Tarass Boulba

Tarass Boulba

Tarass Boulba (1843), roman historique, décrit les mœurs des anciens Cosaques Zaporogues, armée belliqueuse qui conquit toute la Sibérie en 1580 (en russe « za » au-delà et « porog » cataracte – les bancs de granit coupant le Dniepr). Dans une île de ce fleuve se trouvait la « setch », groupement de de 400 cabanes en bois et en terre pouvant contenir chacune une cinquantaine de Cosaques. Dans cette confrérie militaire aucune femme n’était admise.

Les Cosaques passent leur temps à boire de l’eau-de-vie quand ils ne tuent pas sanguinairement les Tatars, les Juifs et surtout les Polonais ; ils combattent pour s’emparer des butins et se font les défenseurs de la religion orthodoxe russe dans leur haine de la religion catholique et de la « juiverie ». Le vieux Tarass Boulba robuste et sauvage dépasse tous les autres par sa férocité.
La barbarie de ces êtres n’est pas sans rappeler les boucheries de Salammbô, mais le souffle épique, la description des beuveries et l’évocation poétique de l’Ukraine rendent attachant ce long récit écrit par Gogol à 26 ans.

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Traduction : Louis Viardot (1800-1883).

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Livre ajouté le 11/12/2011.
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Lu par René Depasse

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12 Commentaires

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  1. Bonjour,

    J’ai écouté un grand nombre de romans grâce à litteratureaudio et je ne prends que maintenant le temps de vous dire merci. Mais c’est un GRAND MERCI 🙂 🙂

    J’écoute actuellement Ivanhoé et certains passages ainsi que son ambiance générale me rappellent Tarass Boulba que j’ai découvert grâce à vous.

    J’y repense souvent à ce roman que j’associe de fait à votre voix et vos intonations.

    Merci à vous pour toutes les lectures que vous avez faites, notamment de Balzac ou de Théophile Gautier.

  2. J’avais peur de m’ennuyer…. ou de trouver ça trop violent. Nullement. Gogol n’insiste pas sur les scènes de barbarie (ou est-ce moi qui me suis habituée à la violence). Roman débordant de vie et de virilité, très différent de ce qu’il a écrit plus tard.

    Merci René Depasse. J’espère que vous lirez d’autres nouvelles de Gogol

  3. C’est très gentil,Siya,ce que vous m’écrivez, mais il y a une petite contradiction!Si vous n’écoutez que moi,vous ne pouvez pas me dire “le meilleur”!Ecoutez les autres et certains vous feront revenir sur votre jugement élogieux,j’en suis sûr
    Quant à une seconde version de GUERRE ET PAIX,ma vie serait finie avant d’arriver à la dernière page!
    Merci pour votre message trop flatteur

  4. Merci M. Depasse, vous êtes le meilleur, je n’écoute que vous.
    S.V.P. pourriez-vous lire “guerre et paix” de Tolstoï? Je sais que ce livre existe déjà en audio, mais avec votre voix ce serait complétement différent. Merci encore pour votre fabuleux travail

  5. c’est un superbe roman
    les cosaques étaient en effet très cruels et l’ont prouvé jusqu’à la grande retraite de russie de napoléon,en poursuivant et sabrant tout,soldats,femmes ou enfants;
    ils avaient sans doute de qui tenir,au contact des tatares et des turcs

    surtout,j’étais persuadé que ce livre était de pouchkine,gogol a donc aussi écrit des livres historiques,walter scott qu’on présente toujours comme le père fondateur du genre n’est en fait pas le seul

  6. “ma voix qui vieillit” semble se désoler le donneur de voix dans le livre d’or. “Audiblement”, ce n’ est pas un mal pour nos oreilles! Je trouve personnellement -mais je ne suis pas le seul- que ça apporte de la chaleur à la diction. Une avalanche de merci!

  7. Encore une lecture ! Ça depasse l’imagination !
    Bon Noël à vous, René Depasse, et à votre égérie Christine Sétrin.