Émile Verhaeren, par Louis Hayet (1892)

Les Soirs (Extraits)

« Mourir ainsi, mon corps, mourir, serait le rêve !
Sous un suprême afflux de couleurs et de chants,
Avec, dans les regards, des ors et des couchants,
Avec, dans le cerveau, des rivières de sève.
Mourir ! comme des fleurs trop énormes, mourir !
Trop massives et trop géantes pour la vie !
La grande mort serait superbement servie
Et notre immense orgueil n’aurait rien à souffrir !
Mourir, mon corps, ainsi que l’automne, mourir ! » (Mourir)


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Livre audio gratuit ajouté le 03/06/2012.
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Lu par Iamnot

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