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Livres audio gratuits pour 'Russie' :


TCHEKHOV, Anton – La Gloire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Ripa - La Gloire (1644)

Il est bien dommage que la plupart des traductions de Tchekhov ne soient pas libres de droits. En voici une exhumée par Christine où nous reconnaissons l’humour de l’auteur. Elle est très actualisable, à notre époque où la célébrité d’un joueur de foot ou d’une starlette dépasse de loin celle d’un grand ingénieur !

« A côté de moi (dit le constructeur de ponts) ont vécu et achevé leur carrière des gens futiles, sans valeur et même pitoyables, comparés à moi. Ils ont travaillé mille fois moins que moi, n’ont pas sué sang et eau, n’ont brillé par aucun talent, n’ont pas recherché la notoriété, et pourtant voyez ! Leur nom se rencontre à chaque instant dans les journaux et les conversations. » (La Gloire)

Traduction anonyme (1903).

La Gloire.

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TCHEKHOV, Anton – Elle a sommeil

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Vincent van Gogh - Fillette berçant un bébé

Le médecin Anton Tchekhov a côtoyé de près la misère et ce calvaire de la pauvre petite Varka, l’héroïne de la nouvelle Elle a sommeil, est peut-être une triste histoire vraie.

Le cruel épilogue nous surprend…

Traduction : Nad (1919).

Elle a sommeil.

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GORKI, Maxime – La Mère du monstre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


Maxime Gorki

Maxime Gorki (1868-1936), proche de Lénine, a dû, à son retour en Russie en 1906, s’exiler à Capri pour raisons médicales (tuberculose) et policières. De 1906 à 1913 il a donc vécu en Italie et a publié ses Contes d’Italie en 1914 d’où est extrait La Mère du monstre, un récit sombre et assez effrayant…

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

La Mère du monstre.

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GOGOL, Nicolas – La Calèche

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


La Calèche

Ce n’est ni le Gogol déprimé, ni le mystique maladif qui écrit La Calèche, mais l’humoriste qui nous divertit avec cette amusante histoire où l’alcool joue un rôle déterminant

« À peine assis, il trouva devant lui un verre de punch que, par distraction, il avala d’un trait. Après avoir fait deux robres, il trouva sous sa main un nouveau verre de punch, que, par une nouvelle distraction, il avala également, non sans avoir déclaré :
« Vraiment, messieurs, il est grand temps de me retirer. » [...]
On servit le souper. Les vins n’y furent point épargnés, bien entendu, et Tchertokoutski, qui avait une bouteille à sa droite et une autre à sa gauche, se vit parfois obligé presque inconsciemment de remplir son verre. »

Traduction : Henri Mongault (1888-1941).

Illustration : Boris Kustodiev (1878-1927), La Calèche.

La Calèche.

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DOSTOÏEVSKI, Fedor – Discours sur Pouchkine

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Discours


Pouchkine et Dostoïevski

Le géant de la littérature russe Pouchkine est mort depuis quarante-trois ans, quand, en 1880, l’autre géant Dostoïevski prononce un discours élogieux (Речь о Пушкине ) sur ce « prophète » : « Pouchkine est un phénomène extraordinaire, et peut-être le phénomène unique de l’âme russe, a dit Gogol. J’ajouterai, pour ma part, que c’est un génie prophétique. Pouchkine apparaît juste à l’heure où nous semblons prendre conscience de nous-mêmes, un siècle environ après la grande réforme de Pierre, et sa venue contribue fortement à éclairer notre chemin. »

Une grande partie de cet éloge est consacrée à l’intéressante analyse d’Eugène Onéguine et à la compréhension du personnage de Tatiana : « Eugène Onéguine, un poème qui n’a plus rien de fantaisiste, mais qui est d’un réalisme évident ; un poème dans lequel la vraie vie russe est évoquée avec une telle maîtrise que rien d’aussi vivant n’a été écrit avant Pouchkine ni peut-être depuis lui. »

Les mots de la fin : « Pouchkine est mort dans tout l’épanouissement de son talent et il a emporté dans sa tombe la solution d’un grand problème. Tout ce que nous pouvons faire, c’est tenter de le résoudre. »

Traduction : J. Wladimir Bienstock (1868-1933) et John-Antoine Nau (1860-1918).

Discours sur Pouchkine.

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KARAMZINE, Nikolaï Mikhaïlovitch – La Pauvre Lise

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Nikolaï Mikhaïlovitch Karamzine

Nikolaï Mikhaïlovitch Karamzine (1766-1826), écrivain et historien russe, parcourut l’Europe et publia notamment les Lettres d’un voyageur russe (6 vol.in-12) quand la Révolution française passionnait l’attention publique.  « Karamzine, qui a été appelé « le Tive-Live de la Russie », est, avec Lomonossov, le créateur de la prose russe, ouvrant ainsi la voie aux écrivains du XIXe siècle. »

La Pauvre Lise est une nouvelle que l’éditeur présente ainsi : « Cette nouvelle eut à Pétersbourg et à Moskou le plus brillant succès. Déjà traduite dans presque toutes les langues de l’Europe ; elle était encore inconnue en France. Un journal français la plaça à côté des Nouvelles de Florian et des Contes moraux de Marmontel. Karamsin paraît effectivement avoir pris ces deux auteurs pour modèles. Sa sensibilité est plus neuve que la nôtre, plus rapprochée de la nature ; les détails qu’il donne sur des mœurs qui nous sont étrangères prêtent à cette Nouvelle un intérêt de plus. La manière dont elle est écrite n’est pas son moindre mérite, et on admire avec raison le mélange heureux d’élégance et de simplicité, de naïveté et d’élévation qui règne dans son style. »

« Mais je me plais surtout, lorsque je parcours ces ruines, à rêver à la pauvre Lise ; car mon cœur ne craint pas de se livrer à une tendre émotion, de partager les angoisses de la douleur, et mes yeux aiment à se remplir des larmes de la pitié.
Non loin des murs du monastère, au milieu d’un espace couvert de gazon et borné par une forêt de bouleaux, s’élève encore aujourd’hui une petite cabane déserte, sans portes, sans fenêtres, et dont l’humble toît paraît abattu depuis longtemps. Dans cette cabane vivait, il y a environ trente ans, la belle et bonne Lise avec sa vieille mère.  »

Traduction : Henri de Coiffier (1770-183?).

La Pauvre Lise.

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GOGOL, Nicolas – Le Portrait

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 15min | Genre : Nouvelles


Le Portrait

Tchartkov, un jeune peintre encore inconnu du grand public, achète avec le peu d’argent qui lui reste un portrait dans une boutique de tableaux. Celui-ci n’a rien d’un chef-d’œuvre mise à part la réalisation des yeux qui ont un aspect mystérieux.

« Tchartkov s’approcha encore une fois du portrait pour examiner ces yeux extraordinaires et s’aperçut non sans effroi qu’ils le regardaient. Ce n’était plus là une copie de la nature, mais bien la vie étrange dont aurait pu s’animer le visage d’un cadavre sorti du tombeau. Était-ce un effet de la clarté lunaire, cette messagère du délire qui donne à toutes choses un aspect irréel ? Je ne sais, mais il éprouva un malaise soudain à se trouver seul dans la pièce. »

Le même sujet est traité de manière différente par deux nouvelles fantastiques ; la seconde a peut-être inspiré cinquante ans plus tard Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. La première traite de la condition de l’artiste : devient-on un peintre de génie grâce à une vie d’ascète ou est-on condamné à la médiocrité si l’on cherche gloire et mondanités ?

Humour acerbe et critique de la haute société pétersbourgeoise dans cette nouvelle de 1834…

Traduction : Henri Mongault (1888-1941).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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APOUKHTINE, Alexeï – Le Journal de Pavlik Dolski

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 35min | Genre : Nouvelles


Le Journal de Pavlik Dobski

Apoukhtine (1840-1893) a surtout publié des poèmes lyriques, et est resté en dehors des luttes politiques qui secouaient la Russie. En 1892 il rédigea la nouvelle Entre la mort et la vie (version 1, version 2) et un an auparavant Le Journal de Pavlik Dolski qui relate quelques moments importants de la vie du héros atteint par la maladie et tourmenté par la vieillesse et l’approche de la mort. Quelques pages sobres et si vraies !

« Je dois avouer que de retour chez moi, j’éprouvai d’abord une sorte de soulagement. Au moins la situation était claire : plus de trouble à craindre ni d’espoir ; rien ne m’empêcherait plus de continuer mon journal. Je l’ai entrepris en vue d’y résumer ma vie passée, et je me suis laissé entraîner par les événements présents ; désormais, il n’y aura plus de présent ; il n’y aura plus que le passé. »

« Si chaque homme éprouvait une fois dans sa vie ce que j’ai éprouvé, c’est-à-dire s’il avait senti nettement un de ses pieds dans la tombe, la haine cesserait entre les hommes. La vie humaine est enfermée dans un cadre si étroit d’ignorance et de faiblesse, elle est si accidentelle, si incertaine, si courte, qu’il est absurde à l’homme de l’empoisonner encore par de stupides querelles. Quelle terrible folie que la guerre ! Comment les hommes peuvent-ils se décider à s’entre-tuer ! L’homme n’a qu’un seul et véritable ennemi, la mort ; on ne peut lutter contre elle, mais il ne faut pas l’aider. »

Traduction : J.-Wladimir Bienstock (1868-1933).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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