement avec celle de savoir quelle vie il faut désirer vivre est au cœur de l’ouvrage le plus célèbre de Platon, la République. Faut-il vivre la vie d’un homme simple, attaché à faire consciencieusement son travail, sans profit pour lui-même ? Ou au contraire celle d’un petit brigand ou mieux encore d’un voleur accompli comme un tyran prospère, riche et impuni jusqu’à la fin de sa vie, vie louée d’ailleurs par un certain nombre d’hommes ? La discussion commence chez le vieillard Céphale puis seule la jeunesse ambitieuse reste pour prolonger la soirée (le temps des dix livres qui composent la république !). La parole entraînera ce groupe exigeant à réfléchir aux conditions d’existence d’une cité réelle et aux principes de décomposition des cités dans l’histoire. Au fond la république apprendra à ses lecteurs à réfléchir au gouvernement de soi comme au gouvernement des cités.

Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

- Livre I (Version 1, Version 2)
- Livre II
- Livre III
- Livre IV
- Livre V
- Livre VI
- Livre VII
- Livre VIII
- Livre IX
- Livre X

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).


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PLATON – La Caverne

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 13min | Genre : Philosophie


Platon

« – Maintenant, repris-je, pour avoir une idée de la conduite de l’homme par rapport à la science et à l’ignorance, figure-toi la situation que je vais te décrire. Imagine un antre souterrain, très ouvert dans toute sa profondeur du côté de la lumière du jour ; et dans cet antre des hommes retenus, depuis leur enfance, par des chaînes qui leur assujettissent tellement les jambes et le cou, qu’ils ne peuvent ni changer de place ni tourner la tête, et ne voient que ce qu’ils ont en face. La lumière leur vient d’un feu allumé à une certaine distance en haut derrière eux. Entre ce feu et les captifs s’élève un chemin, le long duquel imagine un petit mur semblable à ces cloisons que les charlatans mettent entre eux et les spectateurs, et au-dessus desquelles apparaissent les merveilles qu’ils montrent.

- Je vois cela.

- Figure-toi encore qu’il passe le long de ce mur, des hommes portant des objets de toute sorte qui paraissent ainsi au-dessus du mur, des figures d’hommes et d’animaux en bois ou en pierre, et de mille formes différentes ; et naturellement parmi ceux qui passent, les uns se parlent entre eux, d’autres ne disent rien.

- Voilà un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

- Voilà pourtant ce que nous sommes. »

Extrait de La République (Livre VII).

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

La Caverne.

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PLATON – La République (Livre premier)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 45min | Genre : Philosophie


Platon

« La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Plus généralement, selon Polémarque, fils de Céphale, c’est « rendre à chacun son dû » ? Mais Socrate dit non : la justice n’est pas une réussite visible aux yeux. D’où la colère de Thrasymaque, qui voudra forcer Socrate à reconnaître que la justice n’est en rien une réussite et n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate, d’une redoutable et froide rigueur, soutiendra que la justice est force, beauté et santé de l’âme : l’homme juste est ainsi selon lui plus heureux que l’injuste.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.

Thrasymaque à Socrate : « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

PS: Cette nouvelle lecture du livre 1 vient achever la lecture de l’ensemble des livres de la République, tous pouvant être écoutés désormais dans la même traduction de Victor Cousin. La traduction Chambry du livre 1 demeure consultable sur le site Littérature audio (publication en date du 8 décembre 2011).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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PLATON – La République (Livre dixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 36min | Genre : Philosophie


Platon

« Socrate. – Je puis m’expliquer avec vous, car vous n’irez pas me dénoncer aux poètes tragiques et autres poètes imitateurs. Il semble que ce genre de poésie est un poison pour l’esprit de ceux qui l’écoutent, lorsqu’ils n’ont pas l’antidote, qui consiste à savoir apprécier ce genre tel qu’il est.

- Comment l’entends-tu ?

- Je vous le dirai ; cependant je sens que ma langue est arrêtée par une certaine tendresse, et un certain respect que j’ai depuis l’enfance pour Homère ; on peut dire en effet qu’Homère est le maître et le chef de tous ces beaux poètes tragiques ; mais on doit plus d’égards à la vérité qu’à un homme ; je parlerai donc… »

Le livre X clôt La République, avec le mythe d’Er le Pamphylien, sur l’immortalité de l’âme et la destinée, l’un des plus beaux et des plus difficiles textes de Platon.

La foi en l’immortalité de l’âme est en effet la condition nécessaire à son salut propre, qui est la vie selon la justice, vie gouvernée par la raison et non par les passions qu’excitent complaisamment les poètes tragiques, maîtres en imitations.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

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PLOTIN – Du Beau

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 40min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 1, Livre 6. Traité 1 sur le beau

Plotin part de l’expérience de la beauté, de son importance et de son caractère multiforme (beauté dans la nature, dans les arts, beauté morale…) et se demande comment les expliquer. Après avoir montré l’insuffisance de la théorie stoïcienne, selon laquelle la beauté est une question de « proportions des parties », Plotin livre sa propre interprétation, qui consiste à dire que le sentiment du beau nous rattache à ce qu’il a identifié comme étant le « principe de toute chose », à savoir l’Un, le Bien. « La beauté est quelque chose qui est sensible au premier aspect, que l’âme reconnaît comme intime et sympathique à sa propre essence, qu’elle accueille et s’assimile. Mais, qu’elle rencontre un objet difforme, elle recule, le répudie et le repousse comme étranger et antipathique à sa propre nature. C’est que, l’âme étant telle qu’elle est, c’est-à-dire d’une essence supérieure à tous les autres êtres, quand elle aperçoit un objet qui a de l’affinité avec sa nature ou qui seulement en porte quelque trace, elle se réjouit, elle est transportée, elle rapproche cet objet de sa propre nature, elle pense à elle-même et à son essence intime. »

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

Du Beau.

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PLOTIN – De la liberté et de la volonté de l’Un

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 1h 27min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 6, livre 8. Traité 39.

Plotin étudie d’abord la liberté humaine, conçue comme une capacité de faire ou ne pas faire quelque chose, sans contrainte. « Ce qui dépend de nous est ce qui relève uniquement de notre volonté, ce qui a lieu ou n’a pas lieu selon que nous le voulons. » Se pose alors la question de savoir si, suivre sa nature, c’est encore être libre.
Une fois traitée cette question de la liberté humaine, Plotin aborde le domaine de la théologie, et se demande si Dieu (c’est-à-dire l’Un) est libre. La question de la liberté se confond alors avec l’idée que Dieu est en quelque sorte « cause de lui-même », qu’il s’est créé lui-même. En effet, qu’est-ce qui a existé en premier ? À cette question métaphysique, Plotin répond qu’il s’agit d’une réalité incompréhensible, qui est au-delà de la raison, mais dont on peut savoir qu’elle est parfaitement une et qu’elle s’identifie au Bien. Cependant comment a-t-elle fait pour se créer elle-même ? Il y a une contradiction dans l’idée même que quelque chose ait existé en premier : « Mais, nous objectera-t-on, il résulte de ce que vous dites que Dieu a existé avant d’avoir existé ; car, s’il s’est fait lui-même, d’un côté en tant que c’est lui-même qu’il a fait, il n’existait pas encore, et, d’un autre côté, en tant que c’est lui qui a fait, il existait déjà avant lui-même ». Cette capacité du premier principe à décider de lui-même est donc ici abordée comme une forme supérieure de liberté.

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

De la liberté et de la volonté de l’Un.

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PLOTIN – Du Bien et de l’Un

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 53min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 6, Livre 9.

Le traité sur le Bien et sur l’Un est chronologiquement le premier grand traité dans lequel Plotin expose sa métaphysique. Comme beaucoup de philosophes avant lui, il soutient que le monde dans lequel nous vivons a été formé par un être divin intelligent. Mais Plotin se démarque en affirmant très clairement que cet être intelligent n’est pas le premier principe de toute chose, et qu’il provient lui-même d’autre chose. En effet cet être intelligent est nécessairement multiple, et à la source de toute chose, il faut au contraire un principe qui soit parfaitement un, qui ne renferme aucune multiplicité. Plotin admet finalement trois principes divins : d’abord l’Un, ineffable, qui dépasse la raison, puis l’Intellect, qui émane de l’Un, et enfin l’Âme (du monde) qui organise le monde sensible.

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

Du Bien et de l’Un.

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PLATON – Hippias mineur

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 50min | Genre : Philosophie


Platon

Ce dialogue aborde les questions de l’injustice, de la malhonnêteté, et de leur caractère volontaire ou involontaire. Quand Achille se contredit dans L’Iliade, il le fait apparemment involontairement, sans avoir l’intention de tromper ses interlocuteurs, mais plutôt par simplicité d’esprit. Faut-il dire qu’il est inférieur à ceux qui, comme Ulysse, trompent volontairement les autres ? D’un côté, celui qui agit injustement sans le vouloir semble moralement meilleur que celui qui décide d’agir injustement, et d’ailleurs on le blâme moins et on le punit moins sévèrement dans les tribunaux. D’un autre côté, celui qui agit injustement volontairement, l’homme rusé et trompeur, semble être le meilleur, car il semble plus intelligent et plus savant, puisqu’il sait parfaitement ce qu’il est en train de faire, et qu’il pourrait tout aussi bien choisir l’attitude opposée. Socrate hésite entre ces deux thèses et ne parvient pas à trancher la question.

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

Hippias mineur.

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