Livres audio gratuits pour 'Philosophie antique' :


PLATON – Phédon (Version 2)

Donneuse de voix : Karine | Durée : 2h 52min | Genre : Philosophie


Socrate par David

Le Phédon est un dialogue de Platon qui est dramatiquement lié à trois autres œuvres platoniciennes : Eutyphron, Apologie de Socrate et Criton. Dans Eutyphron, le dialogue a lieu près du portique royal, juste avant le passage de Socrate devant l’Archonte-roi. Apologie de Socrate met en scène le procès de Socrate et sa condamnation à mort. Dans Criton, Socrate refuse de s’évader de prison. Quant à Phédon enfin, c’est la dernière journée de Socrate, au soir duquel il boit la cigüe, qui y est représentée.

À l’occasion de cette dernière journée, Socrate propose aux amis l’entourant de mener une « enquête sur le voyage dans l’autre monde » et « de conter dans un mythe ce qu[’ils croient] qu’il est ». Leurs échanges les conduisent à consacrer une grande partie du dialogue à une recherche sur les preuves ou contre-preuves de l’immortalité de l’âme.

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

> Écouter un extrait : Chapitre 1.

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PLATON – Cratyle, ou De la propriété des noms

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h 15min | Genre : Philosophie


Philippe Auguste Hennequin - Philosophes et élèves

Le langage nous éloigne-t-il ou nous rapproche-t-il de la réalité ? D’où viennent les noms, du monde intelligible ou du monde sensible ? Le Cratyle, ou De la propriété des noms est un dialogue qui met en scène trois personnages, Socrate, Cratyle et Hermogène. Pour Hermogène la justesse des noms n’est qu’une affaire de convention, et la thèse de Cratyle défend que les noms sont justes par nature.
Socrate combat ces deux thèses opposées sur la vérité du langage et demande d’aller aux choses directement, sans les noms pour les connaître : les noms n’ont ni un sens naturel ni un sens conventionnel et ce n’est donc pas sur le mot, mais sur le sens que doit porter la recherche. L’usage parfois se substitue à la ressemblance pour désigner une chose. Alors que le son de la lettre rhô exprime la dureté et sigma et lambda la douceur, les Athéniens disent sklêrotês et les gens d’Érétrie sklêrotêr pour dire « dureté », par exemple.
Pour appuyer la valeur expressive des mots, les longs développements étymologiques du Cratyle (parfois assez rebutants pour l’auditeur qui ne connait pas le grec) montrent que le philosophe ne se débrouille pas mal en philologie, bien que parfois il succombe à la fantaisie :

« Et les mots ἡδονή, plaisir, λύπη, douleur, ἐπιθυμία, désir, et autres semblables ?
Socrate. - Ils ne me paraissent pas très difficiles, Hermogène. Le plaisir, ἡδονή, est une tendance vers le bien-être, ὄνησις ; c’est ἡονή qui avec l’addition d’un δ donne ἡδονή. La douleur, λύπη, semble appelée ainsi, à cause de la dissolution, διαλύσις qu’elle produit dans le corps, La tristesse, ἀνία, est ce qui empêche d’aller, ἀ-ἰέναι. La peine, ἀλγηδών, me paraît un mot étranger dérivé de ἀλγεινόν, pénible. La souffrance est appelée ὀδύνη, de l’invasion, ἔνδυσις. » etc…

Mais Platon place la philosophie, et surtout la dialectique, discipline maîtresse, au-dessus du domaine du langage…

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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PLATON – Les Rivaux, ou De la philosophie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


Platon

Les Rivaux, ou De la Philosophie est un des courts dialogues socratiques apocryphes que les manuscrits joignent aux œuvres de Platon. S’il n’est pas authentique, il ne diffère en rien des entretiens platoniciens où Socrate pratique sa fameuse maïeutique. Voici ce qu’en dit son traducteur Victor Cousin :
« Ce petit dialogue, que la critique ne peut sans doute attribuer à Platon, contient le fonds ordinaire des idées Socratiques sur la nature de la philosophie. Socrate y prouve très bien que la philosophie ne consiste ni à tout apprendre, un exercice modéré étant plus utile au moral comme au physique que des exercices excessifs et multipliés ; ni à se faire une idée générale de toutes les sciences et de tous les arts, car les connaissances si générales sont bien près d’être superficielles ; mais à s’étudier et à se connaître soi-même, à distinguer les bons et les mauvais élémens de sa nature, à corriger ceux-ci, à perfectionner ceux-là. [...] La vraie philosophie est toute entière dans la morale ; et sa portée et ses limites sont celles de la morale elle-même. » (Argument philosophique)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Les Rivaux.

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ARISTOTE – Les Catégories

Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h 15min | Genre : Philosophie


Aristote

« Aristote a tracé les lois de la pensée, comme il a tracé les principes de la politique, ceux de la morale, ceux de la rhétorique et de la poétique, ceux de l’histoire naturelle, ceux de la physique et de la météorologie, ceux enfin de la métaphysique. »
Jules Barthélémy Saint-Hilaire (préface à La Logique d’Aristote)

Les Catégories constituent le début de la Logique. Certains les considèrent comme l’élément essentiel de cette œuvre.

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

> Écouter un extrait : 01. Plan des Catégories.

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PLATON – Gorgias, ou De la rhétorique

Donneuse de voix : Karine | Durée : 3h 20min | Genre : Philosophie


Platon

Gorgias, ou De la rhétorique est un dialogue écrit par Platon et mettant en scène les personnages de Socrate, Gorgias, Khairéphon, Pollos et Calliclès.

La question que les différents partenaires de la discussion viennent à examiner, à l’instigation de Socrate, est de savoir quelle est la valeur morale de la rhétorique, ce qui les conduit à réfléchir très généralement sur la notion de justice. Socrate seul défend la thèse que la rhétorique est « une partie de la flatterie », une activité reposant sur le mensonge, contre Gorgias, Pollos et Calliclès avec lesquels il discute tour à tour et qui défendent la thèse que « l’art de bien parler » qu’est la rhétorique est le meilleur de tous les arts exercés par l’homme.

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ARISTOTE – Métaphysique

Donneuse de voix : Domi | Durée : 15h 35min | Genre : Philosophie


Aristote

« Quand on lit la Métaphysique d’Aristote, il est deux choses qu’on ne doit jamais perdre de vue pour ne pas être étonné des difficultés qu’on rencontre à chaque pas. C’est, d’abord, l’incurable désordre dans lequel cet ouvrage est arrivé jusqu’à nous et en second lieu, c’est le caractère général du style aristotélique. [...]
Elle (la pensée d’Aristote) vaut les fatigues qu’elle coûte. [...] Il est impossible de rétablir un ordre et un peu de régularité dans ce mouvement qu’une mort inopinée laissa inachevé. [...]
Mais parmi ces fragments mutilés et sans suite, il s’en trouve d’admirables qui sont dignes d’être conservés à jamais. »
C’est ce qu’écrit Jules Barthélémy Saint-Hilaire dans la préface de sa traduction de la Métaphysique.

Le texte enregistré est la traduction effectuée par Alexis Pierron (1814-1878) et Charles Zévort (1816-1887) en 1840.

> Écouter un extrait : Chapitre 00 : Sommaire.

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PLATON – Lachès

Donneur de voix : Francis | Durée : 1h 28min | Genre : Philosophie


Platon Buste

« Eh bien! Nicias et Lachès, vous avez vu cet homme qui vient de combattre tout armé. Nous ne vous avons pas dit d’abord pourquoi Mélésias et moi, nous vous engagions à venir assister avec nous à ce spectacle ; mais nous allons vous l’apprendre, persuadés que nous pouvons vous parler avec une entière confiance. Bien des gens se moquent de ces sortes d’exercices, et quand on leur demande conseil, au lieu de dire leur pensée, ils ne cherchent qu’à deviner le goût de ceux qui les consultent, et parlent contre leur propre sentiment. Pour vous, nous sommes persuadés que vous joignez la sincérité aux lumières ; c’est pourquoi nous avons pris le parti de vous consulter sur ce que nous allons vous communiquer. Après ce préambule, j’arrive au fait. Voici nos enfants, celui là, fils de Mélésias, porte le nom de son aïeul, et s’appelle Thucydide ; et celui-ci, qui est à moi, porte aussi le nom de mon père, et s’appelle comme lui Aristide. Nous avons résolu de prendre le plus grand soin de leur éducation, et de ne pas faire comme la plupart des pères, qui, dès que leurs enfants sont devenus un peu grands, les laissent vivre à leur fantaisie. Nous croyons au contraire que c’est le moment de redoubler de vigilance auprès d’eux ; et comme vous avez aussi des enfants, nous avons pensé que vous auriez déjà songé aux moyens les plus propres à les perfectionner ; et si vous n’y avez pas encore réfléchi sérieusement, nous voulons vous faire souvenir que c’est une affaire à ne pas négliger, et vous inviter à délibérer en commun sur l’éducation que nous devons donner à nos enfants. Quand même je devrais m’étendre un peu trop, il faut que vous m’entendiez, et que vous sachiez, Nicias et Lachès, ce qui nous a portés à prendre ce parti. Mélésias et moi nous n’avons qu’une même table, et ces enfants mangent avec nous ; mais je vais continuer à vous parler sans réserve, comme je vous l’ai dit au commencement. Nous avons, il est vrai, lui et moi, à entretenir nos enfants de mille actions honorables que nos pères ont faites, soit dans la paix, soit dans la guerre, tandis qu’ils administraient les affaires de la république et celles de nos alliés ; mais nous ne pouvons tous deux leur dire rien de semblable de nous, ce qui nous fait rougir devant eux et accuser la négligence de nos pères, qui, aussitôt que nous avons été un peu grands, nous ont laissé vivre au gré de nos caprices, pendant qu’ils donnaient tous leurs soins aux affaires des autres. C’est au moins un exemple que nous montrons à ces enfants, en leur disant que s’ils se négligent eux-mêmes, et s’ils ne veulent pas suivre nos conseils, ils vivront comme nous, sans gloire ; au lieu que s’ils veulent travailler, ils se montreront peut-être dignes du nom qu’ils portent. Ils promettent d’obéir, et, de notre coté, nous cherchons les études et les exercices auxquels ils doivent se livrer, pour devenir des hommes distingués. Quelqu’un nous a parlé de cet exercice, disant qu’il était bien à un jeune homme d’apprendre à combattre tout armé. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Lachès.

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PLATON – Le Protagoras, ou Les Sophistes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 54min | Genre : Philosophie


Protagoras

Des 40 dialogues de Platon, Le Protagoras (ou Les Sophistes) est un des plus riches et son intérêt historique et philosophique se double de la peinture savoureuse du monde des sophistes.
L’ouvrage aborde la question de la vertu : peut-elle s’enseigner ? Pour Socrate elle ne peut s’enseigner à la manière des sophistes ; Protagoras, sophiste de valeur aux yeux mêmes de son adversaire, réfute Socrate et se lance alors dans un discours magistral applaudi par tous ses collègues. Alors Socrate pose une question qui va enflammer le débat : La vertu est-elle une en soi, ou comprend-elle des parties distinctes ? Selon lui, s’il est en effet difficile mais possible de devenir vertueux pour un temps, il est en revanche impossible de l’être perpétuellement…
Après plus de deux heures d’échanges d’arguments, Socrate tire cette conclusion :

« Et il me semble que la conclusion dernière de notre discussion s’élève contre nous, comme une personne, et se moque de nous, et que, si elle pouvait parler, elle nous dirait : Vous êtes bien inconséquents, Socrate et Protagoras : toi qui soutenais d’abord que la vertu ne saurait s’enseigner, tu t’empresses maintenant de te contredire en t’évertuant à démontrer que tout est science, et la justice, et la tempérance, et le courage, d’où il résulterait que la vertu peut fort bien s’enseigner. Si, en effet, la vertu était autre chose que la science, comme Protagoras a tâché de le prouver, il est clair qu’elle ne saurait être enseignée. Si au contraire elle se ramène exactement à la science, comme tu as à cœur de le prouver, Socrate, il serait bien extraordinaire qu’elle ne pût être enseignée. De son côté Protagoras, après avoir admis d’abord qu’elle pouvait s’enseigner, semble à présent au contraire prendre à tâche de démontrer que la vertu est pour ainsi dire tout plutôt que science, d’où il suivrait qu’elle est rebelle à tout enseignement. »
Et l’entretien n’est pas fini…

Sauf aux habitués et aux fervents de la maïeutique socratique, il est conseillé de prévoir quelques pauses pour ne pas perdre le fil de certains raisonnements !

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

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