Livres audio gratuits pour 'Robert Louis Stevenson' :


SCHWOB, Marcel – Robert Louis Stevenson

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 31min | Genre : Essais


Robert Louis Stevenson

Robert Louis Stevenson fut très tôt un modèle pour Marcel Schwob. Vers la fin des années 1880, les deux écrivains entamèrent une amitié épistolaire que la mort de l’écossais interrompit en 1894, sans qu’ils aient pu jamais se rencontrer.
Dans ce texte extrait de Spicilège (1896), Schwob rend hommage à son ami disparu en expliquant le choc que fut pour lui la découverte de L’Île au trésor

« Je me souviens clairement de l’espèce d’émoi d’imagination où me jeta le premier livre de Stevenson que je lus. C’était Treasure Island. Je l’avais emporté pour un long voyage dans le Midi. Ma lecture commença sous la lumière tremblotante d’une lampe de chemin de fer. Les vitres du wagon se teignaient du rouge de l’aurore méridionale quand je m’éveillai du rêve de mon livre. »

Marcel Schwob entreprendra en 1901 un pélerinage sur la tombe de Stevenson, dans l’île d’Apia (Samoa) ; ce long voyage en mer est raconté dans une collection de lettres à son épouse, rassemblées sous le titre Le Voyage à Samoa, bientôt disponibles sur le site.

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Robert Louis Stevenson.

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STEVENSON, Robert Louis – Un logement pour la nuit

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 10min | Genre : Nouvelles


Robert Louis Stevenson - A Lodging for the night

Sous-titrée parfois Une histoire de François Villon, cette nouvelle est en effet inspirée par le Paris du XVème siècle. L’auteur de L’Île au Trésor y fait revivre la légende du poète maudit, dans un récit enlevé, avec des dialogues reflétant l’esprit du poète. Mais Stevenson, romancier, fait beaucoup mieux que simplement combler un vide de la biographie de François Villon…

« Le mois de novembre de l’année 1456 touchait à sa fin. La neige tombait sur Paris avec une persistance rigoureuse. [...] Les pauvres gens qui, le nez en l’air et les sourcils humides, la regardaient venir avaient peine à comprendre d’où une telle masse pouvait tomber. Maître François Villon avait, cette après-midi-là, à la fenêtre d’une taverne, proposé un problème : Était-ce le païen Jupiter plumant ses oies sur l’Olympe ? Ou étaient-ce les saints anges en train de muer ? Il n’était qu’un pauvre maître-ès-arts, avait-il ajouté, et comme la question touchait quelque peu à la divinité, il n’osait s’aventurer à conclure. »

Traduction : B. J. Lowe (1890).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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STEVENSON, Robert Louis – Janet la revenante

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


William Strang - Le Révérend Murdoch en train d'exorciser Janet la Revenante (1899)

Légende écossaise (1881).

« En tout cas le Révérend Murdoch Soulis eut le désir de prendre une vieille femme pour tenir son presbytère et préparer ses repas. On lui recommanda une vieille boiteuse – qui s’appelait Janet Mac Clour – et il lui fallut se décider. Beaucoup le mirent en garde contre cet avis, car Janet était plus que suspecte aux meilleures gens de Balweary. Longtemps auparavant, elle avait eu un bébé d’un militaire ; elle ne s’était pas approchée de la Sainte Table depuis au moins trente ans ; et des gamins l’avaient vue qui marmottait toute seule sur le Key Loan, au crépuscule, temps et lieu fort incongrus pour une femme craignant Dieu. »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Janet la revenante.

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STEVENSON, Robert-Louis – Markheim

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 55min | Genre : Nouvelles


L'acteur H.B. Irving dans le rôle de Markheim

Markheim vient de tuer. Près du cadavre de sa victime, il reprend ses esprits et s’interroge. Lui apparaît une étrange créature : ange ? démon ? sa propre conscience ? Des analyses subtiles légitiment la conclusion de ce drame…

« Il regarda plus hardiment la face du mort, il appliqua son esprit à concevoir la nature et la grandeur de son crime. Il y avait si peu de temps que ce visage se mouvait au gré de sentiments variés, que cette bouche pâle avait parlé, que ce corps était ardent d’énergies maniables ! Et maintenant, par son acte, cette vie avait été arrêtée, comme l’horloger, du bout du doigt, arrête le battement de l’horloge. Il raisonnait ainsi en vain ; nul remords ne s’éveillait en sa conscience ; le même cœur qui avait frissonné devant les images peintes du crime restait impassible devant sa réalité. Tout au plus s’il ressentit une ombre de pitié pour celui qui avait été doué en vain de toutes ces facultés qui peuvent faire du monde un jardin de délices, celui qui n’avait jamais vécu et qui maintenant était mort. Mais de repentir, nulle trace.
« – Me connaître ! Qui le peut ? Ma vie n’est qu’un travestissement et une dérision de moi-même. J’ai vécu pour mentir à ma nature. Tous les hommes en sont là ; tous les hommes sont meilleurs que ce déguisement qui les étouffe. Vous les voyez tous emportés par l’existence, comme celui que des bravi ont saisi et bâillonné dans un manteau. S’ils avaient leur direction propre, – si vous pouviez voir leurs visages, ils seraient complètement différents, ils s’auréoleraient en héros et en saints ! Je suis pire que beaucoup ; mon moi est plus caché ; ce qui m’excuse est connu de moi seul et de Dieu. » »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Illustration : New York Public Gallery Digital Gallery.

Markheim.

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STEVENSON, Robert Louis – Olalla

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 25min | Genre : Nouvelles


Wladyslaw Czachorski - A Lady with a rose

Olalla, nouvelle noire, n’a pas la renommée de L’Étrange Cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde ni de L’Île au trésor. Stevenson y raconte les pensées d’une jeune fille, héritière d’une famille criminelle et maudite, qui se refuse à perpétuer les crimes de ses ancêtres et repousse, malgré ses désirs, le narrateur qu’elle a enflammé.

« Je me trouvai face à face avec Olalla.
La surprise me transfixa ; sa beauté m’alla au cœur ; elle rayonnait dans l’ombre épaisse de la galerie comme une gemme de couleur ; ses yeux prirent contact avec les miens et s’y attachèrent pour nous lier ensemble comme des mains qui s’unissent ; et les instants où nous fûmes ainsi face à face, à nous boire l’un l’autre, furent sacramentels comme les épousailles de deux âmes. »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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STEVENSON, Robert Louis – Will du moulin

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Romans


Robert Louis Stevenson par John Singer Sargent 1887 Detail

Le jeune Will « était comme un être enfermé dans les limbes informes d’une existence larvaire, qui tend les bras avec amour vers la vie multicolore et multisonnante. C’était tout naturel qu’il fût malheureux au point d’aller conter sa peine aux poissons : eux étaient faits pour leur vie, ne désirant pas autre chose que des vers et de l’eau courante et un abri sous le surplomb de la berge. Mais son sort à lui était différent : plein de désirs et d’aspirations qui lui agaçaient les doigts, lui faisaient des yeux avides que tout le vaste monde avec ses innombrables aspects ne satisferait pas. »

Nous assistons à la vie du héros de ce roman (1878), véritable parabole : « Qu’une grande bataille ait été perdue, qu’un ami bien-aimé soit mort, que nous soyons mélancoliques ou joyeux, les étoiles étincellent immuablement au-dessus de nos têtes.
Nous pouvons nous assembler ici, toute une armée, et crier jusqu’à briser nos cœurs et pas un murmure ne parviendra jusqu’à elles.
Savez-vous appliquer une parabole ? ajouta-t-il en posant sa main sur l’épaule de Will. Ce n’est pas la même chose qu’un raisonnement, mais c’est, d’habitude, infiniment plus convaincant. »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

> Écouter un extrait : 01. La Plaine et les étoiles.

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STEVENSON, Robert Louis – L’Île au trésor

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 9h | Genre : Romans


île au tresor

Quel garçon entre 9 et 15 ans n’a pas lu ce roman d’aventures ? Winston Churchill lui-même avoue l’avoir lu, offert par son père, à sa sortie en volume (il avait 9 ans et demi) : « Je me souviens du délice avec lequel je dévorais ce roman ». L’histoire du jeune garçon, Jim Hawkins, fils d’aubergistes, embarqué sur un navire où un docteur, un chevalier et un honnête capitaine ont à cohabiter et à lutter avec des mutins ivrognes a fait rêver et le capitaine Silver pirate unijambiste a contribué à la célébrité du roman !

« C’est sur les instances de M. le chevalier Trelawney, du docteur Livesey et de tous ces messieurs en général, que je me suis décidé à mettre par écrit tout ce que je sais concernant l’île au trésor, depuis A jusqu’à Z, sans rien excepter que la position de l’île, et cela uniquement parce qu’il s’y trouve toujours une partie du trésor. » 1883.

Traduction : Déodat Serval (1878-1938).

Illustration : Couverture de l’édition américaine de 1915 de L’Île au trésor, par Louis Rhead (1858-1926).

> Écouter un extrait : Le Vieux Flibustier.

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STEVENSON, Robert Louis – Le Mort vivant

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 9h | Genre : Romans


Robert Louis Stevenson - Le Mort vivant

Quelle famille que la famille Finsbury ! Deux neveux, pour hériter de leur oncle, dissimulent sa mort accidentelle. Le cadavre qu’ils croient celui de l’oncle, est expédié à Londres dans un baril, mais un plaisantin a changé l’étiquette du colis qui arrive chez un autre destinataire !
Une histoire divertissante pour tous publics, sans meurtre ni police, rocambolesque, avec de fréquents clins d’yeux de l’auteur de L’Île au trésor faisant du lecteur son complice.

« On dit volontiers que les Anglais sont un peuple sans musique : mais, pour ne point parler de la faveur exceptionnelle accordée par ce peuple aux virtuoses de l’orgue de Barbarie, il y a tout au moins un instrument que nous pouvons considérer comme national dans toute l’acception de ce mot : c’est, à savoir, le flageolet, communément appelé le sifflet d’un sou. Le jeune pâtre des bruyères , — déjà musical au temps de nos plus anciens poètes, — réveille (et peut-être désole) l’alouette avec son flageolet ; et je voudrais qu’on me citât un seul briquetier ne sachant pas exécuter, sur le sifflet d’un sou, les Grenadiers anglais ou Cerise mûre. »

Traduction : Théodore de Wyzewa (1862-1917).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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