À Découvrir :
CROS, Charles – Une nouvelle – Dix Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Poésie


Charles Cros - Les Hydropathes

Charles Cros (1842-1888), chercheur scientifique (travaux voisins de ceux d’Edison, avec le paléophone) s’inspire d’une séance de spiritisme dans la nouvelle L’Évocation des endormis.

Charles Gros était surtout poète bohème pré-surréaliste, auteur, entre autres, du Coffret de santal dont sont extraits ces dix poèmes qui s’ajoutent aux quatre déjà publiés. Créateur du club des Zutistes, il a écrit La Chanson des hydropathes :

« Hydropathes, chantons en chœur
La noble chanson des liqueurs.

Le Vin est un liquide rouge
- Sauf le matin quand il est blanc.
On en boit dix, vingt coups, et v’lan !
Quand on en a trop bu, tout bouge.
Buvons donc le vin rigolo,
Blanc le matin, rouge à la brune
Qu’il fasse (nous souffrons de l’eau)
Clair de soleil ou clair de lune.

Hydropathes, chantons en chœur
La noble chanson des liqueurs.

Dorée des futures aurores,
La Bière est un liquide amer.
Il nous en faudrait une mer
Pour rincer nos gosiers sonores.
Les bocks font bien dans le tableau
Buvons la Bière blonde ou brune
Qu’il fasse (nous souffrons de l’eau)
Clair de soleil ou clair de lune.
[...] »

> Écouter un extrait : La Chanson des hydropathes.

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À Découvrir :
BALZAC, Honoré (de) – Les Illusions perdues (Deuxième Partie : Un grand homme de province à Paris)

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 5h 4min | Genre : Romans


Honoré de Balzac - Les Illusions perdues

Dédié à Victor Hugo, ce roman dont l’action se déroule sous la Restauration est composé de trois parties : Les Deux Poètes, Un grand homme de province à Paris et Les Souffrances de l’inventeur, ou Ève et David.

« À l’époque où commence cette histoire, la presse de Stanhope et les rouleaux à distribuer l’encre ne fonctionnaient pas encore dans les petites imprimeries de province. Malgré la spécialité qui la met en concurrence avec la typographie parisienne, Angoulême se servait toujours des presses en bois, auxquelles la langue est redevable du mot faire gémir la presse, maintenant sans application. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BERGERAT, Émile – Le Coup de la belle-mère – Le Bon Chevalier de Frileuse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Le Bon Chevalier de Frileuse

Pour finir 2016 en souriant, deux Contes de Caliban de l’humoriste Émile Bergerat.

Le Coup de la belle-mère :

Appréciez le style de présentation des personnages : « J’estime sage d’en revenir au système du vieux répertoire – ou de La Bruyère – et d’appeler paisiblement : Eraste, Clitandre, Araminte et Bélise les types, comme on dit aujourd’hui, de ce conte philosophique.
Celui qui, du fond des nues, règle les choses de ce monde s’amusa donc, un jour, pour tenir le diable en haleine, à conduire Araminte, jeune fille pleine d’agréments du huitième à l’étalage miroitant où l’indolent Eraste, le crayon d’or en flèche à l’oreille, chiffonnait les soldes de faille et aunait les coupons de satin.
Le doux commis, marqué de Dieu, emplissait son idéal de vierge. »

Le Bon Chevalier de Frileuse est divertissant à écouter et facile à raconter ensuite :

« M. de Frileuse avait un ami, un seul, mais il était bon !… À ce mot : Turc ! cet ami accourait, et c’étaient des caresses sans fin comme sans prétexte, pour le simple plaisir. Notez que vous n’accueillez pas un frère absent depuis vingt années avec autant de transports que le chevalier ne recevait son ami chaque matin, après une seule nuit d’absence passée par Turc sur le paillasson.
— Je trouve en Turc, disait le chevalier, une supériorité évidente sur tous les amis de la race pensante et parlante : c’est que Turc pense sans parler, et que l’homme parle sans penser. »

Illustration : James Lonsdale, Portrait de Charles Howard (1746–1815), 11ème duc de Norfolk.

Le Coup de la belle-mère.

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LABOULAYE, Édouard – Zerbin le farouche

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 52min | Genre : Contes


Johann Georg Laminit - Kaspar Hauser

« Sire, dit Mistigris, un prince ne reprend jamais sa parole, mais il y a plusieurs façons de la tenir. Votre Majesté vient de promettre à sa fille de la marier. Nous la marierons. Après, nous prendrons la loi qui dit : « Si un noble prétend à l’amour d’une princesse, il sera décapité. Si le prétendant est un bourgeois, il sera pendu. Si c’est un vilain, il sera noyé comme un chien.
- Mistigris, dit le roi, vous êtes un coquin !
- Sire, dit le gros homme en se rengorgeant, je ne suis qu’un politique. On m’a enseigné qu’il y a une grande morale pour les princes et une petite pour les petites gens. C’est ce discernement qui fait le génie des hommes d’État, l’admiration des habiles et le scandale des sots. »

Il est intéressant de connaître les mentalités d’il y a une centaine d’années. Bien entendu, il s’agit d’un conte qui se passe il y a longtemps. De nos jours, heureusement, les choses ont bien changé !

Un conte extrait du recueil Nouveaux Contes bleus (1866).

Zerbin le farouche.

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BOCCACE, Jean – Préface de l’auteur – À mes censeurs : Les Oies du Frère Philippe – Le Crapaud, ou L’Innocence justifiée hors de saison

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


Les Oies du Frère Philippe

Préface de l’auteur – À mes censeurs (début de la première nouvelle de la quatrième journée) à regrouper avec le Prologue et avec Conclusion est une mise au point de Boccace en réponse à ses détracteurs qui semblent avoir été nombreux, si l’on en juge par l’acharnement avec lequel se défend ce ministre florentin écrivain des années 1350 !

« Croiriez-vous, mesdames, que plusieurs de mes critiques me font un crime de vous trouver aimables, et qu’ils soutiennent qu’il n’y a aucun honneur à vous amuser, à vous plaire, et à célébrer vos charmes ? Rien n’est cependant plus vrai. D’autres, plus circonspects, prétendent qu’il ne convient nullement à un homme de mon âge de se livrer à de semblables bagatelles, et que ce n’est qu’à des jeunes gens tout au plus qu’il appartient de causer si longtemps de galanterie et de vous faire la cour. Quelques-uns, feignant de s’intéresser à ma réputation et à ma gloire, disent que je ferais beaucoup mieux d’aller avec les Muses sur le Parnasse que de perdre le temps avec vous. Quelques autres, moins prudents et plus aigres, n’ont pas craint de dire qu’au lieu d’employer le temps à composer des niaiseries, je devrais plutôt songer à amasser de quoi vivre. Il y en a qui, pour décrier mon travail et le dépriser à vos yeux, ont cherché à vous persuader que les événements que je vous ai racontés se sont passés d’une autre manière, et qu’ils sont devenus méconnaissables sous ma plume. »

Le ton de l’invective a disparu dans Le Crapaud, ou L’Innocence justifiée hors de saison (Journée IV, nouvelle 7).

« Il n’y a pas encore beaucoup de temps qu’il y avait à Florence une jeune fille, nommée Simone, issue de parents pauvres, mais jolie à ravir, et assez bien élevée pour son état. Comme elle était obligée de travailler pour vivre, elle filait de la laine pour différents particuliers. Le soin de songer à gagner sa vie ne la rendait point inaccessible à l’amour. Pasquin, jeune homme d’une condition à peu près égale à la sienne, eut occasion de la connaître, en lui apportant de la laine à filer, pour un fabricant dont il était commis, et la trouvant aussi honnête que jolie, il ne put se défendre d’en devenir amoureux. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Les Oies du Frère Philippe, aux éditions Barbier (1846).

Préface de l’auteur – À mes censeurs : Les Oies du Frère Philippe.

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GASKELL, Elizabeth – Une race maudite

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 41min | Genre : Nouvelles


Elizabeth Gaskell - Une race maudite

Cette nouvelle est la dernière du recueil Autour du sofa.

« En Angleterre, nous avons eu nos préjugés. Nous avons torturé les Juifs, brûlé les catholiques et les protestants, sans préjudice des sorciers et des sorcières.
Toutefois, notre position d’insulaires nous a, pour ainsi dire, préservés de l’invasion de certaines races, qui, chassées de l’endroit où elles avaient fixé leurs demeures, ont, à diverses époques, afflué dans un pays mécontent de les recevoir et dont les indigènes ne se donnaient pas la peine de dissimuler la répugnance qu’ils éprouvaient à leur égard. »
Elizabeth Gaskell

Traduction : Henriette Loreau (1815-18?).

Une race maudite.

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VERNE, Jules – Le Humbug, mœurs américaines

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Nouvelles


Le Humbug

Emprunté à Hier et demain, contes et nouvelles de Jules Verne (même recueil que La Journée d’un journaliste américain en 2890, L’Éternel Adam, Aventures de la famille Raton, La Destinée de Jean Morénas),

Le Humbug est une moquerie sans indulgence des mœurs américaines en 1863.

« Je vous le répète, disait le capitaine, cet original n’en fait jamais d’autres. Voilà dix fois qu’il remonte l’Hudson, de New-York à Albany, voilà dix fois qu’il s’arrange pour arriver en retard, voilà dix fois qu’il transporte des chargements pareils. Qu’est-ce que tout cela devient ? Je l’ignore. Le bruit court que Mr. Hopkins monte une grande entreprise à quelques lieues d’Albany et que, de toutes les parties du monde, on lui expédie des marchandises inconnues. »

Vous apprendrez la nature de ces chargements en parcourant cette boutade de Jules Verne.

Quelques synonymes de la traduction de Humbug : Charlatanisme fracassant, tromperie, fumisterie, grosse blague.

Le Humbug.

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POE, Edgar Allan – Les Cloches (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 31min | Genre : Poésie


Une des cloches de la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève

Voici un texte d’Edgar Allan Poe, publié après sa mort, en 1849, traduit en prose par Stéphane Mallarmé et qui inspira une œuvre musicale à Serge Rachmaninoff.
Stéphane Mallarmé découvre Edgar Poe en 1862.
Les cloches accompagnent des événements sociaux, privés aussi parfois.
Ce texte en quatre parties suit avec subtilité certains de ces événements.
L’auteur et son traducteur utilisent l’onomatopée avec art.

Stéphane Mallarmé dans son commentaire suggère aussi la traduction d’Émile Blémont (1839-1927).

Serge Rachmaninoff a épousé cette poésie en prose rythmée et d’une élégance sensible, dans son poème symphonique en quatre mouvements, créé en 1913. Le troisième mouvement semble annoncer la guerre. Il utilise un texte russe de Konstantin Balmont, tiré du poème d’Edgar Allan Poe.

On pense, naturellement, aux quatre âges de la vie humaine.

Illustration : Une des cloches de la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Les Cloches.

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VASOV, Ivan – Une servante !

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Nouvelles


Ivan Vasov

Une servante ! n’est pas un conte de Bethléem, mais un règlement de comptes conjugal à Sofia.

« Un vendredi soir, les deux époux, maussades comme d’habi­tude, étaient assis devant le guèvetch (plat national, sorte de ragoût de mouton très épicé) déjà froid, lorsque la porte s’ouvrit brusquement et la tête ébouriffée d’un Chope apparut. »

(Note : On appelle Chopes les paysans des environs de Sophia. Ces paysans sont d’une race spéciale, très arriérée et dont on ne connaît pas exactement l’origine.)

On croirait une nouvelle de Maupassant

« L’auteur Ivan Vasov (1850-1921) est le représentant des aspirations nationales de la Bulgarie. Il y a treize ans, ses compatriotes ont célébré avec enthousiasme le vingt-cinquième an de ses débuts dans les lettres et lui ont décerné unanimement le titre de « Poète national. » Comme poète, romancier et publiciste, il a été et il est encore d’une fécondité inépuisable. Il est toujours à la tête de la littérature bulgare. Il est le premier Bulgare dont les œuvres aient eu les honneurs de la traduction. (Note du traducteur) »

Traduction : Jules Guillebert (1888?-1936).

Une servante !.

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ASSASSIN, selon Voltaire et L’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 19min | Genre : Histoire


William Hogarth - Le Crime

Trève de Noël pour la relation de meurtres, tueries, massacres, homicides, empoisonnements et assassinats de toutes sortes… Intéressons-nous au nom lui-même : Assassin

D’après L’Encyclopédie :

« Quelques-uns disent que le mot assassin vient du Levant, où il prit son origine d’un certain prince de la famille des Arsacides, appellés vulgairement assassins, habitant entre Antioche & Damas, dans un château où il élevoit un grand nombre de jeunes gens à obéir aveuglément à tous ses ordres : il les employoit à assassiner les princes ses ennemis. »

Selon le Dictionnaire philosophique de Voltaire :

« Il y avait du temps des croisades un malheureux petit peuple de montagnards, habitant dans des cavernes vers le chemin de Damas. Ces brigands élisaient un chef qu’ils nommaient Chik Elchassissin. On prétend que ce mot honorifique chik ou chek signifie vieux originairement ; de même que parmi nous le titre de seigneur vient de senior, vieillard, et que le mot graf, comte, veut dire vieux chez les Allemands : car anciennement le commandement civil fut toujours déféré aux vieillards chez presque tous les peuples. »

Wiktionnaire nous propose:

« De l’italien assassino, emprunté à l’arabe حشاشين[], (hachachin, pluriel de حشاش, hachech) : consommateurs de hachich, dérivé de حشيش, (« hachich») qui signifie en arabe (« herbe ») et (« cannabis »). « Hachachin » désignait initialement les membres d’une secte militante musulmane, également nommée Nizârites, particulièrement active au XIe siècle en Perse et qui assassinait publiquement ses opposants… Diverses étymologies furent proposées par le passé, la plupart fantaisistes, en raison surtout des orthographes variant d’un auteur à l’autre et de l’ignorance de l’arabe. »

L’Encyclopédie – Assassin.

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