Le Paradis des gens de lettres

Charles Asselineau, ami fidèle et admirateur de Baudelaire et de Théodore de Banville dédie à ce dernier une fiction (1861) qu’il lui présente ainsi : « Ne peut-on regretter le temps, déjà si loin de nous, où les couronnes et les sourires venaient chercher le poète ? Ne peut-on se payer par un peu d’illusion, voire par un peu de satire, le décompte de ses espérances ; et, par impatience des justices futures, rêver ironiquement — le Paradis des gens de lettres ? »

Le Paradis des gens de lettres selon ce qui a été vu et entendu décrit une promenade dans le pays des « bienheureux » sous la conduite d’un « divin guide »: « Et, émerveillé de ce que j’entendais, j’interrogeai le divin Guide, et je lui dis :
– Qui êtes-vous ? Et qui sont ces hommes que la foule célèbre avec tant de respect et tant d’amour !
Et il me répondit :
– Ce sont des gens de lettres. »

À plusieurs reprises le peuple les vénère « Que saurions-nous sans vous ? – Sans vous, tout nous serait ombre et ténèbres. Nous ne connaîtrions ni les merveilles du ciel, ni les mystères de cette terre sur laquelle nos pieds s’appuient et d’où nous tirons tout ce qui nous fait vivre. Sans vous, nous nous ignorerions nous-mêmes, et il n’y aurait pour nous au fond de nos cœurs que confusion obscure. Et sans vous, sans la lumière de vos yeux et sans l’éclat de votre parole, ce monde enchanté serait pour nous une noire vallée de désespoir et d’ignorance, où nos yeux se fermeraient d’épouvante et où nos pas ne heurteraient que fantômes effrayants et monstres insaisissables. »

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Livre ajouté le 22/11/2011.
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Lu par René Depasse

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3 Commentaires

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  1. salut,j apprecie beaucoup votre lecture,elle est claire,bien comprehensible,et pas ennuyeuse,dieu vous benice