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L’ENCYCLOPÉDIE – Jeûne – Carême – Ramadan – VOLTAIRE – Carême

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Religion


Pieter Brueghel le Jeune - La Lutte entre Carnaval et Carême

Ce qu’on pensait en 1750 du Jeûne, du Carême et du Ramadan.
Un article virulent de Voltaire précédé de trois articles historiques de L’Encyclopédie

Judaïsme, christianisme et islam ont en commun d’avoir mis les interdits alimentaires au centre de la vie religieuse.

« L’Église catholique demande aux fidèles de jeûner au minimum les jours du mercredi des Cendres et du Vendredi saint. Mais la pratique réelle du jeûne est difficile à mesurer. En outre, la tradition de manger maigre – c’est-à-dire de s’abstenir de viande et de plat à base de graisse animale – le vendredi se perpétue. Le début du Carême est le Mercredi des Cendres, précédé par le Mardi gras et le carnaval (du latin carnelevamen qui signifie « ôter la viande »). Les catholiques sont invités également à marquer le Carême en se privant d’une chose qu’ils aiment, pas nécessairement de la nourriture. »

« Les églises réformées n’imposent pas de pratiques de pénitence ou de jeûne, l’insistance porte durant cette période sur la prédication et la méditation. Si dans le luthéranisme on trouve parfois la recommandation de l’abstention de viande le Vendredi saint, le protestantisme n’est pas directif, aucune consigne particulière n’ayant été laissée par les Apôtres. »

« Selon la tradition, Mahomet l’aurait institué en l’an II de l’Hégire (623 dans le calendrier chrétien) mais il ne l’a pas inventé, comme en témoigne la sourate II du Coran : « Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédées. Ainsi atteindrez-vous la piété ». Quatrième des cinq piliers de l’islam, il est obligatoire et correspond pour les croyants à une période de rupture, de dépouillement, de partage : chacun doit s’abstenir de boire, de manger, de fumer et d’avoir des relations sexuelles du lever au coucher du soleil. Seuls les malades, les femmes enceintes ou les voyageurs peuvent s’y soustraire mais ils devront « compenser » par d’autres journées d’abstinence au cours de l’année ou par des aumônes. Le reste de l’année, l’interdit alimentaire porte principalement sur la viande de porc, le cochon étant considéré comme un animal impur – comme c’est également le cas dans le judaïsme -, sans que les historiens sachent en expliciter clairement les raisons. »

« Aujourd’hui, pour les juifs, le principal jour de jeûne est Yom Kippour, temps de la repentance, du pardon et de la réconciliation. Le compte à rebours débute au Nouvel An juif, Rosh Hashanah, qui tombe en septembre ou octobre, selon les années. Les fidèles observent dix jours de repentir et le dixième jour – Yom Kippour donc -, ils se privent de boire, de manger, de travailler, de prendre un bain ou d’avoir des rapports sexuels du crépuscule du soir précédent jusqu’au crépuscule du soir suivant. D’autres gestes encore sont interdits comme utiliser de la pommade ou porter des chaussures en cuir. »

Le quatrième article Carême est extrait du Dictionnaire philosophique de Voltaire. Ce n’est pas de l’Histoire, c’est de la Satire.
Écoutez plutôt la conclusion :
« Prêtres idiots et cruels ! à qui ordonnez-vous le carême ? Est-ce aux riches ? ils se gardent bien de l’observer. Est-ce aux pauvres ? ils font le carême toute l’année. Le malheureux cultivateur ne mange presque jamais de viande, et n’a pas de quoi acheter du poisson. Fous que vous êtes, quand corrigerez-vous vos lois absurdes ? »

Illustration : Pieter Brueghel le Jeune, La Lutte entre Carnaval et Carême (XVIIe).

> Écouter un extrait : Jeûne.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Philosophe – Le Ciel des anciens – Résurrection

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Leandro Bassano - Le Jugement dernier

Articles toujours riches en informations, mais dont nous extrayons trois rosseries bien voltairiennes :

Philosophe

« Le philosophe n’est point enthousiaste, il ne s’érige point en prophête, il ne se dit point inspiré des Dieux ; ainsi je ne mettrai au rang des philosophes, ni l’ancien Zoroastre, ni Hermès, ni l’ancien Orphée, ni aucun de ces législateurs dont se vantaient les nations de la Chaldée, de la Perse, de la Syrie, de l’Égypte, & de la Grèce. Ceux qui se dirent enfants des dieux étaient les pères de l’imposture, & s’ils se servirent du mensonge pour enseigner des vérités, ils étaient indignes de les enseigner ; ils n’étaient pas philosophes : ils étaient tout au plus de très prudents menteurs. »

Le Ciel des anciens

« Le langage de l’erreur est si familier aux hommes, que nous appelons encor nos vapeurs, & l’espace de la terre à la lune, du nom de Ciel ; nous disons, monter au ciel, comme nous disons que le soleil tourne, quoiqu’on sache bien qu’il ne tourne pas ; nous sommes probablement le ciel pour les habitants de la lune, & chaque planète place son ciel dans la planète voisine. »

Résurrection

« Le profond philosophe dom Calmet trouve dans les vampires une preuve bien plus concluante. Il a vu de ces vampires qui sortaient des cimetières pour aller sucer le sang des gens endormis ; il est clair qu’ils ne pouvaient sucer le sang des vivants s’ils étaient encor morts ; donc ils étaient ressuscités ; cela est péremptoire. »

Illustration : Leandro Bassano, Le Jugement dernier.

> Écouter un extrait : Philosophe.

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VOLTAIRE – Candide (Version 2)

Donneur de voix : Jean-Pierre Baillot | Durée : 3h 52min | Genre : Contes


Quentin de la Tour - Portrait de Voltaire

Candide, ou l’Optimisme est un conte philosophique. Une « couillonnerie », selon le mot de Voltaire lui-même, où il « cultive » – sans modération et sans vergogne – vitalité, intelligence et humour.

Un voyage initiatique plutôt mouvementé transforme, peu à peu, le principal protagoniste. Candide abandonnera, en effet, son optimisme béat initial pour une vision plus lucide et active du monde. Il finira même par faire (enfin) confiance à l’homme pour améliorer sa propre condition. C’est le sens du « il faut cultiver notre jardin » final, phrase emblématique des Lumières.

Illustration : Voltaire, portrait par Maurice Quentin de La Tour (1704-1788), Musée National de Suède, Europeana.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Femme – Polygamie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


Polygamie

Deux articles du Dictionnaire philosophique de Voltaire qui nous éclairent sur la pensée de nos ancêtres il y a cinq cents ans sur la Polygamie.

Un des vizirs du grand Soliman tint ce discours à un agent du grand Charles-Quint (1500-1558) :

« Chien de chrétien, pour qui j’ai d’ailleurs une estime toute particulière, peux-tu bien me reprocher d’avoir quatre femmes selon nos saintes lois, tandis que tu vides douze quartauts par an, et que je ne bois pas un verre de vin ? Quel bien fais-tu au monde en passant plus d’heures à table que je n’en passe au lit ? Je peux donner quatre enfants chaque année pour le service de mon auguste maître ; à peine en peux-tu fournir un. Et qu’est-ce que l’enfant d’un ivrogne ? »

Réponse de l’Allemand.

« Chien de musulman, pour qui je conserve une vénération profonde, avant d’achever mon café je veux confondre tes propos. Qui possède quatre femmes possède quatre harpies, toujours prêtes à se calomnier, à se nuire, à se battre : le logis est l’antre de la Discorde. Aucune d’elles ne peut t’aimer : chacune n’a qu’un quart de ta personne, et ne pourrait tout au plus te donner que le quart de son cœur. Aucune ne peut te rendre la vie agréable : ce sont des prisonnières qui, n’ayant jamais rien vu, n’ont rien à te dire. »

Les jugements sur la Femme ne laisseront pas indifférents Ne hurlez pas mesdames :

« Il n’est pas étonnant qu’en tout pays l’homme se soit rendu le maître de la femme, tout étant fondé sur la force. Il a d’ordinaire beaucoup de supériorité par celle du corps et même de l’esprit.
On a vu des femmes très-savantes comme il en fut de guerrières ; mais il n’y en a jamais eu d’inventrices. »

Femme – Polygamie.

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ASSASSIN, selon Voltaire et L’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 19min | Genre : Histoire


William Hogarth - Le Crime

Trève de Noël pour la relation de meurtres, tueries, massacres, homicides, empoisonnements et assassinats de toutes sortes… Intéressons-nous au nom lui-même : Assassin

D’après L’Encyclopédie :

« Quelques-uns disent que le mot assassin vient du Levant, où il prit son origine d’un certain prince de la famille des Arsacides, appellés vulgairement assassins, habitant entre Antioche & Damas, dans un château où il élevoit un grand nombre de jeunes gens à obéir aveuglément à tous ses ordres : il les employoit à assassiner les princes ses ennemis. »

Selon le Dictionnaire philosophique de Voltaire :

« Il y avait du temps des croisades un malheureux petit peuple de montagnards, habitant dans des cavernes vers le chemin de Damas. Ces brigands élisaient un chef qu’ils nommaient Chik Elchassissin. On prétend que ce mot honorifique chik ou chek signifie vieux originairement ; de même que parmi nous le titre de seigneur vient de senior, vieillard, et que le mot graf, comte, veut dire vieux chez les Allemands : car anciennement le commandement civil fut toujours déféré aux vieillards chez presque tous les peuples. »

Wiktionnaire nous propose:

« De l’italien assassino, emprunté à l’arabe حشاشين[], (hachachin, pluriel de حشاش, hachech) : consommateurs de hachich, dérivé de حشيش, (« hachich») qui signifie en arabe (« herbe ») et (« cannabis »). « Hachachin » désignait initialement les membres d’une secte militante musulmane, également nommée Nizârites, particulièrement active au XIe siècle en Perse et qui assassinait publiquement ses opposants… Diverses étymologies furent proposées par le passé, la plupart fantaisistes, en raison surtout des orthographes variant d’un auteur à l’autre et de l’ignorance de l’arabe. »

L’Encyclopédie – Assassin.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Fausseté – Mensonge

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Philosophie


« On dit qu’il y a eu cent mille hommes écrasés dans le tremblement de terre de Lisbonne : ce n’est pas un mensonge, c’est une fausseté. »

Fausseté et Fausseté des vertus humaines, articles signés Voltaire dans L’Encyclopédie reprennent le même sujet, étoffé, que dans le Dictionnaire philosophique.

« Il y a de la fausseté dans le cœur quand on s’est accoutumé à flatter et à se parer de sentiments qu’on n’a pas ; cette fausseté est pire que la dissimulation, et c’est ce que les Latins appelaient simulatio.
Il y a beaucoup de faussetés dans les historiens, des erreurs chez les philosophes, des mensonges dans presque tous les écrits polémiques, et encore plus dans les satiriques.
Les esprits faux sont insupportables, et les cœurs faux sont en horreur. »

Mensonge de L’Encyclopédie est de la plume de Jaucourt :

« Concluons que si le mensonge, les équivoques & les restrictions mentales sont odieuses, il y a dans le discours des faussetés innocentes, que la prudence exige ou autorise ; car de ce que la parole est l’interprête de la pensée, il ne s’ensuit pas toujours qu’il faille dire tout ce que l’on pense. »

Illustration: Jacques-Philippe Le Bas, Ruines de l’église de São Paulo, après le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 (1757).

Encyclopédie : Mensonge.

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VÉRITÉ, selon Voltaire et l’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Philosophie


Giovanni Lanfranco - Veritas (1600-1625)

Même titre, Vérité, pour l’article de L’Encyclopédie de Jaucourt et pour celui du Dictionnaire philosophique de Voltaire, mais peu de ressemblance dans leur contenu.

Soyons précis :

Voltaire traite trois sujets : Sens de vérité, Vérités historiques et Des degrés de vérité selon lesquels on juge les accusés.

« La vérité est un mot abstrait que la plupart des hommes emploient indifféremment dans leurs livres et dans leurs jugements, pour erreur et mensonge. Cette définition aurait merveilleusement convenu à tous les faiseurs de systèmes. Ainsi le mot sagesse est pris souvent pour folie, et esprit pour sottise.

Humainement parlant, définissons la vérité, en attendant mieux, « ce qui est énoncé tel qu’il est ».

Celui qui a entendu dire la chose à douze mille témoins oculaires n’a que douze mille probabilités, égales à une forte probabilité, laquelle n’est pas égale à la certitude. »

Vérité de l’Encyclopédie est un article très philosophique demandant beaucoup d’attention, avec plusieurs sections dont nous ne donnons que la première… Les autres viendront, en particulier Vérités métaphysiques.

« Il faut considérer la vérité relativement à nos connoissances : considerée sous ce point de vue, on peut la définir une conformité de nos jugemens avec ce que sont les choses : en sorte que ce qu’elles sont en elles-mêmes, soit précisément ce que nous en jugeons.
Si la vérité est une conformité de notre pensée avec son objet, elle est donc une particularité ou circonstance de notre pensée ; elle en est donc dépendante, elle ne subsiste donc point par elle-même. S’il n’y avoit point de pensées & de connoissances au monde, il n’y auroit point de vérité. »

Dictionnaire philosophique : Vérité.

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VOLTAIRE – Dictionnaire Philosophique : Huit Questions sur la religion

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Religion


Jamphel Gyatso (1754-1804), huitième Dalai Lama

Voltaire, dans l’article de l’édition 1769 de son Dictionnaire philosophique pose Huit Questions sur la religion. Chacune des citations ci-dessous appartient à chaque section (qui n’est pas intitulée).

Première Question :
« En effet si la Religion juive avait été bonne, pourquoi l’aurait-on abolie ? Une Religion vraie doit être pour tous les tems & pour tous les lieux, elle doit être comme la lumière du soleil, qui éclaire tous les peuples & toutes les générations. »

Deuxième Question :
« J’ose croire, au contraire, qu’on a commencé d’abord par reconnaître un seul Dieu, & qu’ensuite la faiblesse humaine en a adopté plusieurs. »

Troisième Question :
« On commença dès le second siècle, par chasser les démons au nom de Jésus ; auparavant on les chassait au nom de Jehovah, ou Yhaho. »

Quatrième Question :
« L’ancienne maxime était qu’il vaut mieux obéïr à Dieu qu’aux hommes ; la maxime opposée est reçue, que c’est obéir à Dieu que de suivre les loix de l’État. »

Cinquième Question :
« La religion la moins mauvaise ne serait-elle point celle qui ne soutiendrait pas sa créance par des bourreaux, & qui n’inonderait pas la terre de sang pour des sophismes inintelligibles ? »

Sixième Question :
« Les sacrifices humains sont très rares chez les anciens Romains ; en un mot, la religion payenne a fait répandre très peu de sang, & la nôtre en a couvert la terre. »

Septième Question :
« Un homme blessé de vingt coups de fusil dans une bataille, ne se met point en colère ; mais un docteur blessé du refus d’un suffrage devient furieux & implacable. »

Huitième Question :
« Ne faut-il pas soigneusement distinguer la religion de l’État & la religion théologique ? [...] Il n’en est pas ainsi de la religion théologique ; celle-ci est la source de toutes les sottises, & de tous les troubles imaginables ; c’est la mère du fanatisme & de la discorde civile, c’est l’ennemie du genre humain. »

> Écouter un extrait : Questions 01 et 02.

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