À Découvrir :
KRAINS, Hubert – La Cité mercantile

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


Hubert Krains

Hubert Krains (1862-1934) est un écrivain belge et un militant wallon. On connaît surtout de lui La Cité mercantile (1882) et Le Pain noir (1904).

« Les maisons se succédaient, uniformes, le long des rues. Si elles différaient en proportions, nulle cependant ne s’enjolivait d’aucun ornement d’architecture, mais les plus cossues avaient des portes sciées dans le meilleur chêne, des serrures ouvragées par les artisans les plus experts… Les étalages regorgeaient de marchandises…. Dans les rues, larges et propres (où çà et là des écriteaux portaient en lettres blanches sur fond bleu : Mendicité interdite) on ne rencontrait point de flâneurs… La véritable mission de l’homme ne consiste-t-elle pas à tirer le meilleur parti possible de l’existence, à augmenter par un labeur constant son bien-être matériel, à écheniller sa vie des ennuis, des chagrins, de toutes les petites misères qui s’acharnent et qui rongent ?… Le soir, par exemple, après souper, à côté de leurs femmes qui tricotaient et de leurs enfants courbés sur des cahiers et des livres, ils ne pouvaient réprimer un battement de cœur tandis qu’ils évaluaient les gains du jour et supputaient les bénéfices du lendemain. La vue de l’église leur était désagréable ; ils l’exécraient. Vieille et sale, avec ses gargouilles de pierre verdie, ses briques liserées de mousse et ses fenêtres en ogive où des carreaux poussiéreux s’enchâssaient dans des mailles de plomb, elle se dressait, au centre des maisons cossues et propres, comme un mendiant orgueilleux dans une assemblée de parvenus. »

Un soir un mendiant aveugle qui n’avait pu lire « Mendicité interdite » s’aventura avec son accordéon et son vieux chien. Les habitants de La Cité mercantile le lapidèrent et tuèrent la malheureuse bête

Épouvantable histoire que jamais le titre n’aurait laissé prévoir. Comment le mercantilisme, l’appât de gain a -t-il pu faire des monstres des paisibles habitants d’une cité prospère ?

La Cité mercantile.

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À Découvrir :
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE – La Chaumière indienne

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 44min | Genre : Nouvelles


La Chaumière indienne

Bernardin de Saint-Pierre fait suivre son Paul et Virginie de 1787 de La Chaumière indienne en 1790.

Un docteur anglais envoyé en mission en Inde se propose « de demander au pandect indien par quel moyen on peut trouver la vérité ; car si c’est avec la raison, comme j’ai tâché de le faire jusqu’à présent, la raison varie chez tous les hommes : je dois lui demander aussi où il faut chercher la vérité ; car si c’est dans les livres, ils se contredisent tous : et enfin, s’il faut communiquer la vérité aux hommes, car, dès qu’on la leur fait connaître, on se brouille avec eux. Si le brahme de Jagrenat peut me les résoudre, j’aurai la clef de toutes les sciences, et, ce qui vaut encore mieux, je vivrai en paix avec tout le monde. »

Réponses nulles du Brahme, inepties de cette religion barbare qui jette hors la loi les parias qui refusent Vishnu… et ce sont la rencontre, les conversations et l’amitié avec un de ces « parias » qui vont permettre au docteur anglais de se faire une idée de la vraie Sagesse. On n’est pas loin du « Il faut cultiver son jardin » qui conclut Candide (Version 1, Version 2) en 1757.

Illustration : La Chaumière indienne, par Jacques-Louis-Jules David (1850).

La Chaumière indienne.

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MIRBEAU, Octave – L’Affaire Dreyfus

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 3h 46min | Genre : Société


Alfred Dreyfus (1859-1935)

« Alors que nous caressons ce rêve magnifique d’abolir les frontières et de fraterniser avec les peuples, le stupide nationalisme multiplie les frontières, non seulement de peuple à peuple, de région à région, de village à village, mais d’homme à homme. C’est le retour à la barbarie, la régression aux époques de la force brutale, où l’homme fort, l’homme élu, celui qu’« ils »cherchent encore dans les ténèbres de la férocité humaine, était la brute horrible et sanglante qui avait le plus tué, le plus pillé, le plus massacré.
Ô patrie, idole toujours gorgée de viande humaine, quand donc auras-tu fini d’accomplir, sur l’humanité, ta besogne sinistre ? » L’Aurore, 22 juillet 1899.

Adresse à Alfred Dreyfus dans L’Aurore du 11 septembre 1899 :
« Ne craignez pas que nous vous abandonnions : nous prenons l’engagement de rester fidèles à la cause de la justice et de la vérité. »

À travers ces 34 documents, en majorité des chroniques parues dans la presse de novembre 1897 à septembre 1899, Octave Mirbeau nous plonge dans l’atmosphère haineuse et viciée de la France de « L’affaire Dreyfus ». C’est dans un style vigoureux qu’il dénonce antisémitisme et nationalisme. On aimerait tant considérer qu’il s’agit d’une époque révolue…

N.B. : les textes Pétition au Président de la chambre, Adresse à Émile Zola, Aux hommes libres, Lettre à Adrien Hébrard, Lettre à monsieur le Président du Conseil et À Alfred Dreyfus ont été écrits par plusieurs auteurs, dont Octave Mirbeau.

Illustration : Alfred Dreyfus (ca. 1894).

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BERNANOS, Georges – Un crime

Donneuse de voix : Gaëlle | Durée : 5h 26min | Genre : Romans


Georges Bernanos - Un crime

Au château de Mégère, un crime a été commis : une riche veuve a été assassinée dans la nuit. Mais qui est l’inconnu trouvé gisant dans le parc, dévêtu et sans chaussures ? Quels secrets dissimule le nouveau curé de Mégère, arrivé la nuit même du drame ? Qui est cette jeune pensionnaire dont on a retrouvé la photographie ? Autant de mystères au travers desquels le juge Frescheville a bien du mal à déceler la vérité – le pourrait-il seulement, tant l’affaire est complexe et « crée autour [d’elle] comme une sorte de tourbillon qui attire invinciblement vers son centre innocents ou coupables » ?

Plus que la résolution de cette curieuse intrigue, ce sont tous ceux qui y participent – le procureur, le brigadier, la vieille bonne, ou le clergeon – qui intéressent réellement Georges Bernanos dans ce récit dont la clef n’est dévoilée que par la confession finale du personnage principal. « Rêver, c’est se mentir à soi-même, et pour se mentir à soi-même il faut d’abord apprendre à mentir à tous ».

Illustration : Dessin de Victor Hugo (L’Art et L’Idée, 1892).

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RICHEBOURG, Émile – Deux Amis

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 16min | Genre : Nouvelles


Deux Amis

Cette nouvelle est extraite du recueil d’Émile Richebourg : Les Amours de village.

Étienne et Jacques étaient des amis, presque des frères. Ils étaient nés le même mois, dans un petit village de l’Est de la France. Jacques était le fils d’un riche fermier. Le père d’Étienne était un pauvre journalier, qui avait beaucoup de mal à faire vivre sa femme et ses cinq enfants.
Les deux enfants grandirent et devinrent des hommes. Mais quand le jour de la conscription arriva, ils tirèrent tous deux un mauvais numéro. Le père de Jacques racheta son fils et proposa à son ami de lui trouver, à lui aussi, un remplaçant. Mais Étienne ne pouvait pas se charger d’une telle responsabilité. Il était fiancé à une jeune couturière qui travaillait dur toute la journée, pour faire vivre sa mère et elle-même. Il ne voulait pas lui imposer la lourde charge de sa dette.
Il partit donc, pour faire ses sept ans de service. Et la guerre était proche…

Image : Eugène Burnand, Lieutenant Vallette du 44ème Régiment Territorial (début XXème).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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CHEVRY, Arsène – Six Poèmes

Donneur de voix : Aurélien Ridon | Durée : 12min | Genre : Poésie


Arsene Chevry - 6 poemes vignette LA

Arsène Chevry (1867-1915) est un poète haïtien.

Il est l’auteur de quatre ouvrages de poésies :

- Les Areytos, poésies indiennes, 1892.
- Les Voix perdues, 1896.
- La Voix du centenaire, 1905.
- Les Voix de l’exil, 1908.

Dans un article paru en 2007, le journaliste haïtien Pierre-Raymond Dumas écrit à son propos :

« D’une élégance suprême, Arsène Chevry n’est pas assez connu en Haïti. On méconnaît superbement cet illustre ancêtre, qui fut poète, journaliste et critique. Mais cela remonte très loin. Car Arsène Chevry n’a jamais trouvé, et sans doute jamais voulu trouver, l’harmonie, le succès et le repos dans le monde et la vie publique de son temps. »

Puis plus loin :

« Jusqu’à la fin de sa vie, il tenait volontiers le monde intellectuel pour un théâtre d’envieux, de petits malgré les enflures égocentriques, de missionnaires sans véritable évangile dont il ne lui déplaisait pourtant pas de suivre l’évolution. »

Promenade (extrait) :

« Et souvent nous faisions des courses éperdues,
Tels deux enfants, au fond des vertes étendues
Dont le luxe éternel émerveille les yeux.
Parfois nous gravissions, agiles et joyeux,
Le Mont couvert d’arbres et d’ombre solennelle,
Où d’un silence mort plane la majesté.
Les oiseaux devant nous s’envolaient à pleine aile,
Leur fuite froufroutait sous le dôme agité.
Toujours plus haut nous ascendions, le cœur en fête,
Comme si nous allions au ciel voisin du faîte.
De longs cris jaillissaient de nos ravissements,
Lorsqu’au bout d’un sentier, à nos yeux, brusquement
Se montrait, là-bas, sous la céleste coupole,
Port-au-Prince qui dort comme une nécropole,
Entre l’onde sonore et les massifs profonds :
L’azur orne ses pieds, l’émeraude son front ! »


> Écouter un extrait : Promenade.

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LA HONTAN, Louis Armand de Lom d’Arce – Dialogues, ou Entretiens entre un Sauvage et le baron de Lahontan

Donneur de voix : Félix Tanguay | Durée : 2h 58min | Genre : Philosophie


Cornelius Krieghoff - Huron appelant l'orignal

Le baron de Lahontan (1666-1716) est un explorateur, anthropologue, écrivain et militaire français. Il fait un séjour de dix ans en Nouvelle-France. Il rencontre les Premières Nations, dont possiblement Kondiaronk, dont il s’inspire pour la rédaction de ses dialogues, lesquelles mettent en scène un chef Huron et un Français qui discutent de la valeur de leur culture respective. On assiste à la rencontre de deux esprits, deux sociétés, deux univers, qui s’observent, qui se jaugent, qui débattent.

Les entretiens de Lahontan sont jubilatoires. L’auteur utilise un procédé littéraire et philosophique déjà connu à l’époque : le dialogue entre le « fou » et le « sauvage », c’est-à-dire le supposé civilisé versus le supposé simplet, qui s’avère finalement imprégné d’une sagacité qui décontenance son interlocuteur. La plume de Lahontan et son procédé littéraire sont d’une surprenante efficacité. D’une part, Lahontan arrive à faire une critique en règle de sa propre société ; d’autre part, il dresse un portrait captivant de la vie huronne. Malgré les arguments qui fusent de toutes parts, c’est Adario qui semble remporter la mise, mais les pointes d’ironie transpercent çà et là le tableau idéalisé. Par exemple, les Hurons jouissent, disent-ils, d’une grande liberté, mais ils possèdent des esclaves… Par ailleurs, Lahontan se donne le rôle d’un bonhomme un peu borné, or cela ne correspond pas au Lahontan historique, comme le prouvent ses échanges épistolaires. De plus, si le beau rôle est donné à l’Amérindien, la démarche de Lahontan ne révèle-t-elle en trame de fond une des forces monumentales de l’esprit français : la capacité à l’autocritique ? Ainsi, « les Dialogues sont une œuvre ouverte, une œuvre dont on ne peut tirer de thèse centrale parce que l’ironie empêche le sens de se coaguler. »

L’influence des écrits de Lahontan est considérable. Une quantité impressionnante d’articles, d’études, d’analyses, d’essais y feront suite, et cela encore aujourd’hui. Qui plus est, les dialogues ont eu un immense succès lors de leur parution, influençant les grands auteurs de l’époque : Voltaire, Diderot, Chateaubriand, Rousseau, Leibniz, etc. La plume du baron pourrait en ce sens être considéré comme « le vif coup d’archet qui, vingt ans avant les Lettres persanes [de Montesquieu], ouvre le dix-huitième. »

> Écouter un extrait : 01. De la religion.

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LABBÉ, Paul – Cinq Poèmes

Donneur de voix : Aurélien Ridon | Durée : 9min | Genre : Poésie


Paul Labbé - Cinq Poèmes

Paul Labbé (1855-1923) est un poète normand.

Il est l’auteur de trois ouvrages de poésie.

- Le Sentier fleuri (1899)
- Le Mur d’ombre (1910)
- L’Oubli de l’heure (1911)

Dans Anthologie critique des poètes normands de 1900 à 1920, Raymond Postal le décrivait ainsi :

« M. Paul Labbé est né à Thiberville (Eure) le 10 janvier 1855.
Bien qu’il se soit surtout consacré à la direction d’une grande industrie, sa vie offre un double exemple d’attachement au sol natal et de fidélité à la poésie.

L’inspiration de M. Labbé lui fait le plus constant honneur.
Son amour des horizons rustiques et de la vie simple, les joies qu’il demande tour à tour aux Lettres et au labeur, se résument dans son oeuvre en une sagesse familière et traditionnelle : ce rêveur suit d’un œil indulgent les couples qu’il croise sur le sentier fleuri de ses promenades. Et s’il se retourne vers sa jeunesse, comme en son dernier livre, la chère mélancolie qui baigne alors ses chants leur donne un accent si humain qu’on ne peut se défendre d’y être sensible.
Intime et distinguée à la fois, lyrique sans déclamation, et semble-t-il, sans prétention, la poésie de M. Labbé est tout à fait digne de ce qu’il est, et qu’au grand siècle on eût appelé fort justement un « honnête homme ». »

> Écouter un extrait : Vision d’hiver.

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HUGUENIN, Oscar – L’Apprenti Tailleur

Donneuse de voix : Esperiidae | Durée : 3h 20min | Genre : Nouvelles


L'Apprenti Tailleur

Oscar Huguenin naît le 18 décembre 1842 et décède le 13 février 1903. Il aurait été traditionnellement destiné à être pendulier, mais le pasteur dont il fréquente le catéchisme remarque ses dons exceptionnels pour le dessin et la narration, et grâce à lui Oscar fut instituteur, dessinateur et écrivain. Chantre du Pays de Neuchâtel (Suisse), et merveilleux conteur, ses ouvrages ont souvent pour cadre la région de La Sagne, ou les rives du lac. Des nouvelles bien contées, au savoureux « parler neuchâtelois », écrites avec tendresse et humour.

Dans L’Apprenti Tailleur, une famille de La Sagne se demande à qui confier la confection de deux nouveaux costumes. Au vieux « cosandier », plus très à la mode, ou au nouveau tailleur ? Assurément, ce nouveau tailleur pose quelques problèmes… Mais que va-t-on faire d’André, son apprenti ?

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BEAUME, Georges – L’Histoire de Soulayrol

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 12min | Genre : Nouvelles


Petit Pâté de Pézenas

Le petit pâté de Pézenas est une spécialité culinaire de la ville de Pézenas, dans le sud de la France. Le petit pâté est composé d’un cylindre de pâte brisée, farci de viande d’agneau assaisonnée de cassonade et de citron. Il s’agit donc d’une recette sucré-salé, comme certaines recettes indiennes. Le pâté est recouvert d’un couvercle de pâte brisée, qui lui confère une forme de bobine. Ce plat se consomme chaud en apéritif ou en entrée.

Lord Robert Clive séjourne trois mois dans la ville de Pézenas, après avoir été gouverneur du Bengale de 1758 à 1760 et de 1765 à 1767. En 1768, son cuisinier crée le petit pâté en s’inspirant des recettes indiennes.

Souleyrol était le meilleur pâtissier de Pézenas. Ses petits pâtés étaient célèbres dans tout le Languedoc, jusqu’à Nîmes. Un jour, sa femme eut l’idée de s’installer à Paris, pensant y faire fortune. Souleyrol hésitait bien un peu à l’idée de vendre la maison de ses ancêtres et tous ses biens, mais il adorait sa femme, si jolie et si câline… Et les voilà partis, emmenant leur fillette et 20000 francs.

Image : Petit pâté de Pézenas (photographie de Sukkoria, licence Cc-By-Sa-4.0).

L’Histoire de Soulayrol.

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