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PLATON – La République (Livre Cinquième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 40min | Genre : Philosophie


Platon

Socrate surprend au moins plus d’une fois ses amis par ses propositions paradoxales, dans ce livre V de la République.

De quoi s’agit-il ? Après avoir défini la justice comme harmonie de l’âme et de la cité, Socrate est amené à réfléchir aux conditions pour réaliser cette justice. Il les formule en trois paradoxes magistralement déroutants.

Le premier : les hommes et les femmes seront traités en égaux pour leur éducation et pour les fonctions publiques, car il n’y a pas de différence d’aptitude, qui découle de la différence de sexe, pour ce qui concerne la garde de l’État. Hommes et femmes s’entraîneront donc ensemble, nus, dans les gymnases ! Les femmes pourront être gardiennes, guerrières, philosophes…

Le deuxième : parmi la classe des guerriers, les femmes et les enfants seront communs à tous : il sera ainsi impossible de savoir pour un enfant de qui il est le descendant. La famille sera donc, pour eux, abolie. Dans une éducation alors organisée par l’État, un eugénisme sera pratiqué et les enfants pourront être initiés à l’art de la guerre. Avec ce communisme – uniquement imposé à la classe dirigeante des guerriers – toute propriété privée disparaît. Le reste des citoyens de l’État (les non-dirigeants donc !) seront les seuls autorisés à s’affairer pour convoiter des richesses matérielles et en revendiquer la propriété. Pour éteindre la cupidité, Platon envisage donc les moyens les plus radicaux : les chefs (guerriers-gardiens) de l’État seraient privés de propriété sur les biens qu’ils possèdent ou utilisent, mais tous les autres hommes dans l’État pourraient rechercher autant qu’ils le veulent possessions et légitime propriété. Paradoxe renversant ! Les chefs seraient ainsi plus pauvres que ceux qu’ils ont mission de commander.

Enfin, troisième paradoxe, qui devrait choquer le lecteur bien plus que les deux précédents, car Socrate a gardé pour la fin le plus inacceptable selon l’opinion courante : les rois, d’après lui, doivent devenir philosophes ou les philosophes devenir roi, pour que le gouvernement de l’État soit le mieux réalisé… Et qu’est-ce donc qu’un philosophe ? Non pas tant un homme épris du savoir (ce ne serait qu’un homme curieux) mais plutôt celui qui n’aime que le spectacle de la vérité et la réalité, et qui par là, comme le dira le livre suivant (VI), est le plus apte à gouverner.

Les philosophes au pouvoir : perfection de la sagesse politique ou dernière vague de folie ?

Aristote, dans la Politique, discute précisément ces audacieuses thèses platoniciennes de la République.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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> Écouter un extrait : Première partie.

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PLATON – La République (Livre Quatrième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Platon

Au livre IV, Socrate revient enfin sur le sujet initial de la justice, qui avait été approché dans le livre I. Mais l’idée qu’il énonce à son sujet est, encore une fois, bien paradoxale :

« Ainsi, mon cher ami, la justice pourrait bien consister à s’occuper de ses propres affaires. [...] » La justice est de l’ordre du souci de soi. Toutefois, ce souci de soi n’est pas l’égoïsme au sens vulgaire du terme. Pour comprendre tout cela, il faut suivre la « chasse » que Socrate entreprend dans ce livre IV, en compagnie de Glaucon et Adimante, les deux frères cadets de Platon.

Outre ce sujet, le lecteur trouvera dans ce livre une réflexion sur la tempérance, le courage et enfin la prudence. Cette dernière réalité a un nom qui prête à confusion aujourd’hui. Socrate n’entend pas par là la crainte d’un danger, mais plutôt la connaissance excellente de ce qu’il faut faire, selon les circonstances et la raison, connaissance qui tient l’homme éloigné à la fois de l’indécision et de la précipitation.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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> Écouter un extrait : 01. Vertus de la bonne éducation.

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PLATON – La République (Livre Troisième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 42min | Genre : Philosophie


Platon Buste

Quels sont les discours sur les dieux et les héros qu’il convient de faire entendre aux enfants ? et de quelle manière ?
Suite de la discussion de Socrate avec Adimante, puis Glaucon (voir le livre I, et le livre II) : sont abordés alors les sujets suivants : les thèmes traités par les poètes, puis leurs modes narratifs, et la musique qui les accompagnent.
Une deuxième partie abordera les relations de la gymnastique avec la musique pour que l’éducation (inspirée ici de ses formes traditionnelles en Grèce au Vème siècle) soit au service du bien de l’âme et de son bon gouvernement.
On verra à la fin quelques éléments de ce que l’on appelle, improprement d’ailleurs, le « communisme » de Platon.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PLATON – La République (Livre Deuxième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 29min | Genre : Philosophie


Platon

« Nul n’est juste et honnête de son plein gré, Socrate ! » Les propres frères de Platon, Glaucon et Adimante, reprennent posément la thèse soutenue avec véhémence par Thrasymaque (dans le livre 1) et la développent et la complètent, dans ce deuxième livre de La République. Ils n’y adhèrent cependant pas. S’ils procèdent ainsi c’est précisément pour pousser Socrate à dire, devant des amis, toute sa pensée sur la justice. Ils mettent alors Socrate au défi de faire l’éloge de la justice en elle-même et pour elle-même, et non pas pour ses conséquences avantageuses.
C’est là que l’on trouvera l’histoire célèbre de l’Anneau de Gygès.
Ainsi, ce livre termine l’introduction au reste de la République, et commence l’étude de la justice dans les États et dans les individus. La justice et l’injustice s’observent en effet dans les individus et dans les États. Pour mieux la connaître, les amis philosophes de Socrate devront avoir patience et vigilance et méditer lentement sur la formation d’un véritable État, sur sa composition et finalement sur l’éducation qu’il convient de donner dans l’État. Le livre 2 ne donne que le début de la réflexion sur l’éducation qui fait l’essentiel de la République.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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> Écouter un extrait : 01. L’Anneau magique de Gygès.

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PLATON – L’Anneau magique de Gygès

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 5min | Genre : Contes


Unico-Anello

Avant Tolkien, avant Wagner, avant Platon même, une légende ancienne met en scène un anneau au pouvoir magique.
« Fable effrayante… » (Alain).

Avec ce très bref récit, dans la suite du livre 1 de la République, Platon dévoile toute la face cachée du Pouvoir.
C’est le propre frère de Platon, Glaucon, qui raconte cette histoire, pour développer la thèse qu’il rejette lui-même. Il lance ainsi à Socrate le défi le plus étonnant peut-être de tous ceux contenus dans les dialogues de Platon.
Les huit livres qui font la suite des deux premiers de la République sont ce défi relevé et dépassé.
« Ce que je trouve d’effrayant dans cette fable, c’est que Gygès n’hésite et ne délibère que pour savoir qu’il est vraiment invisible ». Alain, Éléments de Philosophie.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Illustration extraite de Wikipédia (domaine public).

Histoire de Gygès (avec musique).

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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PLATON – La République (Livre Premier, Version 2)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 59min | Genre : Philosophie


Platon Buste

Ce dialogue, d’une trentaine de pages, est la partie introductive de La République de Platon, livre souvent tenu pour l’œuvre majeure du philosophe. Il y est question de la justice, et des opinions que les uns et les autres en ont. Les opinions se heurtent. La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Ou, plus généralement, selon Polémarque, le fils de Céphale, « rendre à chacun son dû » ? Le ton et le contenu du début de cette discussion irriteront profondément Thrasymaque qui voudra forcer Socrate à dire que la justice n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate semblera, à juste titre, d’une redoutable et froide rigueur. De cette rencontre, naît ce dialogue d’une richesse étonnante, où l’on trouve défendues deux thèses essentielles de la pensée platonicienne : que la justice est harmonie et santé de l’âme, et qu’il vaut mieux subir que commettre une injustice.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.
Thrasymaque à Socrate: « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné… » (347d)

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

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> Écouter un extrait : Prologue.

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