À Découvrir :
ROSNY aîné, J.H. – La Femme disparue

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 4h 40min | Genre : Romans


La Femme disparue

Auteur de récits fantastiques et de « science-fiction », J.H. Rosny aîné (1856-1940) aborde dans La Femme disparue (1926) le genre du roman policier. L’histoire est habilement contée et les effets de surprise bien ménagés.

Une femme faisant en forêt une promenade en voiture est attaquée par des bandits : le cocher est tué, et la femme se sauve haletante, suivie de près par les assassins. Voilà ce que l’on sait. Mais est-elle devenue leur proie ? Pour le savoir il faut lire le livre, et l’on s’aperçoit que les grands découvreurs de la vérité, ne sont ni le détective, ni le juge d’instruction, plutôt ridiculisé, mais une jeune fille, filleule de la disparue, des spécialistes de la forêt et deux chiens d’une intelligence supérieure !

Ce n’est ni du Conan Doyle ni du Gaboriau, mais c’est très riche en découvertes forestières et attachant jusqu’au bout.
C’est (encore !) une histoire d’héritage…

> Écouter un extrait : Première Partie.

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À Découvrir :
ERCKMANN-CHATRIAN – La Pêche miraculeuse

Donneuse de voix : Eurydice | Durée : 40min | Genre : Contes


Jean Siméon Chardin - Le Jeune Dessinateur

Le peintre hollandais Cappelmans part à Osterhaffen récupérer le dernier tableau de son ami Van Marius, détenu par un aubergiste étrange et peu scrupuleux, qui lui propose un rachat « la cruche au poing ».

Hérode van Gambrinus, le principal protagoniste de ce conte, célèbre pour sa stature et la description quasi mythologique de la bataille, a fait l’objet d’illustrations fameuses aux cours du dix-neuvième siècle !

Troisième Conte des bords du Rhin

La Pêche Miraculeuse.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – L’Homme (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 31min | Genre : Poésie


Thomas Phillips - Lord Byron

L’Homme, Deuxième Méditation.
« À Lord Byron

Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom,
Esprit mystérieux, mortel, ange ou démon,
Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie,
J’aime de tes concerts la sauvage harmonie,
Comme j’aime le bruit de la foudre et des vents
Se mêlant dans l’orage à la voix des torrents !
La nuit est ton séjour, l’horreur est ton domaine :
[…]
Dédaigne un faux encens qu’on t’offre de si bas:
La gloire ne peut être où la vertu n’est pas.
Viens reprendre ton rang dans ta splendeur première
Parmi ces purs enfants de gloire et de lumière
Que d’un souffle choisi Dieu voulut animer,
Et qu’il fit pour chanter, pour croire, et pour aimer! »

C’est un magnifique poème sur l’être humain, sa relation au Divin, sur la poésie et bien sûr, plus particulièrement sur Lord Byron que Lamartine découvre.

Citations issues du commentaire de Lamartine :
- à propos des vers de Lord Byron : « Je lus et je relus depuis, avec une admiration toujours plus passionnée, ceux de lord Byron. Ce fut un second Ossian pour moi, l’Ossian d’une société plus civilisée, et presque corrompue par l’excès même de sa civilisation : la poésie de la satiété, du désenchantement et de la caducité de l’âge. »

- à propos de son décès en Grèce, à l’âge de 36 ans : « Il mourut martyr volontaire d’une cause désintéressée. Il y a plus de poésie vraie et impérissable dans la tente où la fièvre le couche à Missolonghi, sous ses armes, que dans toutes ses œuvres.
L’homme en lui a grandi ainsi le poète, et le poète à son tour immortalisera l’homme. »

Illustration : Portrait de Lord Byron par Thomas Phillips, 1813.

Licence Creative Commons

L’Homme.

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SOUVESTRE, Émile – La Fileuse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Nouvelles


La Vieille Fileuse

Depuis Le Philosophe sous les toits en 2009, une dizaine de nouvelles d’Émile Souvestre (1806-1854) ont vu le jour sur le site.
Nous disions alors que Les Récits de la muse populaire, dont fait partie La Fileuse (1849) procède des mêmes préoccupations littéraires que Le Philosophe sous les toits : Émile Souvestre part d’une anecdote, d’un fait divers qui déclenche des réflexions philosophiques.

La fileuse est une très vieille femme : « Tout à coup les lèvres qui semblaient scellées s’entr’ouvrirent » et nous l’entendons mélanger les lutins, les farfadets avec les domestiques qui l’entourent.
D’où la théorie de Souvestre : « l’invention n’avait fait que traduire l’esprit d’une race, car là est surtout le côté sérieux et pour ainsi dire historique des superstitions populaires. Outre l’instinct général et humain, elles expriment, dans leurs variantes infinies, le caractère particulier des différentes populations. Le monde fantastique de chaque contrée lui appartient aussi réellement que son ciel, sa végétation, ses fleuves ou ses montagnes. C’est la traduction symbolisée de son âme, la forme que prennent chez elle le rêve et le désir. »

Ajoutons trois notes explicatives :
« Le premier homme s’était écrié, en sentant qu’une partie du fruit défendu lui restait à la gorge : A tam (le morceau), et la première femme lui avait répondu : Eve (bois), d’où étaient venus pour tous les deux les noms d’Adam et d’Ève. »

« Cos coumte Ramoun, cela est comte Raymond, c’est-à-dire cela est juste. Ce proverbe s’est établi par suite des souvenirs de droiture et d’équité qu’a laissés dans le Languedoc Raymond V, comte de Toulouse, qui vécut au XIIe siècle. »

« Saint Plouradou est un de ces saints inventés par l’imagination populaire, comme saint Lâche, sainte Adresse, etc. Tous les détails qui précèdent expriment des superstitions ou des usages du Midi. Les pierres de petite vérole sont ces instrumens connus des antiquaires sous le nom de haches celtiques. Comté, l’homme sauvage ; dans le reste de la France, saint Hubert ou le veneur Caïn. »

> Écouter un extrait : 01. Le Goubelino.

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LÉNINE – De la religion

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 2h 57min | Genre : Histoire


Lénine - De la religion

« La religion, berçant de l’espoir d’une récompense céleste celui qui peine toute sa vie dans la misère, lui enseigne la patience et la résignation. Quant à ceux qui vivent du travail d’autrui, elle leur enseigne à pratiquer la bienfaisance ici-bas, leur offrant ainsi une justification aisée de toute leur existence d’exploiteurs, leur vendant à bon compte des cartes de participation à la félicité céleste. La religion est l’opium du peuple. La religion est une espèce grossière d’eau de vie spirituelle dans laquelle les esclaves du Capital noient leur être humain et leurs revendications pour une existence tant soit peu digne de l’homme.
Mais l’esclave qui a pris conscience de sa condition et s’est élevé à la lutte pour son affranchissement, cesse déjà, à moitié, d’être un esclave. » (Socialisme et religion)

Qu’il s’occupe de forger un parti pour le prolétariat (1902, À quoi sert la religion) ou d’éclairer la tâche du parti et les revendications du prolétariat à la veille du point culminant du combat de celui-ci dans la révolution de 1905 (Socialisme et religion, décembre 1905) ; de commenter les interventions des députés du parti social-démocrate – ou celle des autres partis – à la Douma tsariste (De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion et Les classes et les partis et leur attitude vis à vis de la religion et de l’Église, 1909) ou d’écrire à Gorki, qui, à l’instar de plusieurs intellectuels du parti et depuis le reflux de la révolution de 1905, cherchent à concilier le marxisme et la religion (1913, Deux lettres à A.M. Gorki) ; de parler à la jeunesse communiste après la victoire de la révolution (Morale communiste et morale religieuse) ou de défendre le marxisme malgré « nos communistes, soi-disant marxistes, mais qui pratiquement ne font que dénaturer le marxisme » (1922, De la signification du matérialisme militant) ; dans toutes ces si diverses situations, Lénine affirme les fondements théoriques de l’action des communistes – le socialisme scientifique, le matérialisme dialectique, athée – et en déroule les conséquences pour le programme du parti, son activité et les revendications du prolétariat en lutte pour son émancipation.

« La propagande athée de la social-démocratie doit être soumise à sa tâche fondamentale, à savoir : au développement de la lutte de classe des masses exploitées contre les exploiteurs. » (De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion)

On pourra se rapporter à la version complète de ces textes, lorsqu’il ne s’agit que d’extraits (textes 01, 02, 03, 05, 06, 08), dans la version publiée par l’Archive Internet des marxistes (Marxists Internet Archive -MIA).

Comme le montre ici ou là dans l’enregistrement une « note de lecture – note de la donneuse de voix », la traduction diffère parfois sensiblement de celle de la présente édition. J’ai inséré une note de lecture lorsque la différence aboutissait à un contresens (il s’agit parfois d’une seule lettre). La simple lecture du texte donne alors la préférence à la version de la MIA.

02. De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion :
« Le marxisme est le matérialisme » (1936), au lieu de « Le marxisme est un matérialisme » (MIA)

05. De la signification du matérialisme militant :
« tâche dans la solution de laquelle » (1936) au lieu de « tâche sans la solution de laquelle (MIA) » ;
« questions philosophiques posées par la révolution à la science naturelle » (1936) au lieu de « questions philosophiques posées par la révolution de la science naturelle » (MIA).

Traduction anonyme (1936).

> Écouter un extrait : 01. Socialisme et religion (1905).

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LAMOTHE-LANGON, Étienne-Léon (de) – La Flatterie du Diable – Le Frère et la sœur – Le Vampire et la police

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Contes


Comte de Saint Germain

Trois nouvelles histoires du livre Souvenirs d’un fantôme (1838).

La Flatterie du Diable
« Cette histoire, qui semble fausse de tout point, selon les règles de la raison, a toujours eu, à Toulouse, une réputation d’exactitude et de réalité. »

Le Frère et la sœur
« Le comte de Saint-Germain se mit également à prier Dieu jusqu’à ce que le spectre partît selon l’usage, à une heure du matin. Le comte ne sut que dire de ce qui s’était passé devant lui. Le maître du château, heureux de savoir à quelle époque il quitterait la terre, pria le voyageur de rester avec lui les trois semaines qui le séparaient de la mort. »

Le Vampire et la police
« Quant à moi, qui ai approfondi la chose, je suis abasourdi au dernier point. Certainement, je ne peux admettre la réalité de ces êtres surhumains, voilà pourtant ce que j’ai vu. »

> Écouter un extrait : La Flatterie du diable.

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DUMAS, Alexandre – Vaninka

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 40min | Genre : Histoire


Vaninka

Alexandre Vassilievitch Souvorov (en français, on a aussi dit Souvarov) (1730-1800), prince d’Italie, comte du Saint-Empire romain germanique, est un généralissime au service de l’Empire russe. On le trouve sur tous les fronts : Crimée, Turquie, Pologne… au temps de Catherine II. En 1798, la Russie, alliée à la Grande-Bretagne et à l’Autriche, soutenue par la Turquie, déclare la guerre à la France. Paul Ier rappelle Souvorov, alors en disgrâce, et se déroule la Campagne d’Italie (1799-1800) que nous raconte, sans oublier un seul épisode (!), Alexandre Dumas dans Vaninka, un des quatre Crimes célèbres qu’il publie en 1840.

Vaninka est la fille hautaine et orgueilleuse du général comte Tchermaylof ; elle tombe amoureuse du jeune soldat Foedor qui la laissait indifférente, mais qui s’est illustré en Italie dans la guerre contre la France et est revenu glorieux. À la mort par asphyxie de ce dernier, dont elle est en partie responsable, commence l’histoire tragique pour elle… et pour nous.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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LAUTRÉAMONT – Poésies I

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Essais


Isidore Ducasse

Les Chants de Maldoror étaient signés par le Comte de Lautréamont, pseudonyme d’Isidore Ducasse qui reprend son nom comme auteur de Poésies I et Poésies II (1868) qui auraient sans doute été intitulées, si Ducasse n’était pas mort en 1870 à 24 ans, Préface d’un livre futur parce qu’il n’y a nulle trace de vers dans ce récit en grande partie consacré aux poètes.

Poésies I commence par cette épigraphe : « Je remplace la mélancolie par le courage, le doute par la certitude, le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la foi, les sophismes par la froideur du calme et l’orgueil par la modestie », mais il est difficile de ne pas constater qu’en parfait désaccord avec ses contemporains, Ducasse, avec sa tonalité pamphlétaire, est « méchant » à l’égard des célébrités de l’époque :

« Depuis Racine, la poésie n’a pas progressé d’un millimètre. Elle a reculé. Grâce à qui ? aux Grandes-Têtes-Molles de notre époque. Grâce aux femmelettes, Chateaubriand, le Mohican-Mélancolique ; Sénancourt, l’Homme-en-Jupon ; Jean-Jacques Rousseau, le Socialiste-Grincheur ; Anne Radcliffe, le Spectre-Toqué ; Edgar Poe, le Mameluck-des-Rêves-d’Alcool ; Mathurin, le Compère-des-Ténèbres ; Georges Sand, l’Hermaphrodite-Circoncis ; Théophile Gautier, l’Incomparable-Épicier ; Leconte, le Captif-du-Diable ; Goethe, le Suicidé-pour-Pleurer ; Sainte-Beuve, le Suicidé-pour-Rire ; Lamartine, la Cigogne-Larmoyante ; Lermontov, le Tigre-qui-Rugit ; Victor Hugo, le Funèbre-Échalas-Vert ; Mickiewicz, l’Imitateur-de-Satan ; Musset, le Gandin-Sans-Chemise-Intellectuelle ; et Byron, l’Hippopotame-des-Jungles-Infernales. »

Quand Ducasse leur reproche d’avoir « chanté le mal », il semble oublier que Lautréamont a écrit les beaux Chants de Maldoror.

Qu’en pensez-vous ?

Poésies 1.

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BENSON, Robert Hugh – Le Maître de la Terre

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11h 22min | Genre : Romans


Escorial

Robert Hugh Benson, né le 18 novembre 1871 et mort le 19 octobre 1914 (à 42 ans), est un ecclésiastique et homme de lettres britannique. Il est le plus jeune fils d’Edward White Benson, archevêque de Cantorbéry. Il est le frère cadet d’Arthur Christopher Benson et d’Edward Frederic Benson.
Après ses études au collège d’Eton puis à Trinity College (Cambridge), Robert Hugh Benson fut ordonné prêtre dans l’Église anglicane par son propre père.
Il séjourna au Proche-Orient.
Admis dans l’Église catholique en 1903, puis ordonné prêtre en 1904, il est envoyé à Cambridge, il y exerça son ministère sacerdotal tout en poursuivant une carrière littéraire d’une trentaine d’ouvrages.

Le Maître de la Terre, paru en 1906, est un roman majeur. Il a 35 ans quand il l’écrit.
Il est obsédé par l’Antéchrist.
Par le biais des personnages, l’auteur exprime sa foi et les principes qui lui tenaient à cœur, sa version de l’Apocalypse, et de très profondes réflexions philosophiques et spirituelles.
Il décède en 1914, au début d’une guerre qu’il pressentait lorsqu’il écrivit ce livre.

C’est un livre de genre mixte, science-fiction, futurisme, et spiritualité.
Y sont évoqués la religion catholique, la franc-maçonnerie, le matérialisme, le communisme, l’athéisme, l’euthanasie, l’élimination physique radicale des opposants, entre autres thèmes, si importants.
Face à face, deux options, la religion traditionnelle catholique, et la religion dite de l’Humanité.

C’est un ouvrage de très profonde et intense réflexion sur la condition humaine.
Il nous amène à réfléchir sur les religions, les croyances, les aspirations et besoins de l’être humain à tenter de comprendre le sens de la vie, les réponses, les manipulations mentales toujours possibles.
À chacun, chacune, de faire sa propre réflexion, après la lecture de ce très grand roman.

Traduction : Théodore de Wyzewa (1862-1917).

Merci beaucoup à Suzanne Duc d’avoir indiqué ce texte.

Illustration : Quatrième Ange sonnant de la trompette, Apocalypse VIII, Beatus de l’Escorial (950-955).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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BOCCACE, Jean – Le Confesseur complaisant sans le savoir – Les Deux Rivaux

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Contes


Le Confesseur complaisant sans le savoir

Troisième Nouvelle de la troisième Journée : Le Confesseur complaisant sans le savoir

« Dans notre bonne ville de Florence, où, comme vous savez, la galanterie règne encore plus que l’amour et la fidélité, vivait, il y a quelques années, une dame que la nature avait enrichie de ses dons les plus précieux. Esprit, grâce, beauté, jeunesse, elle avait tout ce qui peut faire adorer une femme. Je ne vous dirai pas son nom ni celui des personnes qui figurent dans cette anecdote. Ses parents, qui vivent encore et qui occupent un haut rang à Florence, le trouveraient sans doute mauvais. »

Cinquième Nouvelle de la cinquième Journée : Les Deux Rivaux

« Comme ils en étaient l’un et l’autre éperdument amoureux, ils devinrent ennemis irréconciliables, aussitôt qu’ils se reconnurent rivaux. La demoiselle touchait à sa quinzième année, et était par conséquent en âge de se marier. Chacun d’eux se serait estimé heureux de l’avoir pour femme, si on eût voulu la leur accorder ; mais voyant qu’on la leur refusait sur de vains prétextes, ils formèrent l’un et l’autre, chacun de son côté, le projet de l’enlever. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Confesseur complaisant sans le savoir, aux éditions Barbier (1846).

Le Confesseur complaisant sans le savoir.

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