Livres audio gratuits pour "Victor Hugo" :


HUGO, Victor – À celle qui est voilée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 6min | Genre : Poésie


John William Waterhouse - Boreas

Le long poème À celle qui est voilée des Contemplations manquait à nos richesses.

Le problème reste non résolu : Qui est l’apparition suggérée par Hugo ? La femme aimée ? Un ange ? La vierge ? Il s’agit de l’amour évoqué par une multitude d’images lumineuses contrastant avec l’obscurité.

Chacun peut imaginer ce fantôme.

« Mais tu ne veux pas qu’on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m’appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L’esprit lion, le cœur enfant ;

Viens voir le désert où j’habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l’ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant. »

Illustration : John William Waterhouse, Boreas (1903).

À celle qui est voilée.

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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Deuxième Journée)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 10min | Genre : Histoire


Alphonse Baudin (1811-1851) sur la barricade du faubourg Saint-Antoine, le 3 décembre 1851

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Cette deuxième journée est intitulée La Lutte. Nous sommes le 3 décembre 1851.

« On vient pour m’arrêter
Pour aller de la rue Popincourt à la rue Caumartin, il faut traverser tout Paris. Nous trouvâmes partout un grand calme apparent. Il était une heure du matin quand nous arrivâmes chez M. de la R. Le fiacre s’arrêta près d’une grille que M. de la R. ouvrit à l’aide d’un passe-partout ; à droite, sous la voûte, un escalier montait au premier étage d’un corps de logis isolé que M. de la R. habitait et où il m’introduisit.
[...]
Ces voitures défilaient l’une après l’autre, fermées, gardées, mornes, muettes ; aucune voix n’en sortait, aucun cri, aucun souffle. Elles emportaient au milieu des épées, des sabres et des lances, avec la rapidité et la fureur du tourbillon, quelque chose qui se taisait ; et ce quelque chose qu’elles emportaient et qui gardait ce silence sinistre, c’était la tribune brisée, c’était la souveraineté des assemblées, c’était l’initiative suprême d’où toute civilisation découle, c’était le verbe qui contient l’avenir du monde, c’était la parole de la France ! »

Illustration : Louis-Ernest Pichio, Alphonse Baudin (1811-1851) sur la barricade du faubourg Saint-Antoine, le 3 décembre 1851.

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Première Journée)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5h 38min | Genre : Histoire


Auguste Rodin - Victor Hugo

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Cet essai de Victor Hugo est d’une magnifique précision historique, les lieux de Paris sont décrits avec tout le talent du romancier et de l’historien.
Nous suivons ces journées avec l’auteur, qui met tout son talent, sa vivacité, sa plume si alerte, au service de l’Histoire.

Son ironie n’est jamais loin, mais aussi ses idées politiques et sa générosité nous accompagnent.
C’est un récit, d’un maître littéraire et d’un homme politique engagé.

Ici vous est proposée la Première Journée du coup d’état de décembre 1851.
Nous sommes le 2 décembre, date déjà historique.
Nous suivons l’Histoire, « en direct », grâce à ce texte au style si vivant.

Illustration : Victor Hugo, par Auguste Rodin.

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Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 03.

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HUGO, Victor – Inferi – Océan (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Ivan Aivazovsky - Chaos (1841)

Deux longs poèmes peu connus de La Légende des siècles (Dernière Série, 1883).

Inferi chanté par Hugo d’une toute autre manière que par Voltaire.

« Chiourmes de la mort, égouts, fosses communes !
On les voit vaguement comme de sombres lunes.
Rien n’arrête leur vol hideux.
Au-dessus d’eux la brume et l’horreur se répandent,
La profondeur les hait ; les précipices pendent
Dans les gouffres au-dessous d’eux. »

Océan, en deux parties, est l’affirmation de la toute puissance des mers suivie de la réponse victorieuse de l’homme :

« Tais-toi, mer ! Les cœurs s’appellent ;
Les fils de Caïn se mêlent
Aux fils d’Abel ;
L’homme, que Dieu mène et juge,
Bâtira sur toi, déluge,
Une Babel.

Et tu verras sans colère,
Du tropique au flot polaire
Dieu te calmant,
Au-dessus de l’eau sonore,
Se construire dans l’aurore
Superbement
Les progrès et les idées,
Pont de cent mille coudées
Que rien ne rompt,
Et sur tes sombres marées
Ces arches démesurées
Resplendiront. »

Illustration : Ivan Aivazovsky, Chaos (1841).

Inferi.

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ANDRÉAS – La Misère

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Théophile-Alexandre Steinlen - Misère (1896)

Andréas (alias Gabriel Roux, 18.-18.) est un inconnu. Peut-être est-il l’auteur d’une autre œuvre que La Misère, émouvant témoignage sobrement rédigé en 1841 qui fit moins de bruit littéraire que l’élection, la même année, de Victor Hugo à l’Académie française ou le succès de La Rabouilleuse et du Curé de village de Balzac.

La Misère s’achève par :

« Auguste, en sortant de l’hôpital, ne retrouva plus sa mère ; mais il sait qu’il a sur la terre des frères et des sœurs. Auguste est ouvrier compositeur. Puisse-t-il ne point faire défaut à la tâche qu’il a reçue de la destinée, en se souvenant que la sienne n’a été autre que par une faveur spéciale de cette Providence qui le fit entrer… à l’hôpital.

Voilà cette vie de Paris si brillante et si parée. Écrivains, artistes, qui avez de l’or au bout de la plume ou du pinceau, montrez-nous-en la médaille ; pour vous, au contraire, heureux du siècle, souffrez parfois qu’on vous en montre le revers. »

Il y a aujourd’hui des bureaux de bienfaisance, inexistants sous Louis Philippe, mais « le revers de la médaille » n’a pas disparu…

Illustration : Théophile-Alexandre Steinlen, Misère (1896).

La Misère.

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CHAMPFLEURY – Fantaisies et ballades d’hiver (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 42min | Genre : Nouvelles


Félix Vallotton - Les Nécrophores (1892)

Champfleury (1821-1889) (voir la notice de Les Trouvailles de Monsieur Bretoncel) a le don de parler de la mort, presque avec le sourire, sans jamais tomber dans le macabre ni dans l’indécence humoristique.

Il a rassemblé quelques textes dans Chien-caillou, Fantaisies et ballades d’hiver, qu’il dédie à Victor Hugo. « Avant, je vous admirais, car vous êtes la « grande figure », un mot que je prends aux Allemands qui l’avaient décerné à Goethe. Depuis, je vous ai aimé. »

Champfleury chante les quatre saisons, à sa manière, dans L’Hiver, Le Printemps, L’Été, L’Automne où s’exprime sa compassion pour les humbles et son hostilité, à la Mirbeau, pour l’administration.

« C’est donc là le signal du printemps, des corbillards faisant queue ! C’est donc ainsi qu’il fait son entrée dans la capitale, le jeune printemps ! – Triomphateur lugubre, que les poètes mercenaires chantent annuellement. »

Dans le même ordre de réactions, La Morgue,
« La Morgue aime la Seine, car la Seine lui fournit des épaves humaines. Ce qu’elles consomment à elles deux, ces terribles receleuses, on l’ignore ; mais le nombre en est grand. Elles ne tiennent pas à avoir des amants beaux et coquets, roses et blonds. Ouich ! elles veulent la quantité. »
rappelle le même sujet traité par Léon Gozlan,

tandis que Le Souvenir du doyen des croque-morts met en scène Petrus Borel, le créateur de Bug Jargal, titre emprunté à Victor Hugo (cf. Borel Le Croque-mort lu en 2009).

Que d’auteurs du site qui se croisent autour de Champfleury !

Illustration : Félix Vallotton, Les Nécrophores (1892).

> Écouter un extrait : L’Hiver.

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LAUTRÉAMONT – Poésies I

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Essais


Isidore Ducasse

Les Chants de Maldoror étaient signés par le Comte de Lautréamont, pseudonyme d’Isidore Ducasse qui reprend son nom comme auteur de Poésies I et Poésies II (1868) qui auraient sans doute été intitulées, si Ducasse n’était pas mort en 1870 à 24 ans, Préface d’un livre futur parce qu’il n’y a nulle trace de vers dans ce récit en grande partie consacré aux poètes.

Poésies I commence par cette épigraphe : « Je remplace la mélancolie par le courage, le doute par la certitude, le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la foi, les sophismes par la froideur du calme et l’orgueil par la modestie », mais il est difficile de ne pas constater qu’en parfait désaccord avec ses contemporains, Ducasse, avec sa tonalité pamphlétaire, est « méchant » à l’égard des célébrités de l’époque :

« Depuis Racine, la poésie n’a pas progressé d’un millimètre. Elle a reculé. Grâce à qui ? aux Grandes-Têtes-Molles de notre époque. Grâce aux femmelettes, Chateaubriand, le Mohican-Mélancolique ; Sénancourt, l’Homme-en-Jupon ; Jean-Jacques Rousseau, le Socialiste-Grincheur ; Anne Radcliffe, le Spectre-Toqué ; Edgar Poe, le Mameluck-des-Rêves-d’Alcool ; Mathurin, le Compère-des-Ténèbres ; Georges Sand, l’Hermaphrodite-Circoncis ; Théophile Gautier, l’Incomparable-Épicier ; Leconte, le Captif-du-Diable ; Goethe, le Suicidé-pour-Pleurer ; Sainte-Beuve, le Suicidé-pour-Rire ; Lamartine, la Cigogne-Larmoyante ; Lermontov, le Tigre-qui-Rugit ; Victor Hugo, le Funèbre-Échalas-Vert ; Mickiewicz, l’Imitateur-de-Satan ; Musset, le Gandin-Sans-Chemise-Intellectuelle ; et Byron, l’Hippopotame-des-Jungles-Infernales. »

Quand Ducasse leur reproche d’avoir « chanté le mal », il semble oublier que Lautréamont a écrit les beaux Chants de Maldoror.

Qu’en pensez-vous ?

Poésies 1.

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DIVERS – Dix Poèmes pour le Jour des morts

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


Jules Bastien Lepage - La Toussaint

Voici dix poèmes de dix auteurs différents (par ordre alphabétique) consacrés au thème de la mort que célèbre la Toussaint.
Ajoutez-y les quelques autres déjà sur le site, comme par exemple Pensée des morts (Version 1, Version 2) de Lamartine, La Comédie de la mort de Théophile Gautier, les poèmes consacrés à la mort dans les Fleurs du mal de Baudelaire, Ce que dit la bouche d’ombre de Victor Hugo, etc…

« Accoutumons-nous à considérer la mort comme une forme de vie que nous ne comprenons pas encore. Apprenons à la voir du même œil que la naissance. Il est tout à fait raisonnable et légitime de se persuader que la tombe n’est pas plus redoutable que le berceau. » Maurice Maeterlinck

« La mort, mon fils, est un bien pour tous les hommes ; elle est la nuit de ce jour inquiet qu’on appelle la vie. » Henri Bernardin de Saint-Pierre

« Nous sommes des victimes condamnées toutes à la mort ; nous ressemblons aux moutons qui bêlent, qui jouent, qui bondissent, en attendant qu’on les égorge. » Voltaire

> Écouter un extrait : Le Jour des morts (Antoine de Latour).

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