À Découvrir :
WHARTON, Edith – Au temps de l’innocence

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 10h 6min | Genre : Romans


La Comtesse Olenska

« – Bon Dieu ! s’exclama tout à coup Lawrence Lefferts, détournant sa lorgnette de la scène [...] et silencieusement il tendit sa lorgnette au vieux Sillerton Jackson.

Newland Archer suivit le regard de Lefferts et vit, avec surprise, que son exclamation avait été occasionnée par l’entrée d’une jeune femme dans la loge de Mrs Mingott. Cette jeune femme était svelte, un peu moins grande que May Welland, et ses cheveux bruns, coiffés en boucles serrées contre ses tempes, étaient encerclés d’une étroite bande de diamants. La jeune femme, qui semblait inconsciente de l’attention qu’attirait sa toilette originale, s’installa à côté de Mrs Lovell Mingott.

Ces messieurs attendaient avec un visible intérêt l’oracle qu’allait rendre Mr Sillerton Jackson. De ses yeux bleus troubles, ombragés de vieilles paupières sillonnées de veines, il scruta en silence la loge de Mrs Mingott ; puis, relevant sa moustache d’un air songeur, il dit simplement :

- Je n’aurais jamais cru que les Mingott oseraient cela. »

Au temps de l’innocence (The Age of Innocence), roman le plus connu d’Edith Wharton, reçut le prix Pulitzer en 1921. Il fut adapté au cinéma à trois reprises, notamment par Martin Scorcese en 1993.

Féroce satyre sociale autant qu’étourdissante histoire d’amour, il nous plonge dans la société conservatrice, étriquée et impitoyable du New York des années 1870. Les robes virevoltent au gré des bals incessants, les hommes parlent d’affaires au milieu des cigares et liqueurs dans leurs salons cossus. Newland Archer est promis à la belle May Welland, mais sans même s’en rendre compte, il étouffe au milieu des conventions et des faux-semblants. Il va rencontrer à l’opéra l’éblouissante Comtesse Olenska, et sa vie va en être bouleversée.

Traduction anonyme parue dans la Revue des Deux Mondes en 1920.

Illustration : Lady Victoria Wemyss, par Philip Alexius De Laszlo (1869-1937).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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À Découvrir :
WHARTON, Edith – Atrophie

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 37min | Genre : Nouvelles


Atrophie

« Brusquement, Norah se leva ; la tête lui tournait.
Est-ce que vraiment, elles étaient là en tête-à-tête, depuis une demi-heure, à échanger ces platitudes, tandis qu’à l’étage le sens, la vérité, le poids, la portée de deux vies étaient à la merci d’une montée de fièvre ?
Comment  Norah s’était-elle laissée hypnotiser ainsi ?
Quel  pouvoir avait donc cette créature insipide et fanée sur une femme jeune, belle et de plus, aimée ? »

Traduction anonyme parue dans la Revue des deux mondes en 1929.

Illustration : Edmund Charles Tarbell (1862-1938), Rêverie, 1913.

Atrophie.

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COLET, Louise – Enfances célèbres : Pic de la Mirandole

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 21min | Genre : Biographies


Paul Delaroche - L'Enfance de Pic de la Mirandole

Jean Pic de La Mirandole, enfant célèbre et savant universel, descendait de François Pic de La Mirandole, qui fut podestat de Modène, en 1312, et chef du parti gibelin. Il naquit à la Mirandole, en 1463…

Illustration : Paul Delaroche, L’Enfance de Pic de la Mirandole (1842).

Notice.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Morale

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Philosophie


Zénon de Citium

L’article de L’Encyclopédie sur la Morale n’a pas du tout le ton de celui de Voltaire dans son Dictionnaire philosophique.
C’est une histoire sérieuse et érudite de la Morale à travers les âges jugée par un admirateur des Stoïciens et dont nous citons l’intéressante conclusion philosophique sur les rapports de la foi et de la morale :

« Enfin ce seroit mal connoître la religion, que de relever le mérite de la foi aux dépens de la Morale ; car quoique la foi soit nécessaire à tous les Chrétiens, on peut avancer avec vérité, que la Morale l’emporte sur la foi à divers égards. 1°. Parce qu’on peut être en état de faire du bien, & de se rendre plus utile au monde par la Morale sans la foi, que par la foi sans la Morale. 2°. Parce que la Morale donne une plus grande perfection à la nature humaine, en ce qu’elle tranquillise l’esprit, qu’elle calme les passions, & qu’elle avance le bonheur de chacun en particulier. 3°. Parce que la regle pour la Morale est encore plus certaine que celle de la foi, puisque les nations civilisées du monde s’accordent sur les points essentiels de la Morale, autant qu’elles different sur ceux de la foi. 4°. Parce que l’incrédulité n’est pas d’une nature si maligne que le vice ; ou, pour envisager la même chose sous une autre vue, parce qu’on convient en général qu’un incrédule vertueux peut être sauvé, sur-tout dans le cas d’une ignorance invincible, & qu’il n’y a point de salut pour un croyant vicieux. 5°. Parce que la foi semble tirer sa principale, si ce n’est pas même toute sa vertu, de l’influence qu’elle a sur la morale. »

À méditer…

Illustration : Zénon de Citium (1655).

Morale.

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WHARTON, Edith – Les Metteurs en scène

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 38min | Genre : Nouvelles


Les Metteurs en scène

Jean Le Fanois mène la vie assommante et équivoque de « metteur en scène », de lanceur de nouveaux riches dans le monde parisien. De grosses pertes au jeu avaient sérieusement entamé sa modeste fortune. Il noua rapidement des relations avec un riche Américain qui le chargea de décorer son hôtel. Il toucha de fortes commissions de la part des antiquaires et brocanteurs. Après la mort de son mécène, il devint le conseiller attitré des Américains désireux de dépenser leurs millions au profit des oisifs parisiens.

Au cours de ses recherches, il rencontre miss Blanche Lambert, qui vit, comme lui, aux dépens d’une veuve milliardaire qui rêve d’un beau mariage. Très vite, les deux jeunes gens lui trouvent un mari digne de ses exigences.

Leur association continue à bien fonctionner. Ils lancent de riches bienfaiteurs dans le monde des aristocrates français ruinés.

Un jour, ils font la connaissance de deux riches et naïves Américaines, Mrs et Miss Smithers. La mère rêve d’un beau mariage pour sa fille. Jean le Fannois trouve rapidement un prétendant, un charmant jeune duc.

Les Metteurs en scène.

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MADELINE, Jean – Monsieur Chefdor

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Monsieur Chefdor

Monsieur Chefdor est une amusante nouvelle de Madeline, dans laquelle le héros évoque immanquablement le Tartarin de Daudet, mais il est collectionneur plutôt que chasseur ! Il ne fallait surtout pas toucher à « sa » Fausta, petite pièce de monnaie représentant l’impératrice Fausta Maxima Flavia qui joue un rôle capital dans cette savoureuse histoire de petite ville, contée comme Luce Magali.

M. Chefdor était un homme extraordinaire par sa parole. « Son langage était toujours abondant et choisi. Sa conversation était une conférence, par les nobles périodes où elle se déroulait, et par l’unité où elle savait se maintenir. Car elle ne se fractionnait pas en mots épars, en menus épisodes, comme c’est l’habitude dans les salons modernes où les paroles légères sautillent autour des tasses de thé, se posent pour becqueter une miette de biscuit, et s’envolent, pareilles à des moineaux furtifs. M. Chefdor abordait un sujet, et ne le quittait plus d’une heure. Il ne l’aurait pas quitté de tout le jour, car il ne s’épuisait ni ne se fatiguait jamais. Mais ses auditeurs se fatiguaient beaucoup. »

Illustration : Monnaie de Fausta Maxima Flavia (IVe siècle).

Monsieur Chefdor.

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GRÉVILLE, Henry – Un violon russe

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 10h 26min | Genre : Romans


UnViolonRusse.gif

Quand le violoniste virtuose Démiane, pris dans les rets de la Princesse Redine, lèvera-t-il les yeux sur son accompagnatrice au piano ?

Extrait : « Démiane jouait de son instrument chétif avec une adresse étonnante. Son doigté fantasque se souciait peu des règles de l’art ; bien des notes n’eussent pas trouvé grâce près de l’oreille d’un maître ; mais un sentiment sauvage, fougueux, passionné, emportait l’enfant musicien au-delà du monde réel, du piano médiocre, du violon mauvais, de la musique difficile à lire, difficile à exécuter. Après dix mesures de bredouillage complet, une phrase mélodique se dessinait-elle, Démiane la cueillait du bout de son archet et l’emportait à des hauteurs où le compositeur lui même n’eût pas dédaigné de la saluer au passage. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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POE, Edgar Allan – Le Domaine d’Arnheim

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Le Domaine d'Arnheim

La nouvelle d’Edgar Poe Le Domaine d’Arnheim traduite en 1847 par Baudelaire dut séduire son traducteur par les problèmes qu’elle soulevait.

Le Domaine d’Arnheim, nom allemand, est l’équivalent de Home of the eagle, La Maison de l’aigle. Il s’agit d’un château et d’un jardin-paysage fictif des États-Unis ; Poe, dans une première partie, expose des réflexions sur les rapports de l’homme et de la nature et, dans la seconde, nous fait goûter les délices de ce jardin idyllique.
Un critique écrit : « La ville, la route d’eau, la végétation luxuriante… Le Domaine d’Arnheim est d’une souplesse déliée, d’une variété de tracés et de couleurs qui mêlent au romantisme du Voyage la fantastique et constante découverte de sites décalés et protégés, nostalgiques et rêveurs des Jardins de Babylone. »
Le bonheur que l’on peut trouver dans le pré, chantera plus tard Paul Fort, le héros le trouve dans ce domaine.

« Et je ne me sers pas ici du mot prospérité dans son sens purement mondain. Je l’emploie comme synonyme de bonheur. La personne dont je parle semblait avoir été créée pour symboliser les doctrines de Turgot, de Price, de Priestley et de Condorcet, – pour fournir un exemple individuel de ce que l’on a appelé la chimère des perfectionnistes. Dans la brève existence d’Ellison, il me semble que je vois une réfutation du dogme qui prétend que dans la nature même de l’homme gît un principe mystérieux, ennemi du bonheur. »

La lecture est souvent difficile, tant, parfois, les avalanches verbales déferlent dans cette prose qui annonce,vingt ans plus tard, les Chants de Maldoror. Jugez en :

« Toutes mes réflexions sur ce sujet reposaient sur cette idée, que l’intention primitive de la nature devait avoir disposé la surface de la terre de manière à satisfaire en tout point le sentiment humain de la perfection dans le beau, le sublime ou le pittoresque ; mais que cette intention primitive avait été déjouée par les perturbations géologiques connues ; – perturbations qui avaient été ressenties par les formes et les couleurs, dans la correction et le mélange desquelles gît l’âme de l’art. Mais la force de cette idée se trouvait très-affaiblie par la nécessité conséquente de considérer ces perturbations comme anormales et destituées de toute espèce de but. »

Illustration : Le Domaine d’Arnheim (1883).

Le Domaine d’Arnheim.

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LAS CASES, Emmanuel (de) – Mémorial de Sainte-Hélène (Chapitres 06 et 07)

Donneur de voix : Gustave | Durée : 10h 21min | Genre : Histoire


Napoléon Ier dictant ses mémoires aux généraux Montholon et Gourgaud en présence du grand-maréchal Bertrand et du comte de Las Cases

Noble émigré rallié à l’Empire, Emmanuel de Las Cases (1766-1842) est fait chambellan et comte d’Empire. Resté fidèle à Napoléon, il l’accompagne à Sainte-Hélène, partageant son exil jusque fin 1816, où il est arrêté et renvoyé en Europe. Il fait office de secrétaire particulier de l’empereur déchu, notant leurs conversations, dont il compose plus tard, au château de Sohan, le Mémorial de Sainte-Hélène. Cet ouvrage de plus de 2000 pages est sans doute le meilleur témoignage sur la déchéance de Napoléon, mais surtout sur sa pensée, ou du moins de ce qu’il a voulu en laisser. Autorisé à rentrer en France après la mort de Napoléon, Las Cases publie le Mémorial en 1823 ; le succès de l’ouvrage est immense et fait la fortune à son auteur. Ceci est la quatrième des huit parties proposées.

> Écouter un extrait : Chapitre 06.

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BATAILLE, Albert – Affaire Tremblié

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Histoire


La tête décapitée de François Farbos

Neuvième procès d’Assises sur le site, extrait des Causes criminelles et mondaines rassemblées par Albert Bataille, Affaire Tremblié, l’homme sans tête de Buenos-Ayres (1894).

« Il est impossible de se rendre compte de l’émotion soulevée dans la République Argentine par cette affaire de l’homme coupé en morceaux, de l’homme sans tête, del hombre descuartizado, del hombre sin cabeza.
Le meurtrier fut arrêté à Dunkerque au moment où il débarquait. C’est cet homme qui comparait aujourd’hui devant la Cour d’assises du Nord après deux années d’une instruction qui a réuni contre lui un faisceau formidable de preuves. »

« Tremblié a bénéficié du lointain : on n’exécute pas pour un crime commis dans la République Argentine. Le doute et le mystère croissent en raison directe du carré des distances, surtout quand l’accusé reste fidèle ou vieux précepte d’Avinain : « N’avouez jamais ! » »

NB : « N’avouez jamais ! » : telle est la parole fameuse jetée à la foule, du haut de l’échafaud, par le boucher Avinain , exécuté à Paris le 29 novembre 1867 pour meurtres et actes de barbarie. Ceux qui avouent, s’est-il écrié, sont exécutés ; quant à ceux qui nient, on ne leur fait rien… Avinain a gravi assez courageusement les degrés de l’échafaud. Arrivé sur la plate-forme, il s’est tourné vers le public et il a dit d’une voix forte : « Messieurs, n’avouez jamais ! »

Ne voyez pas là un conseil, mais un rappel historique !

Illustration : Tête décapitée de François Farbos.

Affaire Tremblié.

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