Le Conseiller Krespel

Le Conseiller Krespel

Quel personnage excentrique que ce Conseiller Krespel, qui fait bâtir maison au mépris des règles de l’art ! Qui se conduit dans la bonne société comme un vieil original, aux manières extravagantes et à l’humeur changeante, passant du ton le plus jovial aux sarcasmes les plus noirs et aux menaces à peine voilées, accompagnées d’un rire sardonique !
Quel rituel mystérieux accomplit-il, en essayant avec talent les violons qu’il fabrique et qu’il collectionne, puis qu’il accroche au mur sans jamais plus en rejouer ?
Quel secret cherche-t-il, quand il trouve le violon d’un maître célèbre et qu’il n’en joue qu’une seule fois, avant de le démonter et d’en jeter les morceaux au fond d’un coffre ?
Quel douloureux secret cache-t-il lui-même, en retenant jalousement recluse Antonia, sa jeune pupille à la voix d’ange ?
Et mérite-t-il enfin le torrent de reproches que lui adresse le narrateur de ce captivant récit, révolté d’avoir découvert que le Conseiller est l’auteur d’un horrible forfait, resté jusqu’à présent impuni ?

Traduction : Henry Egmont (1810-1863).

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Références musicales :

1. Introduction-présentation – Krespel mène le bal :
Franz Schubert, Quatuor Opus 125, N°1, Mouvement II, Scherzo (domaine public).

3. Air pour Soprano solo :
Claudio Monteverdi, Proserpina rapita (Le rapt de Proserpine), « Signor, Quel Infelice », interprété par Anna Simboli (domaine public).

4. et 6.
Franz Schubert, Quartettsatz (Mouvement de quatuor), Quatuor N°12 en Ut mineur D703, interprété par l’ensemble US Army Band (domaine public).

5. L’Enterrement d’Antonia :
Alain Degandt, Création sonore personnelle, sur la base d’un très court extrait de la Cantate BWV 4 de Johann Sebastian Bach, Christ lag in Todesbanden, Versus 5, Hier ist das rechte Osterlamm,  pour voix de basse).

7 et 8.
Franz Schubert, Quatuor Opus 125, N° 1, Mouvement IV, Allegro (domaine public).

9. Solo de violon :
Johann Sebastian Bach, Sonate pour le violon N° 1 en Sol mineur, Mouvement I, Adagio (domaine public).

10. Mort d’Antonia :
Franz Schubert, Quatuor en Ré mineur D.810, La Jeune Fille et la Mort, Mouvement II, Andante con moto, interprété par l’ensemble Yorkside Quartet (licence Cc-By-Sa-3.0)

Livre audio gratuit ajouté le 19/09/2012.
Consulté ~10926

Lu par Alain Degandt

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8 Commentaires

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  1. Un grand merci à vous, chères Gaëlle et Bruissement. Vos appréciations me touchent beaucoup. Je suis entièrement d’accord avec Bruissement quant à une utilisation judicieuse de la musique, dans un dosage raisonnable et ce, sans a priori sectaire ni théorie esthétique. Selon moi, c’est “au feeling”… mais aussi au temps qu’on peut matériellement y consacrer et au plaisir personnel qu’on peut y prendre, ne serait-ce qu’en furetant à droite à gauche, sur certains sites, dans des brocantes ou chacun(e)dans sa discothèque personnelle, à la recherche des morceaux qui nous semblent les plus adéquats, pour souligner un moment important du récit, le “pimenter” un peu, mettre en relief une articulation, réveiller l’attention de l’auditeur, créer ou renforcer une atmosphère, un sentiment… Cependant, selon moi ça ne doit pas constituer un dogme. Le but visé est celui du plaisir de l’auditeur, tel que le lecteur se le figure, et cela passe en premier lieu par une piste propre, comme vous le dites si justement, c’est une question de respect envers l’auditeur et cela relève de la fierté qu’on peut éprouver de donner en partage une lecture qu’on espère de qualité et pour laquelle on s’est appliqué et investi. Merci encore à toutes les deux. Bien cordialement,
    ALAIN D.

  2. Cher Alain, c’est un peu par hasard que je suis venue vous écouter, et, très franchement je suis restée sous le charme.
    Non seulement, vous avez une belle lecture vivante et appropriée mais vous ne négligez pas de nous offrir une piste propre. Ce confort d’écoute nous permet de nous laisser envoûter par le récit d’autant, que vous utilisez à merveille, cher Alain, les intermèdes musicaux.
    À ce propos, vous me confortez dans mon idée, que judicieusement utilisés, et uniquement dans ce cas, la musique et les bruitages, ne servent pas seulement le texte mais en augmentent l’émotion, car ils en révèlent la substance profonde et cachée, pas forcément accessible d’emblée.
    Pour en revenir à votre prestation, cher Alain, je vous dis bravo et merci! Bravo pour le résultat, merci pour le temps consacré…car la beauté n’a pas de prix!