Livres audio gratuits pour 'Simone Weil' :


WEIL, Simone – Prologue à « La Connaissance surnaturelle »

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 6min | Genre : Poésie


Simone Weil 1921 170220px

À la fin d’avril 1942, Simone Weil, qui pensait partir incessamment en Amérique, confia à Gustave Thibon dix cahiers de notes et de réflexions personnelles. Ces cahiers furent publiés après la mort de Simone Weil sous le titre : La Connaissance surnaturelle, par Gustave Thibon.
Ce texte que Simone Weil avait recopié soigneusement en récapitulation de ses réflexions des cahiers résume « sous forme symbolique et mythique » l’histoire de son âme. D’après son amie Simone Pétrement, on peut y trouver « comment Dieu vient chercher l’âme et ensuite se retire », laisse l’âme seule, « afin qu’elle puisse le chercher à son tour et l’aimer librement » (Oeuvres de Simone Weil, publiées chez Texto Gallimard, p. 806).

Ainsi les catégories proposées sur le site Littérature audio.com, pour classer le texte, ont semblé toutes déficientes. Nul ne peut dire, en effet, avec certitude, à quel genre de texte s’essayait ici Simone Weil. Le titre n’est pas d’elle non plus. Par une lointaine ressemblance avec quelques poèmes en prose de Baudelaire, et en s’appuyant sur le sens étymologique du mot poésie, je choisis finalement de le classer sous la catégorie « Poésie », au sens le plus large et le plus élevé du terme.

Prologue à « La Connaissance surnaturelle » (1942).

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WEIL, Simone – Note sur la suppression générale des partis politiques

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 57min | Genre : Philosophie


Simone Weil

L’homme démocratique moderne regarde comme une vache sacrée le pluralisme des partis politiques.

Le texte que l’on va entendre ici déboulonne l’édifice de cette statue encore aimée, consciemment ou inconsciemment.

Cette institution des partis est en effet adorée d’autant plus religieusement que l’on se complaît souvent, dans la simple imprécation verbale contre les partis, sans tirer au clair le concept même de parti politique.

C’est donc tout le mérite de la Note de Simone Weil, écrite vraisemblablement dans les années 1940 que de faire ce travail d’analyse et d’en tirer les conclusions.

« L’usage même des mots de démocratie et de république oblige à examiner avec une attention extrême les deux problèmes que voici :
Comment donner en fait aux hommes qui composent le peuple de France la possibilité d’exprimer parfois un jugement sur les grands problèmes de la vie publique ?
Comment empêcher, au moment où le peuple est interrogé, qu’il circule à travers lui aucune espèce de passion collective ?
Si on ne pense pas à ces deux points, il est inutile de parler de légitimité républicaine.
Des solutions ne sont pas faciles à concevoir. Mais il est évident, après examen attentif, que toute solution impliquerait d’abord la suppression des partis politiques. »
Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques.

Note sur la suppression générale des partis politiques.

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WEIL, Simone – La Porte (Poème)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 2min | Genre : Poésie


Simone Weil

Ses poèmes sont un aspect peu connu de l’œuvre de Simone Weil. En voici un, écrit en octobre 1941, peu après le début de son séjour en Ardèche, chez Gustave Thibon.
Ce poème est sans doute lui même une porte, comme celle qu’il évoque.
Il s’agit pour l’homme qui y frappe de découvrir l’absolu qui le transcende :

« Ouvrez-nous donc la porte et nous verrons les vergers,
Nous boirons leur eau froide où la lune a mis sa trace.
La longue route brûle ennemie aux étrangers.
Nous errons sans savoir et ne trouvons nulle place.

Nous voulons voir des fleurs. Ici la soif est sur nous.
Attendant et souffrant, nous voici devant la porte.
S’il le faut nous romprons cette porte avec nos coups.
Nous pressons et poussons, mais la barrière est trop forte.

Il faut languir, attendre et regarder vainement.
Nous regardons la porte ; elle est close, inébranlable.
Nous y fixons nos yeux ; nous pleurons sous le tourment ;
Nous la voyons toujours ; le poids du temps nous accable.

La porte est devant nous ; que nous sert-il de vouloir ?
Il vaut mieux s’en aller abandonnant l’espérance.
Nous n’entrerons jamais. Nous sommes las de la voir…
La porte en s’ouvrant laissa passer tant de silence

Que ni les vergers ne sont parus ni nulle fleur ;
Seul l’espace immense où sont le vide et la lumière
Fut soudain présent de part en part, combla le cœur,
Et lava les yeux presque aveugles sous la poussière. » (La Porte)

La Porte.

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