Hans von Aachen - Deux hommes riant (double auto-portrait)

Le Rire (Chap. 3)

À la différence des précédents chapitres (Chapitre 1, Chapitre 2), le troisième et dernier Le Comique de caractère comporte 5 parties sans titre ; quelques indications pour éclairer :

– Partie I : « Convaincu que le rire a une signification et une portée sociales, que le comique exprime avant tout une certaine inadaptation particulière de la personne à la société, qu’il n’y a de comique enfin que l’homme, c’est l’homme, c’est le caractère que nous avons visé d’abord. »

– Partie II : « […] comment on devra s’y prendre pour créer une disposition de caractère idéalement comique, comique en elle-même, comique dans ses origines, comique dans toutes ses manifestations. Il la faudra profonde, pour fournir à la comédie un aliment durable, superficielle cependant, pour rester dans le ton de la comédie, invisible à celui qui la possède puisque le comique est inconscient, visible au reste du monde pour qu’elle provoque un rire universel […]. Ce mélange est la vanité. Je ne crois pas qu’il y ait de défaut plus superficiel ni plus profond. Le rire est, avant tout, une correction. Fait pour humilier, il doit donner à la personne qui en est l’objet une impression pénible. La société se venge par lui des libertés qu’on a prises avec elle. Il n’atteindrait pas son but s’il portait la marque de la sympathie et de la bonté. »

– La Partie III est consacrée au « comique professionnel ».

– Partie IV : « Or, il y a un état normal de l’esprit qui imite de tout point la folie, où l’on retrouve les mêmes associations d’idées que dans l’aliénation, la même logique singulière que dans l’idée fixe. C’est l’état de rêve. Ou bien donc notre analyse est inexacte, ou elle doit pouvoir se formuler dans le théorème suivant : L’absurdité comique est de même nature que celle des rêves. »

– Partie V : « Le rire est, avant tout, une correction. Fait pour humilier, il doit donner à la personne qui en est l’objet une impression pénible. La société se venge par lui des libertés qu’on a prises avec elle. Il n’atteindrait pas son but s’il portait la marque de la sympathie et de la bonté. »


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Livre audio gratuit ajouté le 11/01/2012.
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Lu par René Depasse

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