Livres audio gratuits pour 'Rome antique' :


CICÉRON, Marcus Tullius – Six Lettres à Atticus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Correspondance


Cicéron - Lettres à Atticus

Titus Pomponius Atticus (109–32 av. J.-C.) fut l’ami fidèle et le confident de Cicéron. Nous n’avons aucune lettre de lui, mais il nous reste 454 Lettres à Atticus tenant du journal intime et traitant de questions très diverses (politiques au moment du conflit César-Pompée, familiales, domestiques, amusantes ou graves) contenant la vie des deux amis. « Plus que de tous les autres, Atticus a été aimé de Cicéron qui n’eut pas même pour son frère Quintus une affection plus vive et plus étroite » dit Cornélius Népos, biographe de l’homme d’État, écrivain, rhéteur, avocat, grand orateur et philosophe.
Ces six lettres, choisies au hasard, nous présentent un Cicéron intime, « en pantoufles », ou pour parler plus latin en « baxae », sandales légères portées par les intellectuels !

« Sachez que rien ne me fait plus faute aujourd’hui qu’un confident à qui je puisse dire tout ce qui me pèse, qui m’écoute dans son amitié, qui me conseille dans sa sagesse ; avec qui enfin je n’aie, en causant, à feindre, à cacher, à dissimuler rien. »
« Je me sens tellement abandonné, que les seuls moments qui me reposent sont ceux que je passe avec ma femme, avec ma fille chérie, avec mon charmant petit Cicéron. J’ai des amitiés politiques, tout extérieures, toutes fardées, bonnes seulement pour le relief de la vie publique, mais nulles au sein du foyer privé. »

On est loin du style des Catilinaires ou du Plaidoyer pour Murena.

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

> Écouter un extrait : Lettre 17.

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SÉNÈQUE – Quatre Lettres à Lucilius

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Philosophie


Statue de Sénèque à Cordoue

La Véritable Amitié (lettre 6) : « Oui vraiment, j’aspire à verser mon trésor tout entier dans ton âme ; et si je me réjouis d’apprendre, c’est pour enseigner ; et nulle découverte ne me charmerait, quelque précieuse et salutaire quelle fût, si je la devais garder pour moi seul. Que la sagesse me soit donnée à condition de la renfermer en moi et de ne pas révéler ses oracles, je la refuserais. »

Jusqu’à quel point il faut soigner le corps (lettre 14) : « On se prépare trop de tyrans dès qu’on s’en fait un de son corps, dès qu’on craint trop pour lui, dès qu’on rapporte tout à lui. Il faut se conduire dans la pensée que ce n’est pas pour le corps qu’on doit vivre, mais qu’on ne peut vivre sans le corps. Si nous lui sommes trop attachés, nous voilà agités de frayeurs, surchargés de soucis, en butte à mille déplaisirs. Le beau moral est bien peu de chose aux yeux de l’homme pour qui le physique est tout. »

La Philosophie, source des véritables jouissances (lettre 23) : « Mais la base de la sagesse, quelle est-elle ? De ne pas te réjouir de choses vaines. Voilà la base, qu’ai-je dit ? voilà le comble de la sagesse. Voilà où est monté l’homme qui sait où placer sa joie et ne remet point son bonheur à la discrétion d’autrui. »

Inutilité des voyages pour guérir l’esprit (lettre 28) : « Il n’est arrivé, penses-tu, qu’à toi seul, et tu t’en étonnes comme d’une chose étrange, qu’un voyage si long et des pays si variés n’aient pu dissiper la tristesse et l’abattement de ton esprit. C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. »

Et ces quatre lettres « stoïciennes » se terminent, comme la plupart, par une maxime empruntée à un  « épicurien ».

Traduction : Joseph Baillard (1799-18?).

> Écouter un extrait : La Véritable Amitié.

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VIRGILE – Énéide (Chant second, La Prise de Troie)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Mythologie


Federico Barocci - Énée

Enée raconte à Didon la prise de Troie par les Grecs et son départ de la ville. Virgile trouve les mots et les images pour faire revivre cet épisode célèbre. Il y montre incessamment que son héros, jusque dans sa fuite, reste digne d’admiration. Chalcas, Laoccoon, Anchise, Pyrrhus, fils d’Achille, l’ombre d’Hector, puis celle de Créuse, Vénus, mère d’Enée, sont quelques uns des personnages évoqués par Enée pendant le récit de cette bataille.

« Reine vous m’ordonnez de rouvrir la source amère de mes larmes ; vous voulez que je retrace la puissance de Troie et son déplorable empire, s’écroulant sous les coups des Grecs : épouvantable catastrophe, dont j’ai été le témoin, dont je fus presque la victime. À ce récit douloureux quel farouche Dolope, quel soldat de Pyrrhus ou du barbare Ulysse, pourrait retenir ses pleurs ? »

Traduction : Jean-Nicolas-Marie Deguerle (1766-1824).

Ce texte fait suite au Chant premier que vous pouvez retrouver ici.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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VIRGILE – Énéide (Chant Premier)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 23min | Genre : Mythologie


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« Je chante les combats, et ce héros, qui, long-temps jouet du Destin, aborda le premier des champs de Troie aux plaines d’Italus, aux rivages de Lavinie. Objet de la rigueur du Ciel et du long courroux de l’altière Junon, mille dangers l’assaillirent sur la terre et sur l’onde ; mille hasards éprouvèrent sa valeur, avant qu’il pût fonder son nouvel empire, et reposer enfin ses dieux au sein du Latium : du Latium, noble berceau des Latins, des monarques d’Albe, et de la superbe Rome. » Virgile,  Énéide, Chant Premier.

Traduction : Jean-Nicolas-Marie Deguerle (1766-1824).

La suite (chant II) à venir dans un mois…

> Écouter un extrait : Première Partie.

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PROPERCE – Élégies (Sélection du livre III, Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Poésie


Properce et Cynthia

Properce, dont on sait peu de chose, est né vers 47 av. JC et mort vers 15 av. JC. À 18 ans, il tomba amoureux de Cynthie, femme riche, mariée pour laquelle il composa trois de ses quatre livres d’Élégies. Dans la sélection publiée du livre I tous les poèmes sont consacrés à cette femme, belle, capricieuse et volage ; tandis que ceux du livre III abordent des sujets moins frivoles tels que la valeur du génie, les femmes célèbres (Médée, Omphale, Cléopâtre) ou la paix.

« Maintenant nous sillonnons, sur la foi des vents, les mers immenses ; il nous faut un ennemi, et nous courons toujours de guerre en guerre. Cependant, quel trésor nous suivra sur les rives de l’Achéron ? Insensé ! tu descendras nu vers la barque infernale ; le vainqueur sera confondu avec l’ombre du vaincu, le consul Marius avec Jugurtha captif, et le roi opulent de la Lydie avec l’indigent Irus. La mort la plus heureuse, c’est celle qui arrive sans secousse au jour marqué.

Pour moi, je veux passer ma jeunesse sur l’Hélicon, et m’associer aux danses des Muses, ou enchaîner mon âme au doux empire de Bacchus, et couronner toujours ma tête des roses du printemps. Quand l’âge aura chassé le plaisir de sa main pesante, et que la vieillesse chargera mon front de cheveux blancs, alors j’essaierai de percer les mystères de la nature. »

Mais le poète est mort à 32 ans…

Traduction : Jules-Charlemagne Genouille (1805-18?).

> Écouter un extrait : Louanges du génie.

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CICÉRON, Marcus Tullius – De l’amitié

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Philosophie


De l'amitié

« Lelius, ou De amicitia (44 av JC) fut composé peu de temps après le dialogue De la vieillesse, que l’auteur cite même dans le préambule, où il établit une espèce de parallèle entre les deux ouvrages. Ici, le principal interlocuteur est C. Lélius, l’ami du Second Africain ; il cède à l’empressement de ses gendres C. Fannius et Q. Mucius Scévola, qui veulent l’entendre parler sur l’amitié. La scène se passe quelques jours après la mort de Scipion, l’an de Rome 624, sous le consulat de C. Sempronius Tuditanus et de M. Aquillius. » (Introduction de l’éditeur)

« Mais il n’en est pas moins vrai que les deux plus grands écueils de la constance, en amitié, sont la prospérité et l’adversité : la plupart nous méprisent lorsqu’il sont heureux, ou nous abandonnent dans nos disgrâces. Il faut donc regarder comme un homme d’une espèce rare et presque divine, l’ami solide qui ne varie point avec la fortune. »

« Ceux-là méritent notre amitié qui ont en eux-mêmes les moyens de se faire aimer. De tels hommes sont rares, comme toutes les choses excellentes, et il n’est rien de plus difficile que de trouver un objet qui, dans son genre, soit parfait de tout point. »

« Voilà ce que j’avais à vous dire de l’amitié. Je vous exhorte à la mettre au-dessus de tous les liens après la vertu, qui doit avoir le premier rang, et qui est la base de l’amitié même. »

Traduction : Jean-Baptiste Gallon-la-Bastide (1765-1817).

Illustration : Enluminure médiévale pour Livre d’amistie, de Cicéron (1490) : Caius Lélius discutant avec ses gendres Caius Fannius et Quintus Mucius Scévola sur l’amitié, en présence de Cicéron.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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APULÉE – Conte d’Amour et de Psyché (Deuxième Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 25min | Genre : Mythologie


Antonio Canova - Eros et Psyché

La première partie du Conte d’Amour et de Psyché, dont voici la fin, a été lue en novembre 2009. À écouter aussi la même histoire mythologique rapportée par Apulée, reprise par La Fontaine dans Les Amours de Psyché et de Cupidon.

« Vénus elle-même avait ainsi complété son orchestre : les Muses chantaient en chœur, un Satyre jouait de la flûte, un Faune du chalumeau. C’est ainsi que Psyché fut unie à Cupidon dans les formes. Une fille naquit de leurs amours : on l’appelle la Volupté. »

Traduction : M. Nisard (1860).

Conte d’Amour et de Psyché (Deuxième Partie).

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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SUÉTONE – Vie de Tibère

Donneuse de voix : Laetitia | Durée : 1h 38min | Genre : Biographies


Vie de Tibère

Successeur par défaut d’Auguste, l’érudit Tibère démarre son règne sous le signe de l’austérité et de la rigueur morale. Mais, dans sa retraite de Capri, il révèle sa véritable personnalité. Ivrogne, vicieux et cupide, il égalera Néron et Caligula par ses excès et ses abus.

Traduction : J.-R.-T. Cabaret-Dupaty (1893), révisée par Jacques Poucet (2001), avec l’aimable autorisation de M. Poucet.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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