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Les Linottes

Une joyeuse histoire où Courteline portraiture avec ironie les linottes perchées sur la Butte Montmartre au temps où cette Butte était encore champêtre… La plume de l’auteur a souvent une simplicité classique (avec des références savantes)… et son style n’est pas sans faire penser aussi à celui de Frédéric Dard dans ses San Antonio :
« Lâché au hasard de ses pas par les diagonales de la pièce, les yeux en boules de crottin et la bouche en boîte aux lettres, il agitait son chapeau au-dessus de sa calvitie, saluant ainsi au passage, d’un geste de bourgeois cocardier qui acclame les Saint-Cyriens à la revue du 14 juillet, le plus extraordinaire énuméré d’âneries, de sottises, d’extravagances, qu’ait oncques suggérées la rancune à l’imagination d’une grosse bête dupée.»
Ou encore:
« Il avait, en effet, cette petite faiblesse de ne pouvoir rencontrer un jupon sans éprouver, à l’instant même, l’envie de le soulever pour voir ce qu’il y avait dessous. C’était un être délicieux, qui tenait que les femmes sont des fleurs, et qui, s’il avait pour la rose une préférence non douteuse, ne méprisait pourtant ni l’humble violette, ni l’œillet odoriférant, ni la pervenche comparable aux sombres yeux des petits chats, ni l’anthémis, qui porte collerette comme Catherine de Médicis. […] »


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Livre audio gratuit ajouté le 25/08/2010.
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Lu par René Depasse

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11 Commentaires

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  1. Cher René Depasse, je ne suis pas encore revenue de l’écoute de ce texte lu avec tant de flegme élégant par vous. Il a sur moi l’effet d’un cordial régénérant ! C’est ainsi qu’on peut prendre la vie ? En tout cas c’est ainsi qu ‘on peut vivre plusieurs vies en littérature.Merci .

  2. En effet je suis bien le Bruno Cortequisse dont il s’agit. Je vous écoute en ce moment dans “Les Linottes” de Courteline. Un délice ! Merci de me faire découvrir cette oeuvre magnifique qui m’avait échappée. Pardon de vous répondre si tardivement mais je viens de découvrir votre message. Un auditeur fidèle….

  3. Cher Bruno Cortequisse,je vous soupçonne d’être l auteur de MESDAMES DE FRANCE en voyant dans votre message “nuancs,teintes et perspectives” qui vous trahissent. Peut etre me trompe -je completement …Qu’importe? et merci

  4. Cher Monsieur Depasse
    Je ne me lasse pas de vous écouter. Votre sensibilité et votre intelligence de lecteur nous aident à découvrir dans les oeuvres que vous nous offrez des nuances et des teintes qui, parfois, et même souvent, nous avaient échappées. Elles creusent des perspectives que nous n’aurions peut-être jamais parcourues, sans votre conduite. Le grand merci d’un auditeur fidèle qui se réjouit de ne pas avoir encore tout entendu de vos lectures et d’avoir, en conséquence, bien d’autres plaisirs en attente.
    Bruno

  5. Bonjour Monsieur Depasse – un grand merci pour cette lecture tres drole et qui en dit long sur les moeurs de ce temps la.
    Pourriez vous me rappeler le titre d’un texte que vous avez lu, ce texte parlait d’un petit chien (bichon) qui faisait la joie de sa prorietaire et des salons qu’elle tenait “elle lui donnait des cerises a l’eau de vie” “on dit qu’il parle hebreu”
    ce chien attirait la convoiture d’une autre comtesse. sont les choses dont je me rappelle, impossible de retrouver le titre. Merci a vous Monsieur Depasse si vous pouvez me le faire parvenir. Cordialement.

  6. Bonjour, merci à monsieur DEPASSE ET à ROBERT pour tous ces renseignements fort interessant. MERCI PASCALE

  7. Monsieur Depasse, bonjour.
    Courteline ? je prends, merci.
    Puis-je vous faire une suggestion de lecture : «Monsieur Nicolas», de Restif de La Bretonne, un des meilleurs livres, trop peu connu, du fonds littéraire français ?
    Voici d’ailleurs ce qu’en dit Wikipedia : «L’œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie, “Monsieur Nicolas”, en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se présente comme la reconstruction d’une existence et expose les tourments de l’auteur-narrateur, comme à propos de la paternité – le titre complet est “Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé” -, mais témoigne aussi de son temps et constitue une source très abondante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle.»

  8. Cher René, je ne sais comment vous remercier. J’attendais cette lecture depuis longtemps et vous avez comblé mes souhaits.

    Promis, je vous nommerai Premier ministre ! 😉

    En attendant, je vais me régaler à votre écoute…

    Amitiés,

    Vincent