Essai sur l’art de ramper, à l’usage des courtisans (Version 2)

Version 2 de l’Essai sur l’art de ramper, à l’usage des courtisans par le baron d’Holbach… due à l’oubli que cette satire a été enregistrée ici en 2010.

Depuis sept ans, ce texte de 1790 provoque-t-il les mêmes parallélismes humoristiques concernant les proches du pouvoir présidentiel ?

« Un bon courtisan ne doit jamais avoir d’avis, il ne doit avoir que celui de son maître ou du ministre, et sa sagacité doit toujours le lui faire pressentir ; ce qui suppose une expérience consommée et une connaissance profonde du cœur humain. Un bon courtisan ne doit jamais avoir raison, il ne lui est point permis d’avoir plus d’esprit que son maître ou que le distributeur de ses grâces, il doit bien savoir que le Souverain et l’homme en place ne peuvent jamais se tromper. »

« Le grand art du courtisan, l’objet essentiel de son étude, est de se mettre au fait des passions et des vices de son maître, afin d’être à portée de le saisir par son faible : il est pour lors assuré d’avoir la clef de son cœur. Aime-t-il les femmes ? il faut lui en procurer. Est-il dévot ? il faut le devenir ou se faire hypocrite. Est-il ombrageux ? il faut lui donner des soupçons contre tous ceux qui l’entourent. Est-il paresseux ? il ne faut jamais lui parler d’affaires ; en un mot il faut le servir à sa mode et surtout le flatter continuellement. Si c’est un sot, on ne risque rien à lui prodiguer les flatteries même qu’il est le plus loin de mériter ; mais si par hasard il avait de l’esprit ou du bon sens, ce qui est assez rarement à craindre, il y aurait quelques ménagements à prendre. »

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Livre ajouté le 17/05/2017.
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Lu par René Depasse

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