Livres audio gratuits pour 'Victor Hugo' :


HUGO, Victor – Trois Poèmes célèbres

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 21min | Genre : Poésie


Bérézina

Ces trois poèmes de Victor Hugo ont contribué à sa gloire.
L’Expiation issue des Châtiments est consacrée à la chute de Napoléon que le poète exécrait.

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent exalte ceux qui ne se contentent pas d’exister, comme la foule, mais se battent pour un idéal.

Le troisième, Ce qu’on entend sur la montagne est extrait des Feuilles d’automne et nous fait entendre la voix triomphante de la nature qui s’oppose à celle, gémissante, de l’humanité

> Écouter un extrait : L’Expiation.

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HUGO, Victor – Éviradnus (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 25min | Genre : Poésie


Armures

Extrait de La Légende des siècles (première série), ce long poème Éviradnus, de plus de 1200 vers, fait partie de la section Les Chevaliers errants et est composé de dix-huit chapitres.

« Celui qui marche là, couvert d’une âpre armure,
C’est le grand chevalier d’Alsace, Éviradnus. [...]

Il est toujours en marche, attendu qu’on moleste
Bien des infortunés sous la voûte céleste,
Et qu’on voit dans la nuit bien des mains supplier ;
Sa lance n’aime pas moisir au râtelier. [...] »

La jeune Mahaut doit devenir marquise de Lusace ; son royaume est convoité par ses deux voisins l’empereur d’Allemagne et le roi de Pologne qui décident de la tuer pendant la nuit qu’elle doit passer seule, selon la coutume, endormie par un somnifère, pour « respirer le parfum se ses aïeux », dans la grande salle du château de Corbus.

« Mais ce que cette salle, antre obscur des vieux temps,
A de plus sépulcral et de plus redoutable,
Ce n’est pas le flambeau, ni le dais, ni la table ;
C’est, le long de deux rangs d’arches et de piliers,
Deux files de chevaux avec leurs chevaliers. »

C’est caché, sous une armure, que le vieux justicier Éviradnus sauvera Mahaud et exécutera les deux rois-bandits.

L’ intensité de vie extraordinaire, hallucinatoire, la richesse du vocabulaire, le verbalisme diluvien, la poésie des légendes populaires, les déformations de la réalité, la méditation hamlétique sur le contraste entre les armures muettes et les vivants farouhes qui les habitèrent, tout est fantastique dans cette épopée du grand Hugo.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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HUGO, Victor – Après la bataille (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2min | Genre : Poésie


Après la bataille

S’il est un grand poème de Victor Hugo
Que n’a pas accueilli Littérature-audio,
C’est Après la bataille, dans chaque mémoire,
Et qui valut au « fils » plus d’un siècle de gloire.

Rappelez-vous « Mon père ce héros au sourire si doux, [...]
« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père. »

Après la bataille.

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HUGO, Victor – Ce que dit la bouche d’ombre (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 54min | Genre : Poésie


Michelangelo Buonarroti - Le Jugement dernier

Ce que dit la bouche d’ombre est le dernier poème des Contemplations, composé de 786 vers où l’infime créature de l’Homme, perdu entre deux infinis, le Gouffre et le Ciel, voit autour d’elle tout vivre et la mort être présente. Discours prophétique, leçon universelle, vision romantique de la nature, mélange de panthéisme et de christianisme,de religieux et de philosophique. Dieu, tout puissant et inconnaissable pour l’homme, est une forme intime et vivante de la loi morale ; Hugo croit que le poète, voyant et messager de l’infini, lui permettra de traduire la voix de l’au-delà…

« Et tout, bête, arbre et roche, étant vivant sur terre,
Tout est monstre, excepté l’homme, esprit solitaire

L’homme ne voit pas Dieu, mais peut aller à lui,
En suivant la clarté du bien, toujours présente ;
Le monstre, arbre, rocher ou bête rugissante,
Voit Dieu, c’est là sa peine, et reste enchaîné loin. »

Et pour finir l’espérance :
« Tout sera dit. Le mal expirera, les larmes
Tariront ; plus de fers, plus de deuils, plus d’alarmes ;
L’affreux gouffre inclément
Cessera d’être sourd, et bégaiera : Qu’entends-je ?
Les douleurs finiront dans toute l’ombre : un ange
Criera : Commencement ! »

Ce que dit la bouche d’ombre.

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HUGO, Victor – Le Centenaire de Voltaire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Discours


Centenaire de Voltaire

Aujourd’hui, deux-cent trente-quatrième anniversaire de la mort de Voltaire, écoutons Victor Hugo célébrer, le 30 mai 1878, le grand écrivain mort cent ans plus tôt.

« Il s’en allait maudit et béni, maudit par le passé, béni par l’avenir, et ce sont là, messieurs, les deux formes superbes de la gloire. Il avait à son lit de mort, d’un côté l’acclamation des contemporains et de la postérité, de l’autre ce triomphe de huée et de haine que l’implacable passé fait à ceux qui l’ont combattu. Il était plus qu’un homme, il était un siècle. Il avait exercé une fonction et rempli une mission. »

Plusieurs allusions au célèbre sourire de Voltaire :
« Quelle que soit sa juste colère, elle passe, et le Voltaire irrité fait toujours place au Voltaire calmé. Alors, dans cet œil profond, le sourire apparaît.
Ce sourire, c’est la sagesse. Ce sourire, je le répète, c’est Voltaire. Ce sourire va parfois jusqu’au rire, mais la tristesse philosophique le tempère. » [...] Le jour, prochain sans nul doute, où sera reconnue l’identité de la sagesse et de la clémence, le jour où l’amnistie sera proclamée, je l’affirme, là-haut, dans les étoiles, Voltaire sourira. »

Hugo profite de cet anniversaire pour faire l’éloge des autres écrivains du dix-huitième siècle :
« Messieurs, les grands hommes sont rarement seuls ; les grands arbres semblent plus grands quand ils dominent une forêt, ils sont là chez eux ; il y a une forêt d’esprits autour de Voltaire ; cette forêt, c’est le dix-huitième siècle. Parmi ces esprits, il y a des cimes, Montesquieu, Buffon, Beaumarchais, et deux entre autres, les plus hautes après Voltaire, Rousseau et Diderot. »

La troisième république est née en 1875…

Le Centenaire de Voltaire.

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HUGO, Victor – Mes fils

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 53min | Genre : Biographies


Victor Hugo en compagnie de sa famille

Les deux fils de Victor Hugo, Charles (1826-1871) et François-Victor (1828-1873) sont morts depuis peu quand leur illustre père écrit ce texte. Il rappelle leur vie quand ils étaient en prison et en exil, insiste sur leur génie littéraire (héréditaire sans doute ! ) en des phrases sobres et souvent sentencieuses. Puis le ton s’enfle dans la deuxième moitié quand l’ancien proscrit de Guernesey crie son dégoût de l’avilissement de la France sous l’occupation prussienne.

« On était mis hors la loi, expulsé, banni, rebanni, proscrit, reproscrit ; tel homme qui a des cheveux blancs a été chassé quatre fois, d’abord de France, puis de Belgique, puis de Jersey, puis de Belgique encore ; eh bien, quoi ? on était des exilés. On souriait. On disait : Oui, mais la France ! La France est là, toujours grande, toujours belle, toujours adorée, toujours France ! Il y a un voile entre elle et nous, mais un de ces jours l’Empire se déchirera du haut en bas, et, derrière la déchirure lumineuse, la France reparaîtra ! La France reparaîtra, quel éblouissement ! [...] Hélas, on rêvait l’apothéose, on a le pilori. La patrie a été foulée aux pieds par cette sauvage, la guerre étrangère, et par cette folle, la guerre civile ; l’une a essayé d’assassiner la civilisation et de supprimer le chef-lieu du monde ; l’autre a brûlé les deux crèches sacrées de la Révolution, les Tuileries, nid de la Convention, l’Hôtel-de-Ville, nid de la Commune. On a profité de la présence des Prussiens pour jeter bas la colonne d’Iéna. On leur a ajouté cette joie. »

Il termine en imaginant les retrouvailles : « Un jour, bientôt peut-être, l’heure qui a sonné pour les fils sonnera pour le père. La journée du travailleur sera finie. Son tour sera venu ; il aura l’apparence d’un endormi ; on le mettre entre quatre planches, il sera ce quelqu’un d’inconnu qu’on appelle un mort, et on le conduira à la grande ouverture sombre. Là est le seuil impossible à deviner. Celui qui arrive y est attendu par ceux qui sont arrivés. »
Les hugolâtres apprécieront ce beau texte extrait d’Actes et paroles publié en 1876.

Illustration : Groupe de personnages avec la famille Hugo dans le jardin de Hauteville House.

Mes fils.

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DIVERS – Vésuve, Vesuvius, Vesubio (Poèmes)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 34min | Genre : Poésie


Edward Gennys Fanshawe - La baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare

« Et désormais, chargés du seul fardeau des âmes,
Pauvres comme le peuple, humbles comme les femmes,
Ne redoutez plus rien. Votre église est le port ! »
Victor Hugo, Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve (1835)

« Pompeïa-station — Vésuve, est-ce encor toi ?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
— Du bon temps où la foi transportait la montagne —
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi. »
Tristan Corbière, Vésuves et Cie (1873)

« Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage
Où Naples réfléchit dans une mer d’azur
Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,
Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur. »
Alphonse de Lamartine, Tristesse (1823)

« L’incendie a gagné les antiques forêts.
Les animaux fuyant dans les sentiers secrets,
Vingt fois pours échapper retournent sur leur trace ;
Par tout la mort en feu les repousse et les chasse. »
René Richard Louis Castel, Le Vésuve en courroux sous ses monts caverneux (1802)

« Aux bords de la mer écumante,
Vois ce mont, de l’Etna rival audacieux,
Qui, géant redouté, de sa tête fumante
Va toucher et noircir les cieux. »
Charles-Julien Lioult de Chênedollé, Le Vésuve (1822)

« Volcanoes be in Sicily
And South America,
I judge from my Geography. »
Emily Dickinson, Volcanoes be in Sicily (189?)

« Salamandra frondosa y bien poblada
te vio la antigüedad, columna ardiente,
¡ oh Vesubio, gigante el más valiente
que al cielo amenazó con diestra osada ! »
Francisco de Quevedo, Salamandra frondosa y bien poblada (S. XVII)

« Este del fuego elementar perene
Ardiente emulación, que en los prodigios
de la naturaleza Rey se nombra. »
Lope de Vega, Este del fuego elementar perene (S. XVII)

« Ici, sur le dos aride de mont formidable, du Vésuve exterminateur, que ne réjouit aucun autre arbre, aucune autre fleur, tu répands autour de toi tes rameaux solitaires, genêt odoriférant, et les déserts te plaisent. »
Giacomo Leopardi, Le Genêt, ou La Fleur du désert (1837, Traduction : François-Alphonse Aulard, (1849-1928))

Illustration : Edward Gennys Fanshawe (1814-1906), La Baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare.

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HUGO, Victor – Tristesse d’Olympio (Poème, version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Poésie


Maison de Victor Hugo à Jouy-en-Josas

Pèlerinage de l’amant de Juliette Drouet, sur des lieux chéris et changés, hélas !, semblable à celui de l’amant de Madame Charles et à celui de l’amant de George Sand ; Hugo dans Tristesse d’Olympio comme Lamartine dans Le Lac et Musset dans Souvenir chantent la douleur et l’immortalité du souvenir heureux.
Ce poème extrait du recueil Les Rayons et les ombres (1840) a beaucoup contribué à la gloire de Victor Hugo.

« N’existons-nous donc plus ? Avons-nous eu notre heure ?
Rien ne la rendra-t-il à nos cris superflus ?
L’air joue avec la branche au moment où je pleure ;
Ma maison me regarde et ne me connaît plus. »

Illustration : La maison de Jouy-en-Josas où Victor Hugo et Juliette Drouet abritèrent leur amour (source : culture.gouv.fr)

Tristesse d’Olympio.

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