Livres audio gratuits pour "Victor Hugo" :


HUGO, Victor – Trois Poèmes de « La Légende des siècles »

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Poésie


Momotombo

Trois riches poèmes de La Légende des siècles (1859).

Le Momotombo est un majestueux volcan du Nicaragua, qui n’a que 4500 ans et dont l’altitude est de 1297 m. Le Nicaragua a été colonisé par l’Espagne en 1524 et est devenu indépendant en 1821. Le premier Européen à fouler le sol du Nicaragua est Christophe Colomb en 1502… et c’est cette colonisation espagnole que dénonce le poème Les Raisons du Momotombo, refus de l’Inquisition par le volcan en colère.

Toujours l’Inquisition dénoncée, dans La Chanson des aventuriers de la mer avec son fameux refrain :
« En partant du golfe d’Otrante,
Nous étions trente ;
Mais, en arrivant à Cadiz,
Nous étions dix. »

Paroles dans l’épreuve concerne la section Maintenant (comme Les Pauvres Gens) :
« Nous sommes les petits de ces grands lions-là.
Leur trace sur leurs pas toujours nous appela ;
Nous courons ; la souffrance est par nous saluée ;
Nous voyons devant nous là-bas, dans la nuée,
L’âpre avenir à pic, lointain, redouté, doux ;
[...]
Le précipice est là, sourd, obscur, morne, horrible ;
L’épreuve à l’autre bord nous attend ; nous allons,
Nous ne regardons pas derrière nos talons ;
Pâles, nous atteignons l’escarpement sublime ;
Et nous poussons du pied la planche dans l’abîme. »

> Écouter un extrait : Les Raisons du Momotombo.

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VERLAINE, Paul – Mémoires d’un veuf (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h 07min | Genre : Essais


Paul Verlaine - Memoires d un veuf

« C’est moi le quitté », disait déjà la lettre du 4 octobre 1872 à Victor Hugo. Mais, veuf, ce n’est pas de Mathilde seulement que Verlaine l’est : c’est de tout ce qu’il a connu et aimé, et l’élaboration des Mémoires d’un veuf s’étend sur plus de 20 ans.

« J’entreprends de décrire aussi minutieusement que possible quelques-uns de mes rêves de chaque nuit, ceux, bien entendu, qui m’en paraissent dignes par leur allure arrêtée ou par leur évolution dans une atmosphère quelque peu respirable à des gens réveillés. Je vois souvent Paris… Jamais comme il est. C’est une ville inconnue, absurde et de tous aspects. Je l’entoure d’une rivière étroite très encaissée entre deux files d’arbres quelconques. Des toits rouges luisent entre des verdures très vertes. Il fait un lourd temps d’été, avec de gros nuages extrêmement foncés, à ramages, comme dans les ciels des paysages historiques, et du soleil des plus jaunes à travers. Un paysage paysan, vous voyez. »

Trente-quatre tableaux parisiens, champêtres, descriptifs, ironiques, fantaisies, rêveries, sensations, hallucinations, petites débauches spirituelles, souvenirs attendris, rancunes personnelles, quelques pages de critique littéraire comme Du Parnasse contemporain

01. Quelques-uns de mes rêves
02. Cheval de retour
03. Chiens
04. Palinodie, ou Mon hameau
05. Nuit noire
06. Nuit blanche
07. Un bon coin
08. Par la croisée
09. Auteuil
10. Bons Bourgeois
11. Formes
12. À la mémoire de mon ami ***
13. La Morte
14. Mal’aria
15. Ma fille
16. À la campagne
17. Apologie
18. Mon testament
19. Un héros
20. Monomane
21. Les Estampes
22. Les Fleurs artificielles
23. L’Hystérique
24. Jeux d’enfants
25. Corbillard au galop
26. Scénario pour ballet
27. L’autre un peu
28. Lui toujours — et assez !
29. Du Parnasse contemporain
30. D’après Greuze
31. Caprice
32. Panthéonades
33. Motif de pantomime (Pierrot gamin)
34. Humble Envoi

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ALLARY, Camille – Boniface, histoire d’un chat – L’Âme envolée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Contes


Filippo Corelli - Le Chat sur le seuil (début XXe)

« Quand je les ai lus, ces nouvelles et ces contes dorés par le soleil de Provence, il m’a semblé que je redevenais tout petit pour me remettre à grandir. J’avais cet attendrissement des vieilles lettres d’amour retrouvées au fond d’un tiroir… Il n’est pas besoin d’avoir laissé son cœur en Provence pour rire et pour pleurer avec vous. »

écrit Émile Zola dans la préface qu’il consacre au recueil Au pays des cigales du jeune poète provençal Camille Allary (1852-1889), déjà sur notre site avec son Chant pompéien.

Boniface, histoire d’un chat :
« Boniface était un chat modèle. On n’avait pas une peccadille à lui reprocher. Il ne sortait presque jamais. Parfois il lui arrivait de flâner un moment sur le seuil de la porte ; mais il rentrait à la hâte dès qu’il voyait un passant s’approcher de lui. Nanon, la domestique, l’adorait. Elle avait brodé à son intention un joli petit coussin à fond noir, sur lequel se détachait une gerbe de coquelicots et de bluets entremêlés d’épis dorés. C’est là-dessus que le matou s’allongeait devant la braise du foyer. »

L’Âme envolée est le souvenir coloré et ému d’une « Chose vue » comme dirait Victor Hugo :
« À cette heure, toutes les fois que j’entends parler de bohémiens, je songe à ces gitanos qui vinrent, une claire matinée de septembre, faire halte tout près du cimetière, dans les chaleurs lourdes du soleil. La vie turbulente de ces chevaliers errants de la misère, leurs éclats de rire sonores, contrastaient avec la paix profonde de ce coin de terre inculte où dormaient les morts. »

Boniface, histoire d’un chat.

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RABBE, Alphonse – L’An 2075

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Nouvelles


François de Nomé - Vue architecturale fantastique

Alphonse Rabbe fut journaliste, historien, écrivain romantique et poète français (1786-1829). Provençal, études de droit, administration militaire en Espagne, dans l’opposition libérale et républicaine, travaux historiques pour vivre, maladie qui l’oblige à se droguer à l’opium avec lequel il se suicidera. Il est l’auteur d’Album d’un pessimiste qui lui donna du renom.
« Ses amis, comme Alexandre Dumas, Victor Hugo dans ses Chants du crépuscule, Sainte-Beuve dans Portraits contemporains, ou des auteurs comme Charles Baudelaire, dans ses Fusées, ont gardé son souvenir. Plus tard André Breton ne l’oubliera pas dans son Manifeste du surréalisme. » (Wikipédia)

L’An 2075 est un court texte posthume de science-fiction (1836).

« Il y a un peu plus de deux siècles que les vieilles nations de l’Occident qui dorment là sous ces ondes, avaient été troublées par d’effrayantes révolutions. L’anarchie sanglante avait déchiré le bandeau des rois et remplacé par des échafauds des trônes avilis et des autels profanés. Puis la force inexorable et despotique assise sur les débris mêlés des échafauds et des trônes, s’était fait adorer dans la personne d’un conquérant fameux.
Nous retrouvons tous les jours, dans les décombres qui forment la base de notre île, le nom de ce terrible et malheureux grand homme. Ce nom était empreint partout ; et ni l’invasion vengeresse des barbares, ni le déluge qui a submergé l’Europe, n’ont pu l’abolir. »

Patientons 60 ans pour apprécier la valeur de cette prophétie…

Illustration : François de Nomé, Vue architecturale fantastique (détail, début du XVIIe)

L’An 2075.

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HUGO, Victor – Pleine Mer (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Poésie


Louis Le Breton - Vaisseau à vapeur « The Great-Eastern »

La section de La Légende des siècles, première série, Vingtième Siècle (1859), est composée de deux très longs poèmes Pleine Mer et Plein Ciel. Ce dernier, plutôt optimiste, commence par ces vers :

« Loin dans les profondeurs, hors des nuits, hors du flot
Dans un écartement de nuages, qui laisse
Voir au-dessus des mers la céleste allégresse,
Un point vague et confus apparaît… »

qui est relié, par la rime, au dernier vers de Pleine Mer, plutôt pessimiste :

« Seul le flux et reflux va, vient, passe et repasse.
Et l’œil, pour retrouver l’homme absent de l’espace,
Regarde en vain là-bas. Rien.
Regardez là-haut. »

Pour symboliser le siècle qui finit, Victor Hugo fait appel au souvenir du Leviathan. Ce transatlantique britannique, rebaptisé Great Eastern lancé en 1868 est le premier paquebot géant et le plus grand navire jamais construit à son époque, faisant liaison entre la Grande-Bretagne et la côte est des États-Unis.
Il fut démoli en 1889, quatre ans après la mort du poète qui lui rend hommage.

Il y a dans ce poème une fascination pour l’écroulement, pour la destruction par le temps ; c’est à la fois attirance et répulsion pour la mer…

Pleine Mer.

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SHAKESPEARE, William – La Tempête

Donneuse de voix : Christine Treille | Durée : 2h 13min | Genre : Théâtre


John William Waterhouse - Miranda (La Tempête)

La Tempête (The Tempest) est une pièce de théâtre en cinq actes écrite par William Shakespeare vers 1610-1611. C’est l’une des dernières pièces du dramaturge.

Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie ainsi que Caliban, être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.
La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi qu’Antonio, le frère parjure de Prospero. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise, mais qui ont également un caractère initiatique.

Les personnages de La Tempête se sont élevés aujourd’hui à un rang presque mythique : représentés, cités, repris, mis en scène par nombre d’artistes dans leurs œuvres, ils incarnent et symbolisent avec une grande richesse des comportements et sentiments humains. Caliban et Ariel ont souvent servi à symboliser les peuples primitifs des colonies, esclaves et jouets des puissances coloniales, ballottés dans les querelles des colons auxquelles ils ne comprennent rien. (Wikipédia)

Traduction : François-Victor Hugo (1828-1873).

> Écouter un extrait : Acte 01.

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OLIVIER, Juste – Rose Souci

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Nouvelles


Gryon

Juste Olivier (1807-1876) est un écrivain, poète, romancier, journaliste et érudit vaudois. Il fut professeur de littérature et d’histoire, dut compléter sa formation pédagogique à Paris, fit la connaissance de Victor Hugo, d’Alfred de Vigny, de Lamartine et d’Alfred de Musset et se lia avec Sainte-Beuve, qu’il attira à Lausanne. Maître temporaire de conférence à l’École d’administration du Collège de France, en 1870, quand la guerre franco-prussienne éclate, il est contraint à rester en Suisse où il publie en 1875 Rose Souci.

Les personnages de cette nouvelle qui évoluent dans le décor de Gryon, ses sentiers, sa neige, sa nature idyllique, vivent une aventure amoureuse et sont tous attachants. Notons en outre cette manière sympathique et vivante de prendre le lecteur à témoin et de l’associer au déroulement des faits :

« Ordinairement, dans les histoires du genre de la nôtre, les choses se racontent moins vite qu’elles ne se passent, – l’auteur même en fait la remarque, et il s’en excuse. C’est tout au rebours dans notre histoire : des choses qui ont pris des mois, dans la réalité, sont racontées en une ligne. L’auteur s’en excuse aussi. Les auteurs font bien de s’excuser, quoique cela ne serve à rien, n’est-il pas vrai, ami lecteur, toujours plus ou moins ennemi ? »

> Écouter un extrait : Première Partie.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 23)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 35min | Genre : Biographies


Louis XVIII

« Tout à coup le télégraphe annonça aux braves et aux incrédules le débarquement de l’homme. »

Ainsi commence ce Livre 23. Ce livre est entièrement consacré à la période historique en France connue sous le nom des « Cent-Jours ».

Napoléon débarque à Vallauris le 1er mars 1815 ;  il marche vers Paris, c’est le « vol de l’Aigle ».
Le 18 juin 1815, aura lieu la célèbre Bataille de Waterloo, puis le 22 juin, Napoléon abdique pour la seconde fois, il sera exilé sur l’île de Sainte-Hélène.

Pendant toute cette période, Louis XVIII et sa cour quittent Paris et se dirigent à Beauvais. Puis ils s’installent à Gand. Le 8 juillet 1815, Louis XVIII regagne Paris et son trône.

Chateaubriand évoque toute cette période, lui-même se trouvant à Gand, proche du Roi.

La Charte constitutionnelle et la politique de ces années sont aussi traitées par Madame de Staël (Considérations sur la Révolution Française).
Les Massacrés de Quiberon, dont le sang est évoqué par Chateaubriand et Madame de Staël, a inspiré Victor Hugo, dans une très belle ode, Quiberon.

La fin de ce Livre 23 se termine par une conversation entre Louis XVIII et Chateaubriand.

La fin de Napoléon fera l’objet du livre suivant.

Illustration : François Gérard, Portrait de Louis XVIII (détail).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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