Hyères

Le Frère de la côte

Le Frère de la Côte, roman d’aventures paru en 1923 sous le titre The Rover (littéralement : Le Forban ou L’Écumeur de Mer), est la dernière œuvre de Joseph Conrad (1857-1924). Le titre choisi par G. Jean-Aubry, grand ami de l’écrivain, fait référence à une confrérie de flibustiers, avec ses codes et ses règles, fondée au XVIIe siècle, et principalement implantée a Saint-Domingue.

Peyrol, ancien forban, se retire dans une petite ferme de la presqu’île de Giens, non loin d’Hyères et de Toulon, où la paix à laquelle il aspire va lui être ravie par le force des circonstances. L’action se déroule peu après la Révolution, sous le Consulat (1799-1804), et évoque à plusieurs reprises l’histoire tumultueuse du Port de Toulon sous la Convention. Occupé à la fin d’août 1793 par les Anglais, à l’appel du parti royaliste, contre-révolutionnaire, Toulon ne fut libérée que le 9 décembre grâce à l’intervention de Bonaparte, dont ce fut le premier fait d’armes. La ville fut ensuite le théâtre de massacres, dont il est souvent question dans le roman. Un officier de Marine, Eugène Réal, se voit confier à la demande du Premier Consul, la tâche secrète de « jouer un tour » à l’Amiral Nelson, Commandant de la Flotte britannique en Méditerranée, et futur vainqueur de Trafalgar (octobre 1805), en lui faisant croire que la flotte française serait sur le point de forcer le blocus anglais et de mettre le cap sur l’Égypte. D’abord méfiant, Peyrol accepte de collaborer avec Réal en lui confiant – mais il a une idée derrière la tête – une vieille tartane, petit bâtiment qu’il vient justement de remettre à neuf. Je n’en dis pas plus, mais les derniers chapitres du roman sont d’un rythme particulièrement haletant.

Traduction : G. Jean-Aubry (1882-1950).
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Remarques :

Version texte : Partie 01, Partie 02.

Livre audio ajouté le 01/01/2021.
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Lu par André Rannou

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17 Commentaires

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  1. Merci Mr Ranou, je n’ai pas encore écouté votre interprétation de ce roman, mais je ne m’inquiète pas, ce sera un bon moment.

  2. Je vous remercie, chère Ana, pour votre appréciation d’un roman beaucoup moins connu que “Lord Jim”, et d’accès plus facile aussi, du moins m’a-t-il semblé.

  3. Merci pour la lecture de cette œuvre, plus optimiste que « Lord Jim ». Conrad y dessine une figure sublimée du capitaine responsable des siens, que ce soit sur terre avec les personnages féminins ou sur mer.
    Les derniers chapitres sont superbes avec ce capitaine et son équipage formé par les damnés de la terre qui mourront dans la gloire, alors même que cette action, en fin de compte, ne changera en rien le cours de l’histoire.

  4. Merci, chère Sylvie, pour cette analyse très personnelle et originale du dernier roman de Conrad.Elle ne fera peut-être pas l’unanimité mais votre enthousiasme me fait chaud au coeur. J’apprécie comme vous les valeurs humaines de ‘compassion, d’amitié et d’amour’. Je suis très content que cette lecture vous ait plu.
    Bien amicalement.

  5. Merci monsieur Rannou, d’avoir lu pour nous autres chanceux cette dernière œuvre de Conrad. Je ne la connaissais pas et je l’ai adorée. L’originalité du cadre historique si réaliste, la beauté des paysages magnifiés, l’étrangeté de ces personnages isolés dans un lieu sauvage ont une grande force romanesque. Je vous dirais même que je n’y vois pas un roman d’aventures (voyez ce que devient le trésor!) mais une réflexion sur l’espoir de “réparer les vivants”. Les personnages sont des rescapés que la violence a détruits et le vieux pirate réintroduit parmi eux les valeurs humaines de la parole, la compassion, l’amitié et l’amour. Ce vieil homme est une sorte de Christ.
    Merci encore pour votre lecture.

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