Livres audio gratuits pour 'René Depasse' :


CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Meurtre de Monaldeschi – Meurtre du maréchal d’Ancre – Atroce absurdité de la torture

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Adrienne Grandpierre-Deverzy - Christine de Suède et Gian Rinaldo Monaldeschi à Fontainebleau

Jean-Baptiste-Joseph Champagnac (1798-1858), littérateur prolifique, quand il nous offre ses Chronique du crime et de l’innocence (presque 50 sur notre site) réagit souvent personnellement et il enrichit nos connaissances sur l’évolution de la Justice.

Aujourd’hui :

- Meurtre de Monaldeschi,
- Meurtre du maréchal d’Ancre, et procès inique de sa femme,
- Atroce absurdité de la torture.

« Le résultat de la question est une affaire de tempérament et de calcul, qui varie dans chaque homme, en proportion de sa force et de sa sensibilité ; de sorte que pour prévoir le résultat de la torture il ne faudrait que résoudre le problème suivant, plus digne d’un mathématicien que d’un juge : La force des muscles et la sensibilité des fibres d’un accusé étant connues, trouver le degré de douleur qui l’obligera de s’avouer coupable d’un crime donné. »

« La philosophie et l’humanité ont fait triompher cette vérité dans le siècle dernier, et le règne de Louis XVI vit la torture abolie en France, et pour jamais.
Des milliers d’innocens ont péri victimes de ce supplice anticipé. »

Illustration : Adrienne Grandpierre-Deverzy, Christine de Suède et Gian Rinaldo Monaldeschi à Fontainebleau (XIXe).

> Écouter un extrait : Meurtre de Monaldeschi.

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KIPLING, Rudyard – Mulvaney, incarnation de Krishna

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Contes


Mulvaney, incarnation de Krishna

Le narrateur de Au hasard de la vie de Kipling est un jeune journaliste britannique pour un journal en Inde. Il n’est jamais identifié par son nom. Comme Kipling, il se targue d’une connaissance approfondie de l’armée britannique.

« Au temps jadis, et dans un pays très lointain, il y avait trois hommes qui s’aimaient l’un l’autre à tel point que ni homme ni femme ne parvenait à les séparer. Ils n’étaient en aucune façon distingués, et on ne pouvait les recevoir même sur le paillasson extérieur à la porte des gens comme il faut, car ils se trouvaient être simples soldats dans l’armée de Sa Majesté. [...] Leur destin les envoya faire leur service dans l’Inde, laquelle n’est pas un pays doré, encore que les poètes l’aient chanté autrement. [...] Il y avait d’abord Mulvaney, doyen de la bande, un vieux de la vieille, balafré, qui avait servi dans divers régiments depuis les Bermudes jusqu’à Halifax, homme turbulent, plein de ressources, et dans ses heures de vertu, soldat inégalable. »

Écoutez Mulvaney, incarnation de Krishna et prenez un billet de loterie pour gagner le palanquin.

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Illustration : Mulvaney, incarnation de Krishna (1898).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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LEÇON poético-grammaticale sur le verbe « Ravoir » (en compagnie d’Alphonse Allais)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1min | Genre : Poésie


Émile Littré - Dictionnaire de la langue française, article « Ravoir »

Présent
je rai
tu ras
il ra
nous ravons
vous ravez
ils ront
Imparfait
je ravais
tu ravais
il ravait
nous ravions
vous raviez
ils ravaient
Passé simple
je reus
tu reus
il reut
nous reûmes
vous reûtes
ils reurent
Futur
je raurai
tu rauras
il raura
nous raurons
vous raurez
ils rauront

Toute la conjugaison du verbe Ravoir est disponible sur Wiktionary

Il ne faut pas rayer le verbe ravoir « récupérer, avoir de nouveau » de la grammaire ni railler, en râlant, ceux qui s’y rallient.
On peut aussi raire ou réer, mais en rayant ou en réant, vous prouvez que vous êtes un cerf !

« J’ai perdu mon titre, dit le champion, mais je le raurai… Il faudrait beaucoup d’efforts pour je le reusse, mais, en le rayant, quel bonheur de dire : « je le rai »».

Qui aurait pu dire cela ? Antonio, après le match de foot, quand il eut stoppé sa Rolls au parking, ce week-end ? (lol du speaker sous sa chechia) Bye !

En cadeau, pour vos oreilles, ce ré-engistrement (2017) de Complainte amoureuse (2007) d’Alphonse Allais.

Illustration : Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, article « Ravoir » (1883).

Complainte amoureuse.

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VERLAINE, Paul – Chansons pour elle (Poèmes, Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


L'été ne fut pas adorable, par Aristide Maillol

« La chair est triste hélas et j’ai lu tous les livres », écrivait Mallarmé à 53 ans et à 45 ans Paul Verlaine, tout au contraire, la glorifiait comme joyeuse dans Chansons pour elle.

« Après nos nuits d’amour robuste,
Je sors de tes bras mieux trempé,
Ta riche caresse est la juste
Sans rien de ma chair de trompé,
Ton amour répand la vaillance
Dans tout mon être, comme un vin,
Et, seule, tu sais la science
De me gonfler un cœur divin.
Aime-moi,
Car, sans toi,
Rien ne puis,
Rien ne suis. »
C’est de ce recueil de 25 courtes poésies, érotiques pour la plupart, que nous avons extrait ces dix rarement citées dans les œuvres de Verlaine.

À propos du poème « Je fus mystique et je ne le suis plus », il serait intéressant de feuilleter Sagesse, paru huit ans plus tôt, dont vous trouverez le texte intégral sur le site.

> Écouter un extrait : Tu n’es pas du tout vertueuse.

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LABOULAYE, Édouard – Trois Nouveaux Contes bleus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


De la demoiselle qui était plus avisée que l'empereur

L’avant-dernière partie des Nouveaux Contes bleus d’Edouard Laboulaye, intitulée Les Trois Histoires du Dalmate, comporte :

- La Paresseuse,
- De la demoiselle qui était plus avisée que l’empereur,
- Le Langage des animaux.

La fille paresseuse se fait épouser par le seigneur, la fille « avisée » par l’Empereur et le berger eut le bonheur de comprendre les animaux grâce au souffle du serpent.

Plutôt réservé au jeune public, mais non nécessairement !

Illustration : De la demoiselle qui était plus avisée que l’empereur, par Yan’ Dargent (1883).

> Écouter un extrait : La Paresseuse.

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MARESCHAL DE BIÈVRE, François-Georges – Lettre écrite à Madame la comtesse Tation – Les Amours de l’Ange-Lure

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


François-Georges Mareschal de Bièvre

François-Georges Mareschal, marquis de Bièvre, est un écrivain français (1747-1789) qui rédigea, entre autres, l’article Calembour de L’Encyclopédie.

Ces facéties prouvent que la maladie des jeux de mots et des calembours régna aussi au XVIIIe siècle.

Lettre écrite à Madame la comtesse Tation (1770)
« Le soir on donna un grand repas où l’Abbé Daine et l’Abbé Gueule furent invités ; on les pria d’amener avec eux l’Abbé Casse et l’Abbé Cassine ; sans oublier l’Abbé Chamel, l’Abbé Rigoule, l’Abbé Trave, l’Abbé Quée, et même l’Abbé Toine. L’Abbé Tise et l’Abbé Vue, qui n’avoient point été priés, s’y trouvèrent cependant, de même que l’Abbé Nédiction et l’Abbé Nignité, et en général, tous les amis du défunt ; au dessert on chanta des couplets en son honneur. Ensuite il y eut un violon. L’Abbé Attitude dansa une Allemande avec une jeune Dame de Trictrac. »

Les Amours de l’Ange-Lure (1772)
« Le rapport de nom servit d’abord de prétexte à l’Ange-lure pour s’introduire chez la Fé-lure. Il se dit son parent. La Fé-lure le crut : il lui parut naturel de recevoir son cousin, de le voir tous les jours, et de se montrer en public avec lui.
Malheureusement, elle imagina pour la décence, devoir mener avec elle une Fée de ses amies : elle fit choix de la Fé-néantise.
L’Ange-lure, de son côté, mit l’Ange-oleur de la partie ; et voilà précisément ce qui perdit la Fé-lure. »

Illustration : François-Georges Mareschal de Bièvre.

Lettre écrite à Madame la comtesse Tation.

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ANONYME – Contes et fabliaux du Moyen Âge (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 3h 36min | Genre : Contes


Contes et fabliaux du Moyen Âge

« T’es-tu parfois demandé, ma chérie, comment vivaient nos aïeux ? Je parle de l’ancien temps, des arrière-grands-parents de nos arrière-grands-parents. Les vois-tu confinés dans leurs villes ou leurs villages, que joignaient — je devrais dire : que séparaient — des routes à peine tracées, où l’on enfonçait dans-la poussière en été, dans la boue en hiver, que des bandes de malandrins infestaient. [...] Voilà des gens, vas-tu me dire, qui vivaient bien tristement. Ne pas voyager ! Ne pas recevoir de journaux ! Ne pas lire ! Alors, à quoi pensaient-ils ? De quoi causaient-ils ? — Mais n’as-tu donc jamais entendu parler des veillées ? Quand arrivait le soir, quand on ne pouvait plus s’occuper de la boutique, du jardin ou des champs et qu’on avait mangé la soupe, ce mets national de la vieille France, vieux et jeunes, garçons et filles, maîtres et valets, se réunissaient pour la veillée ; chacun offrait l’hospitalité à son tour et fournissait le feu et la chandelle fumeuse. On se serrait autour de l’âtre, les femmes filaient, les hommes se reposaient, tous écoutaient et racontaient tour à tour les histoires, contes, légendes, fables, récits de voleurs et de revenants, aventures de chevalerie qu’ils avaient entendu raconter à leurs aïeux et dont ils n’étaient jamais rassasiés. Chacun y ajoutait un détail, une variante. On riait, on frissonnait aux mêmes endroits. Et le temps passait sans ennui, et l’on se séparait avec le désir de se réunir le lendemain. » Louis Tarsot (1857-19?)

- Les Trois Aveugles de Compiègne
- Les Trois Larrons
- Le Vilain devenu médecin
- Du Prud’homme qui retira de l’eau son compère
- Griselidis
- Du Convoiteux et de l’Envieux
- Les Deux Chevaux
- Du Jongleur qui alla en enfer
- Les Jambes de bois
- La Mule sans frein
- Le Bourgeois d’Abbeville ou la Housse coupée en deux
- Du Voleur qui voulut descendre sur un rayon de lune
- Lai du Palefroi Vair (Histoire du cheval gris)
- De sire Hain et dame Anieuse
- Le Tailleur du Roi et son sergent
- Aucassin et Nicolette

Illustration : Contes et fabliaux du Moyen Âge, par Albert Robida (1913).


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ANONYME – Contes et fabliaux du Moyen Âge (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


Le Bourgeois d'Abbeville

Quelques Fabliaux du Moyen Âge pour compléter la liste inaugurée en 2013 :

- Les Trois Larrons,
- Du Prud’homme qui retira de l’eau son compère,
- Du Convoiteux et de l’Envieux,
- Le Vilain devenu médecin,
- Les Jambes de bois,
- Le Tailleur du Roi et son sergent,
- Le Bourgeois d’Abbeville, ou La Housse coupée en deux.

« Ceux à qui dame nature a départi quelque talent devraient bien, pour amuser leur seigneur, s’exercer à mettre en fable ou en roman toutes les aventures jolies qu’ils apprennent. Dans un grand château où chaque jour vont et viennent tant de gens de toutes conditions et de tous pays, on entend conter mille historiettes agréables dont on pourrait aisément tirer parti. C’est ce que faisaient nos devanciers. [...] Mais malheureusement on devient paresseux. Nos ménétriers se contentent de leurs vieux contes, et ne se piquent plus, comme autrefois, de ragaillardir leurs auditeurs par des nouveautés. Je vais, moi, Messieurs, vous en donner une. C’est une aventure arrivée, il y a dix-neuf à vingt ans… »

Traduction : Louis Tarsot (1857-19?).

Illustration : Le Bourgeois d’Abbeville, par Albert Robida (1913).

Accéder au recueil complet Contes et fabliaux du Moyen Âge.

> Écouter un extrait : Les Jambes de bois.

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