Livres audio gratuits pour "paul Bourget" :


MIRBEAU, Octave – Le Calvaire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 9h 45min | Genre : Romans


Le Calvaire

De 1880 à 1883 Octave Mirbeau a été l’esclave consentant de Judith Vimmer (Juliette Roux, dans le roman), femme de petite vertu et de petite intelligence, futile et infantile, qui lui a fait endurer les pires souffrances. Trois ans plus tard, il publiera Le Calvaire qui suscitera un énorme scandale.
Écrit à la première personne, ce roman-confession est, sous le nom de Jean Mintié, le récit de ses propres turpitudes. C’est un acte d’expiation, mais aussi un acte de libération.

« Je voudrais, oui, je voudrais ne pas poursuivre ce récit, m’arrêter là… Ah ! je le voudrais ! A la pensée que je vais révéler tant de hontes, le courage m’abandonne, le rouge me monte au front, une lâcheté me prend, tout à coup, qui fait trembler ma plume entre mes doigts… Et je me suis demandé grâce à moi-même… Hélas ! je dois gravir, jusqu’au bout, le chemin douloureux de ce calvaire, même si ma chair y reste accrochée en lambeaux saignants, même si mes os à vif éclatent sur les cailloux et sur les rocs ! Des fautes comme les miennes, que je ne tente pas d’expliquer par l’influence des fatalités ataviques, et par les pernicieux effets d’une éducation si contraire à ma nature, ont besoin d’une expiation terrible, et cette expiation que j’ai choisie, elle est dans la confession publique de ma vie… »

Par ailleurs il dénonce avec virulence les atrocités de l’armée française, s’en prend à l’idée même de la Patrie, démystifie la famille, le plaisir, que, comme Baudelaire, il assimile à un fouet ; l’amour dans Le Calvaire n’est pas « l’amour frisé, pommadé, enrubanné », mais « l’Amour barbouillé de sang, ivre de fange, l’Amour aux fureurs onaniques, l’amour maudit, qui colle sur l’homme sa gueule en forme de ventouse, et lui dessèche les veines, lui pompe les moelles, lui décharne les os. »
Le récit est totalement subjectif et on a droit à des « rêves », à des« visions », à du « délire », voire à des « hallucinations ». « En écrivant, je ne me suis préoccupé ni d’art, ni de littérature, éloigné de tout ce qui pouvait ressembler à une œuvre composée, combinée, écrite littérairement. J’ai voulu seulement évoquer une douleur telle quelle, sans arrangement ni drame », disait-il à son ami Paul Bourget.
Ce roman d’amour, à deux personnages principaux, finissant mal, rappelle Manon Lescaut de l’abbé Prévost.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BOURGET, Paul – Les Deux Sœurs

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 5h 50min | Genre : Romans


Affiche des bains de Ragatz (1927)

« M’aime-t-il ? Elle ne m’aime pas ! L’aimé-je ?… », questions, silences qui en disent long, désespoirs, joies (rares), monologues intérieurs, introspections constantes sont la matière de Les Deux Sœurs, roman d’analyse de Paul Bourget qui nous plonge dans la bourgeoisie française du XIXème siècle, quand le mariage était une valeur sacrée. Les relations difficiles entre les deux sœurs, les chemins tortueux empruntés par les quatre personnages pour aboutir au dénouement final soigneusement décrits font oublier le caractère parfois un peu désuet, dû à l’époque, de certaines répliques.

« Les deux sœurs formaient ainsi, causant avec un abandon que révélait l’accord de leur démarche, une couple d’une grâce singulière, tant la ressemblance de leurs silhouettes et de leurs visages était saisissante à cette minute. L’aînée, Agathe, avait trente ans, la cadette, Madeleine, en avait vingt-neuf. Cette différence, insignifiante, ne se reconnaissait pas à leur aspect, et elles donnaient l’impression de deux jumelles, si pareilles de traits que cette quasi-identité déconcertait les personnes qui ne les ayant pas vues souvent rencontraient l’une d’elles en l’absence de l’autre. »
De laquelle M. Brissonnet tombera-t-il amoureux, de l’épouse respectable (Madeleine) ou de la jeune veuve (Agathe) ?

Il peut être intéressant de connaître le même thème traité par Théophile Gautier dans Laquelle des deux ?

> Écouter un extrait : 01. Sur un quai de gare.

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BOURGET, Paul – Simone, récit de Noël

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


Paul Bourget - Simone, récit de Noël

Simone expose les douleurs d’une petite fille souffrant de l’indifférence de son père.
« Son père ne l’aime plus ! Les images vont et viennent dans sa petite tête, qui, toutes, se résument dans cette idée. Il ne l’aime plus, elle qui était jadis sa préférée… Elle revoit l’allée du parc de Versailles où elle a subi sa première impression, sans pénétrer, aujourd’hui plus qu’alors, la cause de ce changement soudain dans les manières de cet homme, qui ne pouvait, autrefois, rester un quart d’heure avec elle sans la couvrir de caresses. »
Noël lui redonnera le bonheur… mais cette nouvelle de Paul Bourget est plutôt réservée aux « grandes personnes ».

Simone, récit de Noël.

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BOURGET, Paul – Une nuit de Noël sous la Terreur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Histoire


Paul Bourget - Une nuit de Noël sous la Terreur

Après quelques pages historiques d’introduction, Paul Bourget présente ainsi ce sombre récit, hélas ! vraiment vécu :
« À partir de maintenant, c’est donc le duc de Fleury de 1793 qui tient la plume », dont voici les premiers mots :
« Quoique quarante ans se soient écoulés entre le jour de Noël où j’écris ces lignes (1833) et celui dont je veux retracer l’angoisse (1793), aucune des émotions traversées alors ne s’est effacée de mon esprit. »

Il existe aussi des Noëls non joyeux…

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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HERVIEU, Paul – L’Esquimau

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


L'Esquimau

Paul Hervieu (1857-1915), romancier et dramaturge, eut pour ami et confident Octave Mirbeau connu sur notre site. Il y a une certaine parenté entre ces deux écrivains qui ont côtoyé Paul Bourget, Marcel Proust, Guy de Maupassant, Réjane, Lucien Guétry, Edgar Degas, le Prince Bibesco… et sont devenus féroces à l’égard de la société…
Hervieu dépeint avec dureté les misères physiques et morales et provoque notre émotion, mais ne témoigne pas de pitié : il nous laisse juges.

L’Esquimau nous décrit avec objectivité le calvaire de ce pauvre Toogoolor : « Au delà du cercle polaire arctique et du 70e degré de latitude, non loin de l’Alaska, sur la mer Glaciale, se trouve le village d’Irgonok. [...] En ce temps-là, le beau Toogoolor devait avoir vingt ans. Il n’aurait pu dire lui-même son âge d’une manière exacte, d’abord parce que les Irgonokois n’ont pas d’état civil, ensuite parce qu’ils ne savent pas compter au delà de dix, n’ayant imaginé d’autres chiffres que les doigts de leurs mains. »
Terminons par un exemple d’attaque des dirigeants du Jardin d’Acclimatation de Paris et des provinciaux :
« L’idée d’exhiber à l’état captif, dans un léger treillage de laiton, le plus indépendant et le plus singulier des mammifères, c’est-à-dire l’homme, devait nécessairement venir à une administration soucieuse de réaliser tous les progrès et d’accroître sa prospérité. Évidemment, le Comité Zoologique pouvait se contenter d’offrir à la curiosité publique des spécimens d’Auvergnats ou de Tourangeaux qui auraient eu, pour le moins, autant de titres à figurer au Jardin d’Acclimatation que les chèvres de leurs plateaux ou les gallinacés de leurs plaines. »

L’Esquimau.

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MIRBEAU, Octave – Chez l’illustre écrivain (Scène 1)

Donneur de voix : | Durée : 13min | Genre : Théâtre


Chez l'illustre écrivain

Octave Mirbeau déploie dans ce texte (publié dans un recueil posthume) toute sa verve caustique et polémique. Chez l’illustre écrivain est un prétexte pour railler Paul Bourget, la plume de la bourgeoisie conservatrice, au tournant du XXème siècle. Ces dialogues ont une double portée : humoristique dans sa plus grande partie, politique lorsque L’Affaire Dreyfus est abordée.

Illustration : Léon Noël écrivant, attablé à son bureau, dans sa chambre entre 1865 et 1917 (Source : Musée d’Orsay).

L’intégralité de cette pièce peut être écoutée et téléchargée sur Au fil des lectures…, le site de Victoria que vous pouvez entendre dans le rôle de la narratrice…

Scène 01.

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MIRBEAU, Octave – Clotilde et moi

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


Petit port anglais

Le rêve… avant :
« Ah ! si étroitement, si exquisement, si intellectuellement seuls, et qu’aucun être, dans le monde, ne pût comprendre les mots divins que nous allions, désormais, nous répéter, dont nous allions enivrer désormais nos yeux, nos bouches, nos chevelures, nos poitrines, toutes nos sensations, et tout notre esprit, Clotilde et moi ! …
Clotilde et moi ! …
Ô ivresse ! … Ô caresses ! … Ô folie merveilleuse des cœurs libres ! … Essor des amants… Infini, infini des adultères désentravés !
Clotilde et moi !! »

La réalité… après :
« Ô poésie des voyages adultères ! … Est-ce que M. Paul Bourget se serait moqué de nous ? … Ce serait une pensée horrible ! … Et quelle chute dans l’idéal ! »

Clotilde et moi.

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BOURGET, Paul – Une laborantine

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 4h 30min | Genre : Romans


Une laborantine

Ce roman psychologique se réfère souvent à la science médicale et anatomique du moment, tout en s’opposant au naturalisme. Pour Bourget le moraliste est « l’écrivain qui montre la vie telle qu’elle est ». L’intérêt qu’il portait à la médecine lui a valu une grande reconnaissance du corps médical. Une laborantine (mot nouveau à l’époque) peut paraître trop moralisateur… car l’auteur intervient dans le récit trop souvent pour expliquer les états d’âme de ses personnages.

« Le narcissisme sentimental a ce caractère de ne pouvoir se passer du témoin qu’il trompe. Le tromper, c’est se mirer dans son opinion, et vouloir que cette image ne soit pas détruite chez ce complice involontaire. Il se produit là un phénomène de cet être à demi conscient que les psychanalystes appellent le surmoi, et qui est nous, mais à côté. Nous défendons ce surmoi contre l’introspection des autres, avec une passionnée sincérité qui est en même temps un cabotinage. »

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 03.

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