Livres audio gratuits pour 'Philosophie antique' :


ARISTOTE – Morale à Eudème

Donneuse de voix : Domi | Durée : 12h 49min | Genre : Philosophie


Aristote

La Morale (ou Éthique) à Eudème est avec La Morale à Nicomaque et La Grande Morale un des trois traités de morale de l’auteur.

Ce traité est dédié à Eudème de Rhodes, qui après Théophraste fut l’un des meilleurs auditeurs d’Aristote. Certains critiques attribuent d’ailleurs ce traité à Eudème.

L’Éthique à Eudème a bien plus souffert du temps que L’Éthique à Nicomaque, le texte étant en grande partie corrompu. Plusieurs parties de l’ouvrage sont perdues.
On peut dire que ce traité est une reproduction en d’autres termes du contenu de L’Éthique à Nicomaque. D’ailleurs, les livres IV, V, VI, de la Morale à Eudème correspondent mot pour mot aux livres V, VI, VII de L’Éthique à Nicomaque.

Il y a cependant certaines divergences entre les deux traités : entre autres, de nouvelles questions sont introduites et la psychologie est plus prononcée.

L’Éthique à Eudème se veut plus « pratique » que le précédent, au sens où l’on cherche à moraliser sans philosophie.
(D’après Wikipédia)

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

Plan du livre :
Livre I : Du bonheur (56 min, 1 fichier)
Livre II : De la vertu (123 min, 2 fichiers)
Livre III : Quelques Vertus (82 min, 2 fichiers)
Livre IV : Théorie de la justice (116 min, 2 fichiers)
Livre V : Des vertus intellectuelles (79 min, 2 fichiers)
Livre VI : Théorie de l’intempérance et du plaisir (120 min, 2 fichiers)
Livre VII : De l’amitié (193 min, 4 fichiers)

> Écouter un extrait : Livre 01 : Du bonheur.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 8 111 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

PLATON – La République (Livre septième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Platon

La fin du livre VI présentait la science du bien indispensable au gouvernement de l’État. Socrate propose au début du livre VII une dernière image pour faire comprendre le mouvement qu’inspire le Bien. Dans l’image de la caverne se trouve représentées la conversion et la remontée de l’âme du moins intelligible au plus intelligible (le Bien pur) : ce destin de l’âme est figuré ici par la vie d’un prisonnier de cette caverne, qu’on libère un jour de ses chaînes. Cette ascension d’un prisonnier est bien analogue à l’ascension des degrés du savoir. Au sommet des sciences, Socrate place la dialectique qui parvient sans l’aide d’aucun sens, au moyen de la raison seule, à atteindre à l’essence de chaque chose et à ne pas s’arrêter avant d’avoir saisi par la seule intelligence l’essence du Bien.
Or il faut la voir pour se conduire « avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique ». Le dialecticien est à même d’interroger et de discerner ce qu’une loi permet d’atteindre pour le bien de la Cité. Et cette science est si inhabituelle, rare, et précieuse que la Cité pourra obliger les philosophes à gouverner. Certains seront en effet tentés de rester plongés dans le délice de la contemplation (theoria) de l’Idée du Bien, et de se tenir à l’écart de toute vie publique (le prisonnier libéré refuse logiquement de revenir dans sa prison).
Parce que la loi ne se préoccupe pas de fournir un bonheur exceptionnel à une seule classe de citoyens et s’efforce de réaliser le bonheur de la cité toute entière, elle doit veiller, en formant de tels hommes, à ne pas leur laisser oublier le but voulu : ils doivent concourir, sans se détourner, au bien du tout de l’État. Les philosophes seront contraints, malgré eux si nécessaire, de gouverner.

Les Gardiens-philosophes devront être préparés aussi à recevoir cet enseignement de la science suprême du Bien qu’est la dialectique. Ainsi, en préparation de cette étude, on les initiera à d’autres sciences, préludes à la dialectique, et qui les habitueront à se tourner vers le monde intelligible : l’arithmétique et la géométrie (connaissances de ce qui est toujours, elles habituent l’âme à élever le regard vers ce qui est le plus élevé), puis la stéréométrie, et enfin l’astronomie et la musique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : Première partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 18 567 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

PLATON – La République (Livre sixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 50min | Genre : Philosophie


Platon

Philosophe est celui qui aime la réalité et se plaît au seul spectacle de la vérité. D’où cette idée de Socrate : le philosophe est le plus apte à gouverner ; il doit être pris pour roi. Mais selon l’opinion de la foule (que vient alors faire parler Adimante), le philosophe est le plus inutile des hommes. En quoi rendrait-il service à l’État ? Le philosophe-roi semble impossible.

Indispensables gardiens de l’État véritable, les philosophes ne trouvent leur place dans aucun État existant. En effet, les États n’utilisent pas les rares philosophes qui parviennent à grandir en leur sein, comme il le faudrait cependant. Et les naturels philosophes sont le plus souvent corrompus par leur milieu et par leur éducation. Enfin, ceux qui se livrent à la philosophie ne sont pas tous philosophes, et la foule, incapable de faire la distinction, les rejette ensemble dans une opprobre commune.

C’est qu’à la foule manque la science du bien. Même si elle peut être réconciliée avec l’idée d’un gouvernement de philosophes en admettant ce que signifie de bon l’amour de la sagesse pour le gouvernement de l’État, la multitude n’a pas la science du bien. Cette science est celle que devront avoir absolument les gardiens de l’État véritable.

Contraint par ses interlocuteurs, Socrate finit par dire, par images, la nature du bien en soi, faisant comprendre ainsi ce qu’est cette science la plus indispensable pour les gardiens de l’État. Le Bien est, pour le monde intelligible, l’analogue parfait du soleil, pour le monde visible. Il donne l’intelligibilité aux objets connaissables et à l’esprit le pouvoir de les connaître. Il permet enfin de se conduire avec justice, dans la vie privée comme dans la vie publique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : Première partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 10 640 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

PLATON – La République (Livre Cinquième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 40min | Genre : Philosophie


Platon

Socrate surprend au moins plus d’une fois ses amis par ses propositions paradoxales, dans ce livre V de la République.

De quoi s’agit-il ? Après avoir défini la justice comme harmonie de l’âme et de la cité, Socrate est amené à réfléchir aux conditions pour réaliser cette justice. Il les formule en trois paradoxes magistralement déroutants.

Le premier : les hommes et les femmes seront traités en égaux pour leur éducation et pour les fonctions publiques, car il n’y a pas de différence d’aptitude, qui découle de la différence de sexe, pour ce qui concerne la garde de l’État. Hommes et femmes s’entraîneront donc ensemble, nus, dans les gymnases ! Les femmes pourront être gardiennes, guerrières, philosophes…

Le deuxième : parmi la classe des guerriers, les femmes et les enfants seront communs à tous : il sera ainsi impossible de savoir pour un enfant de qui il est le descendant. La famille sera donc, pour eux, abolie. Dans une éducation alors organisée par l’État, un eugénisme sera pratiqué et les enfants pourront être initiés à l’art de la guerre. Avec ce communisme – uniquement imposé à la classe dirigeante des guerriers – toute propriété privée disparaît. Le reste des citoyens de l’État (les non-dirigeants donc !) seront les seuls autorisés à s’affairer pour convoiter des richesses matérielles et en revendiquer la propriété. Pour éteindre la cupidité, Platon envisage donc les moyens les plus radicaux : les chefs (guerriers-gardiens) de l’État seraient privés de propriété sur les biens qu’ils possèdent ou utilisent, mais tous les autres hommes dans l’État pourraient rechercher autant qu’ils le veulent possessions et légitime propriété. Paradoxe renversant ! Les chefs seraient ainsi plus pauvres que ceux qu’ils ont mission de commander.

Enfin, troisième paradoxe, qui devrait choquer le lecteur bien plus que les deux précédents, car Socrate a gardé pour la fin le plus inacceptable selon l’opinion courante : les rois, d’après lui, doivent devenir philosophes ou les philosophes devenir roi, pour que le gouvernement de l’État soit le mieux réalisé… Et qu’est-ce donc qu’un philosophe ? Non pas tant un homme épris du savoir (ce ne serait qu’un homme curieux) mais plutôt celui qui n’aime que le spectacle de la vérité et la réalité, et qui par là, comme le dira le livre suivant (VI), est le plus apte à gouverner.

Les philosophes au pouvoir : perfection de la sagesse politique ou dernière vague de folie ?

Aristote, dans la Politique, discute précisément ces audacieuses thèses platoniciennes de la République.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : Première partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 29 271 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

PLATON – Timée

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 2h 56min | Genre : Philosophie


Platon

« Quant au ciel entier, ou monde, ou s’il y a quelque autre nom qui lui soit mieux approprié, donnons-le-lui, il faut, en ce qui le touche, se poser d’abord la question qu’on doit se poser dès le début pour toute chose. A-t-il toujours existé, sans avoir aucun commencement de génération, ou est-il né, et a-t-il eu un commencement ? Il est né ; car il est visible, tangible et corporel, et toutes les choses de ce genre sont sensibles,et les choses sensibles, appréhensibles à l’opinion accompagnée de la sensation, sont, nous l’avons vu, sujettes au devenir et à la naissance. Nous disons d’autre part que ce qui est né doit nécessairement sa naissance à quelque cause. Quant à l’auteur et père de cet univers, il est difficile de le trouver, et, après l’avoir trouvé, de le faire connaître à tout le monde. »

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 30 513 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

PLATON – Protagoras, ou Les Sophistes (Version 2)

Donneur de voix : Francis | Durée : 2h 40min | Genre : Philosophie


Phidias - Apollon du Tibre

« L’Ami de Socrate. – D’où viens-tu, Socrate ? mais faut-il le demander ? c’est de ta chasse ordinaire. Tu viens de courir après le bel Alcibiade. Aussi je t’avoue que l’autre jour que je m’amusai à le regarder, il me parut encore bien beau, quoiqu’il soit déjà homme fait ; car nous pouvons le dire ici entre nous, il n’est plus de la première jeunesse, et il a le menton tout couvert de barbe.

Socrate. – Qu’est-ce que cela fait ? Tu n’approuves donc pas ce que dit Homère, que l’âge le plus agréable est celui où l’on commence à avoir de la barbe ; c’est justement l’âge d’Alcibiade.

L’Ami de Socrate. – Quoi qu’il en soit, ne viens-tu pas d’avec lui ? comment êtes-vous ensemble ?

Socrate. – Fort bien ; et aujourd’hui mieux que jamais, car il a dit mille choses en ma faveur, et a pris mon parti ; je le quitte à l’instant ; et je te dirai une chose qui te paraîtra bien étrange ; c’est qu’en sa présence je ne faisais aucune attention à lui, et souvent même j’oubliais qu’il était là. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Protagoras (Version 2).

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 8 001 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

XÉNOPHON – Mémoires sur Socrate (Livre 04)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Xénophon

Après les publications séparées des Mémorables de Xénophon, en 2010 du Livre I, en 2012 du Livre II voici en 2014 celle du Livre IV. Le Livre III consacré à des sujets de moindre intérêt peut attendre.

Les titres des chapitres indépendants permettent de choisir le thème:

- Chapitre Premier : Comment Socrate était utile aux jeunes gens en éprouvant leur naturel et en leur donnant des conseils appropriés à leur caractère et à leurs vues.
- Chapitre 02 : Socrate force Euthydème, jeune homme qui se croyait très-sage, à faire l’aveu de son ignorance.
- Chapitre 03 : De la piété envers les dieux ; pourquoi ils méritent la reconnaissance des hommes et comment il faut les honorer.
- Chapitre 04 : Respect de Socrate pour les lois de son pays. La justice consiste dans l’obéissance à la loi civile et à la loi naturelle.
- Chapitre 05 : Funestes effets de l’intempérance ; avantages de la vertu contraire.
- Chapitre 06 : Avantages de la dialectique ; définition de la justice, de la sagesse, du bien, du beau, du courage, de la royauté et de la tyrannie.
- Chapitre 07 : Mépris de Socrate pour toute science inutile dans la pratique : ce qu’il faut savoir en géométrie, en astronomie, en arithmétique et en médecine ; utilité de la divination.
- Chapitre 08 : La condamnation de Socrate ne prouve rien contre la voix intérieure dont il disait recevoir les conseils. — Résumé et conclusion des Mémoires.

Traduction : Eugène Talbot (1814-1894).

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 03.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 881 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ARISTOTE – Physique (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Domi | Durée : 13h 41min | Genre : Philosophie


Aristote

« La Physique est une sorte d’introduction épistémologique à l’ensemble des ouvrages d’Aristote de science naturelle (un des trois domaines des sciences théorétiques, avec les mathématiques et la philosophie première). Elle est ainsi une réflexion sur la connaissance des réalités naturelles et sur la nature en général.

La nature se caractérise pour Aristote principalement par le changement, par exemple le lourd tombe pour rejoindre son lieu naturel. Ainsi, l’ouvrage suit ce fil directeur et Aristote y aborde de nombreux concepts. » (Wikipédia)

- Livre 01 : Des principes de l’être,
- Livre 02 : De la nature,
- Livre 03 : Définition du mouvement,
- Livre 04 : De l’espace, du vide et du temps,
- Livre 05 : Du mouvement,
- Livre 06 : De la divisibilité du mouvement,
- Livre 07 : Suite de la théorie du mouvement,
- Livre 08 : De l’éternité du mouvement.

Traduction : Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (1805-1895).


> Consulter la version texte de ce livre audio : Livre 01, Livres 02 à 08.
Page vue 9 288 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour Philosophie antique :