Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine (Tome 01)

Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine (Tome 01)

« Nul lieu n’est impénétrable pour quiconque est animé d’une foi sincère. »
Guidé par ce précepte, le père Évariste Huc entreprend en 1841 une extraordinaire expédition de dix années à travers la Mongolie et la Chine ; en chariot, en jonque, à dos de mulet, à dos de chameau, sur ses jambes « rarement complaisantes », et même sur son derrière, seul moyen d’atteindre une vallée du haut d’une montagne glacée. Il fut le premier Français à atteindre Lhassa.

« La grêle tombe fréquemment dans ce malheureux pays, et souvent elle est d’une grosseur extraordinaire. Nous y avons vu des grêlons de la pesanteur de douze livres. Il suffit quelquefois d’un instant pour exterminer des troupeaux entiers. En 1843, pendant le temps d’un grand orage, on entendit dans les aires comme le bruit d’une vent terrible, et bientôt après il tomba dans un champ, non loin de notre maison, un morceau de glace plus gros qu’une meule de moulin. On le cassa avec des haches, et quoiqu’on fut au temps des plus fortes chaleurs, il fut trois jours à se fondre entièrement. »

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Livre ajouté le 26/12/2018.
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Lu par Daniel Luttringer

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23 Commentaires

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  1. La BNF-Gallica a numérisé “les Voyages au Japon par le cap de Bonne Espérance” de Carl Peter Thunberg.
    C’est programmable, Marie-Anne, mais sur l’autre site, je suppose que vous le connaissez.

  2. 🙂 Pas grand chose à changer: surtout ki=dji. Un autre journal passionnant – Japon – serait celui de Carl Peter Thunberg, botaniste suédois parti avec une mission hollandaise, 18e S, trad fr 1966. Infinis remerciements à tous les donneurs de voix, mais Confucius qui “fait des ssaussisses”… J’ai testé beaucoup de lecteurs et si votre voix n’est pas unique, vous ajoutez au timbre l’intonation et la vie, donc j’aimerais ne pas vous lâcher. Quelques haiku (5/7/5 pieds)? Umé ga ka no – tatchi noborité ya – tsuki no kassa : Le halo de la lune – n’est-ce pas le parfum des fleurs de prunier – monté là haut?

  3. Je suis bien désolé, Marie-Anne, de n’être pas sinophone. Quant aux Japoneries d’automne, il y a trois extraits sur le site. L’intégrale est programmable mais, dans ce cas, sur audiocite.net courant août. A bientôt ?

  4. Merci! Je vous emmène au jardin sur une USB fichée dans ma radio. C’est l’un des récits de voyage les plus passionnants: 1989, en Chine, j’ai vécu les mêmes emmerdements et attitudes. Mon mari, sinologue comme moi, me l’a lu tout du long, estimant, youpi, que je perdais mon temps en cuisinant, jardinant, prenant un bain, au lieu de traduire Lu You et autres poètes… du coup j’ai beaucoup cuisiné, jardiné, et pris de bains. Il m’a quittée dans Proust, il est mort à l’ombre des jf en fleurs. Si vous pouviez lire l’intégrale de Japoneries d’Automne, ce délice par Loti? NB: vous ne connaissez pas le code des transcriptions du chinois, donc votre lecture telle quelle des noms propres est un peu étrange.

  5. Ce Père Huc est au poil !
    Et votre lecture itou ! Un grand merci pour cet exercice de longue haleine. Je m’enfonce de ce pas dans les tribulations tibétaines du tome 2.

  6. Je viens d’entamer l’écoute de ce récit. Une vraie découverte pour moi qui ne suis pas versée dans la littérature de voyage.
    Votre voix se prête à merveille à ce genre littéraire.
    Bien sincèrement,
    Marie

  7. Je vous promets, Sylviane, de puiser dans Lionel Bedin ma prochaine lecture de “voyage”. Notez que, en ce moment, je compile 53 années de l’hebdomadaire “Le Tour du monde, journal des voyages et des voyageurs” créé par Edouard Charton en 1860… A bientôt.

  8. Connaissez-vous la “Brève Histoire de la Littérature de Voyage” essai de Lionel Bedin (Éditions Livres du Monde) ? Cet ouvrage y est mentionné dans les “incontournables” de la littérature de voyage dont vous êtes aussi grand amateur. J’ai déjà beaucoup apprécié “Histoire d’un voyage faict en la terre de Brésil” de Jean de Léry. Merci de m’avoir fait découvrir cette autre pépite.

  9. C’est vrai, la providence nous a fait rencontrer, et merci à elle !… Et un merci anticipé à vous pour le tome 2 !

  10. Ah ! Le merveilleux texte et la merveilleuse lecture !… Avec un plus : ma fascination pour la Chine, la Mongolie et la Mandchourie !
    Encore un merci très reconnaissant à vous, cher Daniel, de m’avoir permis cette splendide découverte !
    Juste un bémol sur le texte : il est divertissant de lire l’auteur se moquer gentiment des croyances aux “Bouddha vivants” des lamais autochtones, mais de parler avec foi et conviction du Jéhovah de la “Providence” à laquelle il croit… comme intervenant quant les choses vont bien, et quand elles vont mal, aucun responsable n’est évoqué. J’en ai souri. Pour paraphraser Pascal : “Erreur des autres, mais vérité mienne” -:)
    J’attends avec impatience le tome 2 !

    Avec toute mon amitié,
    Kadour

  11. J’ai bien conscience que cela représente un travail considérable… Je me réjouis de savoir qu’il sera édité. Bonne soirée. Michel.

  12. La tonsure du père Huc est bien connue ainsi que son orthographe parfois défaillante :

    « On entendit dans les +aires+ comme le bruit d’+une+ vent terrible, et bientôt après il tomba dans un champ, non loin de notre maison, un morceau de glace plus gros qu’une meule de moulin. On le cassa avec des haches, et quoiqu’on +fut+ au temps des plus fortes chaleurs, il fut trois jours à se fondre entièrement. »