Livres audio gratuits pour 'Russie' :


TOURGUENIEV, Ivan – Monsieur François (Souvenir de 1848)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 6min | Genre : Histoire


H. Senillon - Le Café de la Rotonde au Palais-Royal

Ivan Tourgueniev avait trente ans quand il rencontra l’énigmatique Monsieur François qui lui inspira le livre qu’il publia peu avant sa mort en 1883.

Souvenir de 1848 est le sous-titre de Monsieur François et nous apporte quantité de révélations sur cette troisième révolution française, après celles de 1789 et de 1830.
« Elle se déroule à Paris du 22 au 25 février 1848. Sous l’impulsion des libéraux et des républicains, le peuple de Paris, à la suite d’une fusillade, se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe, refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d’abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d’Orléans, le 24 février 1848.
Le même jour, dès 15 heures, la Seconde République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens. Vers 20 heures, un gouvernement provisoire est mis en place, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet. » (Wikipédia)

À cette époque Tourgueniev vivait à Paris et ses entretiens avec Monsieur François ne portent pas seulement sur la politique. Cet inconnu intrigue beaucoup notre auteur et a quelques phrases prophétiques.

« Je ne pus rien apprendre de plus, et qui était ce M. François ? La question resta une énigme.
Il y a de ces oiseaux de mer qui n’apparaissent que pendant la tempête. Les Anglais les nomment stormypétrels. Ils voient bas dans l’air troublé, en rasant de leurs ailes les crêtes des vagues furieuses, et disparaissent dès que le temps redevient serein. »

Traduction anonyme (1885).

Illustration : H. Senillon, Le Café de la Rotonde au Palais-Royal.

Monsieur François.

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CHOLEM ALEICHEM – La Gare de Baranovitch

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 29min | Genre : Nouvelles


Cholem Aleichem

Que font les Juifs polonais dans le train qui n’avance pas ? Ils se racontent les aventures les plus bizarres qui sont arrivées (ou non…) à des membres de leur communauté. L’un d’eux, menacé de torturé par la Police du Tzar, s’est enfui avec la complicité des autorités et des responsables communautaires. Maintenant, il a besoin d’argent et on se trouve dans l’obligation d’acheter son silence. Comment tout cela va-t-il tourner ?

Nouvelle traduite par Shmuel Retbi pour Littérature audio.

La Gare de Baranovitch.

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CHOLEM ALEICHEM – Soixante-Quinze Mille

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 40min | Genre : Nouvelles


Cholem Aleichem

La Grande Loterie de l’Empire russe vient d’avoir lieu. Le propriétaire d’un billet qui rapporte soixante-quinze mille roubles va bien vite s’apercevoir qu’il n’est pas le seul parrain de la fête. Tout le village et même le curé prétendent en avoir la propriété légale. L’affaire va se compliquer quand on commettra l’erreur fatale de s’adresser aux avocats…

Nouvelle traduite par Shmuel Retbi pour Littérature audio.

Soixante-Quinze Mille.

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LÉNINE – De la religion

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 2h 57min | Genre : Histoire


Lénine - De la religion

« La religion, berçant de l’espoir d’une récompense céleste celui qui peine toute sa vie dans la misère, lui enseigne la patience et la résignation. Quant à ceux qui vivent du travail d’autrui, elle leur enseigne à pratiquer la bienfaisance ici-bas, leur offrant ainsi une justification aisée de toute leur existence d’exploiteurs, leur vendant à bon compte des cartes de participation à la félicité céleste. La religion est l’opium du peuple. La religion est une espèce grossière d’eau de vie spirituelle dans laquelle les esclaves du Capital noient leur être humain et leurs revendications pour une existence tant soit peu digne de l’homme.
Mais l’esclave qui a pris conscience de sa condition et s’est élevé à la lutte pour son affranchissement, cesse déjà, à moitié, d’être un esclave. » (Socialisme et religion)

Qu’il s’occupe de forger un parti pour le prolétariat (1902, À quoi sert la religion) ou d’éclairer la tâche du parti et les revendications du prolétariat à la veille du point culminant du combat de celui-ci dans la révolution de 1905 (Socialisme et religion, décembre 1905) ; de commenter les interventions des députés du parti social-démocrate – ou celle des autres partis – à la Douma tsariste (De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion et Les classes et les partis et leur attitude vis à vis de la religion et de l’Église, 1909) ou d’écrire à Gorki, qui, à l’instar de plusieurs intellectuels du parti et depuis le reflux de la révolution de 1905, cherchent à concilier le marxisme et la religion (1913, Deux lettres à A.M. Gorki) ; de parler à la jeunesse communiste après la victoire de la révolution (Morale communiste et morale religieuse) ou de défendre le marxisme malgré « nos communistes, soi-disant marxistes, mais qui pratiquement ne font que dénaturer le marxisme » (1922, De la signification du matérialisme militant) ; dans toutes ces si diverses situations, Lénine affirme les fondements théoriques de l’action des communistes – le socialisme scientifique, le matérialisme dialectique, athée – et en déroule les conséquences pour le programme du parti, son activité et les revendications du prolétariat en lutte pour son émancipation.

« La propagande athée de la social-démocratie doit être soumise à sa tâche fondamentale, à savoir : au développement de la lutte de classe des masses exploitées contre les exploiteurs. » (De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion)

On pourra se rapporter à la version complète de ces textes, lorsqu’il ne s’agit que d’extraits (textes 01, 02, 03, 05, 06, 08), dans la version publiée par l’Archive Internet des marxistes (Marxists Internet Archive -MIA).

Comme le montre ici ou là dans l’enregistrement une « note de lecture – note de la donneuse de voix », la traduction diffère parfois sensiblement de celle de la présente édition. J’ai inséré une note de lecture lorsque la différence aboutissait à un contresens (il s’agit parfois d’une seule lettre). La simple lecture du texte donne alors la préférence à la version de la MIA.

02. De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion :
« Le marxisme est le matérialisme » (1936), au lieu de « Le marxisme est un matérialisme » (MIA)

05. De la signification du matérialisme militant :
« tâche dans la solution de laquelle » (1936) au lieu de « tâche sans la solution de laquelle (MIA) » ;
« questions philosophiques posées par la révolution à la science naturelle » (1936) au lieu de « questions philosophiques posées par la révolution de la science naturelle » (MIA).

Traduction anonyme (1936).

> Écouter un extrait : 01. Socialisme et religion (1905).

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VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Histoires d’hiver

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 24min | Genre : Nouvelles


Leonid Pasternak - O.S. Tseytlin et D.V. Vysotsky au café (1913)

Le recueil Cœurs russes (1893) de De Vogüé commence par Histoires d’hiver. C’est un dialogue de l’auteur avec Michaïl Dmitritch, proprietaire terrien « qui s’adonnait à l’étude des questions économiques, c’est-à-dire qu’il les mûrissait en fumant sa pipe et en discutant des soirées entières avec le maréchal de noblesse ou avec le juge de paix. Le premier étant un réactionnaire féroce et le second un rouge avéré, Michaïl Dmitritch possédait sur chaque question une solution autoritaire et une solution libérale qui prévalaient à tour de rôle dans son esprit, suivant l’interlocuteur rencontré la veille.Il travaillait plus spécialement la réforme de l’administration provinciale, l’amélioration du sort des paysans, l’extinction de l’ivrognerie et l’assimilation, des Israélites. »

Nous assistons à une confrontation des idées européennes et des idées russes sur la race, le pays, l’histoire, tout cela assez abstraitement et le Russe propose un exemple concret en racontant l’histoire de L’Oncle Fedia que vous pourrez écouter ensuite ou réécouter sur notre site.

Histoires d’hiver.

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BABEL, Isaac – Vie et aventures de Pavlitchenko Rodionytch

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 22min | Genre : Nouvelles


Dimitri Moor - Bud' na strazhe ! (Sois sur tes gardes !, 1921)

Isaac Babel (1894-1940)

Ce récit nous conte l’ascension d’un porcher devenu général, et comment ce dernier se vengea de son seigneur et maître qui l’avait jadis humilié.

Encore une fois, Isaac Babel nous donne à voir une facette peu reluisante de l’humanité. Alors que partout on écrit des chants à la gloire de la cavalerie rouge, Babel, faisant preuve d’un immense courage, ose la vérité, ose l’horreur.

Alors que La Marche de Boudienny est sur toutes les lèvres :

« Conduis-nous, Boudienny, plus bravement au combat,
Que le tonnerre gronde,
Que l’incendie nous entoure.
Nous sommes tous des héros sans réserve,
Et toute notre vie est une lutte ! »

… Babel nous décrit le comportement des hommes en temps de guerre, nous décrit les exactions d’une armée en campagne. Et ce n’est pas beau ! vraiment pas beau ! à la limite de l’insoutenable !

Mais n’oublions pas qu’Isaac Babel a payé ses récits au prix fort, puisqu’il fut arrêté, torturé et finalement exécuté le 27 janvier 1940. Babel s’est sacrifié pour la vérité. Alors, le moins que l’on puisse faire, c’est de le lire !

Traduction : Maurice Parijanine (1885-1937) (J’ai amplement retouché la traduction dont certains passages étaient incompréhensibles.)

Illustration : Dimitri Moor, Bud’ na strazhe ! (Sois sur tes gardes !, 1921).

Vie et aventures de Pavlitchenko Rodionytch.

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BABEL, Isaac – Le Passage du Zbroutch – L’Église de Novograd – La Lettre

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 29min | Genre : Nouvelles


Kasimir Malevitch - La Charge de la cavalerie rouge (détail)

Isaac Babel (1894-1940)

Pour présenter Babel, laissons la parole à sa fille Nathalie :
« Le jeune Babel avait envoyé des contes et récits à Gorki et celui-ci les avait publiés un à un, jusqu’au jour où il en avait refusé de nouveaux au motif que le jeune écrivain avait épuisé ce qu’il avait à dire. Avant de se remettre à écrire, il fallait, affirmait-il, que Babel vécût un peu plus. C’est alors que celui-ci, piqué au vif, s’était engagé dans la « cavalerie rouge » de Boudienny. « Tu te rends compte, mon père, jeune Odessite juif, myope et déjà rondouillard, entrant dans ce corps de cavaliers de grande taille et notoirement antisémites ! » Elle avait ajouté que, plusieurs fois donné pour mort, son père avait survécu. Et il avait écrit Cavalerie rouge. Mais en apprenant que le petit Juif avait publié un livre qui révélait des scènes que, par la suite, on a comparées aux Désastres de la guerre de Goya, Boudienny l’illettré avait juré de faire disparaître l’insolent. « Et là, ajoutait Nathalie, le miracle… Par des lettres que Boudienny se faisait lire, Gorki, prenant la défense de Babel, avait empêché le glaive de s’abattre sur mon père. Mais quand Gorki est mort en 1936, Babel a compris que c’en était fini de lui. Il a été arrêté en 1939 et exécuté en 1940… » (d’après Les Carnets d’Hubert Nyssen)

Le contexte politique. La guerre russo-polonaise couvait depuis février 1919 : sous l’influence du maréchal Josef Pilsudski, la toute nouvelle république de Pologne, qui venait de retrouver son indépendance, souhaitait la mise en place d’une fédération comprenant la Pologne, l’Ukraine, la Lituanie et la Biélorussie, afin de se protéger de l’Allemagne et de la Russie. Lénine espérait réaliser la jonction avec le prolétariat allemand aux dépens de la Pologne. De là, l’incendie se serait propagé à l’Europe entière… L’armée rouge lance des offensives sur plusieurs fronts. Fin mai 1920 entre en scène la fameuse cavalerie rouge de Boudienny. En moins d’un mois, elle couvre près de mille kilomètres pour se rendre sur le front polonais. Les premiers affrontements ont lieu le 24 mai… (d’après Isaac Babel, Œuvres complètes, traduites par Sophie Benech)

En juin 1920, sous le pseudonyme de Kirill Vassilievitch Lioutov, Isaac Babel s’engage en tant que correspondant de guerre dans la cavalerie rouge. Derrière le masque de Lioutov se cache l’écrivain. Trente-sept récits paraissent entre 1923 et 1925, dans plusieurs revues d’avant-garde, comme Lef ou Krasnaïa Nov’ (Friches rouges). Trente-quatre sont conservés lors de la publication du recueil en 1926.

Voici les trois premiers :

1. Le Passage du Zbroutch. Le narrateur nous conte le passage du Zbroutch, l’arrivée à Novograd, puis la nuit mouvementée qu’il passe dans le logis qu’on lui a attribué.
2. L’Église de Novograd. Juillet 1920. Dans la maison du curé en fuite, puis dans l’église gardée par le vicaire, le commissaire politique et le chef de la section spéciale découvrent des uniformes militaires et, derrière le tabernacle, pièces d’or, billets de banque et bijoux. Le narrateur, qui les accompagne, se moque du prêtre qui avait cru dissimuler le trésor en accrochant « aux clous de son sauveur les corsages de ses paroissiennes ». Le texte étincelle de splendeurs atroces : « Ô crucifix minuscules comme des talismans de courtisane »… (Adrien Le Bihan)
3. La Lettre. Vassili Kourdioukov dicte au narrateur une lettre, où il raconte comment leur père, russe blanc et chef de compagnie dans l’armée de Dénikine a massacré son frère et la vengeance qui s’ensuivit. Babel atteint ici un des sommets de son art. En décrivant comment Blancs et Rouges pouvaient se massacrer, il montre aussi jusqu’où peut aller la nature humaine en temps de guerre. Effrayant !
Il y a du Shakespeare chez Babel !

Traduction : Maurice Parijanine (1885-1937) (J’ai retouché par endroits la traduction qui ne rendait pas toujours aisée la compréhension du texte.)

Illustration : Kasimir Malevitch, La Charge de la cavalerie rouge (vers 1932, détail).

> Écouter un extrait : Le Passage du Zbroutch.

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KROPOTKINE, Pierre – Trois Courts Textes

Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h 3min | Genre : Essais


Pierre Kropotkine

Pierre Kropotkine (1842-1921) est un théoricien du communisme libertaire.
Kropotkine rédige de très nombreux ouvrages et en parallèle des articles dans des journaux tels que Le Révolté ou Les Temps nouveaux. Il publie également de petites brochures de quelques dizaines de pages sur des sujets variés qui permettent d’atteindre un plus vaste public populaire.

« L’Anarchie fut comprise par ses fondateurs comme une grande idée philosophique. Elle est, en effet, plus qu’un simple mobile de telle ou telle autre action. Elle est un grand principe philosophique. Elle est une vue d’ensemble qui résulte de la compréhension vraie des faits sociaux, du passé historique de l’humanité, des vraies causes du progrès ancien et moderne. Une conception que l’on ne peut accepter sans sentir se modifier toutes nos appréciations, grandes ou petites, des grands phénomènes sociaux, comme des petits rapports entre nous tous dans notre vie quotidienne. » (Principe anarchiste)

« Trois points essentiels ont été acquis par ce formidable mouvement d’idées et d’action, et ils ont déjà largement pénétré dans la conscience publique. Ce sont : l’abolition du salariat forme actuelle du servage ancien ; l’abolition de l’appropriation individuelle de tout ce qui doit servir à la production ; et l’émancipation de l’individu et de la société du rouage politique, l’État, qui sert à maintenir la servitude économique. » (Communisme et anarchie)

Trois courts textes sont lus ici : Le Principe anarchiste (13 min), Communisme et anarchie (44 min), Loi et autorité (1h 06 min).

> Écouter un extrait : Le Principe anarchiste.

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