Portrait de Henry James par John Singer Sargent (1913).

Cousin et cousine

Originaire des États-Unis (New York, 1843), Henry James finira sa vie en Angleterre (Londres, 1916), naturalisé britannique. Cette évolution personnelle ne sera pas étrangère à son œuvre littéraire. En effet, ses romans, à caractère psychologique, reposent souvent sur l’opposition entre « The American way of life » et la culture du vieux monde européen.

Plus connu pour Le Tour d’écrou (1898), Henry James nous fait cheminer ici aux côtés de Clément Serle, un Américain désargenté et malade, poussé par le narrateur à la rencontre de ses racines anglaises. Cette découverte lui réservera une surprise… Échappera-t-il à la maladie et trouvera-t-il alors bonheur et sérénité ?

Voici comment le narrateur, partie prenante du récit, nous présente le personnage principal :

« Sa taille dépassait un peu la moyenne et il eût été difficile de préciser son âge. Il n’était plus jeune, bien qu’aucun fil d’argent ne sillonnât l’ébène de ses cheveux, dont la couleur, tout en s’harmonisant avec son teint maladif, ne s’accordait guère avec celle de ses yeux d’un gris pâle et trouble. Une longue moustache noire ombrageait ses lèvres. L’ensemble de la physionomie, malgré sa beauté régulière, annonçait un grand manque d’énergie ou un profond découragement. Sa mise était sinon élégante, du moins très soignée. »

Traduction : Traduction anonyme (1876).
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Références musicales :

Antonin Dvorak, Quatuor à cordes « American », Op. 96, interprété par European Archive (domaine public).

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Livre audio ajouté le 22/11/2015.
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Lu par Christian Dousset

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26 Commentaires

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  1. J’arrive un peu tard, vu le nombre de commentaires que vous avez déjà reçus pour cette lecture, mais je viens d’écouter et de découvrir ce très beau roman de Henry James, on ne peut mieux lu par vos soins. Je voulais donc simplement vous dire, à mon tour, : Merci monsieur Christian Dousset.

  2. Bonjour Véronique,
    Je suis heureux que ce choix de lecture vous ait plu. Il y a des textes qui inspirent plus particulièrement le donneur de voix. Au plaisir de vous retrouver entre de nouvelles pages.

  3. Merci >Monsieur Dousset pour les deux magnifiques nouvelles que vous avez interprétées ici.
    Un vrai régal de littérature à chaque fois!

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