À Découvrir :
SCHWOB, Marcel – Vies imaginaires

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 4h 27min | Genre : Contes


Georges Barbier - Clodia, Matronne impudique

Comme dans La Légende des gueux (1891), Marcel Schwob nous propose, dans Vies imaginaires (1896), de survoler l’histoire de l’humanité. Mais, au lieu de raconter des tranches de vies de fiction, il s’attache cette fois à la biographie de personnages réels, aux destins souvent tragiques : poètes, artistes, princesses ou pirates célèbres (Lucrèce, Pétrone, Paolo Uccello, Pocahontas ou le Capitaine Kid), mais aussi des figurants de l’Histoire, dont la mémoire n’a subsisté qu’associée à un nom plus célèbre (Cecco Angiolieri et Dante Alighieri, Nicolas Loyseleur et Jeanne d’Arc, Gabriel Spencer et Ben Johnson) ou encore des inconnus, n’ayant laissé qu’un nom dans des documents d’archives (Katherine la dentellière, Alain le Gentil).

Partant des faits réels, forcément insuffisants pour saisir la vérité d’un personnage, Marcel Schwob comble les lacunes laissées par l’Histoire en imaginant des détails infimes et des anecdotes, composant ainsi une série de vingt-deux tableaux singuliers, empreints de poésie, inoubliables.

« Elle était fille d’Appius Claudius Pulcher, consul. À peine eut-elle quelques années, elle se distingua de ses frères et de ses sœurs par l’éclat flagrant de ses yeux. Tertia, son aînée, se maria de bonne heure ; la plus jeune céda entièrement à tous ses caprices. Ses frères, Appius et Caïus, étaient déjà avares des grenouilles en cuir et des chariots de noix qu’on leur faisait ; plus tard, ils furent avides de sesterces. Mais Clodius, beau et féminin, fut compagnon de ses sœurs. Clodia leur persuadait avec des regards ardents, de l’habiller avec une tunique à manche, de le coiffer d’un petit bonnet en fils d’or, et de le lier sous les seins avec une ceinture souple ; puis elles le couvraient d’un voile couleur de feu et le menaient dans les petites chambres où il se mettait au lit avec elles trois. Clodia fut sa préférée, mais il prit aussi la virginité de Tertia et de la cadette. » (Clodia, Matronne impudique)

Illustration : Vies imaginaires, édition de 1929 illustrée par Georges Barbier (1882-1932).

Licence Creative Commons

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À Découvrir :
LEROY, Maximilien – L’Art de parler sans rien dire (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Poésie


Henry Monnier - Conversations générales (1829)

Étonnant de lire en 2016 ce poème inconnu d’un certain Maximilien Leroy (17..-18..) publié en 1811 L’Art de parler sans rien dire, À l’usage des étrangers et des jeunes gens qui se destinent au grand monde et qui désirent y briller.

« Je chante un nouvel art. Dans mon noble délire,
Je prétends enseigner à parler sans rien dire.
[...]
L’art de bien converser n’est pas ce que l’on pense ;
Prodiguer de grands mots, c’est la grande science.
[...]
Que le fredon en vogue anime seul vos chants.
Gardez-vous d’oublier la pluie et le beau temps ;
C’est pour les grands parleurs la source intarissable.
Quel plus riche sujet ! il est inépuisable !
Mon, baromètre est bon. — Le mien est excellent.
— Il indiquait la pluie. — Il remontait au vent.
— Il tombera de l’eau. — La chaleur est extrême.
— L’été sera brûlant. — Je le pense de même.
Voilà de ces discours qui, semés au hasard,
Sont pour nos vains causeurs le sublime de l’art. »

Les choses ont-elles vraiment changé depuis deux siècles ?

L’Art de parler sans rien dire.

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FOA, Eugénie – La Femme à la mode et la Femme élégante en 1833

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Société


Deux élégantes de 1833

La nouvelle Une demoiselle de Paris, en 1832 de Ducange, enregistrée hier, est suivie aujourd’hui de La Femme à la mode et la Femme élégante en 1833 d’Eugénie Foa (1790-1852). Il nous a paru intéressant littérairement et historiquement de proposer deux textes aux titres sur le même thème rédigés à la même époque par deux bons écrivains assez semblables dans leurs réactions.

« Je dis en 1833, car pensez bien que la femme à la mode de 1833 n’est point celle qui l’était en 1832, et certes ne sera pas non plus celle de 1834. Hélas ! un règne n’est quelquefois pas aussi long, qui sait ? J’en connais d’aucune à qui trois mois, un mois, voire même huit jours, avaient suffi, et qui, au bout de ce temps, se trouvait éclipsée par une rivale qui n’était ni plus belle, ni plus jeune, ni plus riche, mon Dieu non, mais à laquelle le caprice, un rien, quoi, moins que rien, la mode avait remis son sceptre. »

Illustration : Journal des dames et des modes (1833).

La Femme à la mode et la Femme élégante en 1833.

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KOKOVTSOV, Vladimir Nikolaïevitch – L’Enfer des enfants

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 50min | Genre : Histoire


L'Enfer des enfants

L’Enfer des enfants constitue la première partie de Le Bolchévisme à l’œuvre : la ruine morale et économique dans le pays des Soviets, essai paru dans la Revue des deux mondes en 1928-1930.

« Des « maisons d’enfants » modèles sont exhibées à quelques voyageurs étrangers triés sur le volet et les autorités soviétiques affirment que les « enfants d’État », arrachés aux bras égoïstes des parents, reçoivent une saine éducation par le travail. Ainsi se formerait une jeunesse communiste s’avançant d’un pas assuré pour remplacer les coryphées de l’époque héroïque du communisme militant et pour conquérir le monde.
Mais à ces vantardises, la vie répond à sa manière et nous montre une tout autre réalité, que malheureusement ne voient pas les naïfs explorateurs étrangers du paradis soviétique. Elle nous montre des centaines de milliers d’enfants s’abritant dans des taudis, dans des chaudières, dans des terrains vagues, dans des wagons détruits, se moquant des décrets soviétiques et échappant à ses agents de surveillance, mourant comme des mouches les jours de froid et déjà remplacés par une nuée d’autres petits êtres misérables, loqueteux, corrompus dès l’enfance la plus tendre par les vices et les maladies, formant dans le pays un véritable foyer de contagion et constituant un danger effroyable pour l’avenir de la Russie. »

L’Enfer des enfants.

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KANT, Emmanuel – Rêves d’un homme qui voit des esprits, expliqués par les rêves de la métaphysique

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 2h | Genre : Philosophie


Emmanuel Kant

Partie de Anthropologie considérée au un point de vue pragmatique ou de l’utilité (1798) consacrée à l’existence des esprits, la capacité de notre propre esprit à générer des illusions, la volonté intéressée de croire en une vie après la mort, la fiabilité de témoignages, etc.

Traduction : Joseph Tissot (1801-1876).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DUCANGE, Victor – Une demoiselle de Paris, en 1832

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Histoire


Deux Demoiselles de Paris en 1832

Victor Henri-Joseph Brahain Ducange (1783-1833), poète, romancier et librettiste est l’auteur de la nouvelle divertissante Une demoiselle de Paris, en 1832, légèrement satirique (1832 est l’année où Victor Hugo est applaudi pour Le roi s’amuse qu’aurait dû aller voir la jeune Amanda de notre histoire !).

« À toutes ces qualités d’un esprit si brillant et si bien cultivé, joignez que l’aimable enfant (Amanda), comme toute fille jolie, possède surtout le secret divin d’ajouter à la beauté le sel de la parure, le fard de la coquetterie… Et si vous n’avouez qu’avec autant d’attraits, d’esprit, de grâces et de sentiment, elle n’est la plus parfaite des demoiselles à marier, vous ne méritez pas que son piquant sourire, que son charmant regard, en parcourant l’essaim de ses adorateurs, par hasard, fortune, distraction ou caprice, rencontrent votre cœur… »

Illustration : Gravure de mode de 1832.

Une demoiselle de Paris, en 1832.

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COLLINS, Wilkie – Mari et femme (Tome 01)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 12h 30min | Genre : Romans


Wilkie Collins - Mari et femme

Deux jeunes filles, voisines, ont grandi côte à côte. Mais il arrive un moment où elles doivent gagner leur vie car leurs parents sont pauvres. Blanche trouve un emploi d’institutrice dans une famille résidant en Inde. Anne, elle, restera en Angleterre. La séparation des deux amies est déchirante. Elle jurent de s’aimer et de s’entraider toujours.
Quelques années plus tard, Blanche envoie sa fille en Angleterre chez son amie, car le climat de l’Inde ne convient pas à la santé de l’enfant et Blanche ne peut pas quitter son mari.
Anne, devenue une célèbre cantatrice, se marie. Mais la loi irlandaise, que dénonce Wilkie Collins, ne reconnaît pas le mariage célébré entre une catholique et un protestant converti depuis moins d’un an. Une aubaine pour le mari qui se lasse d’Anne et regrette ce qu’il appelle sa mésalliance. Il voudrait que son épouse ait des relations et beaucoup d’argent, afin de servir son ambition.

Dans ce roman plein d’humour et riche en rebondissements, Wilkie Collins dénonce l’absurdité des lois irlandaise et écossaise concernant le mariage. Il s’élève aussi contre l’engouement su sport, qui est glorifié excessivement, par rapport à l’éducation morale et intellectuelle des jeunes gens.

Traduction : Charles-Bernard Derosne (1825-1930)

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LERMINA, Jules – Au pays de Jeanne d’Arc

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 22min | Genre : Histoire


Au pays de Jeanne d'Arc

Ce court essai historico-géographique de Jules Lermina (1831-1915) a été publié dans La Revue pour tous en 1890.

« Parfois, quand elle avait quelque loisir, la petite rêveuse s’en allait, seule, jusqu’à l’Arbre aux fées. Là, elle s’asseyait et songeait. Dans sa mémoire passaient les mots qui l’avaient frappée, les récits qui l’avaient intéressée, les plaintes qui l’avaient endolorie, celles surtout qui étaient le grand souci du pays, la guerre injuste que menaient les Anglais contre la France. Puis aussi, c’étaient les douces prières de sa mère qui se disaient en son âme, qui se répétaient en son cerveau, et dans cette contemplation mentale des choses de la terre se mêlaient peu à peu les choses du ciel… L’imagination s’éveillait dans sa tête un peu engourdie… Aux réalités de l’invasion continuelle s’opposait l’illusion d’une défense miraculeuse… Quel enfant n’a pas rêvé, en quelque grand chagrin, l’intervention d’un être la fois surhumain et
doux qui vient tout à coup le protéger ? »

Au pays de Jeanne d’Arc.

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PAWLOWSKI, Gaston (de) – Où est l’inventeur ?

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Sciences


Charles Cros, inventeur du phonographe

Gaston de Pawlowski dans Où est l’inventeur ? nous parle de l’invention du phonographe et de celle des cardans d’automobiles et met à mal quelques idées reçues.

« Cette idée fut suggérée, si mes souvenirs sont exacts, par une lettre de Charles Sorel, datée d’Amsterdam, et racontant la façon dont on organisait des concerts de musique, de voix et d’instruments au moyen de fines éponges que l’on allait chercher dans l’île Cromatique et qui retenaient le son et la voix articulée, de sorte que, quand on voulait communiquer par lettre, il suffisait de parler contre une éponge, puis de l’envoyer à un ami qui, l’ayant reçue, la pressait doucement pour en faire sortir les paroles qui étaient dedans.
Évidemment, le procédé était rudimentaire, mais l’idée était déjà en germe ; remarquez bien qu’elle était peut-être empruntée à quelque fable orientale inconnue et que l’idée du phonographe doit être aussi vieille que l’écho. »

Illustration : Charles Cros, inventeur du phonographe (Atelier Nadar).

Où est l’inventeur.

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BRUSSOLO, Serge – L’Homme de la banquise

Donneuse de voix : Anika | Durée : 5h 50min | Genre : Romans


L'Homme de la banquise

Thriller de science-fiction (Hachette, 2006).

Peggy, jeune alpiniste, est victime d’une chute en haute montagne. Accident qui la laisse paralysée. Elle est alors contactée par un étrange organisme qui lui propose d’intégrer un projet de thérapie génétique révolutionnaire…
La jeune femme va peu à peu découvrir qu’elle a, à son insu, rejoint les services secrets, et qu’on a fait d’elle une super-espionne aux étonnantes capacités. Dès lors, commence pour elle une vie remplie de dangers, dans un univers dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence.

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Illustration : SB.

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