Ahikar - Job d ete photo03

Job d’été

Bonjour,

Je vous propose un texte sélectionné et lu par Guillaume de Louvencourt pour son émission L’Instant littéraire.

La réification par le travail, la famille n’est pas toujours le lieu où s’achève la construction de soi, le travail peut avoir un effet révélateur. On se découvre sous un autre jour, sous un autre rapport avec l’autre.

Le début :
« Mon père m’avait tellement écrasé, tellement traité de bon à rien, que je crus pendant longtemps que je serais plus tard incapable d’avoir un métier. Mon premier emploi fut un job d’été. Je travaillai pendant un mois aux abattoirs de la commune. C’était un travail dur, éprouvant physiquement. J’étais équipé d’une sorte de grosse cuillère et je vidais les poulets. Un poulet toutes les sept secondes. J’avais intérêt à suivre la cadence, sinon à moi tout seul, je pouvais être responsable de l’arrêt de la chaîne… »

Avec l’accord de Guillaume de Louvencourt que je tiens à remercier pour sa grande gentillesse, et bien sûr sa très belle lecture.

Livre audio ajouté le 17/08/2017.
Consulté ~8 347 fois

Lu par Ahikar

Suggestions

26 Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

  1. Bonjour chère Carole,

    Eh oui, je suis un peu long à répondre ! En fait, il s’agit de RCF (La Radio chrétienne francophone). Pour France Culture, il faudra attendre encore un peu… après ma mort peut-être ? 🙂

    À votre question : « Comment votre père vit-il le fait que vous écriviez et comment considère-t-il votre regard sur votre enfance ? » Eh bien, la réponse est simple : je prie tous les jours pour qu’il ne me lise jamais !!!

    J’ai vu que vous aviez retiré votre livre « Vues sur mer », c’est dommage, je l’aurais bien écouté.

    Bien amicalement,

    Ahikar

  2. Cher Ahicar,
    Impressionnée par le lieu (France Culture) où s’est tenue cette lecture. Quelle belle reconnaissance !
    L’interprétation est si “prenante”. J’ai retrouvé votre écriture autobiographique, sobre, précise, modeste, discrète et qui nous touche tant à cause justement de ces qualités.
    Le travail avec les poulets : on y croit. On les voit.
    Ce que j’avais lu dans vos autres récits autobiographiques : là encore le fil du récit (son énergie) est tenu à partir d’une émotion apparemment fugace et pourtant si importante, celle avec laquelle vous concluez votre histoire (la réaction face à votre ami qui; lui, a dû abandonner ce travail trop dur pour lui )
    Votre « double » est attachant, avec ses inquiétudes (je ne dois pas être intelligent ; trouverai-je jamais un vrai travail ? Et également un vrai patron qui voudra de moi ?). On a envie de le réconforter. On se dit que l’enfant qui a grandi (l’adulte qu’il est devenu) revient de loin. L’émotion est toujours à fleur du texte, à fleur de peau, avec une si grande économie de moyens.
    Je ne sais pas si vous répondrez cette question qui, cependant, m’intrigue, que vous trouverez peut-être indiscrète. Comment votre père vit-il le fait que vous écriviez et comment considère-t-il votre regard sur votre enfance ? Je comprendrais bien sûre que vous ne souhaitiez pas répondre.
    Vous écrits intimes me plaisent décidément vraiment beaucoup

  3. Bonjour,
    Je suis heureux que votre problème soit résolu.
    Bonne écoute!
    Et merci au passage à Claryssandre pour sa générosité.

  4. @Tropic, heureuse que vous ayez trouvé cette solution de secours même si elle est un peu fastidieuse. Si vous aviez l’habitude de télécharger sur votre téléphone et que cela ne fonctionne plus, je ne peux malheureusement rien pour vous. Je vous posais la question car certaines personnes ont parfois du mal à télécharger pour la première fois ou à retrouver les téléchargements sur leur téléphone… J’espère que quelqu’un pourra vous aider. Bonne journée et bonnes lectures !

  5. Merci à Claryssandre et Ahicar.
    Oui, j’ai toujours pratiqué de cette façon, sur mon smartphone.
    J’ai trouvé la solution.
    J’enregistre les MP3 sur mon ordi, en faisant un clic droit, puis “enregistrer la cible du lien sous”
    Ensuite, je renvoie sur mon smarphone.
    Tropic

  6. • • •More