Livres audio gratuits pour 'René Depasse' :


ROBERT, Louis (de) – Paroles d’un solitaire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 30min | Genre : Philosophie


Louis de Robert

Nouvelles Confessions et nouvelles Rêveries d’un promeneur solitaire écrites par Louis de Robert (1871-1937). Ce grand ami parisien de Pierre Loti n’eut pas la même existence que son ami voyageur car la leucémie le cloua un grand nombre d’années à vivre dans son jardin. Son Roman du malade, prix Fémina 1911, suscita l’admiration de Maurice Barrès, Anna de Noailles, Robert de Montesquiou et Colette ; il fut lauréat du Prix de l’Académie française en 1927.
Paroles d’un solitaire est une mine de réflexions sages sur la vie, de conseils d’un isolé, de descriptions charmantes de la nature, et d’enthousiasmes d’ un écrivain qui adore la littérature.

« Va, fais toi-même ta propre expérience et ris-toi du philosophe qui ne t’apporte rien. Car toutes les vérités sont en toi et chacune n’attend que son heure pour se révéler. Tu n’as pas besoin de courir les mers, tu contiens tous les climats, tous les pays, les pays de lumière qui donnent le goût de la beauté, les pays de brume qui donnent le goût du scrupule, le Midi qui fait naître les artistes, le Nord qui fait naître les penseurs. »

Certains ne seront pas d accord avec tous ses propos :
« Est-ce de gaieté de cœur que je renonce à l’idée si douce de retrouver après la mort les êtres qui me furent ou me sont chers, que je me prive de cette suprême consolation ? Croit-on qu’il ne faille pas de courage à l’homme privé d’espérance et qui pense chaque jour à la mort pour se résigner au trou noir qui l’attend ?
Que Dieu existe selon la conception de l’Église romaine, se peut-il que me présentant devant lui les mains et la conscience pures je doive me défendre comme d’un crime de n’avoir pas cru à l’immortalité de l’âme ? Mais, mon Dieu, ce cerveau que vous m’avez donné commandait par sa complexion même la nature de mes pensées. Si cet instrument que je n’ai pas choisi, que je n’ai pu échanger contre aucun autre, dont j’ai dû me servir tel que je l’ai reçu de vos mains, si cette lampe éclairant les choses d’une certaine façon, bonne ou mauvaise, ne m’a pas conduit à la foi, est-ce ma faute ? Une montre est-elle responsable de l’heure qu’elle marque ? Si elle avance, si elle retarde, cela dépend du jeu de ses rouages. J’ai cherché la vérité. Me suis-je trompé ? J’ai cru et souhaité le contraire. Mes pensées ont été les fruits naturels de la plante que je suis. Il ne dépendait pas de moi qu’elles fussent autres. Si vous avez voulu que les éléments dont je suis composé ne fussent bons qu’à produire une manière de voir qui devait vous déplaire, pouvez-vous m’en faire grief puisque je n’ai 1rien fait pour qu’il en fût ainsi ? »

Illustration : Louis de Robert (1911).

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AGNEL, Émile – Procès faits aux animaux (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Histoire


Procès faits aux animaux

Émile Agnel (1810-1882)
Avocat, philologue et littérateur français est connu pour avoir publié en 1858 Curiosités judiciaires et historiques du moyen âge : procès faits aux animaux.

Grand enrichissement historique pour qui ignore « de semblables absurdités » !

« Au moyen âge on soumettait à l’action de la justice tous les faits condamnables de quelque être qu’ils fussent émanés, même des animaux.
[...] L’histoire de la jurisprudence nous offre à cette époque de nombreux exemples de procès dans lesquels figurent des taureaux, des vaches, des chevaux, des porcs, des truies, des coqs, des rats, des mulots, des limaces, des fourmis, des chenilles, sauterelles, mouches, vers et sangsues… Si l’animal auteur d’un délit – tel par exemple qu’un porc, une truie, un bœuf – peut être saisi, appréhendé au corps, il est traduit devant le tribunal criminel ordinaire, il y est assigné personnellement ; mais s’il s’agit d’animaux sur lesquels on ne peut mettre la main, tels que des insectes ou d’autres bêtes nuisibles à la terre, ce n’est pas devant le tribunal criminel ordinaire que l’on traduira ces délinquants insaisissables, mais devant le tribunal ecclésiastique, c’est-à-dire devant l’officialité. »

L’auteur termine par :
« Lorsqu’on voit de pareils moyens sérieusement mis en pratique, comment ne pas croire à la vertu des sciences occultes ?
Dans un siècle d’activité intellectuelle comme le nôtre, on est à se demander si nos aïeux n’avaient pas bien du temps à perdre pour le dépenser à de semblables absurdités. »

Note récente :
« En 2003, le conseil des anciens du village turc d’Akpinar en Anatolie orientale, condamne à mort un âne au comportement agressif ; le maire du village, accusé de n’être pas intervenu après les agressions répétées de l’équidé contre des habitants, des vaches et des moutons, avait réuni les anciens pour juger le fauteur de troubles, selon le journal Zaman. »

Procès faits aux animaux.

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INQUISITION selon Voltaire et selon L’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Religion


Luis de Páramo - De origine et progressu Officii Sanctae Inquisitionis (1598)

Si Voltaire s’est inspiré de L’Encyclopédie dans son article sur le Fanatisme, en revanche le texte de Voltaire sur l’Inquisition est plus riche que celui de L’Encyclopédie.

« Adam fut privé de tous les biens immeubles qu’il possédait dans le paradis terrestre, c’est de là que le St. Office confisque les biens de tous ceux qu’il a condamnés… Jésus-Christ est le premier inquisiteur de la nouvelle loi, les Papes furent inquisiteurs de droit divin. [...] Au reste on connaît assez toutes les procédures de ce tribunal, on sait combien elles sont opposées à la fausse équité & à l’aveugle raison de tous les autres tribunaux de l’univers. On est emprisonné sur la simple dénonciation des personnes les plus infâmes, un fils peut dénoncer son père, une femme son mari ; on n’est jamais confronté avec ses accusateurs, les biens sont confisqués au profit des juges ; c’est ainsi du moins que l’Inquisition s’est conduite jusqu’à nos jours ; il y a là quelque chose de divin : car il est incompréhensible que les hommes aient souffert ce joug patiemment. »

Illustration : Luis de Páramo, De origine et progressu Officii Sanctae Inquisitionis (1598).

Inquisition (Voltaire).

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BLOCK, Aloysius – Ugolino

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 43min | Genre : Contes


Jean-Baptiste Carpeaux - Le Violoniste

Le rapprochement des fantastiques est inévitable entre Les Deux Notes et Ugolino (1833), légende musicale d’Aloysius Block.

Jusqu’où le musicien doit-il aller pour obtenir la gloire ? Tout lui sacrifier ?

Ce violoniste démoniaque « partout inspira la même admiration. Il parcourut toutes les capitales de l’Europe, et partout on lui prodiguait la louange, et partout il recueillait des richesses. Son avarice recevait tout, et ne rendait rien. Il était riche, puissant et grand comme il l’avait prédit : mais une malédiction secrète pesait sur sa tête. Il est dit que jamais ce talent, œuvre du démon, ne pourra servir à une œuvre d’humanité. Le malheureux, il regorge d’or, et il voit la misère sans la plaindre ; il souffre, et il voit la douleur sans la consoler ; il a connu la faim, et il voit la faim sans lui porter secours. On dirait que la pitié lui a été refusée. La pitié et la tendresse sont les deux seules harmonies qu’il ne puisse faire vibrer sur les cordes de son instrument magique. »

Illustration : Jean-Baptiste Carpeaux, Le Violoniste (XIXe).

Ugolino.

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ERCKMANN-CHATRIAN – Messire Tempus – La Tresse noire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


La Tresse noire

Le temps qui passe, le souvenir (et ses surprises) sont des thèmes éternels de la littérature mondiale.

Messire Tempus est une occasion pour Erckmann-Chatrian de reprendre contact avec Charlotte, une servante qu’il aima… il y a longtemps.
Un moment capital dans le récit :
« Cette vieille chanson, la voix fêlée de Charlotte, sa petite bouche ridée, qu’elle n’osait plus ouvrir, ses petites mains sèches, qu’elle tapait à droite, à gauche, sans mesure, hochant la tête, levant les yeux au plafond, les frémissements métalliques de l’épinette, et puis je ne sais quelle odeur de vieux réséda, d’eau de rose tournée au vinaigre… Oh ! horreur !… décrépitude !… folie ! Oh ! patraque abominable ! frissonne… miaule… grince… casse… détraque-toi ! Que tout saute… que tout s’en aille au diable !… Quoi !… c’est là Charlotte !… elle ! elle !… Abomination !

Je pris une petite glace et me regardai, j’étais bien pâle.
- Charlotte !… Charlotte ! m’écriai-je.
Aussitôt, revenant à elle et baissant les yeux d’un air pudique : – Théodore, murmura-t-elle, m’aimez-vous toujours ? »

Même thème dans La Tresse noire :
« Ah ! qu’il est doux, mes chers amis, de se reposer sur un modeste escabeau, en face d’un petit feu couvert de cendre, d’écouter sa théière babiller avec le grillon au coin de l’âtre, et d’avoir au cœur un lointain souvenir d’amour, qui nous permette de verser de temps en temps une larme sur nous-même ! »

Illustration : La Tresse noire (1867).

Messire Tempus.

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VANLAIR, Constant François – Le Mystère de la douleur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h | Genre : Essais


Constant François Vanlair

L’auteur : Constant François Vanlair (1839-1914). Médecin, histologiste, physiologiste, professeur à l’Université de Liège en 1872, chargé d’enseigner la pathologie interne… travailla sur les nerfs vasomoteurs et leur mode d’action (beaucoup de mentions dans son essai). Au delà de l’aspect purement scientifique, il publia entre 1899 et 1914 une série d’articles sur la philosophie des sciences et sur la vulgarisation scientifique… et c’est surtout pour cet aspect que nous l’avons choisi.

L’article Le Mystère de la douleur, paru dans la Revue des deux mondes, est remarquable par sa riche documentation et son style clair dépouillé de tout jargon médical. Certes la médecine est une discipline qui a son propre langage, mais vous ne risquez aucun obstacle de vocabulaire dans cette étude qui doit intéresser tous ceux qui ont « souffert » physiquement ou moralement. Un des cas étudiés les concerne peut-être !
La deuxième partie peut se lire indépendamment du préambule.

Illustration : Constant François Vanlair.

> Écouter un extrait : Préambule.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 18, début)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 46min | Genre : Biographies


Vidocq poursuivi par les gendarmes

La vie traquée de Vidocq parmi les bandits est peu fertile en épisodes amoureux. Retenons celui du passage chez la vieille mère Thomas :

« Je n’ai pas besoin de dire quelle était la profession de la belle blonde, je l’ai suffisamment indiquée. Magdelaine la Picarde était une grande fille, âgée de vingt-trois ans environ, remarquable par la fraîcheur de son teint autant que par la beauté de ses formes ; elle se faisait gloire de n’appartenir à personne, et par principe de conscience, elle croyait se devoir tout entière à l’armée et à l’armée tout entière : fifre ou maréchal d’empire, tout ce qui portait l’uniforme était également bien accueilli chez elle ; mais elle professait un grand mépris pour ce qu’elle appelait les péquins. Il n’y avait pas un bourgeois qui pût se vanter d’avoir eu part à ses faveurs. »

Contenu du début du chapitre 18 :

Continuation de la même journée. — La Contemporaine. — Un adjudant de place. — Les filles de la mère Thomas.

Illustration : Vidocq poursuivi par les gendarmes, par George Cruikshank (1859).

Chapitre 18 (Première Partie).

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COURTHION, Louis – Au pays des bisses – Le Bon Tailleur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 41min | Genre : Nouvelles


Bisse de Saxon

La promenade commencée avec Le Gouffre dans le décor valaisan continue, ornée parfois de termes du terroir.

Ainsi, le titre Au pays des bisses : Le Saut de la Matta s’éclaire si l’on sait qu’un « bisse » est un canal irriguant les hauts coteaux de la vallée du Rhône suisse et qu’une « matta » est une pucelle (ajoutons qu’un « mayen » est une petite construction, composée d’un socle en maçonnerie grossière, d’une partie supérieure en madriers de mélèze ou en pierre, et d’une toiture en tôle ondulée).

Le Bon Tailleur a pour principal sujet le dialogue entre un incrédule et un bon croyant qui sortent chacun transformés par ce qu’ils découvrent dans l’autre.
Louis Courthion était, paraît-il, classé dans les « autodidactes anticléricaux ».

Illustration : Bisse de Saxon.

Au pays des bisses.

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