Caramentran en Provence (photographie de Varaine, licence Cc-By-Sa-4.0)

La Mort de Carmentran

« Caramentran : Ce sont les trois jours gras (dimanche, lundi, mardi) qui précèdent le mercredi des Cendres. Ils sont là pour exorciser la pauvreté alimentaire (c’est le moment où les provisions d’ hiver s’épuisent) et se préparer à l’agonie de la mauvaise saison.
Les poules recommencent à pondre, il y a beaucoup d’œufs. Les jeunes vont de maison en maison faire la quête des œufs pour confectionner les omelettes traditionnelles : lei crespèu. Cette quête s’accompagne de chants et de farandoles masquées.
Par extension, le nom de Caramentran a été donné au pantin qui symbolise et personnifie le Carnaval. Ce pantin mené en procession dans toutes les rues du village était porté sur un brancard, ballotté sur un drap, hissé sur un char… au gré des manifestants…
Il servait de bouc émissaire chargé de tous les pêchés de la communauté, de tous les malheurs de l’année, il était ensuite jugé par un tribunal populaire au cours d’un procès : Le Procès de Caramentran.

Le Tribunal composé des habitants et des représentants de tous les corps de métier le condamnait à mort. Il était alors le plus souvent brûlé sur la place publique au milieu de cris, de chants et de danses, mais il pouvait aussi être jeté à la mer ou noyé dans la rivière. » (Source : Association du Caramentran de Lagnes)

Ce conte est extrait du recueil Au bon soleil de Paul Arène.

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Livre audio ajouté le 04/08/2019.
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Lu par Cocotte

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