À Découvrir :
TOURGUENIEV, Ivan – Un premier amour

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h 15min | Genre : Nouvelles


Ivan Tourgueniev - Premier amour

Des amis décident de se raconter leur premier amour. Vladimir, à son tour, parle de sa première expérience amoureuse avec la jeune princesse Zinaïda, sa délicieuse jeune voisine qui s’amuse de ses soupirants jusqu’au jour où elle-même…
Vérité, émotion et poésie dans ce récit en partie autobiographique : Tourgueniev n’a dans toute sa vie aimé vraiment que cette femme qui ne l’aimait pas.

« Écoutez-moi bien, reprit-elle. Vous ne me connaissez pas encore. Je suis une lunatique. Vous avez seize ans, n’est ce pas ? Moi, j’en ai vingt et un… Je suis beaucoup plus vieille que vous ; par conséquent, vous devez toujours me dire la vérité… et m’obéir, ajouta-t-elle. Allons, regardez-moi bien en face… Pourquoi baissez-vous tout le temps les yeux ? [...] »

Traduction : H. Delaveau (XIXème siècle).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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À Découvrir :
SHAKESPEARE, William – Monologue d’Hamlet

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3min | Genre : Théâtre


Eugène Delacroix - Hamlet et Horatio au désert

Extrait d’Hamlet, Acte 3, Scène 1.

« Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? [...] »

Traduction : François-Victor Hugo (1828–1873).

Monologue d’Hamlet.
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MIRBEAU, Octave – Les Amants

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 29min | Genre : Théâtre


Octave Mirbeau - Les Amants

En 1904, Octave Mirbeau a publié sous le titre Farces et Moralités, une série de six saynètes. Elles ont été représentées sur les scènes parisiennes.
La pièce Les Amants a été reprise par la Comédie Française en 1999.

« Le soir est doux, silencieux, tout embaumé de parfums errants… Heure vaporeuse et divine ! L’amour est partout… Son mystère circule au long des avenues invisibles, sous les fourrés, dans les clairières… et son souffle agite les branches à peine… C’est délicieux ! »

Les Amants.

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BAILLON, André – Délires – Ève et Kiki, drame familial

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 30min | Genre : Nouvelles


André Baillon

Deux récits attachants sur notre rapport à la folie et au langage écrits par l’auteur belge André Baillon (1875-1932) qui fut lui-même cerné par la folie. Trois ans avant Délires il avait fait un séjour psychiatrique à l’Hôpital de la Salpêtrière et il essaya plusieurs fois de se suicider (il mourut d’ailleurs d’une surdose de barbituriques). Il y a une grande part autobiographique dans Délires et moins de folie dans Ève et Kiki comme il le reconnaît dans la préface :

« Ce livre s’appelle Délires. Délires avec un S. Cette lettre en soi n’a rien d’antipathique. Elle prend ici un petit air de pluriel qui ne laisse pas d’inquiéter. Encore s’il s’agissait de délires amoureux. L’homme et la femme n’en sont pas à quelques délires près, paraît-il ; et dix S conviendraient mieux qu’un seul. Mais, dans les deux récits qui suivent, il est question du vrai délire, celui que les dictionnaires sérieux définissent par l’expression : perdre la boule. »
Les aveux de ce genre pullulent : « Vous dites que je ne suis pas fou, pour la simple raison que vous me croyez fou. Pourtant je ne suis pas fou. Mais si cela me plaisait, pour une autre simple raison, je vous dirais que je suis fou, que certainement plus tard et je sais pourquoi, je deviendrai tout à fait fou. »

> Écouter un extrait : .

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BLANC, Louis – Quelques Vérités économiques

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 14min | Genre : Essais


Louis Blanc

Louis Blanc (1811-1882) est un journaliste et historien français, membre du gouvernement provisoire de 1848 et député sous la Troisième République. Républicain convaincu, il est un des précurseurs des courants socialistes et communistes en France. En faveur du suffrage universel, il se distingue, après la Révolution de 1848, en proposant la création des Ateliers sociaux afin de rendre effectif le droit au travail. Mais il est finalement contraint de s’exiler à Londres après les Journées de Juin car tenu pour responsable de l’émeute du 15 mai. Il y demeura jusqu’à la fin de la guerre franco-prussienne de 1870, entrant de nouveau à l’Assemblée nationale en 1871, où il siège une dizaine d’années à l’extrême gauche. (Source : Wikipédia)

« Comment nous garantiriez-vous le fruit de notre labeur, quand vous ne pouvez ou n’osez nous garantir l’emploi de nos bras ? Notre dénuement nous livre à la merci d’autrui, et ce qu’on nous offre, en échange de notre activité, ce n’est pas le produit créé, c’est seulement un salaire qui nous permettra de vivre en le créant, salaire dont la concurrence maintient le chiffre au niveau des plus strictes nécessités de la vie, et qui ne laisse presque jamais de marge pour des épargnes, que dévorerait, d’ailleurs, le premier jour de chômage ou de maladie. Ce n’est donc pas la perspective du bien-être futur de nos enfants qui nous stimule, nous : en fait de stimulant, nous ne connaissons que la faim. Comment se fait-il que ceux qui fécondent la terre soient en peine d’un morceau de pain ? que ceux qui tissent les étoffes précieuses soient en peine d’un vêtement ? que ceux qui bâtissent les palais ne sachent pas quelquefois où reposer la tête ? »

Quelques Vérités économiques.

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ABOUT, Edmond – Épître aux bredouilles

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Discours


Chasseur

Les Causeries d’Edmond About sont moins connues que ses romans, mais écrites avec le même style comique. Cette Épître aux bredouilles est destinée à ceux qui reviennent de la chasse « le carnier vide ». « Oui, messieurs, moi aussi je me suis levé quelquefois trop matin pour arpenter les chaumes à grandes enjambées et pour mouiller mes genoux dans la luzerne ; moi aussi j’ai promené un chien mélancolique à travers des champs dépeuplés, et je suis rentré à la maison par des chemins de traverse, cachant mon carnier vide à la malignité des voisins. »
Parce que « le rire est une joie malicieuse qui s’éveille en nous au spectacle des petits malheurs d’autrui. C’est un mouvement égoïste et vaniteux causé par la vue des mécomptes dont nous sommes ou croyons être exempts nous-mêmes. On ne rit pas des gros accidents, de la mort, des blessures, de la misère en haillons, des désastres qui nous rappellent notre condition mortelle et la dépendance où le sort nous tient tous ; mais on rit aux éclats chaque fois qu’on signale un contraste entre les ambitions du prochain et ses succès, entre sa vanité et son mérite, entre son but et son point d’arrivée. »

Épître aux bredouilles.

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BIBLE HEBRAÏQUE – Psaumes (Sélection : Psaumes 31 à 35)

Donneuse de voix : Bruissement | Durée : 20min | Genre : Religion


Gustav Klimt - La musique

« Exaltez avec moi l’Éternel !
Célébrons tous son nom !
J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu ;
il m’a délivré de toutes mes frayeurs.
Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie,
et le visage ne se couvre pas de honte.
Quand un malheureux crie, l’Éternel entend,
et il le sauve de toutes ses détresses.
L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent,
et il les arrache au danger.
Sentez et voyez combien l’Éternel est bon !
Heureux l’homme qui cherche en lui son refuge ! »

Traduction : Louis Segond (1810-1885).

Psaumes (Sélection : Psaumes 31 à 35).

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MILOSZ, Oscar V. de L. – Les Terrains vagues (Poème)

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 4min | Genre : Poésie


Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz

« Comment m’es-tu venu, ô toi si humble, si chagrin ? Je ne sais plus.
Sans doute comme la pensée de la mort, avec la vie même.
Mais de ma Lithuanie cendreuse aux gorges d’enfer du Rummel,
De Bow-Street au Marais et de l’enfance à la vieillesse

J’aime (comme j’aime les hommes, d’un vieil amour
Usé par la pitié, la colère et la solitude) ces terrains oubliés
Où pousse, ici trop lentement et là trop vite,
Comme les enfants blancs dans les rues sans soleil, une herbe

De ville, froide et sale, sans sommeil, comme l’idée fixe,
Venue avec le vent du cimetière, peut-être
Dans un de ces ballots d’étoffe noire, lisse et lustrée, oreillers
Des vieilles dormeuses des berges, dans les terribles crépuscules. »

Les Terrains vagues.

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MÉRY, Joseph – Héva

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 5h 30min | Genre : Romans


Heva

Très connu de son vivant (1798-1866), Joseph Méry est aujourd’hui enseveli dans l’oubli. Il mérite d’être ressuscité avec Héva, récit plus long que les trois déjà enregistrés. Cette histoire à décor indien, racontée avec humour, nous décrit les enchantements de la passion amoureuse, les vertus de l’amitié et nous fait assister à une terrible lutte avec les tigres du Bengale… On croirait lire un texte de l’auteur de Salammbô.

« Les tigres blessés marchaient avec effort vers un buisson de nopals, s’y abritaient comme dans une ambulance, allongeaient leurs grands corps, et, déposant de leurs lèvres sur leur griffe droite une salive mêlée d’écume rougie, ils lavaient la plaie vive de leurs mufles et de leurs fronts.

D’autres, les plus intraitables sans doute, avalaient des lambeaux de bœuf, se désaltéraient dans une mare de sang, et, répondant par un cri rauque à chaque coup de carabine mal ajusté, ils s’acheminaient encore, quoique rassasiés, sur leur proie à demi dévorée ; et les deux griffes antérieures plongeant au cou d’un taureau.

Les dents aux cornes, le dos convulsif, le poil hérissé, ils traînaient sur l’herbe ce reste de festin, comme des convives prévoyants qui, surpris par des éclats de foudre, au milieu d’un repas en plein air, emportent chez eux les viandes pour les besoins du lendemain. »

> Écouter un extrait : 01. Le festin ; La chasse.

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DIVERS – Vésuve, Vesuvius, Vesubio (Poèmes)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 34min | Genre : Poésie


Edward Gennys Fanshawe - La baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare

« Et désormais, chargés du seul fardeau des âmes,
Pauvres comme le peuple, humbles comme les femmes,
Ne redoutez plus rien. Votre église est le port ! »
Victor Hugo, Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve (1835)

« Pompeïa-station — Vésuve, est-ce encor toi ?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
— Du bon temps où la foi transportait la montagne —
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi. »
Tristan Corbière, Vésuves et Cie (1873)

« Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage
Où Naples réfléchit dans une mer d’azur
Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,
Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur. »
Alphonse de Lamartine, Tristesse (1823)

« L’incendie a gagné les antiques forêts.
Les animaux fuyant dans les sentiers secrets,
Vingt fois pours échapper retournent sur leur trace ;
Par tout la mort en feu les repousse et les chasse. »
René Richard Louis Castel, Le Vésuve en courroux sous ses monts caverneux (1802)

« Aux bords de la mer écumante,
Vois ce mont, de l’Etna rival audacieux,
Qui, géant redouté, de sa tête fumante
Va toucher et noircir les cieux. »
Charles-Julien Lioult de Chênedollé, Le Vésuve (1822)

« Volcanoes be in Sicily
And South America,
I judge from my Geography. »
Emily Dickinson, Volcanoes be in Sicily (189?)

« Salamandra frondosa y bien poblada
te vio la antigüedad, columna ardiente,
¡ oh Vesubio, gigante el más valiente
que al cielo amenazó con diestra osada ! »
Francisco de Quevedo, Salamandra frondosa y bien poblada (S. XVII)

« Este del fuego elementar perene
Ardiente emulación, que en los prodigios
de la naturaleza Rey se nombra. »
Lope de Vega, Este del fuego elementar perene (S. XVII)

« Ici, sur le dos aride de mont formidable, du Vésuve exterminateur, que ne réjouit aucun autre arbre, aucune autre fleur, tu répands autour de toi tes rameaux solitaires, genêt odoriférant, et les déserts te plaisent. »
Giacomo Leopardi, Le Genêt, ou La Fleur du désert (1837, Traduction : François-Alphonse Aulard, (1849-1928))

Illustration : Edward Gennys Fanshawe (1814-1906), La Baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare.

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