À Découvrir :
SCHOELCHER, Victor – Décret du 27 avril 1848 abolissant l’esclavage

Donneur de voix : Prof. Tournesol | Durée : 4min | Genre : Histoire


Victor Schoelcher (Statue en Martinique)

En 1848, le ministre de la marine et des colonies, Arago, n’envisage pas une abolition immédiate de l’esclavage. Victor Schoelcher va le pousser dans la voie d’une action rapide.

Par ce décret, l’esclavage est aboli. Son application s’effectuera toutefois de façon aléatoire.

Décret du 27 avril 1848 abolissant l’esclavage.

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À Découvrir :
BOCCACE, Jean – Les Deux Amis

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Contes


Les Deux Amis

Les Deux Amis est une double illustration des engagements de l’amitié ; un Athénien et un Romain rivalisent de générosité mutuelle au temps d’Auguste.
Notez la remarquable plaidoirie de Titus défendant son mariage (plutôt illégal) devant la famille de Sophronie dont à aucun moment on n’entend la voix ! (Curieux, non ?) Voyez plutôt : le jeune fiancé cède (c’est le mot) sa fiancée à son grand ami Titus :
« J’amènerai Sophronie dans ma maison, je ferai les noces ; le soir, dans le plus grand secret, tu iras coucher avec elle, comme avec ta femme. Ensuite, lorsque les circonstances le permettront, nous rendrons l’aventure publique. Qu’on agrée ou qu’on n’agrée pas ce mariage clandestin, il sera fait, et il ne sera au pouvoir de personne d’en briser les nœuds. »

Conclusion du conte : « Pourquoi donc les hommes se montrent-ils si empressés à se procurer des parents, des frères, à grossir leur suite d’un grand nombre de domestiques, et qu’ils négligent de se procurer de véritables amis ? On est quelquefois délaissé par ses parents, abandonné par ses serviteurs ; qu’on retrouve un ami, lui seul répare cette perte en entier. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Les Deux Amis, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Les Deux Amis.

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LEMERCIER, Eugène – Six Poèmes monologues

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Poésie


Eugène Lemercier - 10 Monologues

Eugène Victor Lemercier (1862-1939) est un chansonnier français, auteur de revues, de monologues, de saynètes et de chansons.

Ces six monologues-fables choisis, pleins d’humour, méritent une place non loin de La Fontaine ou d’Aristide Bruant.

Quelques vers de La Manie des noms d’animaux :
« – Oui, me dit-ell’, tu n’es qu’un’ moule,
Tu possèd’s un cœur de moineau,
Tu n’peux pas rencontrer un’ poul’
Sans agir comme un dindonneau ;
Devant sa port’, tu fais l’pied d’grue,
Tu frétill’s ainsi qu’un goujon,
Sans te douter qu’c’est un’ morue
Qui va t’plumer comme un pigeon.

- Tu vas m’fair’ tourner en bourrique,
Que j’réponds, oui, j’t’ai fait coucou,
Car j’n’ai pas ça dans l’sang, vieill’ bique !
La fidélité du toutou ;
T’auras beau hurler comme un’ hyène,
Je m’laiss’rai plumer si ça m’plait,
T’es bien trop rat et bien trop chienne
Pour me servir de vache à lait !

- À la maison, je sais qu’ t’es l’ singe,
Répliqu’ ma femme, avec dédain,
Toi, t’aim’ la cocotte et l’ beau linge,
Mais ça n’ t’ empêch’ pas d’être un daim ;
Quand, aux pieds d’un’ dinde, on s’ag’nouille,
Mon pauvre chat, on n’est qu’un s’rin,
On fait l’ matou près d’un’ grenouille,
Une oi’ qui vous pose un lapin. »

> Écouter un extrait : Le Miracle raté.

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BOVE, Emmanuel – La Mort de Dinah

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 2h 10min | Genre : Nouvelles


Rose blanche

Une petite fille de treize ans, Dinah va mourir, atteinte de tuberculose. Un séjour en Suisse pourrait la sauver mais sa mère n’a pas les moyens de payer le voyage. Dinah mourra de la mesquinerie de tous : celle de Jean et de sa femme, celle du propriétaire du pavillon qu’elles louent et celle de son oncle.

« Ce court roman réussit à nous émouvoir tout en restant parfaitement honnête. Comme toujours Emmanuel Bove réussit à parler de l’intime et de la misère dans une langue courte et sans fioritures, visant à une sorte de transparence qui au lecteur non initié peut paraître fade et neutre alors qu’il s’agit très exactement de l’inverse. Toujours prompt à pointer les faux-semblants et la médiocrité des hommes, Bove ne s’autorise jamais la facilité et trace à la pointe sèche des psychologies tout à fait précises et crédibles. » (Barda, Critiques Libres)

« Dans ce style simplifié qui est le sien, volontiers dépouillé, tranchant, Bove nous donne ici encore un exemple parfait de sa petite musique : un lento decrescendo, traversé de doutes et de torpeurs, où les choses de la vie vont toujours bancales, toujours pincées – comme on le dit parfois d’un cœur. » (Jean-Luc Coatalem, Le Quotidien de Paris)

« La Mort de Dinah est bien à l’image de l’œuvre de Bove, qui a souffert d’un relatif désintérêt du public. Des livres étonnamment modernes, portés par une écriture d’une précision et d’une rigueur rares. » (M.P., La Cité)

Illustration : Rose blanche.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DELBRUCK, Georges – Le Club de l’harmonie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Thomas Cole - Dream of Arcadia

Le Club de l’harmonie est un extrait d’un long roman intitulé Au pays de l’harmonie et publié en 1906 par Georges Delbruck.

« Sans tirades socialistes et sans développements scientifiques, vous y apprendrez comment une peuplade sauvage de gens extrêmement civilisés vit à l’abri des principaux tyrans qui malmènent l’homme : le besoin d’argent et l’ambition, par exemple ; comment l’amour libre se concilie admirablement avec les plus pures lois de l’hygiène et de quelle façon la musique parvient à adoucir les mœurs… Ce livre de Georges Delbruck est plein de jolies pensées, de jolies peintures, et il console de tous les romans sentimentaux de cette époque où le sentiment analysé va généralement d’un adultère en herbe à un adultère épanoui, faisant regretter un libertinage plus sain, sinon plus ample. »
(Rachilde, « Les Romans », Mercure de France)

« J’ai pensé, continua Lysias, que cela vous intéresserait peut-être d’écrire le récit de vos aventures et de tenter de l’envoyer en France. Nous réduirons votre manuscrit par la photographie et le tirerons sur pelure avant de le confier au pigeon voyageur. J’y mets toutefois une condition expresse, c’est que vous ne fournirez aucun renseignement de nature à divulguer le secret du courant zénithal, que vous ne donnerez ni votre nom ni le nom de la localité d’où vous êtes parti, ni la position géographique de notre pays, position que vous ne connaissez d’ailleurs pas. »

Delbruck est à rapprocher de Jules Verne, de Georges Wells ou de Rosny aîné.

Illustration : Thomas Cole, Dream of Arcadia (1838).

Le Club de l’harmonie.

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FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame Renée Vivien

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 21min | Genre : Biographies


Renee Vivien.gif

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Le prix Renée-Vivien est décerné annuellement en son honneur.

Extrait :
« Tout aussi bien que notre monde moderne, le monde antique avait senti la valeur de la virginité, ce qu’elle maintient à l’âme de vigueur et d’énergie, en lui permettant de canaliser dans une même direction l’ensemble des forces qui sont latentes en elle. Seulement, n’ayant pas ce souci de moralité inséparable de la conception chrétienne, il n’en pouvait suivre les prolongements dans la conduite de la vie. En condensant son idée dans le mythe des Amazones, il lui avait imposé des limites où s’enferme strictement notre auteur. Elle ne veut voir dans la virginité que l’horreur de toute dépendance et la fierté de l’âme qui a refusé le joug :

Leur regard de dégoût enveloppe les mâles
Engloutis sous les flots nocturnes du sommeil.
Elles gardent une âme éclatante et sonore
Où le rêve s’émousse, où l’amour s’abolit,
Et ressentent, dans l’air affranchi de l’aurore,
Le mépris du baiser et le dédain du lit.
Leur chasteté tragique et sans faiblesse abhorre
Les époux de hasard que le rut avilit. »

Illustration : Renée Vivien (1909).

Madame Renée Vivien.

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HUGO, Victor – Inferi – Océan (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Ivan Aivazovsky - Chaos (1841)

Deux longs poèmes peu connus de La Légende des siècles (Dernière Série, 1883).

Inferi chanté par Hugo d’une toute autre manière que par Voltaire.

« Chiourmes de la mort, égouts, fosses communes !
On les voit vaguement comme de sombres lunes.
Rien n’arrête leur vol hideux.
Au-dessus d’eux la brume et l’horreur se répandent,
La profondeur les hait ; les précipices pendent
Dans les gouffres au-dessous d’eux. »

Océan, en deux parties, est l’affirmation de la toute puissance des mers suivie de la réponse victorieuse de l’homme :

« Tais-toi, mer ! Les cœurs s’appellent ;
Les fils de Caïn se mêlent
Aux fils d’Abel ;
L’homme, que Dieu mène et juge,
Bâtira sur toi, déluge,
Une Babel.

Et tu verras sans colère,
Du tropique au flot polaire
Dieu te calmant,
Au-dessus de l’eau sonore,
Se construire dans l’aurore
Superbement
Les progrès et les idées,
Pont de cent mille coudées
Que rien ne rompt,
Et sur tes sombres marées
Ces arches démesurées
Resplendiront. »

Illustration : Ivan Aivazovsky, Chaos (1841).

Inferi.

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MALOT, Hector – En famille

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 10h 20min | Genre : Romans


En famille

Le roman très connu d’Hector Malot, Sans famille, est dans la bibliothèque de Littératureaudio.com et a beaucoup plu aux audiolecteurs.

En famille est moins connu, mais tout aussi attachant. Il a été publié en 1893 et couronné par l’Académie française (prix Montijon).

Ce roman raconte l’histoire d’une jeune orpheline d’une douzaine d’années : Perrine. Il commence avec l’arrivée, après la mort d’Edmond, de Marie et de sa fille Perrine à Paris, épuisées et sans argent. Marie, exténuée par le voyage, est à l’article de la mort. Avant de mourir, elle révèle à Perrine que son mari était le fils d’un riche industriel, qui l’avait envoyé aux Indes pour affaires. Le jeune homme s’était marié avec la fille d’un riche Indien, converti au christianisme, sans le consentement de son père, qui l’avait destiné à un autre mariage. Le vieil homme avait toujours refusé de reconnaître sa belle-fille. Perrine doit donc rejoindre son grand-père, sans se faire connaître, pour ne pas être rejetée, et essayer de se faire aimer. Sans argent, Perrine part donc à pied à Amiens.

Illustration : En famille, par Henri Lanos (1895).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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NADAUD, Marcel et PELLETIER, Maurice – L’Incendiaire au village

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Histoire


L'Incendiaire au village

L’Incendiaire au village est une nouvelle erreur judiciaire qui fait réfléchir aux dégâts affreux d’une enquête mal conduite.

« Oui, tout est fini. La veuve et les orphelins ne vivront plus que pour faire réhabiliter leur mari et leur père. Ils penseront un instant que les suprêmes aveux de Bareau les y aideront. Hélas ! la Loi n’autorisait pas alors la réhabilitation des morts. Des magistrats à leur tour voudront prendre fait et cause. En 1848, l’avocat général Servan enverra une pétition à l’Assemblée législative.

La pétition s’en ira rejoindre dans l’ombre du tombeau la mémoire à jamais oubliée de Maximilien Flament – toujours et à jamais invengée. »

Les faits remontent à 1811, dans le Cambresis.

Illustration : L’Incendiaire au village, publication dans Le Petit Journal (1926).

L’Incendiaire au village.

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FEUILLET, Octave – Julia de Trécœur (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 2h 30min | Genre : Romans


Julia de Trécœur

Extrait :
« Elle releva sa traîne, qui la gênait, et pria sa mère de la fixer avec des épingles. Pendant ce temps, elle s’occupait elle-même activement : il y avait sur la cheminée et sur les consoles des vases remplis de fleurs et de verdure ; elle y puisait de ses mains alertes, et, posée devant une glace, elle piquait et entrelaçait pêle-mêle dans ses cheveux magnifiques des fleurs, des herbes, des grappes, des épis, tout ce qui venait sous ses doigts. La tête chargée de cette couronne épaisse et frissonnante, elle vint se placer au milieu du salon.

- Allez, mon ami ! dit-elle à M. de Moras.

Il joua la tarentelle, qui débutait par une sorte de pas de ballet lent et solennel que Julia mima avec ses airs souverains, déployant et reployant comme des guirlandes ses bras d’almée ; puis, le rythme s’animant de plus en plus, elle frappa le parquet de ses pas rapides et redoublés avec la souplesse sauvage et le sourire épanoui d’une jeune bacchante : brusquement elle termina par une glissade prolongée qui l’amena toute palpitante devant M. de Lucan, assis en face d’elle.

Là, elle fléchit un genou, porta d’un geste soudain ses deux mains à ses cheveux, et, secouant en même temps sa tête penchée, elle fit tomber sa couronne en pluie de fleurs aux pieds de Lucan, en disant de sa plus douce voix, sur le ton d’un gracieux hommage :

- Monsieur ! »

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