Toile d’araignée

Le Piège

Paru en 1945, Le Piège nous place dans l’intimité du personnage principal, Joseph Bridet. Ce journaliste, qui désire rejoindre le général de Gaulle à Londres au début de la seconde guerre mondiale, va entreprendre un jeu ambigu dans la France pétainiste et meurtrie d’alors. Les mâchoires du piège qu’il se tend parfois lui-même, se refermeront-elles inexorablement sur lui ?

« Il avait des amis, Basson par exemple. Ce dernier lui ferait obtenir une mission quelconque, un passeport. Une fois hors de France, Bridet se débrouillerait bien. L’Angleterre n’était tout de même pas inaccessible. […] Il n’aurait qu’à cacher son jeu. Il dirait à tous qu’il voulait servir la Révolution nationale.
« Est-ce qu’on me croira ? Se demanda-t-il. »»

Kafka n’est jamais très loin…

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Illustration : Toile d’araignée Domaine public
Références musicales :

César Franck, Symphonie en ré mineur – 1er mouvement (European archive, domaine public).

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Livre audio ajouté le 15/06/2018.
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Lu par Christian Dousset

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15 Commentaires

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  1. Monsieur Dousset, après Loti et Mérimée je vous suis chez Emmanuel Bove. Un contexte historique violent là aussi et une atmosphère bien particulière. J’apprécie cet auteur et j’ai déjà lu ou écouté une dizaine d’oeuvres de lui, dont un certain nombre sur le site. J’ai été très frappée par le fait que dans ce roman de 1945 qui est presque le dernier de l’auteur, l’histoire s’impose comme un élément décisif qui fait du héros kafkaien indécis et vélléitaire un véritable personnage tragique. En général le héros bovien fait son propre malheur. Là aussi, en partie, mais à la fin, en tant que victime sacrifiée, il me semble qu’il atteint une sorte de rédemption.
    En tout cas votre art de la lecture met bien en valeur Emmanuel Bove et la fausse simplicité de son style. Merci!

  2. Chère Carole, je suis désolé de réagir aussi tardivement mais je reconnais avec vous que cette oeuvre est assez éprouvante tant on se sent irrémédiablement entraîné vers le “fond”. Merci d’avoir pris le temps du commentaire.

  3. Merci pour ce livre magistral , de finesse, précision, pessimisme et sobriété. Emmanuel Bove est un immense écrivain qui nous livre ici un roman kafkaïen. La machine administrative de Vichy effectue son travail de sabotage , implacable , dans une éclatante absurdité .
    Un livre éprouvant… mais … que je crois si lucide…
    Encore un grand merci

  4. En effet l’un des meilleurs, on peut se fier ȧ vos choix 🙂
    Son Raskolnikov, que je viens de lire, m’a plutôt déçue.
    Au plaisir de vous retrouver et portez-vous bien.
    Fraise

  5. Je réagis un peu tard, pardonnez-moi. Pour moi, c’est l’un des meilleurs textes d’E.Bove où ce dernier nous entraîne dans une implacable spirale kafkaïennne.
    Prenez soin de vous et à bientôt, avec plaisir.
    Christian

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