Livres audio gratuits pour 'Platon' :


PLATON – La République (Livre huitième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 29min | Genre : Philosophie


Platon

Dans ce huitième livre de La République, Socrate et Glaucon font maintenant l’examen des cinq types de régime politique.
Outre le régime le plus excellent, nommé aristocratie (aristoi : « les meilleurs », en grec), ils décrivent successivement la timocratie ou timarchie (régime de Crète et de Lacédémone, régime où gouverne le sens de l’honneur guerrier), l’oligarchie (gouvernement de quelques riches puissants), la démocratie, gouvernement de la foule des désirs, et enfin la tyrannie, gouvernement d’un seul homme, lui-même esclave de ses passions. Ils livrent une analyse de chaque régime en particulier, et montrent comment l’on passe de l’un à l’autre.
Série inoubliable de portraits des régimes, et des hommes qui leur correspondent ! Platon parle de chacun à chacun.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – Théétète, ou De la science

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 4h 27min | Genre : Philosophie


Socrate

Philosophe majeur de la pensée occidentale et de l’Antiquité grecque, Platon nous livre sa pensée par le biais de dialogues ; chacun d’entre eux aborde un thème particulier ; ici, la science. À travers une conversation menée avec rigueur, Socrate, dont Platon était le disciple, va conduire un jeune homme, Théétète, à définir la science.
On retrouve dans ce texte des passages d’une dialectique serrée, voire pointilleuse, mais la volonté du maître demeure la construction collective d’une philosophie où prédomine le mouvement de la réflexion.

« C’est à présent surtout que nous voyons avec la dernière évidence que la science est autre chose que la sensation. Mais nous n’avons pas commencé cet entretien dans la vue de découvrir ce que la science n’est pas; nous voulions savoir ce qu’elle est. » Socrate

NB : La division du texte en 8 parties est purement artificielle, l’œuvre se présentant de façon monolithique; elle vise à alléger l’écoute.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Licence Creative Commons

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PLATON – La République (Livre septième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Platon

La fin du livre VI présentait la science du bien indispensable au gouvernement de l’État. Socrate propose au début du livre VII une dernière image pour faire comprendre le mouvement qu’inspire le Bien. Dans l’image de la caverne se trouve représentées la conversion et la remontée de l’âme du moins intelligible au plus intelligible (le Bien pur) : ce destin de l’âme est figuré ici par la vie d’un prisonnier de cette caverne, qu’on libère un jour de ses chaînes. Cette ascension d’un prisonnier est bien analogue à l’ascension des degrés du savoir. Au sommet des sciences, Socrate place la dialectique qui parvient sans l’aide d’aucun sens, au moyen de la raison seule, à atteindre à l’essence de chaque chose et à ne pas s’arrêter avant d’avoir saisi par la seule intelligence l’essence du Bien.
Or il faut la voir pour se conduire « avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique ». Le dialecticien est à même d’interroger et de discerner ce qu’une loi permet d’atteindre pour le bien de la Cité. Et cette science est si inhabituelle, rare, et précieuse que la Cité pourra obliger les philosophes à gouverner. Certains seront en effet tentés de rester plongés dans le délice de la contemplation (theoria) de l’Idée du Bien, et de se tenir à l’écart de toute vie publique (le prisonnier libéré refuse logiquement de revenir dans sa prison).
Parce que la loi ne se préoccupe pas de fournir un bonheur exceptionnel à une seule classe de citoyens et s’efforce de réaliser le bonheur de la cité toute entière, elle doit veiller, en formant de tels hommes, à ne pas leur laisser oublier le but voulu : ils doivent concourir, sans se détourner, au bien du tout de l’État. Les philosophes seront contraints, malgré eux si nécessaire, de gouverner.

Les Gardiens-philosophes devront être préparés aussi à recevoir cet enseignement de la science suprême du Bien qu’est la dialectique. Ainsi, en préparation de cette étude, on les initiera à d’autres sciences, préludes à la dialectique, et qui les habitueront à se tourner vers le monde intelligible : l’arithmétique et la géométrie (connaissances de ce qui est toujours, elles habituent l’âme à élever le regard vers ce qui est le plus élevé), puis la stéréométrie, et enfin l’astronomie et la musique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre sixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 50min | Genre : Philosophie


Platon

Philosophe est celui qui aime la réalité et se plaît au seul spectacle de la vérité. D’où cette idée de Socrate : le philosophe est le plus apte à gouverner ; il doit être pris pour roi. Mais selon l’opinion de la foule (que vient alors faire parler Adimante), le philosophe est le plus inutile des hommes. En quoi rendrait-il service à l’État ? Le philosophe-roi semble impossible.

Indispensables gardiens de l’État véritable, les philosophes ne trouvent leur place dans aucun État existant. En effet, les États n’utilisent pas les rares philosophes qui parviennent à grandir en leur sein, comme il le faudrait cependant. Et les naturels philosophes sont le plus souvent corrompus par leur milieu et par leur éducation. Enfin, ceux qui se livrent à la philosophie ne sont pas tous philosophes, et la foule, incapable de faire la distinction, les rejette ensemble dans une opprobre commune.

C’est qu’à la foule manque la science du bien. Même si elle peut être réconciliée avec l’idée d’un gouvernement de philosophes en admettant ce que signifie de bon l’amour de la sagesse pour le gouvernement de l’État, la multitude n’a pas la science du bien. Cette science est celle que devront avoir absolument les gardiens de l’État véritable.

Contraint par ses interlocuteurs, Socrate finit par dire, par images, la nature du bien en soi, faisant comprendre ainsi ce qu’est cette science la plus indispensable pour les gardiens de l’État. Le Bien est, pour le monde intelligible, l’analogue parfait du soleil, pour le monde visible. Il donne l’intelligibilité aux objets connaissables et à l’esprit le pouvoir de les connaître. Il permet enfin de se conduire avec justice, dans la vie privée comme dans la vie publique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre Cinquième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 40min | Genre : Philosophie


Platon

Socrate surprend au moins plus d’une fois ses amis par ses propositions paradoxales, dans ce livre V de la République.

De quoi s’agit-il ? Après avoir défini la justice comme harmonie de l’âme et de la cité, Socrate est amené à réfléchir aux conditions pour réaliser cette justice. Il les formule en trois paradoxes magistralement déroutants.

Le premier : les hommes et les femmes seront traités en égaux pour leur éducation et pour les fonctions publiques, car il n’y a pas de différence d’aptitude, qui découle de la différence de sexe, pour ce qui concerne la garde de l’État. Hommes et femmes s’entraîneront donc ensemble, nus, dans les gymnases ! Les femmes pourront être gardiennes, guerrières, philosophes…

Le deuxième : parmi la classe des guerriers, les femmes et les enfants seront communs à tous : il sera ainsi impossible de savoir pour un enfant de qui il est le descendant. La famille sera donc, pour eux, abolie. Dans une éducation alors organisée par l’État, un eugénisme sera pratiqué et les enfants pourront être initiés à l’art de la guerre. Avec ce communisme – uniquement imposé à la classe dirigeante des guerriers – toute propriété privée disparaît. Le reste des citoyens de l’État (les non-dirigeants donc !) seront les seuls autorisés à s’affairer pour convoiter des richesses matérielles et en revendiquer la propriété. Pour éteindre la cupidité, Platon envisage donc les moyens les plus radicaux : les chefs (guerriers-gardiens) de l’État seraient privés de propriété sur les biens qu’ils possèdent ou utilisent, mais tous les autres hommes dans l’État pourraient rechercher autant qu’ils le veulent possessions et légitime propriété. Paradoxe renversant ! Les chefs seraient ainsi plus pauvres que ceux qu’ils ont mission de commander.

Enfin, troisième paradoxe, qui devrait choquer le lecteur bien plus que les deux précédents, car Socrate a gardé pour la fin le plus inacceptable selon l’opinion courante : les rois, d’après lui, doivent devenir philosophes ou les philosophes devenir roi, pour que le gouvernement de l’État soit le mieux réalisé… Et qu’est-ce donc qu’un philosophe ? Non pas tant un homme épris du savoir (ce ne serait qu’un homme curieux) mais plutôt celui qui n’aime que le spectacle de la vérité et la réalité, et qui par là, comme le dira le livre suivant (VI), est le plus apte à gouverner.

Les philosophes au pouvoir : perfection de la sagesse politique ou dernière vague de folie ?

Aristote, dans la Politique, discute précisément ces audacieuses thèses platoniciennes de la République.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – Timée

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 2h 56min | Genre : Philosophie


Platon

« Quant au ciel entier, ou monde, ou s’il y a quelque autre nom qui lui soit mieux approprié, donnons-le-lui, il faut, en ce qui le touche, se poser d’abord la question qu’on doit se poser dès le début pour toute chose. A-t-il toujours existé, sans avoir aucun commencement de génération, ou est-il né, et a-t-il eu un commencement ? Il est né ; car il est visible, tangible et corporel, et toutes les choses de ce genre sont sensibles,et les choses sensibles, appréhensibles à l’opinion accompagnée de la sensation, sont, nous l’avons vu, sujettes au devenir et à la naissance. Nous disons d’autre part que ce qui est né doit nécessairement sa naissance à quelque cause. Quant à l’auteur et père de cet univers, il est difficile de le trouver, et, après l’avoir trouvé, de le faire connaître à tout le monde. »

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PLATON – Protagoras, ou Les Sophistes (Version 2)

Donneur de voix : Francis | Durée : 2h 40min | Genre : Philosophie


Phidias - Apollon du Tibre

« L’Ami de Socrate. – D’où viens-tu, Socrate ? mais faut-il le demander ? c’est de ta chasse ordinaire. Tu viens de courir après le bel Alcibiade. Aussi je t’avoue que l’autre jour que je m’amusai à le regarder, il me parut encore bien beau, quoiqu’il soit déjà homme fait ; car nous pouvons le dire ici entre nous, il n’est plus de la première jeunesse, et il a le menton tout couvert de barbe.

Socrate. – Qu’est-ce que cela fait ? Tu n’approuves donc pas ce que dit Homère, que l’âge le plus agréable est celui où l’on commence à avoir de la barbe ; c’est justement l’âge d’Alcibiade.

L’Ami de Socrate. – Quoi qu’il en soit, ne viens-tu pas d’avec lui ? comment êtes-vous ensemble ?

Socrate. – Fort bien ; et aujourd’hui mieux que jamais, car il a dit mille choses en ma faveur, et a pris mon parti ; je le quitte à l’instant ; et je te dirai une chose qui te paraîtra bien étrange ; c’est qu’en sa présence je ne faisais aucune attention à lui, et souvent même j’oubliais qu’il était là. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Protagoras (Version 2).

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PLATON – Phèdre (Extrait : Le Mythe de Theuth et l’écriture)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 10min | Genre : Philosophie


Theuth

« SOCRATE.
Sais-tu comment on peut être le plus agréable à Dieu par ses discours, écrits ou parlés ?

PHÈDRE.
Nullement ; et toi ?

SOCRATE.
Je puis du moins te rapporter une ancienne tradition ; les anciens savent la vérité. Si nous pouvions la trouver par nous-mêmes, attacherions-nous encore beaucoup de prix aux opinions humaines ?

PHÈDRE.
Plaisante question. Mais dis donc ce que tu as appris des anciens ?

SOCRATE.
J’ai entendu dire que près de Naucratis, en Égypte, il y eut un dieu, l’un des plus anciennement adorés dans le pays, et celui-là même auquel est consacré l’oiseau que l’on nomme Ibis. Ce dieu s’appelle Theuth. On dit qu’il a inventé le premier les nombres, le calcul, la géométrie et l’astronomie ; les jeux d’échecs, de dés, et l’écriture. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Avec l’aimable participation de Sylvain B. qui a lu les répliques de Socrate.

Phèdre (Extrait : Le mythe de Theuth et l’écriture).

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