Livres audio gratuits pour 'Voltaire' :


VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Génie des langues – Harmonie des langues – Littérature

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Philosophie


Œuvres de Voltaire

Les lecteurs intéressés par la langue de Molière et de Voltaire auront plaisir à retrouver le dernier dans ces trois articles du Dictionnaire philosophique.

Extraits de Langues :

Génie des langues : « On appelle génie d’une langue son aptitude à dire de la manière la plus courte et la plus harmonieuse ce que les autres langages expriment moins heureusement. »

Harmonie des langues : « J’ai connu plus d’un Anglais et plus d’un Allemand qui ne trouvaient d’harmonie que dans leurs langues. La langue russe, qui est la slavonne, mêlée de plusieurs mots grecs et de quelques-uns tartares, paraît mélodieuse aux oreilles russes.
Cependant un Allemand, un Anglais qui aura de l’oreille et du goût, sera plus content d’ouranos que de heaven et de himmel ; d’anthropos que de man ; de Theos que de God ou Gott ; d’aristos que de goud. »

L’article Littérature est riche en suggestions : « On appelle la belle littérature celle qui s’attache aux objets qui ont de la beauté, à la poésie, à l’éloquence, à l’histoire bien écrite. La simple critique, la polymathie, les diverses interprétations des auteurs, les sentiments des anciens philosophes, la chronologie, ne sont point de la belle littérature, parce que ces recherches sont sans beauté. »
parfois discutables :
« Parmi les arts libéraux, qu’on appelle les beaux-arts par cette raison-là même qu’ils cessent presque d’être des arts dès qu’ils n’ont point de beauté, dès qu’ils manquent le grand but de plaire, il y en a beaucoup qui ne sont point l’objet de la littérature : tels sont la peinture, l’architecture, la musique, etc. ; ces arts, par eux-mêmes, n’ont point de rapports aux lettres. »

> Écouter un extrait : Génie des langues.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Livres

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Philosophie


Charles Emmanuel Biset - Nature morte avec des livres, une lettre et une tulipe (2e moitié XVIIe)

L’article Livres du Dictionnaire philosophique de Voltaire comprend trois sections.

La première est riche de considérations historiques, telles :

« Avant l’admirable invention de l’imprimerie, les livres étaient plus rares et plus chers que les pierres précieuses. Presque point de livres chez nos nations barbares jusqu’à Charlemagne, et depuis lui jusqu’au roi de France Charles V, dit le Sage ; et depuis ce Charles jusqu’à François Ier c’est une disette extrême.
Les Arabes seuls en eurent depuis le VIIIe siècle de notre ère jusqu’au XIIIe.
La Chine en était pleine quand nous ne savions ni lire ni écrire. »

Mais les deux autres prennent une direction plus « voltairienne ».

Croirait-on qu’un jour le docteur Tamponet dit à plusieurs docteurs : « Je me ferais fort de trouver une foule d’hérésies dans le Pater noster, si on ne savait pas de quelle bouche divine sortit cette prière, et si c’était un jésuite qui l’imprimât pour la première fois.
Voici comme je m’y prendrais :
Notre père qui êtes aux cieux. Proposition sentant l’hérésie, puisque Dieu est partout. On peut même trouver dans cet énoncé un levain de socinianisme, puisqu’il n’y est rien dit de la Trinité. » (Section II : Le docteur Tamponet est un pseudonyme de Voltaire !)

« Étant évident par l’expérience que si la Bible traduite en langue vulgaire était permise indifféremment à tout le monde, la témérité des hommes serait cause qu’il en arriverait plus de mal que de bien, nous voulons que l’on s’en rapporte au jugement de l’évêque ou de l’inquisiteur, qui, sur l’avis du curé ou du confesseur, pourront accorder la permission de lire la Bible, traduite par des auteurs catholiques en langue vulgaire, à ceux à qui ils jugeront que cette lecture n’apportera aucun dommage. » (Section III)

Illustration : Charles Emmanuel Biset, Nature morte avec des livres, une lettre et une tulipe (2e moitié XVIIe)

Livres.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Prêtres – Théocratie – Athéisme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Religion


José Camarón y Meliá - Moisés con las tablas de la ley

Aux articles de L’Encyclopédie de 1751 concernant les religions et leur évolution historique, Dieu, Christianisme, Mahométisme, Paradis, viennent s ‘ajouter :

Prêtres
« Il est doux de dominer sur ses semblables ; les prêtres surent mettre à profit la haute opinion qu’ils avoient fait naître dans l’esprit de leurs concitoyens ; ils prétendirent que les dieux se manifestoient à eux ; ils annoncerent leurs decrets ; ils enseignerent des dogmes ; ils prescrivirent ce qu’il falloit croire & ce qu’il falloit rejetter ; ils fixerent ce qui plaisoit ou déplaisoit à la divinité ; ils rendirent des oracles ; ils prédirent l’avenir à l’homme inquiet & curieux, ils le firent trembler par la crainte des châtimens dont les dieux irrités menaçoient les téméraires qui oseroient douter de leur mission, ou discuter leur doctrine. »

Théocratie
« Après Moïse, le peuple hébreu fut gouverné par des juges que Dieu lui permit de choisir. La théocratie ne cessa point pour cela ; les juges étoient les arbitres des différens, & les généraux des armées : assistés par un sénat de soixante & dix vieillards, il ne leur étoit point permis ni de faire de nouvelles lois, ni de changer celles que Dieu avoit prescrites ; dans les circonstances extraordinaires, on étoit obligé de consulter le grand-prêtre & les prophetes, pour savoir les volontés du ciel : ainsi on regloit sa conduite d’après les inspirations immédiates de la divinité. »

et Athéisme qui pose un problème biographique littéraire :
« On peut aussi attaquer l’athéisme par ses conséquences, qui, en sappant la religion, renversent du même coup les fondemens de la morale & de la politique. En effet l’athéisme avilit & dégrade la nature humaine, en niant qu’il y ait en elle les moindres principes de morale, de politique, d’équité & d’humanité : toute la charité des hommes, suivant cet absurde système, toute leur bienveillance, ne viennent que de leur crainte, de leur foiblesse, & du besoin qu’ils ont les uns des autres. »

Cet article anti-athéiste rédigé par un théologien français et un pasteur d’origine allemande sous la direction et le regard de Voltaire et de Diderot, permet en effet de modifier l’opinion que l’on a souvent de ces deux écrivains.
Voltaire est mort en 1778. Juste avant sa mort il a proclamé qu’il vénérait Dieu, qu’il aimait ses amis, qu’il ne ressentait aucune haine pour ses ennemis et qu’il détestait la superstition.

« Je crois en Dieu, écrit Diderot à Voltaire le 11 juin 1749, quoique je vive très bien avec les athées. Je me suis aperçu que les charmes de l’ordre les captivaient malgré qu’ils en eussent ; qu’ils étaient enthousiastes du beau et du bon, et qu’ils ne pouvaient, quand ils avaient du goût, ni supporter un mauvais livre, ni entendre patiemment un mauvais concert, ni souffrir dans leur cabinet un mauvais tableau, ni faire une mauvaise action. »

Illustration : José Camarón y Meliá, Moisés con las tablas de la ley (1785).

> Écouter un extrait : Prêtres.

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VOLTAIRE – Traité sur la tolérance (Version 3)

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 3h | Genre : Religion


Jean-Antoine Houdon - Buste de Voltaire avec perruque (1778) rit

« Mais en bonne foi, parce que notre religion est divine, doit-elle régner par la haine, par les fureurs, par les exils, par l’enlèvement des biens, les prisons, les tortures, les meurtres, et par les actions de grâce rendues à Dieu pour ces meurtres ? Plus la religion chrétienne est divine, moins il appartient à l’homme de la commander ; si Dieu l’a faite, Dieu la soutiendra sans vous. »

llustration : Jean-Antoine Houdon, Buste de Voltaire avec perruque, marbre (1778), National Gallery of Art, Widener Collection, Washington.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VOLTAIRE – Sottise des deux parts

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Philosophie


Johannes Cocceius

Avant de lire ce « pur Voltaire », deux définitions :

Stercoristes, ou plutôt Stercoranistes. Ce mot est dérivé du latin stercus, excrément. Les stercoranistes pensaient que les symboles eucharistiques étaient sujets à la digestion et à toutes ses suites, de même que les autres nourritures corporelles. Les protestants, disent les théologiens, ne peuvent tirer du stercoranisme aucun avantage contre la présence réelle, que cette erreur suppose plutôt qu’elle ne l’ébranle.

Les coccéiens étaient sectateurs de Johannes Cocceius (aussi Johannes Coccejus ou Johannes Koch ou Johannes Cock), né à Brême en 1603, théologien cartésien hollandais du XVIIe siècle, qui prétendait que toute l’histoire de l’Ancien Testament est la figure et comme le tableau de celle de Jésus-Christ.

« Sottise des deux parts est, comme on sait, la devise de toutes les querelles. Je ne parle pas ici de celles qui ont fait verser le sang. Ces abominations cependant étaient du bon temps de la bonne foi germanique, de la naïveté gauloise ; et j’y renvoie les honnêtes gens qui regrettent toujours les temps passés. [...] Il y eut d’ailleurs trois ou quatre cordeliers de brûlés comme hérétiques. Cela est un peu fort ; mais après tout, cette affaire n’ayant pas ébranlé de trônes et ruiné des provinces, on peut la mettre au rang des sottises paisibles.
Il y en a toujours eu de cette espèce. La plupart sont tombées dans le plus profond oubli ; et de quatre ou cinq cents sectes qui ont paru, il ne reste dans la mémoire des hommes que celles qui ont produit ou d’extrêmes désordres ou d’extrêmes ridicules, deux choses qu’on retient assez volontiers.
[...] On renouvellerait, si on pouvait, les factions du cirque, qui agitèrent l’empire romain. Deux actrices rivales sont capables de diviser une ville. Les hommes ont tous un secret penchant pour la faction. Si on ne peut cabaler, se poursuivre, se nuire pour des couronnes, des tiares, des mitres, nous nous acharnerons les uns contre les autres pour un danseur, pour un musicien. »

Est-ce si faux ?

Sottise des deux parts.

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DIVERS – Le Temps qui passe, cinq poètes célèbres

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Poésie


Le Pont Régemortes à Moulins

Sur le thème de la nostalgie, de la fuite du temps, cinq grands poètes ont rêvé…

Théodore de Banville : Bien souvent je revois

« Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes. »

Guillaume Apollinaire : Automne malade

« Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille. »

Alfred de Musset : À Juana

« Mais que dis-je ? ainsi va le monde.
Comment lutterais-je avec l’onde
Dont les flots ne reculent pas ?
Ferme tes yeux, tes bras, ton âme ;
Adieu, ma vie, adieu, madame,
Ainsi va le monde ici-basé. »

Voltaire : À une dame ou soi-disant telle

« Ainsi mes jours égaux, que les Muses remplissent,
Sans soins, sans passions, sans préjugés fâcheux,
Commencent avec joie, et vivement finissent
Par des soupers délicieux. »

Alphonse de Lamartine : Consolation

« Mais loin de moi ces temps ! que l’oubli les dévore !
Ce qui n’est plus pour l’homme a-t-il jamais été ?
Quelques jours sont perdus ; mais le bonheur encore,
Peut fleurir sous mes yeux comme une fleur d’été. »

> Écouter un extrait : Bien souvent je revois.

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VOLTAIRE – Préface de « Rome sauvée, ou Catilina »

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Histoire


Voltaire - Rome sauvée

On ignore généralement la plupart des cinquante six pièces de théâtre écrites par Voltaire, presque toutes en vers, dont Rome sauvée, ou Catilina, tragédie de 1752.

La Préface de cette tragédie est un éloge de Cicéron que Voltaire nous présente surtout comme un poète méconnu et à qui il voue une grande admiration.Cette Préface a un intérêt indépendant de la pièce, un peu comme la Préface de Cromwell de Victor Hugo par rapport au drame qu’elle précède.

Si la tragédie Rome sauvée (lisible dans la version-texte) vous intéresse, il est bon de l’aborder en profitant de la lecture des Catilinaires de Cicéron et de l’étude de Gaston Boissier La Conjuration de Catilina.

Préface de Rome sauvée, ou Catilina.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Quatre Articles sur la Liberté

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Lettre de cachet pour l'embastillement du cardinal de Rohan (1785)

En 1750 le mot de Liberté ne suscitait pas les querelles nées depuis. Il faut attendre 1789 pour qu’il figure dans la devise républicaine, mais Voltaire, mort comme Rousseau en 1778 aurait peut-être parfois moins pris à la légère cette notion dans ces quatre articles de son Dictionnaire philosophique.

La Liberté est un dialogue où Voltaire (A) réfute les idées d’un jeune homme (B) sur ce qu’il pense être la liberté.

La Liberté de pensée est aussi un dialogue entre un Anglais milord Boldmind, officier général et le comte Medroso inquisiteur, qui déclare : « j’ai mieux aimé être le valet des Dominicains que leur victime, et j’ai préféré le malheur de brûler mon prochain à celui d’être cuit moi-même ».

La Liberté d’imprimer commence ainsi : « Mais quel mal peut faire à la Russie la prédiction de Jean-Jacques ? » Note indispensable : Rousseau a prédit la destruction prochaine de l’empire de Russie : sa grande raison est que Pierre Ier a cherché à répandre les arts et les sciences dans son empire. Mais, malheureusement pour le prophète, les arts et les sciences n’existent que dans la nouvelle capitale, et n’y sont presque cultivés que par des mains étrangères : cependant ces lumières, quoique bornées à la capitale, ont contribué à augmenter la puissance de la Russie, et jamais elle n’a été moins exposée aux événements qui peuvent détruire un grand empire que depuis le temps où Rousseau a prophétisé.

Sur la liberté naturelle est surtout une condamnation des « Lettre de cachet »
« Un Anglais en lisant cet article, a demandé : Qu’est-ce qu’une lettre de cachet ? on n’a jamais pu le lui faire comprendre. » termine cet impertinent article !

Illustration : Lettre de cachet pour l’embastillement du cardinal de Rohan (1785).

> Écouter un extrait : Liberté.

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