Fedor Dostoievski

Krotkaïa (La Douce)

Un homme aisé épouse une jeune fille pauvre et pense qu’en lui épargnant la misère il a gagné une autorité totale sur elle. Déçue la jeune fille se réfugie dans le silence et va même jusqu’à envisager de le tuer. Se sentant coupable de cet acte manqué elle tombe malade et se résigne à son sort. Lui finit par comprendre qu’il l’aime, mais c’est trop tard; elle se suicide en se précipitant par la fenêtre, une icône à la main.

« La durée de ce récit intermittent et embrouillé est, on le comprend, de plusieurs heures : il s’adresse tantôt à lui-même, tantôt à quelque auditeur invisible, ou à un juge. […] », nous avertit Dostoïevski en parlant du héros qui monologue devant le cadavre de sa femme.

Traduction : Ely Halpérine-Kaminsky (1858 - 1936).
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Livre audio ajouté le 05/01/2009.
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Lu par René Depasse

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5 Commentaires

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  1. je découvre votre site,je suis allée droit à DOSTOIEWSKI,avec une petite appréhension “le lecteur saura-t-il nous lire cet auteur,nous traduire toute sa finesse psychologique,avec un ton
    qui ne saccage pas son oeuvre ” ?
    j’ai été tout simplement émerveillée par ce lecteur,je ne savais pas qu’on pouvait lire aussi bien,une oeuvre aussi difficile,et traduire aussi bien,par sa voix tout ce que l’auteur a voulu dire
    BRAVO et MERCI,vous m’avez régalée

  2. Robert Bresson en a tiré un film inoubliable avec Dominique Sanda, sublime dans sa prime jeunesse: “Une femme douce” est le titre de ce film poignant, et particulièrement réussi.

  3. Mes compliments pour votre prestation à chacune de vos lectures. Je ne me lasse pas de vous écouter et réécouter.
    Recevez de ma part un accueil “triomphal”.
    Votre rôle est essentiel dans la réussite de ce site.
    Au plaisir de vous entendre.
    Cordialement,

  4. l’adjectif « calme » ou doux, dont il qualifie ce suicide, se dit « krotkoe » en russe, d’où le titre de la nouvelle. enfin, André Gide n’hésita pas à appeler l’« inoubliable Douce » « l’une des choses les plus puissantes » de Dostoïevski.

  5. très belle lecture, merci ! je me permets de traduire du slave une notice sur cette nouvelle : Dostoïevski s’était inspiré d’un fait publié dans le journal « Novoe vremya ». le manque d’argent avait poussé une pauvre couturière nommée Borissova à mettre fin à sa vie. la femme s’était signée, puis elle s’était jetée du 6e étage de l’immeuble qu’elle habitait, tenant dans ses mains une icône (de la Sainte Vierge). la scène frappa l’imagination de l’écrivain : « cette icône dans les mains est un trait étrange et inouï dans le suicide ! c’est en quelque sorte un suicide calme, résigné », écrivit-il.