Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort

Maximes et Pensées

Sébastien-Roch Nicolas, qui prit par la suite le nom de Chamfort, né probablement à Clermont-Ferrand le 6 avril 17411 et mort 13 avril 1794 à Paris, est un poète, journaliste et moraliste français.
Il fut aussi particulièrement apprécié et considéré comme un des plus grands moralistes, le maître des maximes en France, par deux autres penseurs adeptes de l’écriture fragmentaire : Nietzsche et Cioran, mais également admiré par Camus, qui parle de sa « supériorité qui se sépare des hommes », sa « rage de la pureté », et le considère comme « le moraliste de la révolte, dans la mesure précise où il a fait toute l’expérience de la révolte en la tournant contre lui-même, son idéal étant une sorte de sainteté désespérée. » (Source : Wikipédia)

Un pessimisme radical
Tout au long de son recueil, Chamfort accumule les traits et les pointes satiriques. Il se présente comme un écrivain en rupture, qui refuse d’être l’amuseur déconsidéré d’un public et d’une société qu’il méprise. Il se veut juge, comme Jean-Jacques Rousseau. Classés selon leurs thèmes, il est impossible de distinguer les maximes, les pensées, les caractères et les anecdotes. Chez Chamfort, on trouve même un refus de la maxime au sens traditionnel, qu’il estime « l’ouvrage des gens d’esprit qui ont travaillé […] à l’usage des esprits médiocres et paresseux », et à laquelle il reproche de permettre au lecteur de généraliser trop vite. Il convient donc de considérer cet ensemble comme des notes rédigées au fil de la plume sur la décadence telle qu’elle se trouve saisie à travers les comportements, les croyances et les échanges de la vie sociale. Cohabitent observation des symptômes et énoncé du diagnostic.
L’idée de corruption obsède Chamfort. Elle tient aux préjugés et aux superstitions qui imprègnent toute société. Dès lors, pour lui, « il est impossible de vivre sans jouer de temps en temps la comédie ». C’est dire que, si Chamfort emprunte aux hommes des Lumières leur mise à distance critique, son constat n’est pas le leur. Au fond, là encore, il est plus proche de La Bruyère que de Voltaire. Des Caractères, il a retenu le sens du portrait ridicule réduit à l’essentiel, ce besoin aigu de montrer sous le masque social le néant de l’individu, et l’hypocrisie des mécanismes sociaux. (Source : Encyclopedia universalis)

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Livre ajouté le 21/04/2021.
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Lu par Domi

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4 Commentaires

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  1. Un grand merci, chère Domi, pour cet autre “livre de chevet” de Chamfort.
    Vous êtes merveilleuse ! … Et tenez-vous-le pour dit ! (◠‿◠)