Berthe Morisot, Jeune Femme en gris étendue (1879)

L’Eau profonde

Paul Bourget décrit les mœurs des aristocrates qu’il fréquente dans les salons parisiens de la Troisième République, et analyse finement leur comportement, leur caractère.
Ici, c’est l’histoire de deux cousines, très proches, dont l’une envie l’autre. La jalousie la poussera très loin dans ses actes, jusqu’à l’adultère. Mais il ne s’agit pas d’une simple histoire de tromperie : peu à peu les personnages acquièrent une profondeur qui a donné son titre à la nouvelle.

Consulter la version texte de ce livre audio.
Télécharger ce livre audio par archive Zip :
Références musicales :

Erik Satie, Gnossienne nº 3, interprété par Francis Poulenc (1957, domaine public).

Livre audio ajouté le 15/07/2019.
Consulté ~4 585 fois

Lu par Pomme

Suggestions

12 Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

  1. Entièrement d’accord avec votre fine analyse, Hélène. Je ne vois pas pourquoi cette étude des moeurs de gens sevrés, sans souci grave, serait de la basse littérature, puisqu’ils existaient (existent?) bel et bien ces gens-là. Je trouve même que l’étude de P. Bourget est très poussée.
    Merci pour votre délicat retour, Hélène.

  2. Bonsoir, chère Pomme,
    J’ai retrouvé depuis hier soir, toujours avec autant de plaisir à vous entendre, votre voix dans cette nouvelle de Paul Bourget. Il y avait dans la bibliothèque familiale des romans de cet auteur. Mon père les considérait comme des bluettes à peine dignes d’être lues. Mais étant à ses yeux une fille, j’avais le droit de me perdre dans ce qu’il considérait comme du sentimentalisme.
    J’ai donc voulu retrouver l’auteur, et vous ai choisie comme lectrice.
    Troublée par le jugement paternel, je ne sais que penser du récit..Il est bien écrit, et raconte la vie bourgeoise du 19ème siècle comme tant d’auteurs de cette période. Bien sûr ces errements sentimentaux sont le privilège de ceux qui n’ont pas à travailler pour gagner leur pitance. A croire même que le “Peuple” est absent, ou dénué d’émotions racontables.
    Mais tout de même, c’est bien plaisant et distrayant cette légèreté des sentiments de ceux qui n’ont pas de soucis plus graves, et j’ai passé encore, un temps agréable et charmant en votre compagnie.
    Peut-être bien, l’important face au caractère vain de la vie est de savoir se distraire.
    Mission accomplie, chère Pomme.
    Merci encore une fois, merci.
    Bien amicalement.
    Hélène

  3. • • •More