Coles Phillips, “Good Housekeeping” magazine (1913)

Selon Salomon

En ce lendemain de Noël, Molly Bankside contemple avec un peu de désarroi les cadeaux qui lui ont été offerts. Il y a celui de son mari, Salomon Bankside, imposant et coûteux comme toujours mais qui ne lui convient pas. Il y a celui, plus surprenant encore, de son amie Mme MacAvelly qui va lui offrir l’indépendance financière dont elle rêvait, et lui donner l’occasion de rendre la pareille à son austère époux !
Cette amusante nouvelle de Charlotte Perkins Gilman a été publiée dans la revue féministe “The Forerunner” en 1909 ; elle y moque le pieux et sévère M. Bankside, et propose un exemple d’émancipation aux femmes de son temps.

Traduction : Gaëlle, pour Littératureaudio.com.

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Références musicales :

Scott Joplin, Magnetic Rag, interprété par Constantin Stephan (licence Cc-Nc-3.0).

Licence d'utilisation : CC BY-NC-SA : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions
Livre audio gratuit ajouté le 05/02/2021.
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Lu par Gaëlle

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20 Commentaires

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  1. Merci Gaëlle pour cette très belle lecture rafraîchissante !
    Charlotte Perkins Gilman mérite vraiment le détour (et même le voyage). Merci également pour la traduction, et même pour la très belle image d’illustration 🙂

    1. Merci de ton retour, Vincent. J’ai le projet de traduire encore quelques autres textes de Charlotte Perkins Gilman, dans la même veine. Quant aux illustrations, je suis tombée en admiration devant la série des couvertures de Coles Phillips, ses Fadeaway Girls, et j’ai téléchargé tout ce que j’ai pu trouver pour pouvoir les utiliser pour illustrer mes billets des lectures de Charlotte Perkins Gilman !

  2. Je suis ravie, Isabelle, que vous soyez arrivée jusqu’ici ! Les nouvelles de Charlotte Perkins Gilman sont souvent savoureuses, j’ai commencé à en traduire une autre pour pouvoir la proposer ici. Et merci bien de vos commentaires généreux, ils me font très plaisir.

  3. Merci, chère Gaëlle ! J’ai adoré cette nouvelle qui va si bien à votre voix pleine de fraîcheur et à la diction parfaite ! Je me réjouis d’écouter vos autres enregistrements (c’est grâce à «  La chute de Miss Topsy » que je vous ai « découverte »!

    Comme je suis reconnaissante à vous tous, créateurs et contributeurs de ce site merveilleux, de donner tant de bonheur à vos auditeurs! Merci à tous!

  4. Merci, Jean, je suis ravie qu’elle vous a plu.. Charlotte Perkins Gilman a su marier l’humour et le message féministe avec légèreté dans cette petite histoire, il me semble !

  5. Eh bien, souhaitons la bienvenue à Molly, qui rejoint la ménagerie de L.A ! La Molly de cette nouvelle ne manque pas d’esprit, effectivement, pour donner une petite leçon à son mari ! Charlotte Perkins Gilman a su, je trouve, construire une scènette qui donne vie à ses personnages, au-delà de son intention militante.
    Merci à vous, Amandine, et à vous aussi, Ahikar, pour vos retours, cela m’encourage à poursuivre l’exploration des nouvelles de cette autrice !

  6. Magnifique lecture! Vive la gent féminine!!! Pas folle la guêpe !!! 😉 Et va que je te pique!!! C’est décidé, ma chienne Labrador s’appellera Molly!

  7. @ CLARYSSANDRE…

    Je réponds ici à votre dernier message sur ” Le livre d ‘ or ” auquel j’ ai beaucoup de ma à accéder…

    SALOMON en jupons !… mais pas SALOMÉ j ‘ espère !

  8. Je vous remercie, Claryssandre, vos chaleureux messages sont toujours une belle récompense au temps passé ! J’ai découvert Charlotte Perkins Gilman par Le Papier peint jaune, et par hasard ensuite ces petites nouvelles parues dans la revue qu’elle éditait. Cela fait partie de mes petits plaisirs de DDV que de dénicher des auteurs oubliés, des textes peu connus dans lesquels me glisser quand ils m’inspirent.

  9. Chère Gaëlle, s’il y a des fâcheux (j’ose espérer d’ailleurs qu’il s’agit seulement d’indélicats maladroits…) vous, vous faites des heureux ! Trouver une nouvelle lecture signée de votre nom est toujours une fête et un beau cadeau dont je vous remercie très vivement

  10. GAËLLE…

    Bien malicieuse cette madame BANKSIDE… Un brin vacharde même !

    Tel est pris… ce n ‘ est pas de SALOMON…
    Nous avons souri… c’ est bien…
    On peut se dire que Charlotte Perkins GILMAN devait être un brin malicieuse elle aussi ! Ce métier à tisser est sans doute la métaphore de sa plume… puisque texte = tissu… et son histoire peut-être un gentil pied de nez à quelque mâle de son entourage.
    Un joli petit napperon… merci de ce cadeau…
    ( la lectrice… toujours dans une excellence
    qui ne se dément pas…)…

  11. Merci pour votre retour, Maryse, je suis enchantée de donner l’occasion de faire découvrir cette autrice !☺️
    Charlotte Perkins Gilman est une personnalité peu connue en France, il me semble, au parcours pourtant très intéressant. Ses petites nouvelles sont écrites de manière humoristique, pour mieux en faire passer le message féministe et émancipateur, mais sont bien construites et très vivantes !
    J’en ai traduit et lu deux autres à ce jour, disponibles sur L.A. : Si j’étais un homme, et Le Papier peint jaune (d’une toute autre veine, plus dramatique, vous verrez). Et j’ai bien l’intention de profiter du confinement auquel nous sommes contraints dès 18h pour en traduire une autre, que je publierai sans doute dans l’année.

  12. Bonjour Gaëlle. Je viens d’écouter cette nouvelle , le hasard a bien fait les choses… Je suis séduite par votre voix ainsi que par Charlotte Perkins Gilman que je ne connaissais pas. Je suis allée voir sur Babelio le parcours de cette femme et je l’en admire d’autant plus.
    Dans les jours prochains j’écouterai les autres nouvelles que vous avez traduites. Puisse t’il y en avoir beaucoup d’autres…Merci.