Édouard Bisson, Demandez aux cartes (1889)

La Cartomancienne

« Villela, Camille et Rita, trois noms, une aventure et aucune explication préalable. Donnons-en. Les deux premiers étaient amis d’enfance. Villela suivit la carrière de la magistrature ; Camille entra dans le fonctionnarisme, contre la volonté de son père, qui voulait le voir médecin. Mais le père mourut, et Camille préféra n’être rien du tout, jusqu’au jour où sa mère lui trouva un emploi public. Au commencement de 1869, Vilella revint de sa province, où il s’était marié avec une personne jolie et frivole ; il abandonna la magistrature, et ouvrit un cabinet d’avocat. Camille lui trouva une maison du côté de Botafogo, et alla le recevoir à bord.
– C’est vous, Monsieur, s’écria Rita en lui tendant la main. Vous ne vous imaginez pas à quel point mon mari est votre ami. Il parle sans cesse de vous. »

Villela, Camille et Rita, trois personnages que les prophéties de La Cartomancienne entraîneront vers un dénouement tragique…

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Traduction : Adrien Delpech (1867-1942).

Licence d'utilisation : CC BY : Attribution

Références musicales :

Agustín Barrios Mangore, Maxixe, interprété par Edson Lopes (licence Cc-By-3.0).

Livre ajouté le 29/08/2017.
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Lu par Christine Sétrin

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4 Commentaires

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  1. Christine SETRIN… ( re ) bonjour…

    Roi dame valet… L ‘ eternelle histoire ! Mauvaise cartomancienne… ne savait-elle donc pas qu’ elle finit mal en général ?!
    La variation de MACHADO DE ASSIS sur ce thème n ‘ a rien de transcendant… une manière de conte… qu’ on écoute comme tel… avec plaisir et intérêt… On pourrait presque en faire une chanson… Il y en a eu beaucoup aussi sur le sujet… La truculente ” CONCEPTION ” de CHARLEBOIS en tout premier…
    Je vais continuer avec vos autres MACHADO DE ASSIS… que vous lisez très bien…
    À bientôt…

  2. Bonsoir Bianca :-),

    Cette nouvelle, ainsi que les quelques autres déjà enregistrées (clic sur Machado de Assis dans les mots-clés ci-dessus), est issue d’un recueil datant de 1910, numérisé en 2016 par Gallica.
    Je crois que seul le roman Mémoires posthumes de Braz Cubas est disponible dans une traduction libre de droits. Peut-être me laisserai-je tenter, un jour…

    Quant à Eça de Queirós, j’avais cherché des traductions, mais n’avais trouvé que des textes incomplets… Il reste quand même dans ma To Do List virtuelle…

    Merci de votre visite, bonne soirée,

    Ch.

  3. Chère Christine, où avez-vous trouvé ces nouvelles de Machado de Assis? J’en ai lu un certain nombre, ainsi que des romans de lui, mais je ne m’attendais pas à le retrouver sur ce site. Cet écrivain brésilien est un vrai génie. Est-ce que les traductions de romans comme “Esau et Jacob” sont libres de droits? Connaissez-vous l’écrivain portugais José Maria de Eça de Queirós? J’aimerais beaucoup entendre des oeuvres de lui si elles sont libres de droit. Merci mille fois pour vos belles lectures.