Livres audio gratuits pour 'Philosophie antique' :


CICÉRON, Marcus Tullius – De l’amitié

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Philosophie


De l'amitié

« Lelius, ou De amicitia (44 av JC) fut composé peu de temps après le dialogue De la vieillesse, que l’auteur cite même dans le préambule, où il établit une espèce de parallèle entre les deux ouvrages. Ici, le principal interlocuteur est C. Lélius, l’ami du Second Africain ; il cède à l’empressement de ses gendres C. Fannius et Q. Mucius Scévola, qui veulent l’entendre parler sur l’amitié. La scène se passe quelques jours après la mort de Scipion, l’an de Rome 624, sous le consulat de C. Sempronius Tuditanus et de M. Aquillius. » (Introduction de l’éditeur)

« Mais il n’en est pas moins vrai que les deux plus grands écueils de la constance, en amitié, sont la prospérité et l’adversité : la plupart nous méprisent lorsqu’il sont heureux, ou nous abandonnent dans nos disgrâces. Il faut donc regarder comme un homme d’une espèce rare et presque divine, l’ami solide qui ne varie point avec la fortune. »

« Ceux-là méritent notre amitié qui ont en eux-mêmes les moyens de se faire aimer. De tels hommes sont rares, comme toutes les choses excellentes, et il n’est rien de plus difficile que de trouver un objet qui, dans son genre, soit parfait de tout point. »

« Voilà ce que j’avais à vous dire de l’amitié. Je vous exhorte à la mettre au-dessus de tous les liens après la vertu, qui doit avoir le premier rang, et qui est la base de l’amitié même. »

Traduction : Jean-Baptiste Gallon-la-Bastide (1765-1817).

Illustration : Enluminure médiévale pour Livre d’amistie, de Cicéron (1490) : Caius Lélius discutant avec ses gendres Caius Fannius et Quintus Mucius Scévola sur l’amitié, en présence de Cicéron.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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PLATON – L’Anneau magique de Gygès

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 5min | Genre : Contes


Unico-Anello

Avant Tolkien, avant Wagner, avant Platon même, une légende ancienne met en scène un anneau au pouvoir magique.
« Fable effrayante… » (Alain).

Avec ce très bref récit, dans la suite du livre 1 de la République, Platon dévoile toute la face cachée du Pouvoir.
C’est le propre frère de Platon, Glaucon, qui raconte cette histoire, pour développer la thèse qu’il rejette lui-même. Il lance ainsi à Socrate le défi le plus étonnant peut-être de tous ceux contenus dans les dialogues de Platon.
Les huit livres qui font la suite des deux premiers de la République sont ce défi relevé et dépassé.
« Ce que je trouve d’effrayant dans cette fable, c’est que Gygès n’hésite et ne délibère que pour savoir qu’il est vraiment invisible ». Alain, Éléments de Philosophie.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Illustration extraite de Wikipédia (domaine public).

Histoire de Gygès (avec musique).

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CICÉRON, Marcus Tullius – De la vieillesse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Caton l'Ancien

Cicéron, dans Caton l’Ancien, ou De la vieillesse imagine Caton l’Ancien dialoguant, à la manière de Socrate chez Platon, avec Scipion et Lelius. Il répond aux quatre problèmes qui, selon lui, abusent et effraient les hommes :

« Lorsque j’y réfléchis, je trouve qu’il y a quatre causes qui font paraître la vieillesse misérable : la première est, dit-on, qu’elle nous éloigne des affaires ; la seconde, qu’elle affaiblit le corps ; la troisième, qu’elle prive de presque tous les plaisirs ; la quatrième, qu’elle est voisine de la mort. Essayons, si vous voulez, d’apprécier toutes ces causes l’une après l’autre, et de voir si l’on a raison de se plaindre. »

Il termine ainsi :
« Quand même nous ne serions point immortels, il est néanmoins désirable pour l’homme de finir en son temps. Les jours qui nous sont accordés ont leur terme ainsi que tout le reste, et la vieillesse est comme le dernier acte du drame de la vie. Nous devons remercier la nature qui nous soustrait à la fatigue, et peut-être à la satiété. »

Traduction : Jean-Baptiste Gallon-la-Bastide (1765-1817).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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PLUTARQUE – Vies des hommes illustres : Vie de Caton le Censeur

Donneur de voix : Thomas de Châtillon | Durée : 1h 44min | Genre : Philosophie


Cato

La Vie de Caton le Censeur raconté par Plutarque. Les Vies des hommes illustres ou Les Vies parallèles de Plutarque sont les récits des vies des grands héros de l’antiquité. Cette œuvre a eu une influence considérable sur nombre de grands écrivains français, de Montaigne à Rousseau.

Nous avons choisi la difficile mais belle traduction de Jacques Amyot (1513-1593), celle proposée par la bibliothèque de la Pléiade. De laquelle Montaigne en ses Essais (II-4) fait l’éloge suivant : « Je donne, avec raison, ce me semble, la palme à Jacques Amyot sur tous nos écrivains français. [...] Nous autres ignorants étions perdus, si ce livre ne nous eût relevés du bourbier. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PLATON – La République (Livre Premier, Version 2)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 59min | Genre : Philosophie


Platon Buste

Ce dialogue, d’une trentaine de pages, est la partie introductive de La République de Platon, livre souvent tenu pour l’œuvre majeure du philosophe. Il y est question de la justice, et des opinions que les uns et les autres en ont. Les opinions se heurtent. La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Ou, plus généralement, selon Polémarque, le fils de Céphale, « rendre à chacun son dû » ? Le ton et le contenu du début de cette discussion irriteront profondément Thrasymaque qui voudra forcer Socrate à dire que la justice n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate semblera, à juste titre, d’une redoutable et froide rigueur. De cette rencontre, naît ce dialogue d’une richesse étonnante, où l’on trouve défendues deux thèses essentielles de la pensée platonicienne : que la justice est harmonie et santé de l’âme, et qu’il vaut mieux subir que commettre une injustice.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.
Thrasymaque à Socrate: « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné… » (347d)

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : Prologue.

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LUCRÈCE – De natura rerum : Les Phénomènes terrestres (Livre VI, Extrait)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Poésie


Lucrece

Lucrèce (1er siècle av. JC) a écrit en vers le monde selon les principes d’Épicure (341-270 av. JC) dont la physique est en gros une reprise de l’atomisme de Démocrite. Cet atomisme est un matérialisme radical qui sert la passion antireligieuse du poète et invite à connaître la nature pour la démystifier et railler les causes magiques qui entretiennent les superstitions. Dans le livre VI du De natura rerum il étudie les phénomènes célestes, terrestres et humains qui effraient l’homme. Les phénomènes terrestres dont il nous propose une explication sont : 1) Les tremblements de terre 2) Pourquoi la mer ne s’accroît-elle pas ? 3) Les volcans 4) Les crues du Nil 5) Les lacs à émanations pestilentielles 6) Les puits et les sources extraordinaires 7) Les propriétés magnétiques de l’aimant.
La science a évolué mais ces vues d’il y a 22 siècles valent d’être connues… À signaler pour les auditeurs passionnés par ces problèmes l’ouvrage de Michel Serres : La Naissance de la physique dans le texte de Lucrèce : Fleuves et turbulences 1977.

Traduction en vers d’André Lefèbvre (1834-1904) .

Les Phénomènes terrestres.

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ARRIEN – Le Manuel d’Epictète

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 55min | Genre : Philosophie


Epictete

Le Manuel d’Épictète (Ἐγχειρίδιον Επικτήτου, Enkheiridion Epiktetou en Grec ancien, Enkheiridion désignant « ce que l’on garde sous la main »), parfois simplement nommé Le Manuel, est un ouvrage compilé par Arrien (95-175) et sans doute publié pour la première fois autour de 125 Après J.C. Il s’agit d’un court livre résumant la doctrine du philosophe stoïcien Épictète (50-125/130). Contrairement aux ouvrages de philosophie habituels, le Manuel ne contient aucun approfondissement théorique, mais s’attache à définir des exemples pratiques tirés du quotidien, afin d’illustrer la mise en application des principes de la sagesse stoïcienne dans la vie de chacun.

Le Manuel est l’un des principaux textes de la doctrine stoïcienne qui nous soit parvenu, avec ceux de Sénèque et de Marc-Aurèle, la majorité du corpus de la doctrine ayant été perdue.

Source : Wikipédia.

Traduction : Pierre Commelin (1837-1926).

Le Manuel d’Épictète.

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SÉNÈQUE – De la vie heureuse

Donneur de voix : Thomas de Châtillon | Durée : 1h 24min | Genre : Philosophie


fesque du jardin souterrain - Rome Villa de Livie

De la vie heureuse, ou encore Du bonheur (en latin, De Vita beata) est un dialogue avec un interlocuteur imaginaire écrit par Sénèque le jeune vers 58 après Jésus Christ. L’œuvre est dédiée à Gallion, frère aîné de Sénèque. Son principal objet est de montrer que le bonheur n’est pas matériel, mais naît d’une vie en accord avec la vertu et la raison (selon les préceptes du stoïcisme) (source : Wikipedia).

Traduction : M. Héron de Villefosse (1845-1919).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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