Album Reutlinger de portraits divers

Le reste est silence

« J’ai fermé les yeux pour évoquer tout ce passé que pour moi seul je transcris, comme si, en lui donnant une forme, je le revivais de nouveau… »

Léon, devenu adulte et de retour dans l’appartement de son enfance, se remémore sa mère, jeune femme gracieuse et enfantine, dont il perçoit et protège les mensonges sans toutefois les comprendre vraiment.

Publié en 1909, ce livre obtint la même année le prix Fémina.

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Références musicales :

Chapitres 01, 06 et 12 :
Johannes Brahms, 8 Piano Pieces, Op. 76, interprété par Luis Sarro (domaine public).

Chapitres 03 et 05 :
Robert Schumann, Papillons, interprété par Greg Tait (domaine public).

Chapitres 02, 04 et 10 :
Johannes Brahms, 6 piano pieces, interprété par Edward Rosser (domaine public).

Chapitre 08 :
Frédéric Chopin, Nocturne in D flat major, Op. 27 no. 2, interprété par Paul Pitman (domaine public).

Chapitre 09 :
Robert Schumann, Scènes d’enfants opus 15 N°12, interprété par Donald Betts (domaine public).

Chapitres 07 et 11 :
Robert Schumann, Scènes d’enfants opus 15 N°10, interprété par Donald Betts (domaine public).

Livre ajouté le 10/08/2021.
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Lu par Brigitte84

Suggestions

22 Commentaires

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  1. Merci Jean et pardon de vous répondre si tard. Même si Léon semble prendre parti pour sa mère, il n’en partage pas moins l’attente et les angoisses de son père. Il me semble que l’adulte qu’il est devenu exprime mieux sa blessure que l’enfant qu’il était. Finalement, ce livre est tout en nuances et c’est ce qui fait son charme. Encore merci pour votre commentaire.

  2. Merci pour cette autre lecture Brigitte 84.
    (Ce n’est pas la première oeuvre que j’écoute de vous).
    C’est terrible, très triste, étant enfant, de ne pas être épargné des mésententes de ses parents…Votre diction a relativisé la tristesse que je ressentais.
    Je me demandais, en vous écoutant, comment qualifier votre voix si on me le demandait; je dirais qu’il émane une véritable “fraicheur” de votre voix:-) A bientôt.

  3. Cher Gabriel, attendons ce qu’en dit Cocotte. Ce site apprécie aussi les œuvres nouvelles. Merci pour votre confiance et j’espère que cette lecture vous plaira. Bonne soirée.

  4. Bonsoir,
    Je viens juste de télécharger cette lecture et suis convaincu d’avance d’y trouver entière satisfaction.
    En attendant de faire connaissance avec cet auteur, chère Brigitte84, et de vous renouveler mes remerciements, serait-il possible de vous demander une deuxième version de “LA BRÈTE, Jean (De) – Illusion Masculine” déjà lu sur ce site par Dame Cocotte qui, j’en suis sûr, ne refusera pas.

  5. BRIGITTE 84… Bonjour !

    Ce n ‘ est pas ce que je voulais dire !
    M’ a juste amusé ( et l ‘ auteur aussi… il se peut bien ) la… logique du comportement !
    Petite notation espiègle c’ est tout !
    Pour le reste la question reste entière… depuis longtemps ! Trop épineuse pour ma petite comprenette ! Je regarde tout ça de l ‘ oeil humoristique et sans hargne
    de Charlotte PERKINS GILMAN… dont GAËLLE nous a déjà proposé deux nouvelles ( ” Le papier peint jaune ” est à part dans ses écrits )
    … et promis d’ autres !)… et entre l ‘ arbre et l’ ecorce je me garde bien de mettre le doigt !

  6. Merci et encore merci Gaëlle. Je ne sais pas non plus si le roman est autobiographique mais il est fort imprégné de souffrances d’enfance dont l’auteur semble s’être inspiré tellement elles semblent vécues.
    Et si les femmes mentent, cher Sautillant, et replaçons nous dans l’époque, c’est qu’elles s’octroient le droit de le faire en faisant preuve soit d’un grand courage, soit d’une totale inconscience alors que tout leur est interdit, ce qui n’est pas le cas des hommes. Fin 19ème siècle ou déut du 20ème, la vie des femmes était très censurée par la morale. J’aurais aimé que ma grand-mère maternelle ait osé franchir ce pas d’une liberté interdite. Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec les femmes afghanes ou d’autres femmes que je côtoie tous les jours.
    Mentir est aussi se protéger.

    Bien à vous. Cordialement.

  7. Un grand bravo, chère Brigitte, pour cette lecture imprégnée de mélancolie, qui me donne à moi-aussi l’occasion de découvrir Edmond Jaloux. Ces souvenirs d’enfant qui perçoit confusément les secrets de sa mère sont très touchants – je ne sais s’ils sont autobiographiques, mais ils sonnent très justes.

  8. Merci chère Claryssandre pour vos commentaires toujours positifs. Sur le livre de Gallica, cette œuvre était suivie d’une autre que je n’ai pas aimée et restais donc un peu déçue. Mais grâce à vous je suis allée voir ce que Edmond Jaloux avait pu publier d’autre et je pense avoir trouvé, en tout cas une lecture que j’apprécie et qui, j’espère, vous plaira aussi. Bonne soirée à vous et prenez aussi bien de vous que j’essaie de le faire pour moi. Cordialement.

  9. Chère Brigitte 84, je reviens vers vous pour vous remercier de nous avoir fait découvrir cet écrivain dont je n’avais jamais entendu parler. L’écriture est magnifique ! Une telle sensibilité, finesse et poésie ! J’ai adoré et j’espère que vous nous lirez d’autres oeuvres. Après une très brève recherche j’ai vu qu’il a écrit de nombreux romans. Quant à votre lecture…parfaite comme toujours ! Un régal ! MERCI

  10. Bonsoir Sautillant. Heureuse de vous avoir permis de découvrir cet auteur comme l’ont fait Gaëlle (l’élève Gilles) et Ramina (une fille de rien) avec d’autres écrivains. Le petit mouron vous salue bien

  11. Errata…

    1. La collection ( ” Le Seuil “) était…
    ” Ecrivains de toujours ”
    2.L ‘ auteur… Claude MAURIAC

    … mais je suis sûr de l’ episode de la lettre
    ( je viens de demander à JPB de m ‘ éclairer à ce sujet…)…

    Bien à vous…

  12. … suis allé me rencarder sur… ce monsieur Edmond JALOUX… dont jusqu ‘ à votre lecture…
    je ne connaissais que le nom ! J’ ignorais même qu ‘ il fût né à MARSEILLE !
    J’ ai beaucoup aimé ce livre ! Un de ceux que sans ” LA ” je n ‘ aurais jamais lus… ” L’ eleve GILLES “… ” Une fille de rien “… ” Confidences de femmes “…
    Les considerations sur l ‘ incommunicabilite ( le sujet de mon oral du bac ! J’ ai pas pipé mot… j ‘ ai fixé mon regard dans celui de l’ examinateur… et c ‘ était plus eloquent qu’ un long discours ! Je ne sais jusqu ‘ à quel point je l’ ai convaincu ni quelle note il m ‘ a donnée !)… m’ ont remis PROUST en mémoire… cette lettre écrite à je ne sais plus qui… dans laquelle il s ‘ était livré avec le plus grand abandon et la plus grande foi… La cruelle desillusion qui fut la sienne… ( j’ avais 18 ans… c ‘ etait rapporté dans le ” PROUST par lui-même “… dans la collection ” Les ecrivains par eux-mêmes… ecrit… me semble-t-il par Roland BARTHES…)…
    J’ ai particulièrement apprécié le passage du cauchemar du petit LEON…

    Une belle decouverte… BRIGITTE 84…
    Notre merci…

  13. Le plaisir est partagée, chères Lïat et Claryssandre, car c’est toujours une joie de vous retrouver comme fidèles auditrices. Belle journée à vous deux.

  14. Chère Brigitte,
    Tellement contente de vous retrouver en lecture seule,
    là où peut se déployer tout votre talent. (´• ‿ •`)
    Merci !