Livres audio gratuits pour "Victor Hugo" :


OMEJKANE, Yves-Robert – Le Cri des remords

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h 45min | Genre : Romans


Le Cri des remords

« L’œil était dans la tombe et regardait Cain. »
La Conscience accusatrice de Victor Hugo est rejointe par Le Cri des remords de Yves-Robert Omejkane qui relate la fuite d’un homme devant le cancer qui a frappé Carole, sa jeune compagne. L’auteur, qui est médecin, déclare : « J’ai accompagné de très nombreux couples au sein desquels la maladie s’est malheureusement invitée, le traumatisme subi est toujours majeur et les conséquences souvent désastreuses sur l’équilibre dudit couple. »
Il a imaginé cette histoire présentée en 38 séquences actuelles (2011-2012) mêlées à des anciennes (1979-1982) écrites par le narrateur ou par Pierre Ribot, antiquaire parisien célèbre, le compagnon de Carole morte à 29 ans.
Ce roman contemporain, qui débute par la survenue d’un acouphène, sifflement qui torture les oreilles et symbolise ici les remords, fourmille d’allusions précises à la vie parisienne, nous emmène dans les hôpitaux et dans les salles de vente… : « En effet, lorsque ma pratique de médecin me permet quelques moments de libres, je m’adonne aux passions que je cultive depuis plusieurs années : l’étude des antiquités asiatiques, la lecture, la fréquentation des musées et des antiquaires et l’écriture. »

Nous remercions l’auteur de nous avoir permis la lecture de cette belle œuvre émouvante.

Les tableaux évoqués dans le roman sont présentés dans les dernières pages du document de la version texte. Vous pouvez également les contempler à partir des liesn suivants :

- La femme assise à la jambe repliée (1917), par Egon Schiele,
- Enlèvement d’Élie sur un char de feu. Galerie Bassali,
- La Mort de Sardanapale (1827), par Eugène Delacroix.

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 08.

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HUGO, Victor – La Conscience (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 6min | Genre : Poésie


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La Conscience, second poème de La Légende des siècles et célèbre entre tous, était, curieusement, absent de notre site. Toutes nos excuses à Victor Hugo.

« Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.

Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement
[...]
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn. »

La Conscience.

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HUGO, Abel et Eugène – Trois Contes

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 36min | Genre : Contes


Abel et Eugène Hugo (médaillon)

Abel (1798-1855) et Eugène (1800-1837) étaient les deux frères de Victor Hugo. Abel était militaire et composa divers ouvrages d’Histoire de France et des essais de stratégie militaire. Quant à Eugène il fut très lié avec Victor, son cadet de seize mois, durant leur jeunesse. Mais une double rivalité s’installa entre les deux Hugo : rivalité littéraire, Eugène manifestant un incontestable talent en la matière, et rivalité amoureuse car Eugène s’éprit secrètement d’Adèle Foucher, la fiancée de Victor. Souffrant depuis toujours de troubles nerveux et mentaux, Eugène sombra dans une profonde dépression en 1822, à la suite du mariage de son frère avec Adèle. Il fut interné à plusieurs reprises à l’asile de Charenton, où il mourra, à l’âge de 37 ans, sans avoir recouvré la raison.

Les trois récits que voici, proches du gothique, sont à découvrir comme curiosités littéraires…

Le Duel du précipice (Eugène Hugo, 1823) : le combat corps à corps entre un Danois et un Saxon, au bord d’un précipice, aura une chute inattendue…

Trahison pour trahison (Eugène Hugo, 1833) fut récupéré et publié par Abel dans un recueil rassemblant des contes de divers auteurs, alors qu’Eugène était enfermé à Charenton. Une nuit, dans une forêt en Westphalie. Un tribunal de francs-juges s’aprête à condamner à mort l’un des siens pour trahison…

L’Heure de la mort (Abel Hugo, 1833) : publié dans le même recueil que Trahison pour trahison, ce conte d’Abel raconte l’étrange aventure d’un soldat français réfugié dans un monastère abandonné des montagnes de Valence en Espagne, pendant une tempête, vers minuit…

> Écouter un extrait : Le Duel du précipice.

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RENARD, Jules – Minutes d’horloge

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Les Bucoliques

Les Bucoliques (1905) de Jules Renard comprennent une section intitulée Minutes d’horloge de ces 25 textes.
Histoires campagnardes, scènes drôles ou mélancoliques, jamais très tristes, souvent vrais poèmes en prose, que vous pouvez écouter d’une traite ou en fragments, en vous imaginant vivre au temps de la photographie balbutiante et des sabotiers cachés dans leurs échoppes :
Lisez Le Portrait :
« Ce qui me frappe d’abord, chez ces pauvres gens, c’est un portrait de Victor Hugo collé au mur entre la cheminée et le plafond.
Le grand homme, celui que j’aime par-dessus tous, croise les bras et regarde, avec pitié, cette famille de misérables. Et peut-être qu’il les aide à vivre. Ils n’ont rien lu de lui. Victor Hugo était-il plus qu’un évêque ou qu’un ministre ? Ils l’ignorent. C’était quelqu’un dont on parlait beaucoup dans le Petit Journal et qu’on a enterré aux frais de l’État.
Voilà ce qu’ils savent.
Et dès qu’ils lèvent la tête vers l’image, elle les réconforte. Elle remplace le bon Dieu que personne ne voit jamais, qui a tort de ne pas se montrer plus souvent, et peu s’en faut qu’ils ne la prient.
Ainsi nous sommes égaux dans une même foi.
Leur culte m’attendrit et, les yeux au portrait, je crierais : « Vous êtes de braves cœurs ! » et j’embrasserais la femme et les petits, si le père ne me disait à temps : « Je l’ai mis là pour boucher le trou du tuyau du poêle. » »

> Écouter un extrait : 01. La Truite.

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HUGO, Victor – Cinq Poèmes contre la guerre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


La Guerre

Ces cinq poèmes dénonçant l’absurdité et les horreurs de la guerre ont les références suivantes :
- Bêtise de la guerre : L’Année terrible (1872),
- Depuis six mille ans la guerre : Les Chansons des rues et des bois (1865),
- La Fiancée du timbalier : Odes et ballades (1826),
- Cri de guerre du Mufti : Les Orientales (1829),
- C’est à coups de canon qu’on rend le peuple heureux : Les Quatre Vents de l’esprit (1881).

Ces textes prouvent que les idées de Victor Hugo, qui ont évolué dans certains domaines, n’ont pas varié, pendant toute sa vie, dans son expression de la haine de la guerre.

« C’est à coups de canon qu’on rend le peuple heureux.
Nous sommes revenus de tous ces grands mots creux :
- Progrès, fraternité, mission de la France,
Droits de l’homme, raison, liberté, tolérance.
[...]
Parler, c’est abuser ; penser, c’est usurper.
La voix sert à se taire et l’esprit à ramper.
Le monde est à plat ventre, et l’homme, altier naguère,
Doux et souple aujourd’hui, tremble. – Paix ! dit la guerre. »

> Écouter un extrait : Bêtise de la guerre.

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HUGO, Victor – Religions et religion : Philosophie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Poésie


Religions et religion

Dans Philosophie, extrait de La Légende des siècles, Victor Hugo attaque violemment toutes les religions (la catholique est l’objet de propos très virulents).  Pour lui les religions ne sont pas la religion.

« Homme, qu’est-ce que c’est que tes cérémonies
Misérables, devant les choses infinies ?
[...]
Renonce à fatiguer le réel de tes songes ;
L’Ombre, en bas comme en haut, repousse tes mensonges ;
[...]
Mais quant au dogme, neuf et jeune, ou vieux et fruste,
Quant aux saints fabliaux, quant aux religions
Inoculant l’erreur dans leurs contagions,
Semant les fictions, les terreurs, les présages,
Quant à tous ces docteurs, à ces essaims de sages
Qui vont l’un maudissant ce que l’autre a béni,
Qui, volant, bourdonnant, harcelant l’infini,
Feraient abriter Dieu sous une moustiquaire.
[...]
Toute religion, homme, est un exemplaire
De l’impuissance ayant pour appui la colère.
[...]
Rome, l’entremetteuse et la marchande d’âmes,
Rit, et se prostitue, une tiare au front
[...]
Et dire que la terre est tout entière en proie
Aux affirmations de ces prêtres sans joie,
Sans pitié, sans bonté, sans flambeau, sans raison,
Dont l’ombre, l’ombre, l’ombre et l’ombre est l’horizon. »

Ce très long poème n’est qu’une partie de Religions et religion !

Religions et religion : Philosophie.

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BOILEAU, Nicolas – Art poétique (Chant III)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Nicolas Boileau - L'Art poétique

Le chant III de l’Art poétique (1674) est surtout consacré à l’histoire du théâtre et aux exigences de la tragédie et de la comédie selon Boileau, assez sévère, vers la fin, à l’égard de Molière :
« C’est par là que Molière, illustrant ses écrits,
Peut-être de son art eût remporté le prix,
Si, moins ami du peuple, en ses doctes peintures,
Il n’eût point fait souvent grimacer ses figures,
Quitté, pour le bouffon, l’agréable et le fin,
Et sans honte à Térence allié Tabarin.
Dans ce sac ridicule où Scapin s’enveloppe,
Je ne reconnais plus l’auteur du Misanthrope. »

Ce chant contient des vers désormais célèbres :

« Il n’est point de serpent, ni de monstre odieux,
Qui, par l’art imité, ne puisse plaire aux yeux

Le secret est d’abord de plaire et de toucher
Inventez des ressorts qui puissent m’attacher.

Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli
Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli

Que la nature donc soit votre étude unique,
Auteurs qui prétendez aux honneurs du comique. »

De nombreuses  affirmations de Boileau seront  contestées et réfutées cent cinquante ans plus tard  par Victor Hugo, défenseur  du drame romantique, dans la Préface de Cromwell qu’il est bon d’écouter quand on se pose des questions sur la nature du « bon » théâtre.

Art poétique (Chant III).

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VERLAINE, Paul – Amour (Quatre Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Poésie


Verlaine Amour

Ces quatre poèmes extraits du recueil Amour (1888) ont été choisis pour des raisons de métrique qui ont toujours passionné Verlaine. Il proclamait, en effet, dans son Art poétique.

« De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. »

Il nous a semblé intéressant de faire voisiner :

Ballade, En rêve en décasyllabes sur 3 rimes « ion-oi-ou » :
« J’ai rêvé d’elle, et nous nous pardonnions
Non pas nos torts, il n’en est en amour,
Mais l’absolu de nos opinions
Et que la vie ait pour nous pris ce tour. »

Adieu en vers de 11 pieds (hendécasyllabes) :
« J’étais né pour plaire à toute âme un peu fière,
Sorte d’homme en rêve et capable du mieux,
Parfois tout sourire et parfois tout prière,
Et toujours des cieux attendris dans les yeux. »

Un conte, poème chrétien en vers de 13 pieds :
« Du moins je ferai savoir à qui voudra l’entendre
Comment il advint qu’une âme des plus égarées,
Grâce à ces regards cléments de votre gloire tendre,
Revint au bercail des Innocences ignorées. »

et un hommage, nuancé, en alexandrins, À Victor Hugo à qui Verlaine envoie Sagesse (1881).
Est conseillé à l’amateur de poésies, habitué aux dodécasyllabes, de lire à haute voix les poèmes de 11 et 13 pieds pour se rendre compte…

> Écouter un extrait : Ballade, En rêve.

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