Yan' Dargent, Les Lavandières de la nuit

Fantômes bretons (Sélection)

Ernest du Laurens de la Barre (1819-1882) s’intéressait aux contes et légendes que connaissaient les fermiers bretons des alentours du Manoir du Bois de la Roche à Commana.

L’un de ses quinze Fantômes bretons (1879) est une légende à fin tragique : Le Pousseur de la Dourdu.
« La Dourdu (l’eau noire) est un de ces endroits d’aspect sinistre, toujours enveloppé d’une crainte mystérieuse que la tradition populaire motive à peine. C’est une baie de peu d’étendue, située au bas de la rivière de Morlaix. Ancien refuge des corsaires bretons, elle est entourée de noirs récifs et d’énormes rochers rangés sur la grève comme les pierres éboulées d’un mur gigantesque… De gros cormorans fauves tournoient sans cesse au dessus des flots, appelant le naufrage par leurs cris affreux. Le soir, le pêcheur fait un détour par le haut des falaises, plutôt que de passer au bord de l’Eau-Noire. »

Le second, Trémeur, est un conte amusant et édifiant :
« C’est le conteur lui-même qui va parler devant vous. Je l’ai connu jadis à Poullaouen, où il cumulait les emplois fort disparates de tailleur et de bedeau ; de plus on le disait lettré pour un sonneur de cloches, vu que, dans ses récits, il aimait à citer des noms mythologiques… C’était un conteur en partie double. Son excuse est dans la naïve morale qu’il essayait de répandre au milieu de ses tableaux fantastiques. »


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Illustration :

Yan’ Dargent, Les Lavandières de la nuit (1861).

Livre audio gratuit ajouté le 30/05/2011.
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Lu par René Depasse

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6 Commentaires

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  1. Bonjour M. Depasse.
    Je suis un étudiant du français et je trouve les contes que vous avez lu comme un outil pour améliorer mon prononciation. Merci beaucoup.
    Au revoir,
    Lij

  2. Vous êtes pardonné, si tant est qu’il y ait un pardon à accorder (je n’ai pas votre talent de lecteur!).
    Toutes mes amitiés,
    Sylvie.

  3. Toutes mes excuses régionales ,Sylvie,pour ce massacre!Je savais pourtant que MORLAIX n’est pas comme les 3 AIX(en Provence,Les bains,et La chapelle).Que les Carhaisiens et les Karaeziad me pardonnent!

  4. Merci Monsieur Depasse pour ces jolis contes de ma région. Juste une petite remarque, mais ce n’est pas une critique, Carhaix se prononce sans le x à la fin (mais il fait être “du coin” pour le savoir).
    J’écoute vos lectures avec toujours autant de plaisir.
    Bien amicalement,
    Sylvie.