À Découvrir :
SEGALEN, Victor – Dans un monde sonore

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Philosophie


Frederic Leighton - Orphée et Eurydice (1864)

Il faut être renseigné sur les synesthésies, sur le mythe d’Orphée et son abandon d’Eurydice pour apprécier pleinement cet assez difficile ouvrage de Victor Segalen plutôt destiné aux amateurs de philosophie et de mythologie.

Deux mots sur l’auteur breton Victor Segalen (1878-1919), médecin, romancier, poète, ethnographe, sinologue et archéologue. Œuvre foisonnante ordinairement classée par cycles : Cycle des apprentissages (Les Cliniciens ès lettres, Les Synesthésies et l’école symboliste, Essai sur soi-même, Journal de voyage) ; Cycle polynésien (Les Immémoriaux, Gauguin dans son dernier décor, Le Maître-du-Jouir, Hommage à Gauguin, La Marche du feu, Penser païens, Journal des îles, Le Double Rimbaud, Vers les sinistrés, Hommage à Saint-Pol-Roux) ; Cycle musical et orphique (Voix mortes : musiques maories, Dans un monde sonore, Siddhârtha, Entretiens avec Debussy, Orphée-Roi, Gustave Moreau maître imagier de l’orphisme, Quelques musées par le monde), etc.

Sur le site en 2015, Équipée et Voyage au pays du réel.

Dans un monde sonore fut publié en 1907 sous le pseudonyme de Max-Anély.

Un univers entêtant dans lequel la voix des protagonistes est amplifiée par des résonateurs de cuivre et de verre qui activent des flammes faiblement colorées et chantantes. André, l’ingénieur de ce dispositif acoustique, se plaint de sa femme qui a développé une « perversion de l’ouïe » et se réfugie dans un excès de lumière qu’il déteste. Il pense que sa femme est folle, elle pense que son mari est fou…

Illustration : Frederic Leighton, Orphée et Eurydice (1864).

Dans un monde sonore.

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À Découvrir :
CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Tableaux de la nature (Poèmes)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 42min | Genre : Poésie


Tableaux de la nature

Ce recueil de 10 poésies est précédé d’une préface très intéressante, d’une présentation de ce recueil particulier par l’auteur dont les réflexions sont toujours enrichissantes.

Dans le Livre 3ème des Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand évoque « le premier souffle de la Muse », lors de promenades avec sa sœur Lucile et les « tableaux de la nature » qui l’inspiraient : « jour et nuit je chantais mes plaisirs ».

La nature, la campagne, les bois, la mer aussi, voilà les thèmes qui sont chers à l’auteur et traités, ici, sur un mode poétique.

Illustration : Forêt, Eau, Vert, Rock, Pierre (domaine public).

Licence Creative Commons

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LEOPARDI, Giacomo – Chant du coq sauvage

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 13min | Genre : Essais


Soleil envol

Voici l’œuvre morale numéro XVIII, du recueil Poésies et œuvres morales.

« Ce coq géant, outre diverses particularités qu’on peut lire à son sujet dans les auteurs susdits, a l’usage de la raison.
[...]
Le titre était : Scir detarnegôl bara letzafra, c’est-à-dire : Chant matinal du coq sauvage. Après beaucoup de fatigue et non sans interroger nombre de rabbins, de cabalistes, de théologiens, de jurisconsultes et de philosophes hébreux, je suis venu à bout de le comprendre et d’en faire, en langue vulgaire, la traduction qu’on va lire.
[...]
Allons, mortels, éveillez-vous. Le jour renaît : la vérité retourne sur la terre et les images vaines s’en vont. Levez-vous ; reprenez le fardeau de la vie ; revenez du monde faux dans le monde vrai. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Soleil, envol.

Chant du coq sauvage.

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VALÉRY, Paul – Propos sur l’intelligence

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Philosophie


Propos sur l'intelligence

En 1926, dans son opuscule Propos sur l’intelligence, Paul Valéry se propose de répondre « à quelques questions posées dans la Revue de France par M. Jean Laporte au cours d’une enquête sur la Crise des Professions Libérales ».

Que de résonances, près d’un siècle plus tard, de ces raisonnements !
Les deux parties des jugements exprimés sont De l’intelligence-faculté et De l’intelligence-classe.

« Chacun se sert de l’esprit qu’il a. Un manœuvre se sert du sien, par rapport à soi, autant que quiconque, philosophe ou géomètre. Si ses discours nous semblent grossiers et trop simples, les nôtres lui sont étranges ou absurdes ; chacun de nous est un manœuvre pour quelqu’un.

Nous vivons sur des notions très vagues et très grossières, qui d’ailleurs vivent de nous. Ce que nous savons, nous le savons par l’opération de ce que nous ne savons pas.

L’Intelligence est l’une de ces notions qui ne prennent leur valeur que des autres termes auxquels elles sont jointes dans quelque discours qui les compose ou les oppose. On l’oppose parfois à la sensibilité, parfois à la mémoire, parfois à l’instinct, et parfois à la sottise. Tantôt c’est une faculté, et tantôt un degré de cette faculté.

L’attente et la constance pèsent à notre époque, qui essaye de se délivrer de sa tâche à grands frais d’énergie.La mise en jeu, la mise en train de cette énergie exigent le machinisme, et le machinisme est le véritable gouvernant de notre époque. Il faut voir de quel prix nous payons ses immenses services, en quelle monnaie l’Intelligence se libère, et si l’accroissement de puissance, de précision et de vitesse ne va pas réagir sur l’être qui le désire et qui l’obtient de la nature.

Il y a une sorte de pacte entre la machine et nous-mêmes, pacte comparable à ces terribles engagements que contracte le système nerveux avec les démons subtils de la classe des toxiques. Plus la machine nous semble utile, plus elle le devient ; plus elle le devient, plus nous devenons incomplets, incapables de nous en priver. »

Que dirait aujourd’hui Valéry de l’ordinateur et des robots fortifiant sa thèse ?

Propos sur l’intelligence.

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DIVERS – Allitérations poétiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 6min | Genre : Poésie


« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. »

Les Allitérations, la recherche d’Harmonies imitatives, tel le fameux vers de Racine :

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. »
(S – Racine, Andromaque)

abondent dans notre poésie française. Petite récréation pour mémoire :

« Un effroyable cri sorti du fond des flots. »
(F – Racine, Phèbre, V, 6)

« Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule »
(F – Apollinaire, Automne malade)

« Des blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles »
(L – Mallarmé, Apparition)

« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m‘aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m‘aime et me comprend »
(M et TR – Verlaine, Mon rêve familier)

« Avec grand bruit et grand fracas
Un torrent tombait des montagnes :
Tout fuyait devant lui ; l’horreur suivait ses pas ;
Il faisait trembler les campagnes. »
(R – La Fontaine, Le Torrent et la rivière)

« Sa croupe se recourbe en replis tortueux »
(R – Racine, Phèdre, V, 6)

« Il est de forts parfums pour qui toute matière
Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre.
En ouvrant un coffret venu de l’Orient
Dont la serrure grince et rechigne en criant »
(R – Baudelaire, Le Flacon)

« De ce sacré Soleil dont je suis descendue »
(S – Racine, Phèdre, I)

« Il écoute chanter leurs haleines craintives
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés,
Et qu’interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.
Il entend leurs cils noirs battant sous les silences
Parfumés ; et leurs doigts électriques et doux
Font crépiter parmi ses grises indolences
Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux.
Voilà que monte en lui le vin de la Paresse,
Soupir d’harmonica qui pourrait délirer ;
L’enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer. »
(S – Rimbaud, Les Chercheurs de poux)

« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité. »
(R – La Fontaine, Le Loup et l’agneau)

« Triton trottait devant, et tirait de sa conque,
des sons si ravissants qu’il ravissait quiconque. »
(T – Hugo, Les Misérables)

« Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté »
(TR – Rimbaud, Le Dormeur du val)

« Qu’est-ce qui flambe file fume…
Ce brasier du bronze et des brumes »
(F et BR – Aragon, Le Roman inachevé)

« Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte,
Viens me venger.
[...]
Va, cours, vole,et nous venge »
(V – Corneille, Le Cid, I, 5)

« Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèles
[...]
Les parfums de la nuit flottaient sur Galgala »
(F et L – Hugo, Booz endormi)

L’allitération peut être une cacophonie comique :

« Tonton, ton thé t’a-t-il ôté ta toux ? »

« Non, il n’est rien que Nanine n’honore »
(Voltaire, Nanine)

« Ces six chauds chocolats-ci sont-ils aussi chauds quand ces six chocolats-là font leurs show ? »

« – As-tu vu le ver vert vers le verre en verre vert ? »

« – Je veux et j’exige d’exquises excuses ! »

« – Ces cyprès sont si loin qu’on ne sait si c’en sont. » etc etc

Mais là on s’éloigne de la poésie !

Allitérations poétiques.

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LA BRÈTE, Jean (de) – Un caractère de Française

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 5h 35min | Genre : Romans


Jean-Jacques Henner - Portrait de Mademoiselle Laura Leroux

Le marquis de Kerdivo venait de mourir. Sa femme et sa fille doivent, malgré leur chagrin, retrouver des papiers qui leur sont indispensables, baux, testament, récépissés, etc.
Mademoiselle Diane de Kerdivo adorait son père, grand seigneur, homme du monde accompli, courtois, aimable, prenant légèrement la vie, quoique sujet à des accès de tristesse. En effet, il ne se consolait pas de la mort tragique de son fils, à l’âge de 4 ans.
Les deux femmes se décident à se mettre au courant des affaires du marquis.
Elles pénètrent dans le cabinet de travail, plein de souvenirs, et s’approchent du secrétaire.
Dans un tiroir, elles font une découverte qui va bouleverser leur vie et entraîner Diane vers la Russie, au début du 20ème siècle, au moment où se fomente le changement de régime.

Illustration : Jean-Jacques Henner, Portrait de Mademoiselle Laura Leroux (1898).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ANDREÏEV, Léonid – Le Cadeau

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


Jean Geoffroy - Jour de visite à l'hôpital

L’alcoolisme est dénoncé comme la cause de la remise trop tardive du cadeau, par Léonid Andreïev dans cette navrante histoire Le Cadeau (1901).

« L’enfant était mort solitaire, oublié, tel un petit chien jeté à l’égout. La veille encore, il aurait pu voir le cadeau de ses yeux qui s’éteignaient ; son cœur enfantin en aurait été réjoui, son âme se serait envolée vers le ciel sans douleur, sans effroi, sans l’angoisse terrible de la solitude. »

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Jean Geoffroy, Jour de visite à l’hôpital (1889).

Le Cadeau.

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SAND, George – Trois Légendes rustiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Les Laveuses de nuit, ou Les Lavandières

Trois Légendes rustiques cueillies parmi les douze publiées par George Sand en 1853.

L’Avant-propos nous montre comment les légendes (berrichonnes en particulier) naissent chez les paysans :

« Là où règne la paix, la guerre, la peste ou le désespoir ont passé, terribles, à une époque quelconque de l’histoire des hommes. Le blé qui pousse a le pied dans la chair humaine dont la poussière a engraissé nos sillons. Tout est ruine, sang et débris sous nos pas, et le monde fantastique qui enflamme ou stupéfie la cervelle du paysan est une histoire inédite des temps passés. »

Les Demoiselles :

« [...] M. de La Selle ne permit jamais un mot contre la probité du défunt, et quand on parlait de ces choses sans respect en sa présence, il avait coutume de dire : « L’homme ne peut pas tout expliquer. Peut-être vaut-il mieux pour ici être sans reproche que sans croyance. »»

Les Pierres sottes, ou Les Pierres caillasses :

« Nous avons vu quelquefois de ces pierres appelées pierres-caillasses ou pierres-sottes. Ce sont de vraies pierres de calcaire caverneux, dont les trous nombreux et irréguliers donnent facilement l’idée de figures monstrueuses. Quand les inspecteurs des routes les rencontrent à leur portée, ils les font briser et elles n’ont que ce qu’elles méritent. »

Les Laveuses de nuit, ou Les Lavandières :

« Autour des mares stagnantes et des sources limpides, dans les bruyères comme au bord des fontaines ombragées dans les chemins creux, sous les vieux saules comme dans la plaine brûlée du soleil, on entend, durant la nuit, le battoir précipité et le clapotement furieux des lavandières fantastiques. Dans certaines provinces, on croit qu’elles évoquent la pluie et attirent l’orage en faisant voler jusqu’aux nues, avec leur battoir agile, l’eau des sources et des marécages. Il y a ici confusion. L’évocation des tempêtes est le monopole des sorciers connus sous le nom de meneux de nuées. Les véritables lavandières sont les âmes des mères infanticides. Elles battent et tordent incessamment quelque objet qui ressemble à du linge mouillé, mais qui, vu de près, n’est qu’un cadavre d’enfant. »

Illustration : Les Laveuses de nuit, ou Les Lavandières, par Maurice Sand (1858).

> Écouter un extrait : Avant-propos.

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WHARTON, Edith – Les Marocaines chez elles

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Eugène Delacroix - Femmes d'Alger dans leur appartement

Dans cette nouvelle, Edith Wharton nous emmène dans des palais marocains du début du 20ème siècle. Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler, ce sont plutôt des souvenirs de son voyage et de l’accueil chaleureux des Marocains. L’auteure nous fait rêver en nous présentant les belles Marocaines, en costumes des Mille et une nuits, et tout le raffinement des harems de cette époque, assez différente de celle d’aujourd’hui.

Nous retrouvons tout le talent d’Edith Wharton et un agréable dépaysement dans l’espace et le temps.

Illustration : Eugène Delacroix, Femmes d’Alger dans leur appartement (1834).

Traduction anonyme (1918).

> Écouter un extrait : Chapitre 1.

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BEAUNIER, André – Le Dernier Jour (Deuxième Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Romans


Le Dernier Jour

Ici se termine Le Dernier Jour d’André Beaunier.

Le sympathique frère Siméon, cultivé et spécialiste de la culture et des jardins, nous permet par ses interventions de connaître bien exactement les réactions de gens bien différents à l’approche de la mort générale… qui comme nous le savons tous était un calcul raté du prieur.

« Au bout de la première semaine, le bruit de la fin prochaine du monde s’étant répandu au-delà du village où était le couvent, loin dans la campagne, jusqu’aux villes et aux châteaux, une quantité de gens de toutes sortes arrivèrent, qui apportaient au couvent les dépouilles de leurs existences. Ils prétendaient ainsi montrer leur abandonnement volontaire aux intentions divines, leur consentement qui allait, pour ainsi dire, à une approbation manifeste. »

« Le frère Siméon, qui les blâmait, ne compta point leur démontrer que la vie est digne de prédilection provisoire ; mais il leur dit, en cachant sa gaieté :
- Allez, ce n’est que partie remise ; et, puisque la mort vous tente, je vous promets que vous mourrez : patience, d’ici-là. »

Il fallait son humour dans un pareil sujet !

Le Dernier Jour (Deuxième Partie).

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