Livres audio gratuits pour 'Russie' :


TOURGUENIEV, Ivan – Le Chant de l’amour triomphant

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Nouvelles


Santi di Tito - Portrait de jeune fille (XVIe)

Dans Œuvres dernières d’Ivan Tourgueniev (1818-1883) figure Le Chant de l’amour triomphant (1542) qu’il nous présente ainsi :
« À la mémoire de Gustave Flaubert.
Voici ce que j’ai trouvé dans un vieux manuscrit italien :
Vers la moitié du XVIe siècle, vivaient à Ferrare (cette ville florissait alors sous le sceptre de ces magnifiques ducs, protecteurs des arts et de la poésie) deux jeunes gens portant les noms de Fabio et Muzio. [...] Ils appartenaient tous les deux à d’anciennes maisons ; ils étaient tous les deux indépendants par la fortune et n’avaient plus de parents. Leurs goûts et leurs penchants étaient semblables. Ils avaient le même amour pour les arts. »

Un jour, ils rencontrent Valéria… et c’est le début d’une longue et touchante histoire qui vous attend et qui se passe au temps où se faisait connaître Ludovico Ariosto et son Orlando Furioso…

Traduction anonyme (1885).

Le Chant de l’amour triomphant.

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TOURGUENIEV, Ivan – Pères et enfants

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 7h 51min | Genre : Romans


Ivan Tourgueniev

Pères et enfants, plus connu sous le titre Pères et fils, est le roman le plus célèbre de Tourgueniev, et peut être considéré comme le premier roman vraiment moderne de la littérature russe. Ce fut aussi la première œuvre russe à connaître le succès en Occident, s’attirant les éloges de Flaubert, de Maupassant et de Henry James, tous amis de l’auteur.
« Le récit se déroule autour d’un conflit idéologique entre générations. Le roman débute le 20 mai 1859, lorsque Nicolas Pétrovitch Kirsanov accueille son fils Arcade de retour de l’université. Il est accompagné du personnage central du roman, Eugène Vassiliev Bazarov, acquis aux idées matérialistes et anti-traditionalistes. » (Wikipédia)

Le roman, publié en 1862, fut souvent réédité du vivant de l’auteur et suscita des polémiques passionnées dans la Russie d’Alexandre II. La première traduction française fut publiée en 1863 et reçut l’aval de l’auteur.

Traduction : Ivan Tourgueniev et Louis Viardot (1800-1883), Paris, Charpentier, 1863 (2ème éd. de 1876).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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POUCHKINE, Alexandre – La Demoiselle paysanne

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


La Demoiselle paysanne

Le dernier des Récits de Feu Ivan Petrovitch Belkine, La Demoiselle paysanne donne à Pouchkine l’occasion de s’amuser avec l’ironie qu’on lui connaît, mais surtout de revisiter les thèmes du déguisement et du quiproquo légués par le dix-huitième siècle.

Lise, demoiselle raffinée et trilingue de l’aristocratie russe, entreprend de se travestir en demoiselle paysanne, Akouline, et ainsi déguisée abuse de la naïveté d’un jeune aristocrate qui a du mal à comprendre la valeur de cette petite servante. On n’est pas loin de Marivaux !

Une charmante comédie romancée.

Traduction : Alphonse Claeys (1872).

La Demoiselle paysanne.

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GORKI, Maxime – La Mère

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 16h 11min | Genre : Romans


Portrait de Gorki par Serov

Lorsqu’il écrit La Mère en 1906, Gorki est aux États-Unis, avec mission de collecter des fonds pour le parti bolchevik. Il le termine à Capri où il s’exile et se soigne. Il vient de participer à la révolution russe de 1905, ce qui lui a valu d’être emprisonné par le gouvernement tsariste. Forcé de travailler à l’âge de 10 ans, devenu écrivain, il est opposant révolutionnaire depuis toujours.

Ce livre montre la pénétration des idées socialistes internationalistes et révolutionnaires, au sein de la classe ouvrière russe, à la veille de 1905, cet épisode préparatoire à la révolution de 1917.

Il montre comment un jeune ouvrier, Pavel, refuse de se laisser abrutir par l’exploitation, de se laisser aller au machisme, à l’alcoolisme, etc., dans lesquels a sombré autrefois son père. Lui et d’autres jeunes se forment et se transforment au contact de militants étrangers au faubourg, issus, pour certains, de la noblesse. Ils interviennent bientôt à la fabrique, à la campagne, dans la rue, lors de la journée internationale du 1er mai, avec la perspective de la répression, de la prison, etc. La mère de Pavel s’arrache douloureusement à son passé de femme battue par son mari – dont elle est veuve, et devient progressivement à son tour une militante.

« J’ai aussi compris votre vérité : tant qu’il y aura des riches, des puissants, le peuple n’obtiendra ni justice, ni joie, ni rien. [...] Parfois, la nuit, je me remémore le passé, ma force foulée aux pieds, mon jeune cœur brisé… et j’ai amèrement pitié de moi-même ! Mais pourtant, ma vie s’est améliorée. [...]
Je me suis tue toute ma vie, je ne pensais qu’à une chose : à éviter pour ainsi dire la journée, à la vivre sans qu’on m’aperçoive, pour qu’on m’ignore… Et maintenant je pense à tous… je ne comprends peut-être pas très bien vos affaires… mais tout le monde m’est proche, j’ai pitié de tous et souhaite le bonheur de tous… » (Première Partie, Chapitre XVI)

« Le moment est venu de résister à la force avide qui vit de notre travail, le moment est venu de se défendre ; il faut que chacun comprenne, que personne ne viendra à notre secours, si ce n’est nous-mêmes ! » [Pavel, Première Partie, Chapitre XII]

« On dit qu’il y a sur la terre toutes sortes de peuples : des Juifs et des Allemands, des Français, des Anglais, des Tatars. Mais je ne crois pas que ce soit vrai. Il y a seulement deux races, deux peuples irréconciliables : les riches et les pauvres ! » [Pavel, Première Partie, Chapitre XXVIII]

Traduction : Serge Perski (1870-1938).

Illustration : Portrait de Maxime Gorki en 1905, par Valentin Alexandrovich Serov (1865-1911).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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TOLSTOÏ, Léon – Guerre et paix (Première Partie : Chapitre 05)

Donneurs de voix : Esperiidae & | Durée : 3h 50 min| Genre : Romans


Guerre et paix

Sur la route de Saint-Pétersbourg, Pierre rencontre Ossip Alexéiévitch Basdéiew, un franc-maçon qui lui ouvre de nouvelles perspectives sur sa vie et lui enseigne les moyens de l’améliorer. Une fois dans la capitale, il fait son entrée dans l’ordre tandis que la bonne société pétersbourgeoise le méprise au profit d’Hélène. Voulant mettre en application les enseignements de la franc-maçonnerie, il se rend sur ses terres pour mettre fin au servage. Mais, trompé par son habile régisseur, il s’illusionne sur les applications concrètes de ses idées.

Il rend alors visite au prince André ; leurs retrouvailles sont cependant entachées par la vision profondément pessimiste de la nature humaine du prince, renforcée depuis la bataille d’Austerlitz et le décès de Lise. Pierre ne comprend pas André, mais à Lissy-Gori lui apparaît, pourtant, la force de leur amitié. Contre toute attente, la visite de Pierre influence inconsciemment son ami qui sort peu à peu de sa retraite.

Au mois de juin, la bataille de Friedland fait rage, puis est suivie d’un armistice. Rostow, se sentant tout isolé sans son ami, est inquiet au sujet de sa blessure. Il profite de la trêve pour se rendre à l’hôpital. À peine entré dans la simple bâtisse de pierres qui sert d’hôpital, Rostow est saisi à la gorge par l’odeur de pharmacie et de décomposition qui y règne. On l’emmène dans la chambre de son ami.

Extrait :
« « Vous cherchez Denissow… c’est mon compagnon !… Venez par ici, » et il l’emmena dans la chambre voisine, où l’on entendait rire aux éclats.
« Comment ont­-ils envie de rire ici ? » se demanda Rostow qui ne pouvait ni se débarrasser de l’odeur du mort, ni oublier les regards qui l’avaient suivi à sa sortie.
Denissow, la tête enfouie sous sa couverture, dormait encore, quoiqu’il fût déjà midi. »

Guerre et paix est un roman de l’écrivain russe Léon Tolstoï. Publié en feuilleton entre 1865 et 1869 dans Le Messager russe, ce livre narre l’histoire de la Russie à l’époque de Napoléon Ier, notamment la campagne de Russie en 1812. Léon Tolstoï y développe une théorie fataliste de l’histoire où le libre arbitre n’a qu’une importance mineure et où tous les événements n’obéissent qu’à un déterminisme historique inéluctable.

Traduction : Irène Paskévitch (1835-1925).

> Écouter un extrait : Chapitre 05, 01.

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CHOLEM ALEICHEM – Les Trois Veuves

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 17min | Genre : Nouvelles


Rembrandt - Portrait d'un juif

L’histoire des trois veuves, la grand-mère, la mère et la fille, reflète le conflit auquel est confronté le peuple juif en Europe orientale au début du XXe siècle : tradition, capitalisme et marxisme s’affrontent et les trois femmes en sont tour à tour les victimes.

Comme dit le narrateur qui raconte son histoire à Cholem Aleichem :

« Un drame dont il est inutile, impossible et interdit de parler.
La vie entière se conjugue au passé, dans notre mémoire.
Trois veuves, l’histoire de trois existences.
Trois morceaux de vie brisés.
Trois débuts de vie si prometteurs. Trois petits rayons de bonheur et puis s’en vont. »

Un grand merci à Shmuel Retbi, qui a traduit cette nouvelle pour Littérature Audio.

Les Trois Veuves.

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CHOLEM ALEICHEM – Le Cours élémentaire

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


Rembrandt - Portrait d'un vieux juif

La présentation de Cholem Akheichem se trouve dans le billet de Ne soyez jamais trop bon, paru il y a quelques jours.

La seconde nouvelle, Le Cours élémentaire, expose les déboires d’un père traditionaliste qui a du mal à voir son fils entrer dans une école laïque russe.

« Je lui parle posément, vous comprenez, parce que moi, je suis un homme, pas une femme. Alors elle, elle pique une colère et elle se tait. Et quand une femme se tait, c’est pire que mille injures. Parce que quand elle sort des injures, au moins, on entend une voix humaine, c’est pas qu’on parle à un mur. Bon, ne vous cassez pas la tête, c’est encore elle qui a gagné, pas moi. Parce que quand elle veut quelque chose, a-t-on le choix ? Bon, alors on a préparé un repas, on a invité les amis, les connaissances… Et mon petit, il portait un bel uniforme, avec des boutons blancs, et un chapeau avec un pompon devant, un vrai Gobernator. Pour le gamin, vous pensez, c’était une vraie fête, un nouveau commencement. Il rayonnait comme un jour de juillet. Les invités ont levé leur verre et chacun son bon mot. Qu’il entre en bonne santé et qu’il sorte en bonne santé de son école et que cela continue pour le mieux. »

La traduction de cette nouvelle a été amicalement réalisée par Shmuel Retbi, pour Littérature audio.

Le Cours élémentaire.

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ANDREÏEV, Léonid – À la fenêtre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 10min | Genre : Nouvelles


Alexey Tyranov - Studio of the artists N. and G. Tchernetsov (1828)

« Après avoir soupiré en pensant à la bêtise humaine, André Nicolaiévitch regarda de nouveau la rue. Juste en face de la fenêtre, du côté opposé, s’élevait une belle maison. Des sculptures de bois couvraient toute la façade ; c’était comme une dentelle, qui commençait aux soubassements d’un rouge foncé et se terminait au faîte de la toiture de fer, de laquelle s’élançait une flèche également ajourée. [...] André Nicolaiévitch n’avait jamais envié ces gens-là, et n’aurait pas voulu avoir autant d’argent qu’eux. Une ou deux fois l’idée vint à André Nicolaiévitch que lui aussi pourrait être un homme qui gagnerait beaucoup d’argent, qui posséderait une maison aux fenêtres étincelantes et une jolie femme. Mais cette supposition lui causait un grand effroi. [...] Il se trouvait bien, d’ailleurs, dans son bureau. Sa table, la même depuis quinze ans, était recouverte de toile cirée et poussée tout à fait dans le coin, et quand son chef, le conseiller, entrait, il ne voyait pas André Nicolaiévitch caché derrière les autres employés. »

Connaissez mieux cette âme russe peinte par Léonid Andreïev dans À la fenêtre, dernière nouvelle du recueil Les Sept Pendus qui s’exprime ainsi, après une décevante aventure : « Comme elles sont inconstantes, les femmes ! Un jour elles vous appellent « chéri », « bien aimé », le lendemain « fantôme » ! ».

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Alexey Tyranov, Studio of the artists N. and G. Tchernetsov (détail, 1828).

À la fenêtre.

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