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Livres audio gratuits pour 'Philosophie antique' :


ARISTOTE – Métaphysique

Donneuse de voix : Domi | Durée : 15h 35min | Genre : Philosophie


Aristote

« Quand on lit la Métaphysique d’Aristote, il est deux choses qu’on ne doit jamais perdre de vue pour ne pas être étonné des difficultés qu’on rencontre à chaque pas. C’est, d’abord, l’incurable désordre dans lequel cet ouvrage est arrivé jusqu’à nous et en second lieu, c’est le caractère général du style aristotélique. [...]
Elle (la pensée d’Aristote) vaut les fatigues qu’elle coûte. [...] Il est impossible de rétablir un ordre et un peu de régularité dans ce mouvement qu’une mort inopinée laissa inachevé. [...]
Mais parmi ces fragments mutilés et sans suite, il s’en trouve d’admirables qui sont dignes d’être conservés à jamais. »
C’est ce qu’écrit Jules Barthélémy Saint-Hilaire dans la préface de sa traduction de la Métaphysique.

Le texte enregistré est la traduction effectuée par Alexis Pierron (1814-1878) et Charles Zévort (1816-1887) en 1840.

> Écouter un extrait : Chapitre 00 : Sommaire.

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PLATON – Lachès

Donneur de voix : Francis | Durée : 1h 28min | Genre : Philosophie


Platon Buste

« Eh bien! Nicias et Lachès, vous avez vu cet homme qui vient de combattre tout armé. Nous ne vous avons pas dit d’abord pourquoi Mélésias et moi, nous vous engagions à venir assister avec nous à ce spectacle ; mais nous allons vous l’apprendre, persuadés que nous pouvons vous parler avec une entière confiance. Bien des gens se moquent de ces sortes d’exercices, et quand on leur demande conseil, au lieu de dire leur pensée, ils ne cherchent qu’à deviner le goût de ceux qui les consultent, et parlent contre leur propre sentiment. Pour vous, nous sommes persuadés que vous joignez la sincérité aux lumières ; c’est pourquoi nous avons pris le parti de vous consulter sur ce que nous allons vous communiquer. Après ce préambule, j’arrive au fait. Voici nos enfants, celui là, fils de Mélésias, porte le nom de son aïeul, et s’appelle Thucydide ; et celui-ci, qui est à moi, porte aussi le nom de mon père, et s’appelle comme lui Aristide. Nous avons résolu de prendre le plus grand soin de leur éducation, et de ne pas faire comme la plupart des pères, qui, dès que leurs enfants sont devenus un peu grands, les laissent vivre à leur fantaisie. Nous croyons au contraire que c’est le moment de redoubler de vigilance auprès d’eux ; et comme vous avez aussi des enfants, nous avons pensé que vous auriez déjà songé aux moyens les plus propres à les perfectionner ; et si vous n’y avez pas encore réfléchi sérieusement, nous voulons vous faire souvenir que c’est une affaire à ne pas négliger, et vous inviter à délibérer en commun sur l’éducation que nous devons donner à nos enfants. Quand même je devrais m’étendre un peu trop, il faut que vous m’entendiez, et que vous sachiez, Nicias et Lachès, ce qui nous a portés à prendre ce parti. Mélésias et moi nous n’avons qu’une même table, et ces enfants mangent avec nous ; mais je vais continuer à vous parler sans réserve, comme je vous l’ai dit au commencement. Nous avons, il est vrai, lui et moi, à entretenir nos enfants de mille actions honorables que nos pères ont faites, soit dans la paix, soit dans la guerre, tandis qu’ils administraient les affaires de la république et celles de nos alliés ; mais nous ne pouvons tous deux leur dire rien de semblable de nous, ce qui nous fait rougir devant eux et accuser la négligence de nos pères, qui, aussitôt que nous avons été un peu grands, nous ont laissé vivre au gré de nos caprices, pendant qu’ils donnaient tous leurs soins aux affaires des autres. C’est au moins un exemple que nous montrons à ces enfants, en leur disant que s’ils se négligent eux-mêmes, et s’ils ne veulent pas suivre nos conseils, ils vivront comme nous, sans gloire ; au lieu que s’ils veulent travailler, ils se montreront peut-être dignes du nom qu’ils portent. Ils promettent d’obéir, et, de notre coté, nous cherchons les études et les exercices auxquels ils doivent se livrer, pour devenir des hommes distingués. Quelqu’un nous a parlé de cet exercice, disant qu’il était bien à un jeune homme d’apprendre à combattre tout armé. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Lachès.

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PLATON – Le Protagoras, ou Les Sophistes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 54min | Genre : Philosophie


Protagoras

Des 40 dialogues de Platon, Le Protagoras (ou Les Sophistes) est un des plus riches et son intérêt historique et philosophique se double de la peinture savoureuse du monde des sophistes.
L’ouvrage aborde la question de la vertu : peut-elle s’enseigner ? Pour Socrate elle ne peut s’enseigner à la manière des sophistes ; Protagoras, sophiste de valeur aux yeux mêmes de son adversaire, réfute Socrate et se lance alors dans un discours magistral applaudi par tous ses collègues. Alors Socrate pose une question qui va enflammer le débat : La vertu est-elle une en soi, ou comprend-elle des parties distinctes ? Selon lui, s’il est en effet difficile mais possible de devenir vertueux pour un temps, il est en revanche impossible de l’être perpétuellement…
Après plus de deux heures d’échanges d’arguments, Socrate tire cette conclusion :

« Et il me semble que la conclusion dernière de notre discussion s’élève contre nous, comme une personne, et se moque de nous, et que, si elle pouvait parler, elle nous dirait : Vous êtes bien inconséquents, Socrate et Protagoras : toi qui soutenais d’abord que la vertu ne saurait s’enseigner, tu t’empresses maintenant de te contredire en t’évertuant à démontrer que tout est science, et la justice, et la tempérance, et le courage, d’où il résulterait que la vertu peut fort bien s’enseigner. Si, en effet, la vertu était autre chose que la science, comme Protagoras a tâché de le prouver, il est clair qu’elle ne saurait être enseignée. Si au contraire elle se ramène exactement à la science, comme tu as à cœur de le prouver, Socrate, il serait bien extraordinaire qu’elle ne pût être enseignée. De son côté Protagoras, après avoir admis d’abord qu’elle pouvait s’enseigner, semble à présent au contraire prendre à tâche de démontrer que la vertu est pour ainsi dire tout plutôt que science, d’où il suivrait qu’elle est rebelle à tout enseignement. »
Et l’entretien n’est pas fini…

Sauf aux habitués et aux fervents de la maïeutique socratique, il est conseillé de prévoir quelques pauses pour ne pas perdre le fil de certains raisonnements !

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PLATON – Théagès

Donneur de voix : Francis | Durée : 43min | Genre : Philosophie


Buste de Socrate (Musée du Louvre)

« Dèmodocus : Socrate, j’aurais grand besoin de t’entretenir en particulier, si tu en as le loisir, et si tu ne l’as pas, je te supplie de le prendre pour l’amour de moi, à moins que tu n’aies quelque affaire d’importance.

Socrate : J’ai du loisir maintenant et particulièrement pour toi : si donc tu veux me parler, je suis tout prêt.

Démodocus : Veux-tu que nous nous retirions ici, sous le portique de Jupiter Libérateur ?

Socrate : Comme tu voudras. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Théagès.

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ARISTOTE – Rhétorique

Donneuse de voix : Domi | Durée : 13h 11min | Genre : Philosophie


Aristote

Probablement composée par Aristote entre 329 et 323 av. JC, la Rhétorique traite de l’art oratoire, c’est à dire « l’apprentissage de la capacité de discerner dans chaque cas ce qui est partiellement persuasif. »

L’ouvrage se divise en trois livres qui étudient :

Livre 1 : Définition
« [...] tout le monde dans une certaine mesure, essaie de combattre et de soutenir une raison,de défendre, d’accuser. » (15 chapitres ; 3 heures 48 min)

Livre 2 : Psychologie des locuteurs
« Il importe [...] de savoir sous quel jour apparaît l’orateur, dans quelle disposition les auditeurs supposent qu’il est à leur égard et dans quelle disposition ils sont eux-mêmes. » (26 chapitres ; 4 heures 2 min)

Livre 3 : Effets de style
« Il ne suffit pas de posséder la matière de son discours, on doit encore parler comme il faut et c’est là une condition fort utile pour donner au discours une bonne apparence. » (19 chapitres ; 2 heures 40 minutes)

Ce texte voit sa lecture facilitée par une construction rigoureuse qui ne laisse pas le lecteur sans guide (annonce de la question, annonce du plan, traitement de la question, conclusion, annonce de la suite).

Traduction : Charles Émile Ruelle (1833-1912).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ARISTOTE – La Métaphysique (Livre 1, Chapitres 1 et 2)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 21min | Genre : Philosophie


Aristote

Si les hommes aiment particulièrement voir, c’est parce que la vue fournit une infinité de perceptions. Connaissances des distances, profondeurs, formes sont apportées plus par la vue que par l’ouïe. La couleur, en effet, qui excite les sensations de la vue, est une qualité permanente des objets (du moins quand le jour dispense assez de lumière) alors que les objets – qui pourraient tous produire une vibration sonore – sont temporairement audibles (c’est-à-dire de temps à autre seulement) alors même que nous serions capables de percevoir leurs sons à chaque instant. Les couleurs quotidiennes apportent ainsi avec elles plus de richesses que les sons quotidiens (si l’on excepte bien sûr les paroles, qui, du fait de leurs significations, et non de leur seule sonorité, donnent une certaine supériorité à l’ouïe sur la vue). Le monde « visible » qui nous intéresse provient donc du monde de la couleur.
Mais, dans le plaisir de voir, la couleur n’est pas l’essentiel. Car voir vraiment, ce n’est pas voir la couleur seulement, mais voir ce que la couleur révèle : la distinction, la profondeur et l’ordre des choses, un invisible qui ordonne le visible. Ainsi, le plaisir de voir annonce le goût pour la sagesse. Il est signe du désir de savoir métaphysique. Les hommes, en effet, savourent, plus que tout, la connaissance qui ordonne les autres : connaissances du monde et de soi, notamment. Cette connaissance s’appelle la Sophia (Sagesse) et Aristote l’identifie avec, d’une part, la connaissance des causes premières, et, d’autre part, avec la vie même du dieu. Voir vraiment, c’est vivre. Connaître la sagesse, c’est participer à la vie divine.
La Métaphysique d’Aristote propose au lecteur de s’acheminer lentement jusqu’à la connaissance de l’invisible le plus élevé, qui ordonne tout être et tout savoir : l’Acte pur, Dieu. Dans les sujets d’étude, tout ne se vaut pas. On peut – voire on doit – ignorer certaines choses, car le temps pourra manquer.

Traduction : Alexis Pierron (1814-1878) et Charles Zévort (1816-1887).

La Metaphysique (Livre 1, Chapitres 1 et 2).

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SÉNÈQUE – Quatre Lettres à Lucilius

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Philosophie


Statue de Sénèque à Cordoue

La Véritable Amitié (lettre 6) : « Oui vraiment, j’aspire à verser mon trésor tout entier dans ton âme ; et si je me réjouis d’apprendre, c’est pour enseigner ; et nulle découverte ne me charmerait, quelque précieuse et salutaire quelle fût, si je la devais garder pour moi seul. Que la sagesse me soit donnée à condition de la renfermer en moi et de ne pas révéler ses oracles, je la refuserais. »

Jusqu’à quel point il faut soigner le corps (lettre 14) : « On se prépare trop de tyrans dès qu’on s’en fait un de son corps, dès qu’on craint trop pour lui, dès qu’on rapporte tout à lui. Il faut se conduire dans la pensée que ce n’est pas pour le corps qu’on doit vivre, mais qu’on ne peut vivre sans le corps. Si nous lui sommes trop attachés, nous voilà agités de frayeurs, surchargés de soucis, en butte à mille déplaisirs. Le beau moral est bien peu de chose aux yeux de l’homme pour qui le physique est tout. »

La Philosophie, source des véritables jouissances (lettre 23) : « Mais la base de la sagesse, quelle est-elle ? De ne pas te réjouir de choses vaines. Voilà la base, qu’ai-je dit ? voilà le comble de la sagesse. Voilà où est monté l’homme qui sait où placer sa joie et ne remet point son bonheur à la discrétion d’autrui. »

Inutilité des voyages pour guérir l’esprit (lettre 28) : « Il n’est arrivé, penses-tu, qu’à toi seul, et tu t’en étonnes comme d’une chose étrange, qu’un voyage si long et des pays si variés n’aient pu dissiper la tristesse et l’abattement de ton esprit. C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. »

Et ces quatre lettres « stoïciennes » se terminent, comme la plupart, par une maxime empruntée à un  « épicurien ».

Traduction : Joseph Baillard (1799-18?).

> Écouter un extrait : La Véritable Amitié.

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PLATON – La République (Livre Quatrième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Platon

Au livre IV, Socrate revient enfin sur le sujet initial de la justice, qui avait été approché dans le livre I. Mais l’idée qu’il énonce à son sujet est, encore une fois, bien paradoxale :

« Ainsi, mon cher ami, la justice pourrait bien consister à s’occuper de ses propres affaires. [...] » La justice est de l’ordre du souci de soi. Toutefois, ce souci de soi n’est pas l’égoïsme au sens vulgaire du terme. Pour comprendre tout cela, il faut suivre la « chasse » que Socrate entreprend dans ce livre IV, en compagnie de Glaucon et Adimante, les deux frères cadets de Platon.

Outre ce sujet, le lecteur trouvera dans ce livre une réflexion sur la tempérance, le courage et enfin la prudence. Cette dernière réalité a un nom qui prête à confusion aujourd’hui. Socrate n’entend pas par là la crainte d’un danger, mais plutôt la connaissance excellente de ce qu’il faut faire, selon les circonstances et la raison, connaissance qui tient l’homme éloigné à la fois de l’indécision et de la précipitation.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : 01. Vertus de la bonne éducation.

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