La centenaire

La Centenaire

« Babouchka, veux-tu prendre ces cinq kopecks ? Tu achèteras un petit pain.

– Quoi ? Cinq kopecks ? merci, je les prends.

– Prends-les sans t’offenser, babouchka.

Elle les prend. On voit bien que ce n’est pas une mendiante, elle n’en est pas là. Elle a pris l’argent d’une manière très-convenable, pas du tout comme une aumône, par amabilité, en quelque sorte, par bonté d’âme. Du reste, elle est peut-être contente : qui donc lui parle jamais, à la pauvre vieille ? Et non-seulement aujourd’hui on lui parle, mais on s’intéresse à elle, on lui témoigne de la sympathie. »

Dostoïevski termine par ces mots : « Que Dieu bénisse la vie et la mort des simples bonnes gens ! »

Traduction : Ely Halpérine-Kaminsky (1858-1936).
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Illustration : La centenaire
Livre audio ajouté le 22/01/2011.
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Lu par René Depasse

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