À Découvrir :
RACINE, Jean – Sur les vaines occupations des gens du siècle (Poème)

Donneuse de voix : Inès Ammar | Durée : 3min | Genre : Poésie


Jean Racine

Un poème de Jean Racine (1639-1699), extrait des Cantiques spirituels.

« Quel charme vainqueur du monde
Vers Dieu m’élève aujourd’hui ?
Malheureux l’homme qui fonde
Sur les hommes son appui ! [...] »

Sur les vaines occupations des gens du siècle.
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À Découvrir :
MENDÈS, Catulle – Don Juan au Paradis

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Nouvelles


Don Juan

Avant d’écouter cette nouvelle de Catulle Mendès célébrant la memoire de Don Juan, il est suggéré par l’auteur de se rappeler les vers de Don Juan aux enfers de Baudelaire.

« Quand il comparut, – après les formalités, très simplifiées pour lui, de l’agonie et de la mort, – devant le Juge qui, choisissant le bon grain de l’ivraie, ouvre aux élus les portes paradisiaques et précipite les damnés à l’éternelle géhenne, Don Juan, selon qu’il est écrit dans le livre de Charles Baudelaire, ne daigna point se montrer ému. [...]

A l’aspect de cet adolescent qui avait eu, dès la terre, l’immortalité de la grâce, les vierges du ciel révèrent d’un ciel qu’elles ne connaissaient pas, et soupirèrent, charmées ; elles faisaient des vœux, se parlant bas entre elles, pour qu’aucune charge grave ne s’élevât contre l’accusé, pour qu’il fût admis dans l’impérissable joie, salaire des innocences ou des repentirs ; elles auraient plaisir à se promener en sa compagnie… »

Don Juan au paradis.

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BURNEY, Fanny – Camilla (Tome 02)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 5h 32min | Genre : Romans


Elizabeth Vigée-Lebrun - Portrait de Teresa Czartoryska

Dans cette deuxième partie, nous retrouvons les personnages du premier tome.

Edgar, très attiré par Camilla, hésite un peu à lui déclarer son amour, sur les conseils du docteur Marchmont, qui lui demande de s’assurer, avant de faire sa demande, du cœur de Camilla.
Camilla, persuadée qu’Edgar va épouser sa belle cousine Indiana, mariage souhaité par leur oncle, sir Hugh, s’efforce de maîtriser ses sentiments, qui l’entraînent, malgré elle, vers Edgar.

Traduction anonyme (1798).

Illustration : Elizabeth Vigée-Lebrun, Portrait de Teresa Czartoryska (1801).

Accéder à l’œuvre intégrale.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VOISENON, Claude-Henri de Fusée (de) – Histoire de la félicité

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Philosophie


Claude-Henri de Fusée de Voisenon

Claude-Henri de Fusée de Voisenon (1708-1775), homme de lettres grand ami de Voltaire (1694-1778), académicien français, abbé ayant refusé d’être évêque, « grand amateur de bon vin, de bonne chère et de galanterie, on le disait amant de Madame Favart. Il écrivait des romans et des contes libertins, rimait des poésies légères ou à sujets bibliques, et composa des comédies en vers dont plusieurs eurent du succès et un opéra (L’Amour et Psyché) ». (Wikipédia)

Trois titres : Zulmis et Zelmaïde, conte licencieux, Le Code des amants et Histoire de la félicité dont voici le sujet :

« Plus on s’écarte de soi même, plus on s’écarte du bonheur : c’est ce que je vais prouver par l’histoire d’un père et d’une mère, qui, revenus de leurs erreurs, en firent le récit à leurs enfants, et sacrifièrent leur amour-propre au désir de les instruire. »

et l’introduction :

« La Félicité est un être qui fait mouvoir tout l’univers ; les poètes la chantent, les philosophes la définissent, les petits la cherchent bassement chez les grands, les grands l’envient aux petits, les jeunes gens la défigurent, les vieillards en parlent souvent, sans l’avoir connue ; les hommes, pour l’obtenir, croient devoir la brusquer ; les femmes, qui ordinairement ont le cœur bon, essaient de se l’assurer en tâchant de la procurer, l’homme timide la rebute, le téméraire la révolte, les prudes la voient sans pouvoir la joindre, les coquettes la laissent sans la voir ; tout le monde la nomme, la désire, la cherche ; presque personne ne la trouve, presque personne n’en jouit ; elle existe pourtant, chacun la porte dans son cœur et ne l’aperçoit que dans les objets étrangers. »

Illustration :

Histoire de la félicité.

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THACKERAY, William Makepeace – La Foire aux vanités (Tome 01)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 13h 2min | Genre : Romans


Vanity Fair

La Foire aux vanités (Vanity Fair), publié en feuilletons entre 1846 et 1848, est un des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise. Le titre est emprunté à un épisode célèbre du Voyage du pèlerin (1678), de John Bunyan. Thackeray (1811-1863), le grand rival de Dickens, y brosse un tableau satirique d’un monde matérialiste et y dénonce le poids de la morale dans la société pré-victorienne. Le roman relate les destinées entrelacées de deux héroïnes fortement contrastées, qu’opposent leurs origines sociales et leurs personnalités. Rebecca Sharp (« Becky »), orpheline d’une mère française, danseuse d’opéra, et d’un père artiste peintre sans le sou, est une jeune femme ambitieuse et sans scrupules, tandis que Amelia Sedley, fille d’un riche négociant de la City, chez qui elles séjournent toutes deux après avoir quitté le pensionnat de Miss Pinkerton, est douce, généreuse et effacée. Leur amitié, d’abord étroite, sera mise à mal lorsque George Osborne, ami d’enfance d’Amelia puis son mari, se laissera séduire par Rebecca, devenue Mrs Crawley.
La première moitié de l’œuvre a pour toile de fond la Cité de Londres, qui – à la suite des guerres napoléoniennes – connaît ses premières crises financières, et se clôt au soir de la bataille de Waterloo, gagnée à la surprise générale par les Anglais. L’insouciance et la folle gaîté, puis la panique, de la haute société britannique installée à Bruxelles à la veille du combat, est un des morceaux de bravoure du roman.

La traduction de Georges Guiffrey est assez libre et j’ai corrigé quelques-unes de ses inexactitudes les plus flagrantes. J’ai aussi sauté le passage intitulé « Nuit d’attaque » – Chapitre 6, pages 81 à 84 – qui n’est guère intéressant et a d’ailleurs disparu des éditions anglaises du roman. J’ai délibérément francisé la prononciation de la plupart des noms propres.

Traducteur: Georges Guiffey (1827-1887).

> Écouter un extrait : Chapitres 01.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Tout est bien – Sens commun

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Philosophie


Mylord Bolingbroke

Ironie et philosophie dans ces deux mises au point du Dictionnaire philosophique de Voltaire.

Tout est bien

Selon Épicure
« Ou Dieu veut ôter le mal de ce monde, et ne le peut : ou il le peut, et ne le veut pas ; ou il ne le peut, ni ne le veut ; ou enfin il le veut et le peut. S’il le veut et ne le peut pas, c’est impuissance, ce qui est contraire à la nature de Dieu ; s’il le peut et ne le veut pas, c’est méchanceté, & cela est non moins contraire à sa nature ; s’il ne le veut ni ne le peut, c’est à la fois méchanceté & impuissance ; s’il le veut et le peut (ce qui seul de ces parties convient à Dieu), d’où vient donc le mal sur la terre ? »

Sens commun

« Cet homme n’a pas le sens commun, est une grosse injure. Cet homme a le sens commun, est une injure aussi ; cela veut dire qu’il n’est pas tout-à-fait stupide, et qu’il manque de ce qu’on appelle esprit. Mais d’où vient cette expression sens commun, si ce n’est des sens ? Les hommes quand ils inventèrent ce mot faisaient l’aveu que rien n’entrait dans l’ame que par les sens, autrement, auraient-ils employé le mot de sens pour signifier le raisonnement commun ? »

Illustration : Charles d’Agar, Portrait de Henry St John, 1st Viscount Bolingbroke (1678).

Tout est bien.

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SAINTE-BEUVE, Charles Augustin – Portraits littéraires : La Fontaine

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 34min | Genre : Essais


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« La Fontaine dépensait son génie, comme son temps, comme sa fortune, sans savoir comment, et au service de tous. Si jusqu’à l’âge de quarante ans il en parut moins prodigue que plus tard, c’est que les occasions lui manquaient en province, et que sa paresse avait besoin d’être surmontée par une douce violence. Une fois d’ailleurs qu’il eut rencontré le genre qui lui convenait le mieux, celui du conte et de la fable, il était tout simple qu’il s’y adonnât avec une sorte d’effusion, et qu’il y revînt de lui-même à plusieurs reprises, par penchant comme par habitude. La Fontaine, il est vrai, se méprenait un peu sur lui-même ; il se piquait de beaucoup de correction et de labeur, et sa poétique qu’il tenait en gros de Maucroix, et que Boileau et Racine lui achevèrent, s’accordait assez mal avec la tournure de ses œuvres. Mais cette légère inconséquence, qui lui est commune avec d’autres grands esprits naïfs de son temps, n’a pas lieu d’étonner chez lui, et elle confirme bien plus qu’elle ne contrarie notre opinion sur la nature facile et accommodante de son génie. »

Portraits littéraires : La Fontaine.

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RENARD, Maurice – Les Mille et un Matins (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 31min | Genre : Nouvelles


Suzannah

Maurice Renard, très présent sur notre site, a confié plusieurs articles à des journaux (L’Intransigeant, Le Matin…) réunis sous le titre Les Mille et un Matins dont voici quatre nouvelles :

- Elle,
- Sous le joug du rêve,
- L’Emmuré,
- Suzannah.

Pour faire pleurer les âmes sensibles :

« Suzannah, la dernière girafe du monde, allait mourir. Dans son hall du Jardin Zoologique, – son hall bien chauffé, à la température équatoriale, – elle gisait sur une épaisse litière. Des couvertures enveloppaient son grand corps difforme et pourtant gracieux. Son cou s’allongeait, sans force, éloignant comme à l’écart la fine tête cornue ; et ses vastes yeux noirs, pleins de tristesse et de douceur, se ternissaient, peu à peu, au ras du sol.
Avec elle, toute une race agonisait ; des millions de girafes étaient mortes avant elle ; mais, semblait-il, elles mouraient définitivement de la mort de Suzannah, la dernière de toutes. »

Note : On n’en est pas encore là, mais selon l’UICN, le nombre de girafes a dramatiquement chuté ces 30 dernières années faisant ainsi passer ces animaux dans la catégorie des « espèces vulnérables ».

Illustration : Une victime de l’inondation de 1910 : la girafe, la veille de sa mort par refroidissement, Muséum national d’histoire naturelle (Paris).

> Écouter un extrait : Elle.

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AHIKAR – Job d’été

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 7min | Genre : Contemporains


Job d'été

Bonjour,

Je vous propose un texte sélectionné et lu par Guillaume de Louvencourt pour son émission L’Instant littéraire.

La réification par le travail, la famille n’est pas toujours le lieu où s’achève la construction de soi, le travail peut avoir un effet révélateur. On se découvre sous un autre jour, sous un autre rapport avec l’autre.

Le début :
« Mon père m’avait tellement écrasé, tellement traité de bon à rien, que je crus pendant longtemps que je serais plus tard incapable d’avoir un métier. Mon premier emploi fut un job d’été. Je travaillai pendant un mois aux abattoirs de la commune. C’était un travail dur, éprouvant physiquement. J’étais équipé d’une sorte de grosse cuillère et je vidais les poulets. Un poulet toutes les sept secondes. J’avais intérêt à suivre la cadence, sinon à moi tout seul, je pouvais être responsable de l’arrêt de la chaîne… »

Avec l’accord de Guillaume de Louvencourt que je tiens à remercier pour sa grande gentillesse, et bien sûr sa très belle lecture.

Job d’été.

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FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame Henri de Régnier (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Biographies


Jean-Louis Forain - Madame Henri de Régnier

Marie de Heredia (1875-1963), fille de José Maria de Heredia (1842-1905), épouse d’Henri de Régnier (1864-1936) poétesse, romancière et journaliste, écrivit sous le pseudonyme de Gérard d’Houville.
Elle a vécu au milieu d’artistes et de poètes (Leconte de Lisle, Anna de Noailles, Paul Valéry, Pierre Louÿs, dont elle fut la maîtresse, Edmond Jaloux, Gabriele d’Annunzio, etc).

Le ctitique littéraire Paul Flat (1865-1918), connu pour ses études de Balzac, a été conquis par le roman L’Esclave (1905) de Madame Henri de Régnier à qui il consacre ces pages (mais que « les droits d’auteur » nous interdisent de lire !). Contentons nous des extraits nombreux qui nous sont offerts.

Les remarques de Flat sur la littérature (féminine surtout) sont à méditer.

« Il faut aimer ces ouvrages, qui par la sagesse de leur ordonnance, par l’harmonie de leurs proportions, se rattachent à ce qu’il y a de plus pur dans la tradition de notre génie. Il faut les aimer, non seulement parce qu’ils vivifient en nous la notion de Beauté, mais d’une certaine Beauté, qui n’est qu’à nous, et par laquelle nous avons exercé sur les esprits ce long prestige que seul put affaiblir le flot des importations de l’étranger et ce cosmopolitisme malsain venant composer de toutes les esthétiques un étrange amalgame. On se défend comme l’on peut, et la meilleure façon de se défendre, c’est encore d’obéir aux suggestions de son tempérament. »

Illustration : Jean-Louis Forain, Portrait de Madame Henri de Régnier (1907).

Maame Henri de Régnier.

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