Les Deux Amis, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier

Les Deux Amis

Les Deux Amis est une double illustration des engagements de l’amitié ; un Athénien et un Romain rivalisent de générosité mutuelle au temps d’Auguste.
Notez la remarquable plaidoirie de Titus défendant son mariage (plutôt illégal) devant la famille de Sophronie dont à aucun moment on n’entend la voix ! (Curieux, non ?) Voyez plutôt : le jeune fiancé cède (c’est le mot) sa fiancée à son grand ami Titus :
« J’amènerai Sophronie dans ma maison, je ferai les noces ; le soir, dans le plus grand secret, tu iras coucher avec elle, comme avec ta femme. Ensuite, lorsque les circonstances le permettront, nous rendrons l’aventure publique. Qu’on agrée ou qu’on n’agrée pas ce mariage clandestin, il sera fait, et il ne sera au pouvoir de personne d’en briser les nœuds. »

Conclusion du conte : « Pourquoi donc les hommes se montrent-ils si empressés à se procurer des parents, des frères, à grossir leur suite d’un grand nombre de domestiques, et qu’ils négligent de se procurer de véritables amis ? On est quelquefois délaissé par ses parents, abandonné par ses serviteurs ; qu’on retrouve un ami, lui seul répare cette perte en entier. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).
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Illustration :

Les Deux Amis, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier

Livre audio ajouté le 29/09/2013.
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Lu par René Depasse

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