Livres audio gratuits pour "Victor Hugo" :


HUGO, Victor – Inferi – Océan (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Ivan Aivazovsky - Chaos (1841)

Deux longs poèmes peu connus de La Légende des siècles (Dernière Série, 1883).

Inferi chanté par Hugo d’une toute autre manière que par Voltaire.

« Chiourmes de la mort, égouts, fosses communes !
On les voit vaguement comme de sombres lunes.
Rien n’arrête leur vol hideux.
Au-dessus d’eux la brume et l’horreur se répandent,
La profondeur les hait ; les précipices pendent
Dans les gouffres au-dessous d’eux. »

Océan, en deux parties, est l’affirmation de la toute puissance des mers suivie de la réponse victorieuse de l’homme :

« Tais-toi, mer ! Les cœurs s’appellent ;
Les fils de Caïn se mêlent
Aux fils d’Abel ;
L’homme, que Dieu mène et juge,
Bâtira sur toi, déluge,
Une Babel.

Et tu verras sans colère,
Du tropique au flot polaire
Dieu te calmant,
Au-dessus de l’eau sonore,
Se construire dans l’aurore
Superbement
Les progrès et les idées,
Pont de cent mille coudées
Que rien ne rompt,
Et sur tes sombres marées
Ces arches démesurées
Resplendiront. »

Illustration : Ivan Aivazovsky, Chaos (1841).

Inferi.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 328 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ANDRÉAS – La Misère

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Théophile-Alexandre Steinlen - Misère (1896)

Andréas (alias Gabriel Roux, 18.-18.) est un inconnu. Peut-être est-il l’auteur d’une autre œuvre que La Misère, émouvant témoignage sobrement rédigé en 1841 qui fit moins de bruit littéraire que l’élection, la même année, de Victor Hugo à l’Académie française ou le succès de La Rabouilleuse et du Curé de village de Balzac.

La Misère s’achève par :

« Auguste, en sortant de l’hôpital, ne retrouva plus sa mère ; mais il sait qu’il a sur la terre des frères et des sœurs. Auguste est ouvrier compositeur. Puisse-t-il ne point faire défaut à la tâche qu’il a reçue de la destinée, en se souvenant que la sienne n’a été autre que par une faveur spéciale de cette Providence qui le fit entrer… à l’hôpital.

Voilà cette vie de Paris si brillante et si parée. Écrivains, artistes, qui avez de l’or au bout de la plume ou du pinceau, montrez-nous-en la médaille ; pour vous, au contraire, heureux du siècle, souffrez parfois qu’on vous en montre le revers. »

Il y a aujourd’hui des bureaux de bienfaisance, inexistants sous Louis Philippe, mais « le revers de la médaille » n’a pas disparu…

Illustration : Théophile-Alexandre Steinlen, Misère (1896).

La Misère.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 434 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

CHAMPFLEURY – Fantaisies et ballades d’hiver (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 42min | Genre : Nouvelles


Félix Vallotton - Les Nécrophores (1892)

Champfleury (1821-1889) (voir la notice de Les Trouvailles de Monsieur Bretoncel) a le don de parler de la mort, presque avec le sourire, sans jamais tomber dans le macabre ni dans l’indécence humoristique.

Il a rassemblé quelques textes dans Chien-caillou, Fantaisies et ballades d’hiver, qu’il dédie à Victor Hugo. « Avant, je vous admirais, car vous êtes la « grande figure », un mot que je prends aux Allemands qui l’avaient décerné à Goethe. Depuis, je vous ai aimé. »

Champfleury chante les quatre saisons, à sa manière, dans L’Hiver, Le Printemps, L’Été, L’Automne où s’exprime sa compassion pour les humbles et son hostilité, à la Mirbeau, pour l’administration.

« C’est donc là le signal du printemps, des corbillards faisant queue ! C’est donc ainsi qu’il fait son entrée dans la capitale, le jeune printemps ! – Triomphateur lugubre, que les poètes mercenaires chantent annuellement. »

Dans le même ordre de réactions, La Morgue,
« La Morgue aime la Seine, car la Seine lui fournit des épaves humaines. Ce qu’elles consomment à elles deux, ces terribles receleuses, on l’ignore ; mais le nombre en est grand. Elles ne tiennent pas à avoir des amants beaux et coquets, roses et blonds. Ouich ! elles veulent la quantité. »
rappelle le même sujet traité par Léon Gozlan,

tandis que Le Souvenir du doyen des croque-morts met en scène Petrus Borel, le créateur de Bug Jargal, titre emprunté à Victor Hugo (cf. Borel Le Croque-mort lu en 2009).

Que d’auteurs du site qui se croisent autour de Champfleury !

Illustration : Félix Vallotton, Les Nécrophores (1892).

> Écouter un extrait : L’Hiver.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 758 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

LAUTRÉAMONT – Poésies I

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Essais


Isidore Ducasse

Les Chants de Maldoror étaient signés par le Comte de Lautréamont, pseudonyme d’Isidore Ducasse qui reprend son nom comme auteur de Poésies I et Poésies II (1868) qui auraient sans doute été intitulées, si Ducasse n’était pas mort en 1870 à 24 ans, Préface d’un livre futur parce qu’il n’y a nulle trace de vers dans ce récit en grande partie consacré aux poètes.

Poésies I commence par cette épigraphe : « Je remplace la mélancolie par le courage, le doute par la certitude, le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la foi, les sophismes par la froideur du calme et l’orgueil par la modestie », mais il est difficile de ne pas constater qu’en parfait désaccord avec ses contemporains, Ducasse, avec sa tonalité pamphlétaire, est « méchant » à l’égard des célébrités de l’époque :

« Depuis Racine, la poésie n’a pas progressé d’un millimètre. Elle a reculé. Grâce à qui ? aux Grandes-Têtes-Molles de notre époque. Grâce aux femmelettes, Chateaubriand, le Mohican-Mélancolique ; Sénancourt, l’Homme-en-Jupon ; Jean-Jacques Rousseau, le Socialiste-Grincheur ; Anne Radcliffe, le Spectre-Toqué ; Edgar Poe, le Mameluck-des-Rêves-d’Alcool ; Mathurin, le Compère-des-Ténèbres ; Georges Sand, l’Hermaphrodite-Circoncis ; Théophile Gautier, l’Incomparable-Épicier ; Leconte, le Captif-du-Diable ; Goethe, le Suicidé-pour-Pleurer ; Sainte-Beuve, le Suicidé-pour-Rire ; Lamartine, la Cigogne-Larmoyante ; Lermontov, le Tigre-qui-Rugit ; Victor Hugo, le Funèbre-Échalas-Vert ; Mickiewicz, l’Imitateur-de-Satan ; Musset, le Gandin-Sans-Chemise-Intellectuelle ; et Byron, l’Hippopotame-des-Jungles-Infernales. »

Quand Ducasse leur reproche d’avoir « chanté le mal », il semble oublier que Lautréamont a écrit les beaux Chants de Maldoror.

Qu’en pensez-vous ?

Poésies 1.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 122 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

DIVERS – Dix Poèmes pour le Jour des morts

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


Jules Bastien Lepage - La Toussaint

Voici dix poèmes de dix auteurs différents (par ordre alphabétique) consacrés au thème de la mort que célèbre la Toussaint.
Ajoutez-y les quelques autres déjà sur le site, comme par exemple Pensée des morts (Version 1, Version 2) de Lamartine, La Comédie de la mort de Théophile Gautier, les poèmes consacrés à la mort dans les Fleurs du mal de Baudelaire, Ce que dit la bouche d’ombre de Victor Hugo, etc…

« Accoutumons-nous à considérer la mort comme une forme de vie que nous ne comprenons pas encore. Apprenons à la voir du même œil que la naissance. Il est tout à fait raisonnable et légitime de se persuader que la tombe n’est pas plus redoutable que le berceau. » Maurice Maeterlinck

« La mort, mon fils, est un bien pour tous les hommes ; elle est la nuit de ce jour inquiet qu’on appelle la vie. » Henri Bernardin de Saint-Pierre

« Nous sommes des victimes condamnées toutes à la mort ; nous ressemblons aux moutons qui bêlent, qui jouent, qui bondissent, en attendant qu’on les égorge. » Voltaire

> Écouter un extrait : Le Jour des morts (Antoine de Latour).

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 4 556 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

LOTTIN DE LAVAL, Victor – Les Ruines de Palmyre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


Victor Lottin de Laval - Temple grec ruiné sur les côtes d'Asie

Pierre-Victorien Lottin, dit Victor Lottin de Laval, (1810-1903 ), est un archéologue et peintre orientaliste. Il a côtoyé dans sa carrière Victor Hugo, Eugène Delacroix, Alexandre Dumas, Rossini, Hector Berlioz, Frédéric Chopin, George Sand, Franz Liszt…
« Il est attiré par les civilisations orientales et obtient sa participation de 1843 à 1846 à une mission scientifique française qui découvre Ninive au Moyen-Orient, puis une seconde en 1850 et 1851 dans la péninsule arabique. » (Wikipédia)

Les Ruines de Palmyre (réactualisées par la guerre actuelle en Syrie) raconte une lutte mortelle entre le tyran Joussouf et le jeune médecin Abd el kébir.

« Enfin ils virent se dessiner à l’horizon une chaîne de montagnes violacées ; sur la couleur foncée de ces montagnes se détachaient en relief les parasols brûlés de quelques palmiers, des attiques élégants, de longues files de colonnades en marbre blanc et de nombreuses et imposantes ruines de la plus admirable architecture de Corinthe. Il y a là une honte éternelle attachée au nom des races conquérantes : ce sont les ruines de Palmyre.

Joussouf était le chef de la milice turque du pacha d’Alep ; c’était un misérable Osmanli souillé de vices, ne reculant jamais en face d’un crime, et profitant sans cesse de sa position pour jeter dans le deuil les familles arabes ou syriennes qui avaient le malheur de se trouver sur son passage.

Ce misérable mit tout en œuvre pour posséder cette admirable créature ; il offrit une somme considérable, mais née dans une condition libre elle n’était pas à vendre. Il voulut l’épouser, mais elle était fiancée ; que faire alors ? Son pouvoir était grand ; il laissa s’éloigner la caravane, et, la rejoignant à deux journées d’Alep, avec une horde armée, il l’attaqua, la mit en fuite, et enleva Mazzili.

Un jeune hekim arménien Abd el kébir soigna Mazzili sur le point d accoucher et le drame commence, tout près des ruines de « la majestueuse Tadmor », nom de la ville moderne, oasis du désert de Syrie, à 210 km au nord-est de Damas.

Les Ruines de Palmyre.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 969 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

TELLIER, Jules – Trois Hommages à Victor Hugo

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Victor Hugo

Jules Tellier, écrivain et journaliste français né en 1863 et mort à 26 ans, fut aussi professeur. Relisez l’émouvant Discours à la bien-aimée de cet admirateur de Victor Hugo qui nous a laissé plusieurs témoignages de son hugolâtrie.

Aux caveaux du Panthéon (1887), Le Culte de Victor Hugo (1889), L’Anniversaire de Victor Hugo (188?) nous renseignent historiquement sur les fluctuations de la réputation du poète disparu en 1885.

« Avez-vous remarqué dans quel silence, et j’oserai dire dans quelle indifférence on l’a célébré cette année ? La Comédie-Française a donné Ruy Blas et Hernani. On n’a guère fait de réflexions. Ç’a été tout. »

« Rhéteur ou non, ce poète a eu la plus grande influence qu’un homme ait eue jamais sur une littérature, et la plus heureuse. Il a recréé le vers français. Il nous a laissé pour modèles, à nous, Les Châtiments et La Légende des siècles. Nous sommes bien venus à le dédaigner après cela ! De tous nos poètes, depuis cinquante ans, il n’en est pas un dont l’œuvre serait ce qu’elle est si Hugo n’eût existé. »

Illustration : Portrait de Victor Hugo (1859-18?).

> Écouter un extrait : Aux caveaux du Panthéon.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 237 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

BLÉMONT, Émile – Vive-la-mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Nouvelles


Un Uhlan et son prisonnier en 1870

Auteur : Émile Blémont (1839-1927), pseudonyme de Léon-Émile Petitdidier, poète et auteur dramatique qui fut lié à Victor Hugo, à des Parnassiens ainsi qu’à Rimbaud.

Lieu du récit : « la petite ville picarde de Verval-sur-Orle, si calme et si riante » où va se jouer un drame provoqué par l’amour.

Époque : « Le 15 juillet, la guerre était déclarée entre la France et la Prusse. Les catastrophes se précipitèrent. L’Empire croula. Paris fut bloqué. Les Allemands pénétrèrent jusqu’au cœur de la France.
Dès les premiers chocs sur la frontière, on en avait cruellement ressenti le contre-coup à Verval. »

Le héros : « François Rouillon, qui, seul, préoccupé, insensible à l’arôme des lys, indifférent au charme de l’obscurité transparente et de la lumière lactée, allait et venait silencieusement, entre les plates-bandes et sous les tilleuls de son jardin, sans pouvoir apaiser la fièvre qui le brûlait. C’était un homme de moyenne taille, qui pouvait avoir de trente-cinq à quarante ans. »

Le drame : les agissements de Rouillon qui se fait criminel, par jalousie, devant le refus de l’épouser de celle qu’il convoite.

Vive-la-mort.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 457 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour "Victor Hugo" :