À Découvrir :
BLOY, Léon – Histoires désobligeantes (Sélection 5)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


L BLOY

« Ce personnage trop connu venait à peine d’expirer. Longtemps on l’avait cru éternel. Né dans la joyeuse Angleterre, dès le commencement de l’émigration, quand Louis XVI avait encore sa tête sur ses épaules, un bruit public le disait vert-galant encore aux environs de la nonantaine. Prodige peu vérifié, sans doute, mais accrédité par l’enthousiasme de quelque disciples frileux qui avaient eux-mêmes dépassé soixante ans. » (La Fin de Don Juan)

« Damascène Chabrol avait été médecin, ou plutôt il l’était toujours, car on dirait que la médecine imprime caractère aussi bien que le Sacerdoce. Mais, n’ayant pas absolument besoin de gagner sa vie, il s’était, de très bonne heure, dégoûté de purger des négociants ou d’analyser leurs sécrétions. En conséquence, il avait lui-même vomi sa clientèle… » (Le Parloir des tarentules)

« Ils étaient quatre et je les ai trop connus. Si cela ne vous fait absolument rien, nous les nommerons Théodore, Théodule, Théophile et Théophraste.
Ils n’étaient pas frères, mais vivaient ensemble et ne se quittaient pas une minute. On ne pouvait en apercevoir un sans qu’aussitôt les trois autres apparussent. » (Une idée médiocre)

Accéder à Histoires désobligeantes (Œuvre intégrale)

> Écouter un extrait : La Fin de Don Juan.

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À Découvrir :
LA VILLE DE MIRMONT, Jean (de) – Quinze Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Poésie


Jean de la Ville de Mirmont

Jean de La Ville de Mirmont était un poète et homme de lettres, mort, à 27 ans, sergent, à la guerre, sur le Chemin des Dames… Il est, entre autres, auteur du roman Les Dimanches de Jean Dézert (préfacé par son ami d’enfance François Mauriac) et de L’Horizon chimérique, recueil de poèmes posthume dont nous vous offrons une quinzaine  qu’il est juste de sortir de l’oubli.

« Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;
Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts.

La mer vous a rendus à votre destinée,
Au-delà du rivage où s’arrêtent nos pas.
Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;
Il vous faut des lointains que je ne connais pas

Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.
Le souffle qui vous grise emplit mon cœur d’effroi,
Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
Car j’ai de grands départs inassouvis en moi. »

« Un peu plus tôt, un peu plus tard,
Lorsque viendra mon tour, un soir,
Amis, au moment du départ,
En chœur, agitez vos mouchoirs !

Un peu plus tard, un peu plus tôt,
Puisqu’il faut en passer par là,
Vous mettrez sur mon écriteau :
« Encore un fou qui s’en alla ! » » (Épitaphe)

> Écouter un extrait : Je suis né dans un port.

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DUMAS, Alexandre – Les Borgia

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 7h 30min | Genre : Histoire


John Collier - A Glass of Wine with Caesar Borgia

Parmi les Crimes célèbres, les plus odieux sont certainement ceux des Borgia, parce qu’ils ont été commis par un pape et par un cardinal, qui auraient dû incarner toutes les qualités du christianisme.

Cette famille est tristement célèbre par ses fameux « poisons des Borgia », et par les empoisonnements, fratricides, incestes, vols, viols, trahisons d’un père et de son fils, dont le nom est resté dans la mémoire collective comme les symboles de la décadence de l’Église à la fin du Moyen-Age.

Pour faciliter la lecture, le texte a été découpé de façon aléatoire, en plages de 20-25 minutes environ. L’archive zip contient le texte intégral.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Du juste et de l’injuste – Égalité – Idée – Inquisition – Morale – Sensation

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Philosophie


Exécution des criminels condamnés par l'Inquisition (1760)

Six articles du Dictionnaire philosophique de Voltaire où il traite entre autres de l’Égalité et de l’Inquisition, thèmes actuels de discussion…

Du juste et de l’injuste :
« Quand il est incertain si une action qu’on te propose est juste ou injuste, abstiens-toi. Qui jamais a donné une règle plus admirable ? quel législateur à mieux parlé ? »

Égalité :
« Il est impossible dans notre malheureux globe que les hommes vivant en société ne soient pas divisés en deux classes, l’une de riches qui commandent, l’autre de pauvres qui servent ; & ces deux se subdivisent en mille, & ces mille ont encor des nuances différentes. »

Idée :
« Qu’est-ce qu’une idée ?
C’est une image qui se peint dans mon cerveau.
Toutes vos pensées sont donc des images ?
Assurément ; car les idées les plus abstraites ne sont que les filles de tous les objets que j’ai aperçus. »

Inquisition :
« On est emprisonné sur la simple dénonciation des personnes les plus infâmes, un fils peut dénoncer son père, une femme son mari ; on n’est jamais confronté avec ses accusateurs, les biens sont confisqués au profit des juges. »

Morale :
« Les Chrétiens avaient une morale ; mais les Payens n’en avaient point.
Ah Mr. le Beau , où avez-vous pris cette sottise ? eh qu’est-ce donc que la morale de Socrate, de Zaleucus, de Curondas, de Cicéron, d’Épictète, de Marc-Antonin ? »

Sensation :
« Toutes les facultés du monde n’empêcheront jamais les philosophes de voir que nous commençons par sentir, & que notre mémoire n’est qu’une sensation continuée. Un homme qui naîtrait privé de ses cinq sens, serait privé de toute idée, s’il pouvait vivre. Les notions métaphysiques ne viennent que par les sens. »

Illustration : Exécution des criminels condamnés par l’Inquisition (1760).

> Écouter un extrait : Égalité.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – Méditations poétiques (Sélection)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 30min | Genre : Poésie


Nébuleuse du Rectangle rouge

Ici vous sont proposées les Méditations poétiques (édition 1860) :

- Septième Méditation : Le Désespoir,
- Huitième Méditation : La Providence à l’homme,
- Neuvième Méditation : Souvenir.

Voici le début de la Septième Méditation, Le Désespoir :

« Lorsque du Créateur la parole féconde
Dans une heure fatale eut enfanté le monde
Des germes du chaos,
De son œuvre imparfaite il détourna sa face… »

Suivie de son commentaire.
Citation :
« Je souffrais trop ; il fallait crier. [...]
J’étais dévoré d’activité intérieure, et on me condamnait à l’immobilité ; j’étais ivre d’amour, et j’étais séparé de ce que j’adorais : les tortures de mon cœur étaient multipliées par celles d’un autre cœur… »

Illustration : Nébuleuse du Rectangle rouge.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Le Désespoir.

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HERVILLY, Ernest (d’) – Histoires divertissantes (Première Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 10min | Genre : Nouvelles


Henri Fantin-Latour - Coin de table

Ernest d’Hervilly (1839-1911) était agent des Ponts et Chaussées… et romancier et poète et dramaturge. (Sur le tableau Coin de table de Fantin-Latour, il est le quatrième assis, à la gauche de Verlaine.)

Auteur de nombreuses comédies en un acte, il a publié des poèmes charmants, comme Sur le pont d’Iéna :

« Singulier rendez-vous ! – Oui, c’était un jeudi,
À la fin de janvier ; il faisait clair de lune.
Les glaçons charriés par le fleuve engourdi
Nous rappelaient, si blancs sur l’eau luisante et brune,
Les larges nénuphars cueillis pendant l’été…

Va ! sur ce pont désert, sous cette bise rêche,
Nous n’avions froid ni l’un ni l’autre en vérité !
Seulement, mon cher cœur, ta joue était si fraîche !…

Ta lèvre était tantôt glacée, ô mon amour,
Comme une fraise encore humide de rosée,
Et tantôt tiède ainsi qu’une fraise exposée
Au soleil, et qu’on cueille à la chute du jour…

Tandis que la rivière où le gaz se reflète,
Avec un cliquetis doux et charmant filait,
Dans chacun de tes yeux, à travers la voilette,
Une petite lune exquise étincelait. »

Et une montagne d’articles, romans et nouvelles : Les Historiettes de l’histoire, L’Homme jaune, Histoires burlesques, Les Parisiens bizarres, Le Chat du Neptune, etc, et quarante Histoires divertissantes (1876) dont ces cinq sélectionnées :

- Le Mari de ma femme,
- Le Gros Vieux Bouquin,
- L’Homme élastique,
- L’Amour mouillé,
- Affaire du Bois d’Écouen.

> Écouter un extrait : Le Mari de ma femme.

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FEUILLET, Octave – Un mariage dans le monde

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 3h 48min | Genre : Romans


Un mariage dans le monde

Extrait : « Vous avez cru être, monsieur, un mari modèle, et à beaucoup d’égards vous en étiez un : je vous rends cet hommage ; mais vous aviez pourtant avec la foule banale de vos confrères un point commun, c’était de vous faire une idée très nette des devoirs que le mariage imposait à votre femme, et une idée très vague de ceux qu’il vous imposait à vous-même. Le mariage n’est pas un monologue : c’est une pièce à deux personnages. Or vous n’aviez étudié qu’un rôle, et ce n’était pas le vôtre. Vous êtes trop sincère, monsieur, pour ne pas convenir que votre conception personnelle du mariage était simplement celle-ci : ajouter aux douceurs habituelles de votre vie un accessoire agréable dans la personne d’une femme honnête et gracieuse qui ornât votre maison, qui perpétuât votre nom et vous apportât enfin, sans trop vous déranger, un supplément de confort et de respectabilité. Vous vous êtes beaucoup préoccupé, comme tout votre sexe, de trouver à Paris, en province, en Chine, cette femme merveilleuse qui devait faire tous les sacrifices et n’en exiger aucun. Vous ne l’avez pas trouvée, et personne ne la trouvera, car cet oiseau rare que vous rêvez tous, – la femme d’intérieur, – suppose un oiseau plus rare encore, – c’est un homme d’intérieur. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DES ESSARTS, Alfred – Le Monument de Molière (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Poésie


Fontaine Molière

À Alfred des Essarts (1811-1893) poète, traducteur, écrivain français, on doit des feuilletons, des romans, des nouvelles (cf. Le Trésor du maître d’école), des chansons, des poésies et des pièces de théâtre. Poète parnassien, il rejoint le romantique Alfred de Musset dans son admiration pour Molière dans un long poème de 280 vers.

Le Monument de Molière (1843)
Cette statue, aussi nommée « La Fontaine Molière », œuvre de l’architecte Louis Visconti (1791-1853), a remplacé la fontaine Richelieu détruite en 1838 et il fut décidé qu’un monument serait élevé en l’honneur de Molière décédé en 1673 au n°40 de la rue de Richelieu.

Le bel hommage vibrant rendu à Molière par Des Essarts,

« Il s’adresse à la foule, il en est écouté.
La sottise rencontre un censeur redouté.
Se groupant tour à tour sous les pinceaux du maître,
Toutes les passions peuvent se reconnaître.
Le vice démasqué contre lui s’arme en vain :
Un regard de son roi rassure l’écrivain.
Plus d’obstacle pour lui !… Bientôt la Comédie
Devient un tribunal d’où sa verve hardie
Ne cesse de répandre, en traits vifs ou touchans,
Le rire sur les fous, l’horreur sur les méchans ;
Et de l’humanité juge exact, équitable,
Il sait en imitant rester inimitable !… »

rejoint la pensée d’Une soirée perdue de Musset, publiée ici en 2007 :

« Ô notre maître à tous, si ta tombe est fermée,
Laisse-moi dans ta cendre, un instant ranimée,
Trouver une étincelle, et je vais t’imiter !
J’en aurai fait assez si je puis le tenter.
Apprends-moi de quel ton, dans ta bouche hardie,
Parlait la vérité, ta seule passion,
Et, pour me faire entendre, à défaut du génie,
J’en aurai le courage et l’indignation ! »

Illustration : Fontaine Molière (1893-1894).

Le Monument de Molière.

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BALZAC, Honoré (de) – Avant-propos à la « Comédie humaine »

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 46min | Genre : Biographies


Portrait de Balzac par Nadar

« Le hasard est le plus grand romancier du monde : pour être fécond, il n’y a qu’à l’étudier. La Société française allait être l’historien, je ne devais être que le secrétaire. En dressant l’inventaire des vices et des vertus, en rassemblant les principaux faits des passions, en peignant les caractères, en choisissant les événements principaux de la Société, en composant des types par la réunion des traits de plusieurs caractères homogènes, peut-être pouvais-je arriver à écrire l’histoire oubliée par tant d’historiens, celle des mœurs. Avec beaucoup de patience et de courage, je réaliserais, sur la France au dix-neuvième siècle, ce livre que nous regrettons tous que Rome, Athènes, Tyr, Memphis, la Perse, l’Inde ne nous ont malheureusement pas laissé sur leurs civilisations, et qu’à l’instar de l’abbé Barthélémy, le courageux et patient Monteil avait essayé pour le Moyen-Âge, mais sous une forme peu attrayante. [...]
Ce n’était pas une petite tâche que de peindre les deux ou trois mille figures saillantes d’une époque, car telle est, en définitif, la somme des types que présente chaque génération et que La Comédie humaine comportera. »

Tel est l’esprit de cet Avant-propos qui permet d’approcher les motivations de Balzac et d’éclairer les conditions dans lesquelles cet « effroyable labeur » a pu s’effectuer. Quant aux conceptions idéologiques de l’auteur en matière de politique et de religion, je tiens à préciser qu’elles n’engagent vraiment que lui… C.D.

Illustration: Portrait de Balzac par Nadar.

Licence Creative Commons

Avant-propos à la « Comédie Humaine ».

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VILLIERS DE L’ISLE-ADAM, Auguste (de) – Le Réalisme dans la peine de mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Histoire


James Gillray - Le Bourreau (1798)

« Villiers de L’Isle-Adam, raconte Léon Bloy, avait la passion de courir le guilledou des exécutions capitales, et les messieurs de la guillotine le considéraient comme un amateur éclairé. »

Nous en avons deux confirmations.

En 1883 il publia Le Secret de l’échafaud où nous avons lu :

« Brusquement, la bascule joua, le carcan s’abattit, le bouton céda, la lueur du couteau passa. Un choc terrible secoua la plate-forme ; les chevaux se cabrèrent à l’odeur magnétique du sang et l’écho du bruit vibrait encore, que, déjà le chef sanglant de la victime palpitait entre les mains impassibles du chirurgien de la Pitié, lui rougissant à flots les doigts, les manchettes et les vêtements. »

En 1890, Le Réalisme dans la peine de mort approfondit les questions que chacun peut se poser !

« Soudain – pendant qu’il jette un coup d’œil presque furtif sur le couteau – la pesée d’un aide fait basculer le condamné sur cette passerelle de l’abîme ; l’autre moitié de la cangue s’abaisse : l’exécuteur touche le déclic… un éclair glisse… plouff ! – Pouah ! quel éclaboussis ! Deux ou trois grosses gouttes rouges sautent autour de moi. Mais déjà le tronc gît, précipité, dans le panier funèbre.
L’exécuteur, s’inclinant très vite, prend quelque chose dans une espèce de baignoire d’enfant, placée en dehors, sous la guillotine… »

La pensée directrice de Villiers est : « Bref, on va se venger ici, c’est-à-dire équilibrer le meurtre par le meurtre, – voilà tout, c’est-à-dire commettre un nouveau meurtre sur le prisonnier ligoté qui va sortir et que nous guettons pour l’égorger à son tour. »

Illustration : James Gillray, Le Bourreau (1798).

Le Réalisme dans la peine de mort.

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